Samedi 15 octobre 2005

La vieillesse, c'est comme la myopathie, on s'en inquiète un soir par an.

 

 

A l'origine créée pour faire oublier la discrétion du couple présidentiel pendant la canicule en 2003, cette émission se poursuit les autres années car, malgré la canicule (© Mattéi), il reste encore des vieux en France, poursuivons le combat !

 

Le principe est simple : des stars (en promo, mais seuls les mauvais esprits y verront un lien avec leur présence dans cette émission à but caritatif) viennent vendre aux enchères soit un objet dont ils ne veulent plus, soit leur présence ou leur spectacle (don qui démontrera leur modestie ainsi que leur générosité). Ainsi, comme pour les Enfoirés ou le Téléthon, les riches font payer les pauvres pour donner aux pauvres (qu'il était con, Robin des Bois !). L'émission est présentée par Bernadette Chirac et une fayotte qui était Evelyne "Marianne" Thomas (paix à son âme) lors de la première émission, Isabelle Giordano maintenant. Premier événement : Bernie a changé de coiffure mais garde un look résolument disco. En effet, elle a quitté la ressemblance capillaire avec le chanteur d'Ottawan pour adopter désormais la coupe de cheveux de Dave.

 

Et c'est un vrai tsunami de générosité que nous offrent les stars invitées. Tout commence avec Johnny "Optic 2000" Hallyday qui offre au plus offrant un blouson de cuir taille 43 que même Tony Vairelles trouverait démodé et des places pour son concert. La serveuse de soupe est émerveillée par le fait qu'il va, en exclu pour la soirée vieux, interpréter une nouvelle chanson. D'un autre côté, s'il voulait en chanter une ancienne, il devrait payer Universal, son ancienne maison de disque qui a conservé les droits sur ses chansons précédentes. La générosité a ses limites.

 

La première rombière de France, après avoir offert un repas avec elle (bonne répétition avant d'avoir à dîner chez sa belle-famille si elle est pénible) lors de l'édition précédente, offre cette fois-ci des places pour un ballet à l'Opéra L'Oréal (ou Garnier, je ne sais plus) en sa compagnie. Giordano, en empathie totale avec les vieux atteints d'Alzeihmer, annonce ensuite que Chimène Badi va interpréter une chanson de Piaf : "Quand on a que l'amour". La braderie se poursuit : Henri Salvador offre une valise (pas une qu'il a sous les yeux, non non non, une "collector" qu'ils disent). Charles Aznavour et Isabelle Boulay donnent le voyage, respectivement pour Bruxelles et Montréal, pour assister à leurs concerts. Puis, est-ce la chaleur régnant sur le plateau ou du GHB versé sournoisement dans sa tisane, toujours est-il qu'il paye en plus un fauteuil roulant pour l'association. Tant de générosité donnent le vertige et Giordano nous exhorte à surenchérir : "faites un petit geste, comme Isabelle Boulay !" Moi, je veux bien faire comme elle : offrir le voyage jusqu'à chez moi (à 20 minutes de Paris) pour me voir chanter, s'il n'y a que ça à faire pour être généreux ...

 

Et maintenant, entre en scène "une jeune artiste, très engagée ... auprès des enfants". La précision finale est utile, car il s'agit en fait de Lorie qui interprète son brûlot "sur un air latino". L'occasion est belle pour Bernie de revendiquer sa présence à plusieurs concerts de ladite artiste engagée, c'est même une vraie mélomane puisque Giordano ajoute "vous aimez bien la jeune chanson française" (Vincent Delerm ? Cali ? Camille ? Ridan ?) "comme Lorie et Calogéro". Lorie offre une veste dédicacée et un après-midi de shopping en sa compagnie (ça donne envie !)

