Vendredi 25 mai 2007

belle liste

Ministre des Bouseux et des Alcolos : Christine Lagarde
Poste délicat s'il en est, on doit aller taper le cul des vaches, avaler n'importe quel picrate et s'empiffrer de gras de jambon aux patates racornies, mais aussi négocier les futures subventions de tous les péquenots. Car quand ça n'est pas content, un pécore, ça peut vous mettre le bazar dans le bureau (ils auraient dû y nommer Borloo, on ne peut pas faire pire dans l'état du bureau) ou crâmer le Parlement de Bretagne, sans sanction, car ce ne sont pas des polygames islamistes, eux. Elle, elle est plutôt là pour le deuxième volet du boulot, grâce à sa formation d'avocate et son expérience internationale, reste à trouver quelqu'un ensuite pour les canons et les biquettes. Mais ne soyons pas vaches, elle a une connaissance du terroir français, elle est capable de saluer les plus belles régions de France, quoique reculées, se félicitant ainsi, au soir du 6 mai, de la réussite de Sarkozy "du Tarn-et-Garonne à Alençon".

Ministre des Gugusses à Cheveux Gras et des Productions Endemol, fayot en chef : Christine Albanel
Ancienne directrice du Château de Versailles, où elle a su faire de gros bénefs grâce à un brillant sens du marketing. Ainsi, toujours plus de gens viennent mais la recherche recule, alors comment voulez-vous ... Puisqu'on parle culture, c'était elle qui dirigeait la boutique lorsque France2 y avait fait une émission géniale pour la Fête de la Musique, avec Daniela Lumbroso à la présentation (ah oui, c'était du haut niveau) et des artistes de variétoches vus et revus auparavant qui venaient chanter en play-back. Vraiment, c'était un bel évènement. Sans compter qu'était prévu une surprise, et quelle surprise ! Elle était tellement phénoménale qu'il y avait, durant toute l'émission, un compte à rebours sur l'écran. Et la biographe de la mère de Carlos de relancer fréquemment la tension autour de ce cadeau mystère mais prodigieux. A l'heure dite, on a vu ... un bête feu d'artifice, du genre qu'on fait dans son jardin pour l'anniversaire du gosse. De gros effets d'annonce et pas grand chose au final, dans la boutique d'une chiraquienne, il y a comme une logique.

Ministre des Déficits Budgétaires et des Travailleurs Oisifs : Éric Woerth 
Encore un inconnu qui a des chances de le rester. Voyons la bio. Il nous vient de Picardie, comme Elodie Gossuin, Jean-Pierre Pernault, Cauet, Maxime Gremetz et Gilles de Robien, marque des grands, donc. Plus précisément, il est maire de Chantilly. Pour le tchika, on dira que c'est une crême d'homme. Il a fait HEC et IEP Paris, c'est moins prestigieux que la Star Academy mais plus sûr pour l'avenir. Il a été Secrétaire d'Etat à la Réforme de l'Etat sous Raffarin III, son rôle était donc de triturer les organismes nationaux pour dégager des gens qui ne servent à rien. Là, il va faire la même chose, en mieux, étant responsable de la fonction publique, en plus des deniers de l'Etat, ça en fait, des responsabilités ! But de la manoeuvre, faire des éconocroques, évidemment. Quand il était Secrétaire d'Etat, son directeur de cabinet était la femme d'Imad Lahoud, c'est bien, il aura des choses à se raconter, avec Sarkozy. Il est fondateur du Club de la Boussole, qui n'est pas un modèle réduit du Club de l'Horloge mais un fan club de Jacques Chirac, en gros. Il a aussi été directeur financier du RPR, ce qui donne des compétences pour trouver des ressources financières. Sinon, rien à dire sur lui.

Secrétaire d'État chargé des Connards : Roger Karoutchi
Un Secrétaire d'Etat, qu'est-ce que c'est ? Eh bien, c'est après la distribution des postes de ministres, il y a toujours un paquet de déçus, alors on fait comme avec les bébés qui pleurent, on leur donne un hochet. Le Secrétaire d'Etat, c'est un peu le type qui est pris en dernier quand on fait les équipes de foot (d'ailleurs, ma plus grande fierté de joueur, ça n'est pas un but ou une action de génie, mais quand je n'ai pas été choisi en dernier, ce fut ma consécration personnelle, le sommet de ma carrière, mais c'est assez éloigné du sujet alors fermons cette vilaine parenthèse). Il y en a, ça se voit très nettement que c'est pour meubler, il suffit de voir certains postes depuis 1974, on en a vu chargés de : la Consommation, l'Enseignement Préscolaire, la Condition des Travailleurs Manuels, de l'Emploi Féminin, des Rapatriés, du Temps Libre, de l'Extension du Domaine Public, des Techniques de la Communication, de la Prévention des Risques Naturels et Technologiques Majeurs, de la Fonction Publique et des Simplifications Administratives, des Droits de l'Homme, des Problèmes du Pacifique Sud, des Grands Travaux, de l'Action Humanitaire, des Relations Culturelles Internationales, des Handicapés et des Accidentés de la Vie, des Droits des Femmes et de la Vie Quotidienne, des Droits des Femmes et de la Consommation, du Développement Rural, des Quartiers en Difficulté, de l’Economie Solidaire, du Patrimoine et de la Décentralisation Culturelle, du Développement Durable, des Programmes Immobiliers de la Justice, de l'Insertion Professionnelle des Jeunes, des Droits des Victimes, de l'Assurance Maladie ... Toute ma considération pour celui qui retrouvera les titulaires de tous ces postes, et de mémoire (non, on ne va pas regarder sur Wikipédia). Et encore, je n'ai pas mis les Ministres Délégués car là aussi, il y en a des beaux ! Donc, on peut sans soucis oublier Karoutchi et son poste, traditionnel toutefois, de cajoler les élus.
 
Secrétaire d'État chargé de l'Approbation des Comptes qu'on lui Présente : Éric Besson
Néoconservateur à passeport socialiste, il a été incontestablement une des stars de cette campagne, à se demander si les ouvrières ignorent encore qui c'est. On peut toutefois regretter que le site Internet du monsieur ne permet pas de laisser de réactions et qu'il n'a pas été mis à jour depuis le 22 avril 2007. Comme Tony P., il s'est balancé de gauche à droite et comme Tony P., il a le sweat qui fait mal. Retiré définitivement de la politique en mars, il est Secrétaire d'Etat en mai, belle résurrection, que même Jospin n'a pas réussi. En fait, Jospin aurait dû rallier Sarkozy, il aurait pu, qui sait, être Premier Ministre, ou Ambassadeur à l'Île de Ré. Tout Besson est une plaie, sommes nous tentés d'affirmer : Louis, Patrick, Philippe, Eric, Luc ... Pas un mieux que l'autre, comme les Godard ! Chargé d'observer les orientations économiques du gouvernement, il pourra faire valoir son expertise, puisqu'il a occupé un poste semblable dans l'équipe de Ségolène Royal, comptes absolument nuls, d'après une certaine source de Donzière. Sa flagellation publique, en meeting à Dijon, est la preuve qu'on peut marier Opus Dei (le cilice, la souffrance pour les fautifs) et maoïsme (autocritique devant les cadres du Parti). Cela dit, il est dommage de ne retenir que ce revirement de cette homme, qui est aussi une belle plume, auteur de deux ouvrages : L'inquiétante "rupture tranquille" de Monsieur Sarkozy ainsi que Qui connait Madame Royal ? On attend son prochain bouquin avec impatience.

