rendez-vous le 4 juillet
On retourne sur Air Force One, où l'ex-femme de David remercie lui et son père car, quand même, ils leur ont bien sauvé la mise. David va vomir car, même là-dedans, il a le mal de l'air et il intervient car le Ministre de la Défense vient de demander à balancer une bombe atomique sur ces connards, mais comme on est au-dessus des Etats-Unis, on n'a pas trop envie. Le ton monte, le Président est catastrophé car le Vice-Président et tout le toutim se sont fait buter, le père de David intervient pour leur dire de fermer leur gueule car David les a sauvés et qu'avec Roswell, ils étaient au courant de ce qu'il s'est passé. Le Président vient le calmer, lui dire que Roswell, c'est du bidon, l'autre répond que, quand même, Jacques Pradel a montré une vidéo bien troublante et là, le type de la Défense vient nous informer qu'en fait, des Roswell, il y en a plein et d'ailleurs, ils l'ont dit l'autre jour à l'Arène de France, avec des témoins dignes de foi comme Nelson Monfort, sans parler du C'est mon choix consacré à la question avec Sandy Valentino. Evidemment, le Président est surpris et énervé, qu'on lui cache ça : "What do want ? Do you want that I go back to my plane ? This is not a method, this a provocation ! Bonjour !" Sinon, Jasmine récupère la Présidente (enfin, la femme du Président), mal en point mais elle est encore en vie. Steven, lui, croise toute une bande de réfugiés et leur indique une base militaire qu'il a survolé, pas loin, qui n'est même pas sur les GPS.
Tout le contenu d'Air Force One se rend à la base 51, la fameuse base secrète où on fait plein d'études sur les extra-terrestres. C'est dirigé par un scientifique cinglé, comme tous les scientifiques, il est tout joyeux car ils reviennent et on va apprendre plein de trucs sur eux. Il fait la visite, leur montre un vaisseau récupéré dans les années 60 mais encore en état de marche, fait quelques blagues (pas tellement bien accueillies par l'auditoire) et enfin, clou de la visite, les extraterrestres crevés dans le formol. Le Président, quand on lui dit que les autres ont beaucoup d'avance technologique, demande alors à David de leur mettre la misère avec le code qu'il avait trouvé. La colonne de réfugiés arrive devant la base, on leur dit que l'on veut une immigration choisie et pas les subir, Steven montre l'extraterrestre qu'il a dégommé et là, on les laisse entrer. Le Président apprend alors comment s'est faite l'attaque (d'abord, contre les installations de l'OTAN, puis, contre les villes américaines, et enfin, contre les Burger King et les usines General Motors, bref, contre les Etats-Unis, donc, contre l'humanité) et il comprend, qu'en fait, ils viennent pour nous buter jusque dans les chiottes. Ça fait peur, car là, on pensait vraiment qu'ils venaient pour voir l'étape du Tour de France avec que du plat et un sprint à l'arrivée, mais sans courir à côtés des cyclistes, ils ne sont pas des sauvages.
Le scientifique commence la dissection du spécimen ramené par Steven, mais ça se gâte car en fait, il n'était pas mort. Du coup, il s'énerve et quand il s'énerve, il miaule, c'est horrible. Le Président est appelé sur les lieux, car il sait toujours quoi faire. Là, on voit l'extraterrestre en pied, et il est bien moche, visqueux, des yeux énormes, de grosses tentacules ... on dirait un mélange de Bataille et Fontaine. Le Président tient alors un discours de Président : "écoutez, il faut faire travailler ensemble les extraterrestres et les terriens, il faut une grande coalition pour travailler tous ensemble et pas les uns contre les autres, arrêtons les vaines querelles qui ne servent à rien et toi, tu ne me fais pas les poches". Bon, ça ne marche pas, l'autre lui répond : "Tu n'as pas envie de te faire sodomiser, mais genre ailleurs ? Personne ne t'aime ici, alors barre toi, à moins que ça ne te rappelle tes érections de nouveau-né." Pire, par télépathie, il dit au Président qu'ils vont de planète en planète pour danser la samba, ils bouffent tout dans le frigo, ils mettent les pieds sur la table, ils pètent, ils rotent et ils fraudent à la Carte Orange. Le Président, il a vu la guerre, la victoire qui était au bout de leur fusil, il a vu le sang sur sa peau, la fureur et les cris, alors finalement, il veut bien qu'on leur balance une bombe atomique, au point où on en est. Ah, vous aussi, vous en avez assez, de cette bande de racailles extraterrestres ? Eh bien, on va vous en débarrassez. David n'a pas aimé cette décision, il se bourre la gueule et son ex-femme lui dit qu'en fait, elle l'aime toujours. Mais là, l'autre, il n'est pas en état.