 

Et ça continue comme ça pendant deux heures encore, de la générosité pure à foison, un tsunami de bonté à en faire pleurer la ménagère de moins de cinquante ans. Bon, si Bernadette veut améliorer le sort des vieux en France (ce qu’elle souhaite sincèrement, elle est réellement engagée dans ce domaine : par exemple, il y a un mois, elle a passé une semaine à l’hosto au chevet d’un heptagénaire victime d’un accident vasculaire cérébral occasionnant une gêne visuelle persistante), elle peut aussi en toucher deux mots à une de ses connaissances qui exerce la modeste profession de Président de la République (hors dissolution ou hospitalisation), ce qui laisse dubitatif sur le but réel de l'émission, la première édition avait d'ailleurs recueilli des dons en-deça des espérances. En fait, les cadeaux ne sont pas convaincants pour recueillir des dons en quantité suffisante. Il faudrait que Johnny offre sa Harley (car, à son âge, la moto, ce n'est pas très prudent), Henri Salvador son poids en rhum, Isabelle Boulay le droit d'expulser une chanteuse québécoise du territoire français, Lorie son silence, Bernadette Iere un séjour d'une semaine à l'Elysée (il y a un certain édile de Neuilly-sur-Seine qui pourrait être intéressé) et, surtout, Isabelle Giordano que l'émission s'arrête dès qu'on atteint un certain seuil de don. Là, je serais prêt à appeler.

par Schweinnie publié dans : telepoubelle
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Samedi 15 octobre 2005

(devant des millions de téléspectateurs mais intimes quand même)

 

 

Des gens ont des problèmes, ils appellent TF1 et la fille de Pierette Brès pour les résoudre. TF1 envoie alors une équipe pour les filmer, ils leur montrent les images commentées par un psy et diffusent les mêmes images. Officiellement, ils aident ainsi à résoudre les problèmes de gens normaux; en fait, c'est surtout un bon prétexte pour montrer des cas pathologiques. Alors, de qui va-t-on se foutre cette fois ?

 

 

Soizic est une maniaque de la propreté, elle passe ses journées à faire le ménage et à remettre chaque objet à sa place PRECISE. Son mari, Manuel, travaille dans une poissonnerie et, à son retour du travail, il n'a pas le droit de manger tant qu'il ne s'est pas douché, douche à laquelle il est envoyé physiquement par Soizic, sans même avoir le temps de se reposer. Et quand on ne lui obéit pas immédiatement, elle sait être convaincante : Manuel est à l'ordinateur, elle veut qu'il passe l'aspirateur car elle vient de faire la poussière, lui : "oui, je vais le faire", elle : "non, tout de suite" et sur ce, elle éteint l'ordinateur par la méthode brutale (sans passer par la casse démarrer - arrêter, sans toucher 20 000 francs). De ce qu'elle fait vivre à son entourage, sa mère Muriel en est consciente et ne se gêne pas pour se moquer d'elle ou plaindre Manuel. D'ailleurs, il suffit qu'elle le plaigne pour que Soizic démarre pied au plancher : "ben et moi, alors ! je fais plus d'efforts que lui !", elle engueule sa mère : "je te préviens, je vais te mettre le verre sur la tête", Muriel : "non, tu vas salir le mur". Cette remarque a été efficace puisqu'elle l'a dissuadé par sa pertinence de jeter effectivement son verre. Sa mère tente alors de calmer le jeu : "ce n'est pas un reproche que je te fais, c'est une constatation." Peine perdue, l'hystérique ne se calme pas : "c'est pareil !" "Non !" "Si !" "Non !" "Si !" "Non !" etc. Elle est aussi pénible avec son fils qui doit goûter dehors pour ne pas salir la maison, il ne doit y avoir qu'au plus un jouet de sorti (pas question de jouer à GI Joe vs. Spiderman arbitré par Playmobil) et d'ailleurs, il doit jouer dehors pour être tranquille mais les jouets sont ensuite douchés car ils sont tout sales. En discutant avec ses parents, elle réalise qu'elle exagère un peu sa passion du propre, alors elle passe un test en invitant plus de deux personnes à prendre un apéro. C'est une demi-réussite, elle  tient le coup mais ne parvient pas à s'amuser comme elle voit des gens bouffer des biscuits qui font plein de miettes et qui renversent les verres sur le canapé. Résultat : elle nettoie tout avant même leur départ. Finalement, un psy lui explique qu'elle a des TOC et elle va se soigner (on ignore toutefois les résultats).