Secrétaire d'État chargé des Chauffeurs de VelSatis et Assimilés : Dominique Bussereau
Caution raffarinienne du gouvernement, mais incapable de semblables envolées lyriques. Bref, sans grand intérêt, mais dont la présence, quoique symbolique, est indispensable à l'équilibre gouvernemental. Il aura sous sa responsabilité tous les transports : automobile (Velsatis, en priorité), nautique (les yachts, de préférence), ferroviaire (le train des Pièces Jaunes, surtout), aérien (la nouvelle mouture du GLAM, avant tout) et d'allégresse (avec Claude, principalement). Tenez, si vous vous prenez une prune, ce sera de sa faute, il n'y a qu'à se dire ça.

Secrétaire d'État chargé de Faire Passer le TECE en Douce : Jean-Pierre Jouyet
Son ami François Hollande affirme qu'il est de droite et l'a toujours été, ce qui se comprend bien puisqu'il fut directeur adjoint du cabinet de Lionel Jospin à Matignon. Issu, comme Hollande, Royal et de Villepin, de la décidément fameuse promotion Voltaire de l'ENA, il a connu une carrière solide dans différentes administrations : directeur de cabinet de Delors à la Comission Européenne, directeur du Trésor (rien à voir avec Fort Boyard), chef du Service de l'Inspection Générale Des Finances ... Il était aussi un membre des Gracques, ce collectif qui appelait à une alliance PS-UDF, en guise de quoi, comme Kouchner, il fait une alliance JPJ-UMP. Parce que, bon, la gauche, tout ça, c'est bien gentil, mais il faut savoir ce que l'on veut : pour empêcher Sarkozy d'arriver au pouvoir, il faut faire des concessions. D'où aller dans son gouvernement. Mais si, c'est logique, enfin ! Regardez Fiorèse : il est toujours un farouche supporter du PSG, et il l'a prouvé en allant plomber l'OM. Alors ?

Haut-commissaire à l'Abbé Pierre Aussi : Martin Hirsch
Sarkozy voulait nous purger de la gauche et des énarques, en guise de quoi, voilà une ouverture et de l'expertise technique. En même temps, les promesses n'engagent que ceux qui les croient. Martin Hirsch est de toutes les luttes : président d'Emmaüs, directeur général de l'AFSSA, vice-président de l'ARC, membre du Comité Consultatif de la HALDE, président puis directeur général de l'Agence nouvelle des solidarités actives, administrateur de l'Agence européenne de l'évaluation des médicaments, membre du forum de l'Autorité européenne de sécurité alimentaire et du Comité national de lutte contre l'exclusion. Un vrai cumulard, digne des patrons du CAC40. A noter qu'il n'est pas un bleu en politique, puisqu'il a été directeur du cabinet d'un Secrétaire d'Etat à la Santé et à l'Action Sociale, un certain Bernard Kouchner. Qu'est-ce qu'un haut-commissaire vient foutre au gouvernement ? Déjà, il faut savoir que le terme de haut-commissaire n'est pas pour se foutre de la gueule de la petite taille d'un récent Ministre de l'Intérieur. Il s'agit de ... ce n'est pas bien défini, en fait. C'est comme un Secrétaire d'Etat, mais libre comme Max, qui peut dire ce qu'il veut sans risquer de se faire virer. Le fromage et l'argent du fromage, en somme. Etrangement, le terme de haut-commissaire est plutôt usité pour les ambassadeurs du Royaume-Uni dans des pays du Commonwealth, repris par la France pour leurs équivalents dans certains TOM. Là, c'est pour un délégué d'un gouvernement de droite envoyé chez la gauche, oui, ça se tient, tout compte fait.

par Schweinnie publié dans : telepoubelle
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Vendredi 25 mai 2007

ah qu'ils sont jolis, les ministres de Sarkozy, laïlaïlaïlalaï, poïpoï !
 
Ministre des Relations avec les Etats-Unis et des Exportations de Riz : Bernard Kouchner
Dans la remise des Glands d'or 2006, je lui avait donné un accessit avec ces motifs : "il s'agite auprès des socialistes, se câline avec Cohn-Bendit, fait des mamours à Bayrou, s'annonce potentiel ministre de Sarkozy, il voudrait bien bouffer à tous les râteliers mais ne récolte que des baffes, même à l'OMS, ils n'en ont pas voulu". Eh bien, ce n'est pas pour me la péter, mais j'avais vachement vu les six mois qui suivaient. Bon, bien sûr, il a un ministère important et ça, je ne l'avais pas prévu. Quoi qu'il en soit, il a réussi à être dans un comité Théodule du PS, à être premier ministrable de Bayrou, pour finir dans le gouvernement Fillon, un tel exercice d'équilibriste prouve des qualités de négociations et de diplomatie. Et puis, de toute façon, pour succéder à Douste, n'importe quel quidam a les compétences, alors autant en prendre un pour avoir l'étiquette d'ouverture.

Ministre de l'Emigration de Cécilia, des Supporteurs de la France et des Pacotilles aux Autochtones : Brice Hortefeux
Le fameux ministère contreversé devait, pour ne pas prêter le flanc aux soupçons de racisme institutionnalisé, avoir une minorité visible à sa tête. C'est fait, effet de la discrimination positive, avec le rouquemoute auvergnat qui aura donc la charge de regarder personnellement la dentition des nouveaux arrivants (dorée et fabriquée à Gstaad, on prend) et de faire sonner les tambours au son de la Marseillaise (essayez de faire sonner un tambour et vous verrez si c'est facile, d'être ministre). En plus de cela, il aura la charge de la Coopération : on donne des babioles sans intérêt (si possible, on essaye de caser un Rafale, si ça ne rapporte pas, ça débarrasse) et en échange, ils nous donnent des sportifs de haut niveau. Un pacte gagnant-gagnant, comme dirait l'autre. A noter que l'intitulé du ministère ne doit pas être mélangé, sous peine, avec Immigration, Identité Nationale, Intégration et Codéveloppement, de donner un ministère IINIC qui parlerait un peu trop dans sa tâche de séduire l'électorat FN. IIINC, ça passe.
 
Garde du Kärcher, Ministre de l'Application des Peines : Rachida Dati
Après avoir donné des leçons sur comment débattre sur un plateau télé, la voilà promue à la Sécurité Sécuritaire Sure, poste qui ne donne pas forcément une bonne image, mais c'est chez ceux qui défendent les voyoux, donc on s'en tape. Les tracteurs, au nombre de deux, diront qu'elle est surtout là en tant que caution beur mais après tout, pas plus que Najat Belkacem en face. A propos de celle-ci, pour que les hippies cessent leur admiration béate, un argument définitif : dimanche dernier, elle était dans l'émission de Paul Wermus sur France 3 Ile-de-France-Centre. Alors, c'est pas mal, comme tue-l'amour, hein ? Pour dire son niveau, la contradiction, elle était confiée à Patrick Balkany (mais il est venu sans son 44 Magnum). Ha, là, on arrête de baver ! Allez vous peigner, les gauchisses, la France est de retour en France, qu'on vous dit !