Le gros boum-boum aura lieu à Houston, Texas. Ça tombe bien, le Président n'aime pas Houston. Ça fait un joli champignon, on se dit que ça y est, on les a fini à la pisse, ces salauds mais non, ça n'aura eu aucun effet sur le vaisseau, intact, qu'il est. Même pas une égratignure. Mais même pas la carrosserie rayée, rien. Là, le Président se dit que ça commence à être sacrément galère et que, à bien y réfléchir, ce ne serait pas un mal que de recompter les voix. Si, si, en fait, il avait perdu en Floride, ce n'est pas à lui de s'occuper de tout ça. Entre temps, Steven a emprunté un hélicoptère pour aller retrouver Jasmine, il ramène tout ce beau monde à la base, y compris la Présidente mais elle va crever immédiatement ou presque, juste le temps de faire des adieux déchirants, avec des larmes et des violons. Après, il faut tout expliquer à sa fille, et avec les dernières heures passées, ça fait du boulot et pas un peu. Mais c'est normal, il faut toujours un gentil qui meurt, sinon, ce n'est pas du jeu.
David, lui, est raide beurré, il crie qu'il faut tout cramer, tout détruire, tout polluer, tout passer au Kärcher, pour qu'ils s'en aillent. Ça tombe bien, on en prend le chemin en ce moment. C'est un super prétexte pour rouler en 4x4, ça, je veux empêcher les extraterrestres rapaces de venir nous piquer nos richesses. David, après une discussion avec son père, a alors une idée, il dessaoule instantanément et se dit qu'en piratant leur système de défense, on va bien leur foutre profond. Donc, le plan est clair : on leur envoie un mail avec une pièce jointe qui s'appelle parishiltongrossecochonne.exe, ils l'ouvrent, la défense est kaputt et on les bousille au sol. Le responsable de la Défense se fout de la gueule de David, dit que son plan est tout naze, Steven appuie David et le crâne d'oeuf cravaté passe pour un blaireau devant tout le monde malgré ses anéfés protestatoires. Il a les boules, il commence à s'en prendre aussi au Président, lui crie "mais va te faire enculer, pauvre type", chose à ne pas dire au patron, il est viré, bien fait pour sa gueule.
Toute la Terre est avertie de cette idée, par morse (le signal, pas l'animal), que ce soient les Israelo-Palestiniens (vu la situation, ils sont ensemble), les Russes ou les Japonais. Le seul problème, en fait, c'est qu'on manque de pilote, alors on prend n'importe lequel qui sait conduire un avion, même dans un manège. C'est ça, la guerre participative, l'ordre juste jusque dans le piloutage. Les derniers préparatifs se font, Steven et David vont devoir sauver le monde, alors ils font les adieux qu'il faut : Steven se marie avec Jasmine et David et l'autre se rabibochent définitivement. Mais surtout, le Président rechausse les crampons (il était pilote de chasse pendant la Guerre du Golfe, car c'est un bon Américain, il ne s'est pas planqué pendant le Vietnam, lui) et avant cela, fait un grand discours devant l'assistance en délire (manquaient les flonflons mais bon, ils ont tout cassé, aussi) : "Travailleuses, travailleurs ! En tant que représentant des maires des Etats-unis, on doit se rebeller et faire de l'arrachage de ces navettes. Ce sont toujours les patrons qui s'en sortent mais moi, avec mon avion de chasse, je continuerais de vous apporter votre courrier. Parce que là, la planète va mal, alors, camarades, unissons-nous ! Mettez des drapeaux américains partout ! Je veux réunir les Américains démocrates et les Américains républicains, ensemble. On va se mettre en chasse du gibier car la Terre, tu l'aimes ou la quittes. Je l'avais dit, qu'il y avait des temples extraterrestres sous l'aéroport JFK mais on m'avais ri au nez. Je dis tout haut ce que vous pensez tout bas, voyez-vous, n'est-ce pas. Vivre ensemble, mourir ensemble !"