 

 

Un nouveau cas : Barbara, enceinte de 5 mois qui reproche à son compagnon Frédéric, pompier professionnel, de ne pas être suffisamment attentionné. On les voit alors qu'il a passé le week-end en mission, elle veut aller faire des courses avec lui. Il commence par jouer un peu à la Playstation pour se détendre, elle insiste, elle insiste encore, elle insiste toujours, il craque et éteint la console. Mais c'est pour aller se servir un panaché, elle l'engueule alors carrément, lui reprochant notamment de ne l'avoir appelée que deux fois ce week-end. Pour l'énerver, elle ajoute qu'elle est allée en boîte, effet réussi : il est vesqué et lui rétorque qu'elle ne lui demande jamais ce qu'il fait au travail. Bref, ils s'engueulent en toute occasion et les courses en sont une belle : elle le gronde car il veut regarder autre chose que l'objet de ces courses, parce qu'il choisit des choses qu'ils ont déjà ou de la mauvaise marque ... Rien ne va plus, heureusement, TF1 leur a envoyé un psy qui, en leur montrant les images, réussit à les réconcilier, du moins, devant la caméra.

 

 

Au tour d'Ava, maintenant. Elle a 14 ans et elle a une relation exclusive avec sa mère dont elle surveille ses moindres faits et gestes. Et pas question qu'elle passe après quelqu'un, surtout un homme ! Ainsi, quand un ami vient dîner, elle ne les lâche pas puis essaye de surveiller l'heure de son départ. Rebelote le lendemain (c'est quand même marrant que les évènements contrariants arrivent toujours pendant que TF1 est là) : elle est invité par un ami à dîner pour son anniversaire. La réaction de la fille est immédiate : "non, pas question que tu ailles dîner avec ce con !" La mère passe outre l'ordre de sa fille qui la dispute encore, cette fois pour la tenue qu'elle a choisie : "tu es fringuée comme une prostituée. Les gens, ils vont s'arrêter et te demander combien tu prends !" Là encore, elle surveille l'heure du retour de sa mère et lui fait remarquer que c'est trop tard. Le psy intervient et diagnostique le manque d'un père après la séparation de ses parents, elle demande à Ava de lui écrire une lettre, ce qu'elle fait avec dedans des phrases tout à fait spontanées de la part de quelqu'un de son âge : "j'ai besoin de retrouver la confiance en les individus de sexe masculin", c'est limite si la lettre ne se termine pas par : "dans l'attente d'une réponse de votre part, je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments distingués."

 

Thomas, pour finir (il faut bien quand même un homme dans la galerie de tarés). Le sieur en question est étudiant et habite chez sa mère le week-end, mais avec une perception bien particulière de la notion d'habiter quelque part. Dès son arrivée, il balance son linge sale à la gueule de sa mère qui fera la lessive (le repassage sera quant à lui fait par sa soeur) et s'en va aussitôt. Il ne revient que pour le dîner pour lequel il a une demi heure de retard, ce qui ne l'empêche pas de critiquer la bouffe et d'engueuler sa soeur. Du point de vue des tâches ménagères, c'est très simple, il ne fait rien. Il rejoint ses copains pour la soirée, il veut d'abord y amener la magnétoscope puis, devant le refus de sa mère, se ramène finalement avec un pack de bière pris dans le frigo. Le lendemain matin, il râle encore : il a été réveillé à 11H30. Il accompagne quand même mère et soeur pour les courses, effectuées au rythme qu'il souhaite : à fond la caisse, l'important, c'est qu'elles soient terminées au plus tôt pour qu'il puisse aller boire des bières avec ses potes. Heureusement, depuis le tournage (car c'est un extrait rediffusé, datant d'un an), il a changé et est enfin attentionné envers sa môman, lui et sa soeurette lui ont même offert deux places pour un concert de Tracy Chapman et se disputent pour savoir qui y accompagnera la mère (en fait, c'est surtout pour le concert qu'ils se battent, mais dans le monde de TF1, tout se termine bien).