Ministre des Patrons, des Grèves et du Monologue Social : Xavier Bertrand
Le rondouillard ministre de la santé devait passer aux cordons de la bourse mais Borloo n'a pas voulu céder ne serait-ce qu'un brin de liquide. Alors, le co-fayot en chef de campagne de Sarkozy a dû se rabattre sur celui-ci, il va se payer les grèves, les négociations pour faire passer intégralement le texte préparé au-dessus et se faire jeter car il sera devenu impopulaire. Faut dire qu'il l'a cherché, ce poste pourri : au lieu de dire du bien pendant trois mois de Sarkozy, il aurait mieux fait de copier les autres et de le critiquer en termes violents, comme ça, il aurait pu choisir son ministère. Ah, ces jeunes, toujours naïfs ! Au fait, c'est peut-être ça, la vraie raison de l'absence de Cécilia dans la journée du 6 mai. Si elle n'a pas voté pour Nicolas Sarkozy, ce n'était pas en raison d'une dispute conjugale, mais simplement parce qu'elle briguait un poste de ministre.
 
Ministre de la Rééducation Nationale et de l'Eradication de Mai 1968 : Xavier Darcos
Un rigolo, lui aussi. La diplomatie de Claude Allègre, les idées de Luc Ferry, le charisme de Gilles de Robien et la profondeur de Jack Lang. Un cocktail idéal pour le poste ! Hein ? Qu'est-ce que vous dites ? J'ai oublié un ministre de l'éducation de ces dix dernières années dans cette belle liste ? Je ne vois pas, il s'appelle comment, votre prétendu gugusse ? François Villon ? Comme le poète de la Ballade des pendus ? C'est Fillon et pas Villon ? François Fillon ? Connais pas. Et puis, il aurait eu ce poste exposé, on se souviendrait de son passage. Ou alors, il a fait un intérim de trois jours quand Ferry était chez le coiffeur, mais bon, ça ne vaut pas. Un an ?! Il a fait un an ?! On l'avait oublié dans un bureau, alors, on a fermé la pièce à clé et perdu la clé, ce n'est pas possible autrement.

Ministre des Intellos et des Rats de Laboratoire : Valérie Pécresse
Il fallait la parité, donc 7.5 femmes ministres (et on n'y est pas, de peu, mais on n'y est pas, il l'a annoncé, alors qu'il se démerde pour y arriver) et dans l'idéal, des jeunes, on ne va pas déterrer Momone Veil. Forcément, on ne trouve pas toujours tout de suite. Par exemple, on pouvait penser à Nathalie Kosciusko-Morizet mais le temps d'apprendre à bien écrire son patronyme, un remaniement serait passé. Il y avait aussi Anne Lauvergeon en magasin, mais Areva est un fromage plus intéressant (à prendre avec de l'iode). L'ouverture, coup de fil à Ségolène Royal pour lui demander si ça l'intéresse mais l'autre répond que, comme elle a gagné, elle doit être Présidente, pas simple ministre. On se tourne alors vers Nadine Morano. Puis on se rappelle que quand elle vantait les mérites de son candidat, on avait l'impression qu'elle vous alpaguait aux cris de "il est frais, mon Sarko, il est frais !" Donc, elle non plus. Et là, on se souvient de l'existence de Valérie Pécresse. Et, quand, sur les conseils du numéro 2 du gouvernement, on cherchera des postes à libérer pour des pointures, on traquera les femmes, on les passera toutes en revue avant de se rappeler qu'elle est là. Ou pas.
 
Ministre de la Défense de son Poste de Député : Hervé Morin
Il y a deux sortes de centristes bloggeurs. Ceux qui, même si les insultes pleuvent en com's, qu'ils ont moins de temps maintenant pour rédiger des nouvelles conneries, que la défaite électorale est amère, persévèrent dans leurs opinions et poursuivent malgré tout les articles sur la même ligne, sans trahir ses (é)lecteurs (ouais, comme Alain Delon, je parle de moi à la troisième personne, mais moi, je le fais au pluriel, c'est plus classe). Et puis, il y a Hervé Morin. Qui ferme son blog en catastrophe devant des réactions hostiles (ou alors, il ne voulait pas qu'on retrouve d'anciens articles où il dit du mal de Sarkozy et du bien de Bayrou). Qui bénéficie du poste voulu, eu égard à son expérience passée dans ce ministère (il était en effet, sous François Léotard, chargé de ramasser le papier non utilisé dans les imprimantes pour le remettre dans le bac à impression). Mais réduire Morin à une trahison serait assez malhonnête, l'homme a une envergure de leader, développé au sein du FLSE. Le FLSE, c'est comme le MoDem, c'est au centre, mais à droite. Là, pour bénéficier des subventions publiques, il faut avoir des candidats faisant plus de 1% dans 50 circonscriptions différentes, alors, Hervé Morin mouille sa chemise et envoie au front son père, sa mère, ses frères et ses soeurs, mais aussi l'ours en peluche de son neuveu, son chihuahua, un paquet de biscottes vide, un clarinettiste ancien présentateur de la Roue de la Fortune et Maurice Leroy dans le rôle du raton laveur. Car avec le financement public, tu encaisses les derniers, si tu ramasses des voix. Et ton papa ? Aussi ! Et ta maman ? Aussi ! Et ton grand frère ? Aussi ! Et ta petite soeur ? Aussi ! Et ta mémé ? Aussi ! Et l'abbé Pierre ? Aussi !
 
Ministre des Médicaments, de la Drogue et du Dopage : Roselyne Bachelot
Avec elle, tout devient possible, surtout l'inimaginable. Bon, c'est sûr, maintenant, elle peut aller voir des corridas sans que ça choque, sous prétexte que c'est un sport. On l'attend aussi sur le Tour de France cet été ("oh, ben vous savez, les cyclistes, ça fait depuis toujours qu'ils se chargent comme des mules, alors vous pensez bien qu'on ne va pas pouvoir y changer grand chose, hein, vu comme ils se cament, le meilleur moyen pour qu'ils arrêtent, ça reste encore qu'ils claquent d'overdose", avouez que ce serait classe, sur le plateau du Vélo Club) où sa qualité de pharmacienne pourrait lui valoir une certaine popularité dans le milieu. On l'attend aussi à Magny-Cours pour dire qu'il faut garer les F1 à l'ombre, à la Coupe du Monde de Rugby pour clamer qu'elle adorerait être au coeur des mêlées, au CIO défendre la candidature de Paris 2020 (tant qu'on perd, on joue) ... Et pour ce qui est du volet "jeunesse", je préfère encore ne pas y penser. Quant à la Santé, après un passage de Douste ...
 