Bon, c'est bien beau tout ça, mais ça reste sur le papier, il faut attaquer pour de vrai, maintenant. On libère le parking, Steven aux manettes et David à l'ordi, et c'est parti ! Bon, pas tout à fait, Steven (qui a appris à conduire le vaisseau quand il travaillait au Ritz) se plante de sens et cogne le mur : "logiquement, ça passait". Le temps de comprendre son erreur, ils sont partis et David vomit quand Steven s'amuse à faire des loopings, mais lui aussi a sa larme à l'oeil quand ils arrivent dans l'espace. En bas, le Président embarque à bord de son avion de chasse mais apprend qu'il n'y a pas trop intérêt à se louper ce coup-ci car le vaisseau se dirige sur la base 51, où la population remercie cette protection providentielle : "51 je t'aime". Les extraterrestres, ils ont un super système de pilotage automatique, pour pouvoir se garer, c'est pratique mais il faut avoir une bonne mémoire pour ne pas se paumer (souvenez vous des dimensions du méta-engin, c'est immense). Ils arrivent sur place, ferment les vitres (histoire de ne pas se faire repérer) et David commence son travail de sabotage tout en téléchargeant sur e-Mule les meilleurs tubes extraterrestres.
En bas, le virus fait son effet, alors on canarde à tout va, le vaisseau en prend plein la gueule, mais ils ne se laissent pas faire et envoient les petits anticorps à l'attaque. C'est quand même plus facile maintenant qu'ils n'ont plus le bouclier fiscal magique, mais il reste des risques, par exemple, celui qu'ils butent tout le monde sur la base 51, d'ailleurs, ils commencent à le faire. En haut, ça se gâte, car ils sont pas payé l'horodateurs et que le contrôleur a bien envie de verbaliser. Du coup, ils sont coincés et en plus, au-dessus de la base, l'autre vaisseau se prend d'utiliser son arme secrète et ils n'ont plus de missile. Et c'est là que débarque l'alcoolique ! C'est marrant, quand même, le jour où Borloo annonce son ralliement à Sarkozy, TF1 diffuse un film où un alcoolique sauve le monde. Enfin, l'alcoolique, il le paye cher, car son missile est bloqué et tout le monde comptait sur lui, alors il décide d'y aller façon kamikaze (comme quoi, ça marche), clame son amour pour ses enfants, invite les extraterrestres à pratiquer la sodomie de façon passive et se jette sur l'arme spéciale qui, en explosant, détruit tout le vaisseau mais ne cause aucun dommage à la base en dessous. Les débris du vaisseau non plus. Et pourtant, il était maousse, le vaisseau. On prévient alors tout le monde de la solution miracle, celle des américains !
Retour dans le vaisseau mère où David et Steven échangent plaisamment avant d'envoyer la petite surprise : une bombe atomique, mais qui n'explose que dans 30 secondes. Miracle ! Sur le coup de l'étonnement, le vaisseau est libéré et donc, ils essayent de sortir, Steven est pour le moins nerveux d'autant que, stressé, David est pénible : "A gauche ! A gauche ! A gauche ! Hou, on ne va pas sortir, on ne va pas s'en sortir, on ne va pas s'en sortir, on ne va pas s'en sortir, on ne va pas sortiiiiiiiir ! Je l'avais dit, on ne va pas sortir ! Sinon, dimanche, il y a un tournoi du côté de Biscarosse." Bon, en fait, ils arrivent à sortir et même à ne pas prendre de débris quand le vaisseau explose. Alors, après avoir atterris, ils reviennent à pied, sans problème, devisant pépères : "et ouais, mec, à Bel Air, chez mon oncle, je suis le prince, mec !" "Bof, quand on a côtoyé un tyrannosaure, le reste est un peu fade." Ils peuvent donc participer à la grande célébration de joie, avec toute la base mais aussi partout sur la Terre : les Africains avec des pagnes et des lances en bois, les Egyptiens avec des turbans, les Australiens tout aussi bizarres ... Et tout ça, le 4 juillet ! Jour de l'indépendance de l'humanité, en plus des Etats-Unis, d'ailleurs, vous l'aurez compris, c'est légèrement grâce à eux qu'on s'en tire.
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