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Samedi 15 octobre 2005

retenez bien leurs noms, vous n'en entendrez plus parler !

 

 

La sélection se poursuit, impitoyable (pour nos oreilles) et les éliminations continuent de tendre darwininement vers la perfection (mais ce n'est pas gagné). Déjà des candidats ont dû quitter le camp de rétention de Dammarie-Les-Lys, hommage ému :

 

Nassim et Neissa : jumelles iraniennes, mais qui ne comptent que pour une seule candidature, elles ont hélas été éliminées avant même qu'elles ne se querellent (ce qui était quand même l'espoir suscité par leur présence)

 

Moïses : il a quitté leroyaume de la Star Academy et entame une traversée du désert qu'il affronte avec courage en espérant accéder un jour à la terre promise de la célébrité (mais, vu son prénom, il ne risque pas de l'atteindre)

 

Mickaël : fantôme, on l'a découvert à son élimination

 

Chloé : autre présence spectrale, pas plus connue après l'émission qu'avant ou pendant

 

Jill : bombasse belge, a résisté au rentre-dedans de Grégoire sur les injonctions téléphoniques de son copain, résultat -> dehors !

 

Il en reste encore 12, soit 11 de trop pour désigner la future vedette et 12 de trop pour avoir un bon chanteur. Revue d'effectif :

 

Alexia : absente des résumés, marginalisée dans les prime time, la production ne semble pas compter sur elle vu sa faible exposition mais elle n'a toujours pas été nominée et est donc encore en course.

 

Arno : ancien du concours organisé par Pascal Sevran, il en a le style : petit, chétif, voix de fausset, ego surdimensionné et style très en vogue à la TSF. Sauvé deux fois par le public.

 

Laure : bonne danseuse mais piètre chanteuse ce qui est un problème dans un concours de chant (car c'est ce qu'est la Star Ac' officiellement). 4 fois nominée, 4 fois non sauvée par le public, 4 fois repêchée finalement par les autres candidats, allez savoir comment elle monnaye leurs voix !

 

Jean-Luc : grosse voix de crooner, assez invisible dans les quotidiennes mais très présent aux primes puisqu'il fait partie des chouchous des profs.

 

Pierre : au château, c'est lui le patron, celui qui décide de tout ce qui concerne la vie en communauté, du coup, il est assez bien vu des profs mais pas assez pour être vraiment chouchou.

 

Ely : même ici, il faut subir une québécoise, elle aussi fait l'objet des assauts de Grégoire et ne semble pas particulièrement farouche, même si elle dément toute attirance lorsque son copain l'interroge au téléphone, mise en avant lors de la soirée Garou - Céline Dion mais assez discrète sinon.

 

Jérémy : lui aussi rescapé du concours de Pascal Sevran, totalement invisible jusqu'à la semaine dernière.

 

Grégoire : attention : gros lourd ! Apparemment, il n'y a qu'une seule chose qui l'intéresse : choper mais sans succès véritable pour l'instant, vocalement nul mais ça n'est pas très grave. Sauvé une fois par le public.

 

Maud : voix de gamine, physique avenant (euphémisme), veut devenir actrice (c'est toujours préférable à chanteuse dans son cas). Sauvée une fois par le public.

 

Magalie : depuis l'incroyable fiancé, TF1 veut montrer qu'elle aime les gros, c'est pourquoi elle a choisi un spécimen. Heureuse d'être là, elle aime tous les artistes invités, tous les staracadémiciens, elle est pleine de bons sentiments (et ça en fait un sacré volume !), chouchoute des profs.

 

Pascal : faux rockeur (son principal concert est les JMJ de 1997), sosie facial et intellectuel de Richard Virenque, incapable de chanter dans le rythme, il a 10 à 20 ans de plus que les autres et joue au grand frère qui les conseille tous (et les énerve par la même occasion) responsable en grande partie de la baisse du niveau des bouteilles de boissons alcoolisées, toujours chouchou des profs malgré ses prestations pitoyables à chaque évaluation.