Ministre de l'Evangélisation des Banlieues : Christine Boutin
Fini, le sabre et le goupillon, c'est ringard ! Place au flash-ball et au Kärcher et pour cela, on nomme une personnalité populaire en banlieue pour assurer la concorde nationale même en ces lieux oubliés. Oui, Christine Boutin est une élue reconnue en banlieue. Versaillaise, la banlieue, mais bon, quand on veut éradiquer Mai 1968, on ne s'arrête pas en si bon chemin et on poursuit contre la Commune, logique. En plus d'envoyer des missionnaires en position à Argenteuil, elle aura la charge de s'occuper des SDF ("aide toi et le Ciel t'aidera", il paraît) ainsi que de Jacques Chirac, contraint de squatter la modeste chambre de bonne de la famille Hariri. Et pour ceux qui brûlent des voitures, elle sera inflexible : trois Pater et deux Ave.

par Schweinnie publié dans : telepoubelle
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Vendredi 25 mai 2007

on devait mettre un délai de rétractation, pour reprendre ceux d'avant

A moins d'être Ségolène Royal, vous savez donc que Nicolas Sarkozy a gagné la présidentielle et est devenu le sixième Président de la Ve République. C'est donc à lui d'occuper l'Elysée, de se taper les gueuletons internationaux et de faire pouf-pouf pour choisir son Premier Ministre qu'il pourra pourrir quand il veut jusqu'à ce qu'il en ait marre et en change. Première déception, on nous annonçait le péril fasciste et on n'a pas vu les Panzerdivisionen sur les Champs-Elysées. Va falloir se réveiller pour tenir les promesses de campagne, on m'a dit que je vivrai sous un pouvoir fasciste, je le veux, merde !

Il faut d'ailleurs le dire : Nicolas Sarkozy est le digne héritier de Jaurès et Blum, et même de Thorez et Proudhon, au moins. Bon, bien sûr, il y a eu cette escapade au Fouquet's dès son élection mais elle s'explique et se justifie même. Au début, il voulait rejoindre les masses laborieuses en liesse place de la Concorde, mais en arrivant sur place, il a entendu Mireille Mathieu chanter, alors, il a fait ce qu'on ferait tous en pareil cas : prendre le premier échappatoire possible et se terrer en attendant que ça se passe. Bon, là, il se trouve que c'était le Fouquet's, mais si ça avait été le snack-bar Chez Léon, il y serait allé aussi, pour sûr ! Au fait, pour s'y rendre, il a été filmé par les motos des télés dans une ambiance digne du Tour de France (et il n'avait pas sa ceinture et a grillé plusieurs feux rouges, bonjour l'exemple), qui ne fait que confirmer mon envie de voir ces soirées électorales commentées par le service de sports, pour une fois que Jean-René Godard pouvait être utile à quelque chose, c'est ballot ! On a vainement attendu qu'il passe sous le Pont de l'Alma ou qu'il croise Maxime Brunerie, mais là encore, déception, rien.

Alors, vous allez dire, feignasses soixante-huitardes attardés, confits dans l'assistanat et l'oisiveté, que vous êtes, qu'après, il est parti sur le yacht de Bolloré. Certes, mais après tout, il a bossé toute sa vie pour être président et il venait de l'être, c'est un soulagement comparable à celui de faire caca quand on s'est retenu toute la journée, ça ne peut se décrire par des mots. Là, il voulait profiter de sa joie, et on lui colle dans les pattes (et surtout les oreilles) Jean-Marie Bigard, Miss Dominique, Tina Arena, Jane Manson, Mireille Mathieu, Gilbert Montagné et Enrico Macias. Alors, il a voulu être tranquille et il voulait se retrancher dans un monastère. Seulement, il se trouve que Bolloré lui a offert, généreusement et sans aucune arrière-pensée, de passer trois jours sur son yacht et qu'entre ça et bouffer du Chaussée-aux-moines, ben, il a choisi. Et n'allez pas croire que c'était peinard, pour autant, hein ! Figurez vous qu'il était obligé de lire Matin Plus et il n'avait pour toute chaîne de télé que Direct 8. On comprend mieux qu'il soit rentré plus vite que prévu.

Arrive alors le moment de la passation, le vieux dégage et il prend la baraque. Ils se serrent la paluche, ils s'isolent pour échanger des données importantes : le code de la bombe (celui choisi par Chirac en 1995 était Balla3eDTC), le téléphone spécial pour commander des pizzas, la fréquence des micros des arbitres de Ligue 1 (oui, c'est pour ça qu'il y a des décisions bizarres, certains ont les moyens de brouiller les communications), les fichiers de Clearstream, le plan IKEA de la coiffure de Bernadette, où sont rangés les graines pour les coin-coin ... Pendant qu'ils papotent (et vident les Corona qu'il reste dans le frigo), les autres poireautent comme des cons dans la salle de cérémonies. Là, vous l'avez sans doute vu, il y avait Louis (aka "bonne chance, mon papa") qui s'est penché sur le collier de la Légion d'Honneur (très seyant pour aller en boîte), il a demandé à l'officier à côté s'il pouvait le porter, l'autre lui a répondu que c'est que pour les grands et Louis de s'étonner car son père, il aura droit de le mettre alors que ...

Autre grand point du début du quinquennat Sarkozy, la mise en scène à l'Américaine. Déjà, le soir de son élection, il y avait son discours de la salle Gaveau, clamant sa joie d'être élue Miss France et fustigeant violemment la guerre, les invasions de criquets, la misère, les enfants malades, la famine dans le Tiers-Monde et la Coupe de la Ligue, digne du discours du Président des Etats-Unis dans Independence Day. Ensuite, il y a eu les bises à Cécilia (qui, depuis le 6 mai à 20H, trouve à nouveau du charme à son mari alors que chacun sait qu'elle s'était barrée avec Daniel Ducruet, ou alors je confonds), la larme écrasée sur Guy Môquet (alors qu'il y a des stations de métro bien meilleures) et les multiples footings, faits seuls, avec Fillon, dans le Bois de Boulogne, à Brégançon ... Va falloir le faire pisser dans un flacon, le petit, il doit y avoir des trucs pas nets là-dedans (à moins que, à l'instar de la pédophilie, ce soit génétique). Pour ce qui est de dire du mal de Notre Président ou du Gouvernement, on a, a priori, cinq ans devant nous, donc on a bien le temps de le faire. Pour tout dire, attaquer dès maintenant serait même méchant ou malhonnête. Ça tombe bien, je suis les deux, donc taïaut !

Directeur de cabinet adjoint du Secrétaire Général de l'Elysée : François Fillon
Notre Président ne voulait pas d'un Premier Ministre qui lui fasse de l'ombre, il a trouvé l'homme idéal : invisible même en pleine lumière, à se demander s'il existe. Il prétend que de Chirac, on ne se souviendra que de ses deux réformes, ce qui est bien méchant envers Jean-Jacques Aillagon. Ancien seguiniste forcené (candidat malheureux à la présidence du RPR en 1999), il a tourné casaque au fur et à mesure du changement de leadership à l'UMP/RPR, naviguant opportunément de Seguin à Chirac et de Chirac à Sarkozy. Contrairement à Hervé Gaymard, il ne risque pas d'avoir de problème d'immobilier, possédant une petite bicoque confortable dans la Sarthe. Rien d'autre à dire. Ah si, son nom, propice à moult calembours.

Ministre d'État, Ministre du Cajolage de Hulot et du Recyclage de Premier Ministre : Alain Juppé
Alors, un ministre d'état, qu'est-ce que c'est ? Eh bien, c'est comme un ministre, mais d'état. Comment ça, ça n'est pas clair ? Bien, je reprends : un ministre d'état, il a le même rôle qu'un ministre, mais il peut crâner. C'est le chouchou de la maîtresse, quoi. Plus précisément, il passe avant dans le protocole (pour la queue devant la pissotière, pour le choix de la chaîne en cas de plateau télé commun, il choisit en premier pour former son équipe, il a, lui seul, droit de "pouce" quand il joue à chat-bite ...) et il peut faire ses réunions interministérielles à lui. C'est à peu près tout. Là, on a donné le poste au sémillant Alain Juppé, ancien repris de justice qui, après un stage de réinsertion au Canada (et qu'ils ne se plaignent pas, quand on voit les chanteurs qu'ils nous balancent !), vient nous confirmer qu'il a changé, qu'il est sympa, et qu'il aime Jaurès et Blum. En fait, la stratégie écologique de Juppé, c'est son effet repoussoir : comme on ne l'aime, plus il sera anti-écologiste, et plus on fera des efforts pour l'environnement. Par exemple, rien qu'à voir sa tête d'ampoule, on pense à éteindre les pièces inutiles.
 
Ministre de la Défiscalisation, des Chômeurs, et des Pièces Oubliées dans les Poches : Jean-Louis Borloo
Président - leader - délégué - secrétaire - hôtesse d'accueil - unanimité des membres (tout ça à la fois !) du Parti Radical Valoisien, il a su monnayer sa popularité contre un poste à la mesure de celle-ci, comme Douste-Blazy, pareil. Lui, il est là pour réconcilier la France avec elle-même. En effet, en France, le Président, il doit aimer le pinard et tromper sa femme, c'est dans la Constitution. Alors, avec un Sarkozy qui n'ingurgite que la flotte et qui est contre la politique d'ouverture pratiquée par Cécilia, il fallait rectifier ce problème. Avec Borloo, un seul de ces soucis est résolu, mais il l'est pour deux. Lui, les pots-de-vin, il ne les touche pas, il les boit. Notre suprême tirelire est donc confiée à un déglingo qui pourra, de Bercy, vomir directement dans la Seine. Et si la dette n'est pas jugulée et que le chômage s'emballe, ce sera la faute à qui, la faute à quoi, ce sera la faute à Borloo qui boit !

Ministre des Racailles, des Assistés Coloniaux et des Subventions Territoriales : Michèle Alliot-Marie
Vous l'avez aimé en treillis à ramper dans la boue avec la Légion (où ils ont quand même préféré les chèvres), vous l'avez aimé en train de trimbaler le Clémenceau à travers le monde, vous l'avez aimé claquer des talons au son de "GADVOUUUU" ? Déjà, vous avez des goûts bizarres. Ensuite, vous l'aimerez traquant la vermine à coups de flashball, vous l'aimerez en Robocop sonner la charge contre les gauchisses, vous l'aimerez procéder en personne à l'arrestation de Jacques Chirac le 18 juin (beau symbole). Après la Grande Muette, la Baraque à Poulets, la madame sait se faire respecter et poser la main là où la Femme n'a jamais mis le pied. En revanche, Patrick Ollier risque de revenir à la maison, après avoir été le Président de l'Assemblée Nationale à avoir le moins dirigé de séance (on vit une époque historique, les aminches), va falloir le supporter à roter des bières devant le concours de l'homme le plus fort du monde sur Eurosport. On comprend qu'elle veuille se défouler dans son travail ensuite.

par Schweinnie publié dans : telepoubelle
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Vendredi 4 mai 2007

tatataaaaaaa, les grandes équipes, the champiooooons, tatatatataaaaaaa !

20H : Bon, déjà, les deux, il a fallu les accueillir. Et courbettes, et petits-fours, et vous reprendrez bien un peu de cirage sur vos chaussures ? Bon, moi, je laissais faire Carolis, il s'y connaît et puis, il a pensé à dire à Sarkozy qu'un plan social était prévu à la rédaction de France 3, pour le mettre à l'aise. En revanche, PPDA, nul. C'est simple, il a appelé Royal "chérie" (Hollande était jaloux) et Sarkozy "patron" (Hortefeux était jaloux aussi). Vraiment, le service public, c'est autre chose.

20H30 : On les a laissé se faire maquiller dans leurs coins, Sarkozy nous a demandé des bottins, on n'avait en boutique qu'une boîte de jeux Question pour un champion mais il a dû casser le courvercle et se retrouver sur le buzzer, car il a eu l'air crispé toute la soirée, ensuite.

20H45 : Ils arrivent sur le plateau, mais ne se regardent pas. En fait, si, ils se sont regardés, mais Royal a vu les pellicules de Sarkozy qui, lui, sans effort, était les yeux plongés dans ses nichons. Pendant ce temps, je relis le conducteur avec PPDA et lui demande s'il compte intervenir beaucoup, on convient de faire comme d'habitude et donc, on refuse les médocs pour la voix, pas la peine.

21H : Antenne ! C'est moi qui lance la soirée, j'évoque CNN, j'en fais des caisses, mais j'ai révisé et me suis entraînée, moi aussi, j'ai regardé tous les lancements de la Star Academy par Nikos Alliagas. Camelot, c'est un métier, mais ça s'apprend, ça n'est pas génétique, comme dit l'autre.

21H15 : Ils se balancent des piques sur l'économie, l'insécurité ... Je regarde mon conducteur : «conception de la présidence». Mouais, encore une déprogrammation sauvage, ça devient un peu trop habituel, je peste contre TF1 qui déprogramme les 100 plus grands chauves qui pètent pour un hommage aspetisé à Grégory Lemarchal. Quoique aseptisé, ça ne lui changerait pas, je pouffe intérieurement (rien à voir avec Cécilia) à l'idée de ce bon mot. Petit blanc sur le plateau, on me regarde, je bredouille "heu, la croissance" et ils repartent. Moment de frayeur bien évacué, c'est ça, l'expérience et le professionnalisme.

21H30 : J'observe PPDA, c'est rigolo, il a de plus en plus de cheveux, et de moins en moins blancs. Je remarque aussi qu'il y a des mouvements de jambes sous la table. Je regarde discrètement, Ségolène Royal fait du pied à Nicolas Sarkozy pour qu'il pète un câble, comme Jospin l'avait fait à Chirac en 1995 (même si ça ne s'était pas trop su). Je comprends alors pourquoi Sarkozy ne cesse de se tourner vers moi, c'est pour se calmer sexuellement. Ça fait toujours plaisir.

21H45 : En regardant Sarkozy, je me dis qu'il ressemble vraiment à sa caricature par Plantu, aux mouches près. D'ailleurs, il y a réellement une mouche sur le plateau, qui prend un malin plaisir à venir voler autour des têtes hors cadre. J'attends qu'elle se pose sur la table pour l'éclater avec le premier papier qui me tombait sous la main. Ecrabouillée, je l'ai ! Bon, j'ai pas fait gaffes, le papelard, c'était la fiche de Sarkozy sur le nucléaire, mais en tout cas, on est débarrassée de cette mouche avant qu'elle ne se noie dans mon verre d'eau (il fait chaud, sur les plateaux télés). J'emmitoufle le diptère dans le papier, je fais une jolie boule et j'entreprends de faire des jongles de la boule de papier avec mon stylo.