 

Emilie : violoniste, c'est la petite élève modèle mais est traumatisée par le fait que la prof d'expression scénique lui ait dit qu'elle a un balai dans le cul, elle n'a de cesse de pleurer et de râler depuis. Maxichouchoute, elle s'attire par ce statut privilégié et son comportement hautain l'inimitié des autres.

 

 

Les éliminer est un acte de salubrité publique mais il faut pour cela respecter certaines règles : on doit en retenir trois qui seront sur la sellette, pour cela on leur fait passer ce qu'ils appellent "des éval" (en fait, ce sont des évaluations mais les mots de plus de 3 syllabes sont proscrits à la Star Academy, pardon, à la Star Ac'). Pendant que l'un passe, les autres peuvent l'observer dans la télé du salon, avachis dans les canapés et en se grattant les couilles. Ces évaluations sont placées sous le signe de l'improvisation puisque chacun doit faire une impro théâtrale sur un objet tiré au sort (une feuille d'arbre, un stylo, un paillasson ...), exécuter une chorégraphie en improvisant la fin sur un thème donné (la chaleur, la peur, l'envie ...) et interpréter une chanson tirée au sort parmi quatre. Ces chansons sont "J'envoie valser" de Zazie, "Ma préférence" de Julien Clerc, "la Javanaise" de Serge Gainsbourg (oui, du Gainsbourg à la Star Ac') et "le vent l'emportera" de Noir Désir (oui oui oui, du Noir Désir à la Star Ac'). Le choix de chansons peut paraître étonnant vu le décalage entre la qualité de l'émission et la personnalité de ces artistes, toutefois, une Star Ac' les réunissant n'aurait pas été dénuée d'intérêt : Serge, totalement ivre, drague Zazie : "je veux te baiser !" mais il est éconduit, il se défait de son chagrin en vomissant sur Bertrand qui, déjà énervé par le fait de devoir supporté Julien qui chante, va péter la gueule de Zazie pour se défouler.

 

Chacun est noté sur sa prestation pendant le prime time (sauf les nominés ou incident technique comme une panne de micro) et sur celle pendant les évaluations, on fait la moyenne et les trois plus mauvais sont dans la charrette. Le problème, c'est que les notes du prime time sont clairement surévaluées, résultat : les trois nominés sont les trois jugés sur les seules évaluations : Maud, Grégoire et Laure. Qui restera dans le bateau ? Peu importe.

par Schweinnie publié dans : telepoubelle
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Samedi 15 octobre 2005

(ou le château de nazes, quand Polnareff inspire TF1)

 

 

Le réveil est difficile pour les casseroles puisqu'elles doivent se rendre à un cours de sport inopiné de Pinna. Du sport et un réveil rapide, deux grosses difficultés pour Pierre qui tient quand même à dire au prof et en présence de tout le monde qu'il ne le fait que parce que c'est Pinna. La discussion générale se poursuit, Emilie intervient pour dire qu'elle a accepté ceci uniquement car c'est ce prof, Jean-Luc rétorque alors que ça a déjà été dit et qu'elle est lèche-cul. Shocking ! Emilie : "Qu'on m'empêche d'exprimer mes opinions, je ne trouve pas ça très sympa !" En plus de sa liberté de penser, elle veut aussi celle de l'ouvrir. A table ensuite, Pascal prend la défense de la violoniste, Jean-Luc en rajoute, le ton monte et on compte les points. Alors à ma gauche, Pascal, faux rockeur mais vrai mauvais caractère et buveur de boissons qu'on n'a pas le droit de prendre quand on conduit (forcément, un râleur alcoolique, il est à gauche); à ma droite, Jean-Luc, sans gêne pour dire ce qu'il pense de mal et relais de la production pour garantir l'ordre au château (évidemment, une grande gueule qui aime la discipline, c'est à droite). Pif et paf.

Pascal : "Tu es un acteur, tu as les boules. On joue pas avec moi. Moi, je mets mes couilles, je mets mes tripes ! Tu cherches du piment, tu vas en avoir !"