22H : Je jette un regard à l'assistant blagueur. Ah oui, comme dans toutes les boîtes, il y a des boute-en-train, ici ! Lui, c'est un sacré rigolo, il avait mis un coussin péteur sous le siège de Philippe de Villiers quand il passait à A vous de juger, il a fait croire à Pujadas que Juppé arrêtait la politique, il a remplacé en douce le verre d'eau de Bernard Tapie par du schnaps le 22 avril ... Oh l'autre, comment il était déchiré ! Il a commencé par dire qu'il soutenait "Ségolène" (avant de se reprendre et de dire "Sarkozy") puis a lâché "attends, en janvier, Bayrou voulait que je présente pour son parti !" Tout le monde s'était regardé sur le plateau, en se faisant des grands yeux d'incompréhension, Pujadas s'est dévoué pour lui demander "Bayrou ?" Il voulait "Baylet". J'ai bien fait de l'inviter, tiens, celui-là, c'est Fogiel qui a dû être jaloux de ne pas l'avoir. Bon, il a quand même eu un beau plateau, avec Francis Lalanne, Marielle Goitschel ou Franck Tapiro mais le Nanard, il était à nous ! L'assistant, il me donne un mot en douce dans lequel il me dit qu'il a versé du poil à gratter dans leurs chemises, je comprends alors pourquoi ils sont rouges tous les deux.

22H15 : En repensant à Tapie, je décide de fignoler le plan de table de dimanche. J'ai prévu deux surprises du chef, deux anciens candidats aux Européennes, en 2004, ça va chier sévère ! Tenez vous bien : Bernard Menez et Dieudonné ! Je fais des croquis sur une feuille qui passait par là, mets Dieudonné entre Fabius et de Villiers, enlève Morano, rajoute Hervé Morin, en face de Bayrou et colle Menez entre Alliot-Marie et Besancenot. A force de raturer, j'en remplis la feuille qui devient illisible, je la retourne pour continuer et là, je me rends compte que le papier, c'était les notes de Royal sur le nucléaire. Bon, tant pis, j'aurais été impartiale, du coup.

22H30 : PPDA réprime un baillement, ça commence à tirer. Je regarde ma montre et balance le chrono à voix haute, sans faire gaffe. C'est qu'on commençait à en oublier qu'on était aussi à l'antenne ! D'ailleurs, PPDA venait d'ouvrir le bouton de son pantalon, le buffet de collation, il a bien tapé dedans, et sur le dos de l'argent public, en plus ! J'espère que Charles Villeneuve en parlera dans sa prochaine enquête. Avec du sexe, bien sûr. Bon, mon intervention n'a rien changé, ils continuent de causer entre eux sans s'occuper de nous. Tant mieux, PPDA a sorti un recueil de Sudoku et m'en donne généreusement trois pages. Pas à dire, il sait s'y prendre, avec les dames.

22H45 : Merde, ils parlent du nucléaire ! Chacun cherche ses fiches pendant que l'autre l'engueule, c'est la panique à bord. Sarkozy baisse la tête, pique du nez (il s'est vraiment trop charge en Lexomil, le pépère, complètement apathique, comme Jean-Michel), je lui file un coup de pied sous la table pour qu'il se réveille, il reprend sa recherche dans ses feuilles et finit par couper Royal (qui avait aussi cessé sa quête en notant et soulignant trois fois : "UN MOIS DE COLLE !") d'un "je ne connais peut-être pas le dossier, mais je suis assez cohérent". C'est bien, ça, je le ressortirai à l'occasion. Tiens, la prochaine fois que la rédaction de France2 sera d'humeur frondeuse, ça va les calmer un bon coup. Ces histoires me font penser à Alain Duhamel, j'en profite pour lui envoyer un texto : "ça va, Bayrou ? Ça ne t'emmerde pas trop d'être simple spectateur ? En même temps, ça n'est pas comme si une candidate encore en course n'avait aucune chance pour toi ..." Lui, il doit virevolter de la raie (celle des cheveux, hein), en voyant ça.

23H : Réponse de Duhamel : "tiens, tu n'as pas pensé à demander à Royal si elle allait vraiment aller au bout, quoi qu'il arrive ? Qu'elle ne se retirerait pas ? Tu as baissé, depuis 1995." Bon, lui, je lui réserve un poste de chrnoniqueur dans Télématin pour son retour médiatique. Et s'il est sage seulement, il aura droit à KD2A, mais pas plus. Il y a des limites, merde ! Je vois derrière les caméras un type essayer de forcer le passage et d'entrer sur le plateau, mais il est retenu à temps par les vigiles. Il hurle : "m-m-m-mais l-l-l-aiss-ss-ssez m-m-m-moi p-p-p-pass-ss-sser ! J-J-J-J'ai d-d-d-d-des ch-ch-chos-s-s-ses d-d-d-d-de l-l-l-l-la p-p-p-p-plus m-m-m-m-moyen-n-n-n-n-ne imp-p-p-p-port-t-t-t-tanc-c-c-c-ce à d-d-d-d-dire ! On m-m-m-m-m'as f-f-f-f-fait l-l-l-l-les p-p-p-p-poches, on m-m-m-m'a v-v-v-v-ol-l-l-l-lé m-m-m-mes d-d-d-dép-p-p-put-t-t-tés !" Sarkozy se lève et lui fait des pieds de nez, victime d'une descente de calmants, il est illico piqué par Guéant et se rassoie, mais le temps que ça fasse effet, il a montré son sexe à Royal. Résultat, elle s'est énervée, a parlé de honte faite aux handicapés (sujet avant cet incident) et qu'on était au summum de l'immoralité politique. Petit summum, cela dit, pour moi qui ait enquété sur l'affaire Ambiel. Enfin bon, ce n'est plus le sujet, Dray lui a fait signe qu'on n'avait pas vu le craquage de Sarkozy à l'antenne, alors elle a dit que c'était à cause de ses propos. L'autre, engourdi par la dernière piqûre, cherchait ses esprits en regardant les notes des sujets abordés et en affichant son étonnement devant tant d'énervement. PPDA se tourne vers moi et me demande ce qu'il s'est passé, parce qu'il était en train de torcher son Nintendogs. Je souris simplement pour lui dire qu'on a trouvé le bel extrait pour les générations futures et que s'il y en a un à la production qui a de la jugeotte, on va se faire des couilles en or avec les plans larges. Il hausse les épaules et se lance dans la lecture du bouquin de son prochain invité à Vol de nuit (enfin, le Profil du bouquin, avec les pages importantes déjà repérées par des post-it posés par un assistant stagiaire en CPE).

23H15 : Ils discutent alors de l'international. C'est moi qui ai fait le lancement ! J'ai bien pris mon temps pour me recoiffer avant, puisqu'on avait fait un je te tiens - tu me tiens par la barbichette avec PPDA pour patienter, j'ai perdu, je me suis pris une baffe, mais il faut dire que l'autre avait fait fort, il m'avait dit : "j'ai eu le prix Interallié, je suis un grand écrivain." Qu'est-ce que vous pouvez faire contre ça ? Donc, je dis que l'Europe, c'est un sujet qui ... et là, Sarkozy embraye ! Merde, je peux parler, oui ?! En plus, ils discutent alors de la Turquie et de la Chine, ça me donne faim, tout ça (le Darfour aussi), je me demande si je passe prendre un kebab en passant ou si je vais chez le chinois. Quant à PPDA, il a voulu grignoter un petit beurre mais a éternué pile à ce moment là, ça a fait une nuée sur la table et dégueulassé toutes les fiches. Bon, pas grave, on était à la fin, en plus, ils vont se calmer, maintenant qu'ils n'ont plus de notes, et peut-être qu'on va enfin pouvoir se casser. Je me demande s'il ne l'a pas fait exprès, d'ailleurs, le moumouté.

23H30 : Comme par hasard, c'est au moment où on les prive de leurs fiches qu'ils parlent des sans-papier. Un lancement par éternuement, grandiose, chapeau l'artiste ! Je comprends mieux les scores de TF1, avec des cadors comme ça. Ils sont repartis comme des coucous, je pense même à carrément les laisser là, on filme jusqu'à que l'un d'eux en ait marre. Je soumets l'idée à PPDA mais il me répond qu'Arthur a déjà acquis les droits auprès d'Endemol, ça s'appelera "Marche ou crève", on fera parler des has been pendant des heures sans discontinuer. Je lui oppose les émissions de Laurent Ruquier, mais il me dit que présenté par un binoclard, ça ne compte pas.

23H45 : A voir ces compteurs défiler depuis le début, je me prends à jouer à Bernard Thévenet. "Deux minutes de retard pour Sarkozy !" "Holalala, chute, chute à l'arrière, chute de Voynet !" "Alors que là, on ne comprends pas bien ce que fait Eric Besson, qui roule pour Sarkozy et prends les relais alors que Royal est dans le groupe des poursuivants." Sarkozy refuse de reprendre son retard sur Royal, il lui laisse trois minutes, d'aucuns diront que c'est aussi le temps qu'il laisse à Cécilia pour le bonheur conjugal. Mais non, restons dignes. Pas comme PPDA qui commence à se curer les dents avec la pointe de stylo-plume, et du coup, comme un con, il a la bouche toute bleue. Il fait sa conclusion la bouche fermée, mais on ne voit pas de différence avec sa diction habituelle. Et puis moi, j'arrive à placer "bonsoir" avant de rendre l'antenne.

0H : Fini, enfin ! PPDA déboutonne sa chemise en répétant qu'il veut du rhum et au lit, Royal demande à ses conseillers si sa colère faisait assez spontanée et Sarkozy commence à retrouver ses esprits, il a les jambes qui trépignent, répète qu'il va tous nous niquer et, immédiatement, Guéant le prend par les épaules pour le sortir d'ici. Il paraît qu'il a bouffé toute la banquette arrière de sa Safran. Quant à Royal, elle me confie qu'elle regrette d'avoir pris des haricots secs à la collation. Je me disais bien qu'il y avait comme un odeur, sur le plateau. Quand je dirais ça aux générations futures ! Il me faudrait un nègre, pour m'aider à rédiger mes confessions sur ce moment, je suis sure que ça me vaudra un passage à Salut les Terriens ! Tiens, je vais demander à PPDA de m'en conseiller un bon.

par Schweinnie publié dans : telepoubelle
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Vendredi 20 avril 2007

il va de soi que je ne cautionne pas les conclusions, il faut voter

Q1 : Second tour Nihous - Schivardi, que faites-vous ?
A -
B - je vote Frédéric Déhu
C - bof, l'un comme l'autre, ils ne font pas sérieux, alors à quoi bon ?
D - ah, pas facile, Nihous a les pieds sur terre, il a de la glaise sur les bottines mais en même temps, Schivardi, c'est un vrai révolutionnaire
E - le vote est secret, alors je le garde pour moi

Q2 : La fréquence de changement de chaussettes ?
A -
B - le slip, je le change tous les trois jours
C - quand les mouches volent autour la nuit, je me dis que c'est le moment, mais je ne saurais dire la fréquence
D - en général, j'en change une par jour, mais parfois, c'est l'autre, ou les deux mais moins souvent, ou plus
E - les chaussettes relèvent de l'intime

Q3 : Votre tocard du PSG préféré ?
A -
B - Pierre-Yves André, mais quelle escroquerie, celui-là !
C - il n'y en a pas un pour racheter l'autre, dans ce club, même le meilleur peut devenir un boulet
D - Bernard Mendy, bien sûr, il est Ballon de Plomb, quand même, au même titre que Fabrice Fiorèse et Francis Llacer, et Fred Déhu l'aurait mérité, sans parler d'Edouard Cissé
E - il y a bien des joueurs qui me provoquent des aigreurs, mais ça ne sert à rien de l'étaler

Q4 : Quelle lecture dans les chiottes ?
A -
B - dans le train, je regarde le paysage
C - je ne mets pas de lecture, sinon j'y passe une heure à chaque fois
D - une revue people, ça passe le temps sans me retenir, quoi que des mots croisés en cas de constipation, c'est bien, aussi, et un vrai livre, c'est toujours mieux, pour la culture
E - tu ne veux pas savoir ma marque de PQ, tant qu'on y est ?

Q5 : Lunettes ou lentilles ?
A -
B - je n'aime pas les lentilles, je préfère les pâtes
C - je vois bien, je n'en ai pas besoin
D - je mets des lentilles, et des lunettes par-dessus, au cas où j'oublierais mes lentilles (ou mes lunettes)
E - si je mettais, ce serait pour que ça ne se voit pas, donc je ne le dirais pas, et pour les lunettes, je n'ai pas besoin de le dire, puisque ça se voit

Q6 : L'ami Caouette me fait la tête, qu'a Caouette ?
A -
B - l'ami Leçonlong me traite de con, qu'a Leçonlong ? Et Kamoulox !
C - ben, faut le demander à Caouette
D - je crois que c'est à cause de la vanne sur sa chemise, ou alors, parce que tu as piqué sa place de parking, ou tout simplement, car tu as écrasé son chihuahua
E - ton problème avec Caouette, ne m'y mêle pas

Q7 : Votre pays de l'Est préféré ?
A -
B - la Chuiche, ça compte ?
C - bof, je ne fais de différences entre les champs de patates en pente, remplis d'alcooliques et de chorales de militaires
D - le Turkménistan, c'est sympa, mais l'Ukraine aussi et j'ai bien aimé Riga, sans parler de Prague et de Split
E - je refuse de répondre à cette question à la limite du racisme, mettant tout plein de pays n'ayant rien à voir entre eux dans le même sac

Q8 : Votre soeur Williams préférée ?
A -
B - Nico Rosberg
C - je ne sais pas, je les confonds tout le temps
D - Venus, elle a charisme fascinant, mais le palmarès de Serena est plus conséquent et son jeu plus varié, encore que Venus revient mieux
E - elles ont toutes les deux des qualités, mais je n'en dirait pas plus

Q9 : Que reste-t-il de nos amours ?
A -
B - faut dire que faire ça avec des hirondelles, aussi, ça n'était pas une super idée
C - je ne sais pas, je ne sais plus, mais que m'arrive-t-il ?
D - ben, plus grand chose, de l'eau a passé sous les ponts, encore qu'on a vu souvent rajaillir le feu de l'ancien volcan qu'on croyait trop vieux, mais ne rêve pas trop, espère, juste
E - ah, cruel, tu veux donc pénétrer mon coeur ?