Jean-Luc : "Vas-y, fais ton grand seigneur, fais ton grand saint ! Je pense que t'es mal barré parce que tu l'as ouvert trop vite. N'essaye pas de reprendre chacun car t'as décidé de l'ouvrir parce que c'est ma spécialité."

 

Les nominations sont un autre sujet de conversation, Grégoire flippe d'être à nouveau nominé, il estime ne pas le mériter par rapport à Pascal, Maud et Laure. Alexia Laroche-Valmont, la directrice, annonce les trois noms avec ce commentaire savoureux : "Laure, tes professeurs pensent que tu ne rattraperas pas le retard déjà accumulé" (= mais tu vas te casser enfin, connasse !) Grégoire prend sa nouvelle nomination avec philosophie (si on considère que Jean-Pascal est un philosophe) : "Putain, ça me pète les burnes !" Maud est désespérée : elle pense que Grégoire sera encore sauvé par le public et Laure par les élèves; du coup, elle chiale. Sa mère la réconforte au téléphone : "Tu vas être sauvée par le public : tout le monde t'adore !" (elle aurait volontiers ajouté : "surtout depuis que tu as posé en couverture d'Entrevue" mais le temps est rationné) Quant à Grégoire, il vire parano et trouve que le prof de théâtre (acteur renommé puisqu'il a tourné dans la pub pour "Spécial K") le déteste sans raison.

 

Ils sont ensuite réunis avec Raphaëlle Ricci, prof d'expression scénique (inutile de m'expliquer en quoi ça consiste car je n'en sais foutrement rien) pour "l'humeur du jour" : chacun son tour décrit son état d'esprit, comme chez les Alcooliques Anonymes. Pierre lance la polémique en annonçant ne pas comprendre la nomination de Grégoire, Ely surenchérit. Vexée, la fille d'Alice Dona rétorque : "vous confondez l'affectif et l'artistique" (pique contre Ely qui fricotte avec Grégoire) Et elle ajoute : "on voit ce que ça donne lors des votes sur le prime" (Poum dans la face de rat de Laure, qui n'avais pourtant rien dit) Ils visionnent ensuite les prestations aux évaluations des nominées, Ricci en ajoute une louche après l'extrait avec Grégoire : "et là, vous pensez encore après ça qu'il est bon ?" Pierre répond qu'il a été mauvais mais Pascal davantage. La prof, dans sa docte certitude, lui explique que Grégoire est plus mauvais que Pascal car "il n'a pas d'univers artistique et ne sait pas se tenir corporellement." Toute cette discussion et ces argumentations contre sa personne agacent Pascal, du coup aussi fâché contre Pierre et Ely. Comme toute être normalement constitué, Pascal ne peut pas suivre deux disputes à la fois et décide donc de solder celle avec Jean-Luc, ils s'expliquent leurs raisons mais chacun reste persuadé d'avoir raison.

 

Vendredi, l'un (ou une) aura dégagé, mais ce ne sera pas le seul intérêt de ce prime time puisque on pourra aussi entendre chanter Véronique Sanson, Julien Clerc, Priscilla et K-Maro. En fait, si, l'élimination sera le seul intérêt de l'émission de dredi soir.

par Schweinnie publié dans : telepoubelle
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Samedi 15 octobre 2005

(ou le plus grand rassemblement de casseroles depuis les mettings du RPR)

 

 

On commence par un nouveau psychodrame : Pascal a dit à Ely qu'elle est parfois prétentieuse, elle veut des explications car elle ne comprend pas cette remarque, il botte en touche. Ely : "ça t'amuse de nous faire comme ça ?"

Pascal : "tu vois, tu n'as aucun recul."