Q10 : Si vous étiez un film avec Michel Galabru ...
A -
B - la Grande Vadrouille
C - warf, warf, eh, l'autre, l'acteur de navets, eh !
D - le Führer en folie, ça se pose, mais Papy fait de la Résistance a aussi son charme, et puis, comment choisir parmi la série des Gendarmes ?
E - Michel Galabru est un acteur, pas un scénariste ou réalisateur, la question me paraît donc sans autre fondement que celui où tu peux mettre la dite question

Q11 : Bisounours ou Teletubbies ?
A -
B - et les Snorkys ? Hein, ils puent, les Snorkys ?
C - ces programmes avilissent la jeunesse, en parler, c'est les relayer
D - attends, les Bisounours, c'est l'interaction des caractères, la cristallisation des sentiments, c'est quelque chose de fort, comme, comme, comme les Teletubbies, tiens !
E - il y en a qui parlent distinctement et d'autres par borborygmes, c'est débile de les comparer

Q12 : Quand est-ce qu'on arrive ?
A -
B - tu ne veux pas jouer à compter les hérissons écrasés ?
C - je t'ai déjà dit de te taire, Djézon, la prochaine fois, c'est une baffe !
D - ça dépend, il faut voir s'il y a des bouchons, je dirais une heure, mais je pense qu'on va s'arrêter chez Tatie, ah non, ça fait trop de retard, oh, c'est la dernière fois qu'on y va avant la canicule, aussi
E - il faut regarder depuis combien de temps on est parti, aussi

Q13 : Finalement, on a marché sur la Lune ou pas ?
A -
B - eh, tu veux voire la Lune en plein jour ?
C - la question n'est pas de savoir si on l'a fait, mais si on peut le refaire
D - j'ai vu un site Internet où ils expliquaient clairement que c'était une machination, mais en même temps, je me demande comment ils auraient fait, et puis, les Soviétiques y sont presque arrivés, alors pourquoi pas les Américains ? Quoique leur progrès était bien soudain
E - y a marqué Hubert Reeves, là ? Non, bon !

Q14 : Si vous étiez un légume ...
A -
B - Jean-Pierre Adams
C - hors des pâtes et du riz, il n'est point de légumes comestibles
D - la courge, ou le haricot, ou la patate, ou le pot-au-feu, tiens !
E - légume au sens culinaire ou végétal ? La tomate, tu la comptes comme un fruit ou un légume ?

Q15 : Quel éclairage faut-il dans le frigo ?
A -
B - si la sono va, tout va
C - l'important, c'est l'emplacement, pas la puissance
D - un néon, tout au fond, mais un stroboscope, c'est plus festif quand on se prend un yaourt, bon, c'est débile, mieux vaut un plafonnier, encore que c'est sacrément terne
E - tu veux connaître ma marque de lait, aussi ?

Q16 : Vous avez vu ? C'est horrible !
A -
B - mon cul ! Ah merde, trop tard
C - non, pas vu
D - oh, pas tant que ça, il faut de tout dans un monde, ma bonne dame, mais c'est vrai qu'on en voit de plus en plus souvent, hein, je le disais hier encore à mon mari, ou mon amant, je ne sais plus
E - je te paye pour faire le chroniqueur ou pour me rafraîchir la coupe ?

Q17 : Alors, c'est oui ou c'est non ?
A -
B - Frédéric Déhu
C - peut-être
D - j'entends ceux qui disent oui, mais j'entends aussi ceux qui disent non
E - on ne peut pas réduire la question en ces termes, je ne vois pas quoi dire

Q18 : Votre chanson de Patrick Sébastien préférée ?
A -
B - Les lacs du Conemara
C - il ne fait quand même que de la merde, non ?
D - Les serviettes, bien sûr, ou alors Pourvu que ça dure, qui a son intérêt, aussi, tout comme La pleine lune voire la classique Petit bonhomme en mousse
E - oh non, c'est trop intime, ça

Q19 : Ce train, il s'arrête bien à Alençon ?
A -
B - il va à Caen, ça, c'est sûr
C - tant qu'il n'est pas en grève, ça me va
D - euh, oui, non, attendez, je vais demander au contrôleur
E - je n'ai pas vu la télé SNCF, qui est en panne, en plus

Q20 : Votre ville de France à la réputation sulfureuse et dont le club a remporté le Brennus en 1967 préférée ?
A -
B - le Stade Français
C - le rugby, c'est un sport de bourrins, je ne m'y intéresse pas
D - Biarritz ? Condom ? La Voulte ? Agen ? Putain, je suis sûr de le savoir, en plus !
E - c'est bon, on l'a vue dans les tests précédants, cette réponse


Vous avez une majorité de réponses A : vous pratiquez l'abstention, vous ne répondez pas, ça ne vous intéresse pas et de toute façon, vous ne vous fatiguez même pas pour le dire, qu'on vous pose une question et vous prenez la fuite en vitesse, il est bien regrettable de renoncer à ce point à votre droit à l'expression, mais puisque le silence est d'or, vous en payez l'ISF.

Vous avez une majorité de réponses B : vous votez nul, les choix limités vous rebutent, vous refusez ce petit cadre restreint qui vous bride, vos réponses, elles viennent de là, elles viennent du blues, vous répondez comme bon vous semble, quitte à être à côté de la plaque ou, au final, à ne servir à rien car parfois, ça dépend, ça dépasse.

Vous avez une majorité de réponses C : vous votez blanc, vous ne voulez pas choisir et vous tenez à le faire savoir, pour personne ou contre tous, aucune option ne vous botte et vous exigez que ça soit pris en compte, attitude louable mais déjà que les votants sont oubliés, alors les votes blancs ...

Vous avez une majorité de réponses D : vous êtes indécis, à l'heure actuelle, votre choix n'est pas encore fait et il sera fait au tout dernier moment, en faisant pouf-pouf dans l'isoloir ou en jouant à pile ou face pour savoir si vous acceptez cette demande en mariage, peur de se planter, volonté de faire le bon choix, ou simple indécision, vous avez intérêt à vite vous décider sous peine de finir dans l'une des trois catégories précédentes.

Vous avez une majorité de réponses E : vous ne vous prononcez pas, peut-être vous avez choisi, peut-être avez vous des convictions profondes, mais on n'en saura rien car vous gardez tout ceci enfoui (et c'est comme ça qu'on perd les bons coins à champignons, un taiseux et un accident malencontreux), par votre simple mutisme, vous faites passer un homme estimable comme Roland Cayrol pour un guignol d'arrière-boutique et ça, ça n'est vraiment pas chou.

par Schweinnie publié dans : telepoubelle
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