 

On leur révèle les chansons qu'ils vont chanter (enfin, chanter, c'est beaucoup dire, disons interpréter) au prime time. Emilie est heureuse, elle a obtenu à sa demande une chanson sur laquelle elle va pouvoir se lâcher : "le balai dans le cul va se briser" (ouille !) Un drame, encore : Arno chantera "Imagine" avec Véronique Sanson, Pierre est déçu car c'est sa chanson fétiche et il la réclamait depuis des semaines. Du coup, il boude et attire les critiques. Arno et Jean-Luc trouvent son attitude puérile, Mathieu Gonet : "c'est une réaction d'enfant gâté, le prime ne se fait pas à la demande." Une autre à être fâchée par la chanson imposée : Laure. Tandis que les autres nominés, Maud et Grégoire, ont des chanson à fort potentiel de faire pleurer Margot, "ne t'en vas pas" et "puisque tu pars", elle récupère "fallait pas commencer" que, de plus, elle ne connaît pas. Elle a en fait compris que cette fois, la production ferait tout pour la virer enfin : "je l'aime pas grave, cette chanson ! Chais pas ce qu'ils pensent de moi à part que chais pas chanter, chuis pas une artiste et je vais planter un prime."

 

On s'amuse bien au château : Grégoire veut balancer de la crème fraîche sur Mathieu Gonet qui le repère et s'enfuit, Grégoire balance alors la mixture sur Arno qui s'énerve :" t'es vraiment qu'un gamin, t'es trop con, putain !" Il balance sur Grégoire tout ce qu'il lui passe à portée de main, casse un carreau (il vise comme il chante), Grégoire continue de l'emmerder, Arno continue de l'insulter, ils sont heureux. Grégoire : "on est des jumeaux, mais décalés." Pour finir cette épuisante journée, Alexia Laroche-Foucault convoque Pierre dans son bureau pour l'engueuler pour sa bouderie.

 

 

Le lendemain, on commence non pas par un drame mais par un grand mystère : tous les réveils de la chambre des filles ont été avancés d'une heure. Emilie : "je prends ça à la rigolade mais je trouve pas ça très sympa (quand elle parle comme ceci, elle est très énervée) car le sommeil, c'est sacré."

L'enquête s'engage et les garçons sont naturellement suspectés. Grégoire nie mais applaudit l'auteur de la blague, Pierre ne la trouve pas drôle, Arno est le premier sur la liste des suspects (ce qui est encore pire qu'Emilie, qui n'est première que sur la liste des lèche-cul) mais se défend en accusant Jérémy qui nie et accuse Grégoire ou Arno. Jean-Luc entretient le secret : "et si c'était moi ?" et se marre. Donc, on ne sait pas quel est l'auteur de la plaisanterie. Et TF1, avec toutes les caméras infrarouges, ne l'a pas repéré ? Ou alors, tout simplement, la chambre des filles a été le lieu d'une rupture dans le continuum spatio-temporel pendant la nuit ?

 

Ils répètent la chorégraphie de leur hymne d'entrée sans Kamel Ouali et c'est le bordel. Laure, celle qui ne sait que danser, essaye d'aider le groupe, elle reprend Pascal qui l'envoie chier puis qui critique le placement de tous le monde. Commence une discussion globale qui vire en embrouillamini pour savoir comment se placer pour que tout le monde passe à la télé (alors qu'ils y passent déjà trois heures par jour en comptant les rediffusions). Jean-Luc et Jérémy se disputent aussi pour savoir qui va reprendre les phrases de Maud, chacun accusant l'autre de vouloir se mettre en avant.

 

Les répétitions toujours : Raphaëlle Ricci réussit à faire pleurer Maud pendant sa chanson, Alexia Laroche-Ersuchard engueule Emilie qu'elle trouve trop molle. Richard Cross a alors la mission de la décoincer, pour cela, il lui a préparé une surprise : elle va chanter le soir même chez Michou (drôle d'idée quand on pense que ce lieu est rempli de gens qui aiment s'enfoncer des espèces de balais dans le cul). Elle doit chanter en duo avec lui et habillée comme lui : perruque blanche et costume bleu. A son retour, elle est toute gaie et hurle sa joie de s'être lâchée sur scène, elle raconte, toute enjouée, sa soirée à tout le monde. Juste un petit problème : tout le monde s'en fout et personne ne fait ne serait-ce qu'un petit effort pour faire semblant de s'intéresser.

par Schweinnie publié dans : telepoubelle
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