Mercredi 31 janvier 2007

nos rencontres avec nos amis les tsars

Pour nous informer, au-delà même des sujets essentiels comme le coup de tête de Zidane à Materazzi ou quelques autres faits divers, M6 a inventé Enquête exclusive. C'est-à-dire qu'ils envoient Bernard de la Villardière dans un coin du monde, il y lance les reportages et termine par une interview de terrain. Pour commencer, il y a eu Tahiti mais pour bien nous convaincre qu'ils n'étaient pas venus là en vacances, les reportages étaient consacrés à l'envers du décor, peu reluisant. Quant à l'émission qui nous intéresse ici (enfin, qui m'intéresse, vous, vous vous démerdez), elle décrit un pays un peu moins attractif du point de vue du tourisme : la Corée du Nord.

Pour commencer, qu'est-ce que la Corée du Nord ? La Corée du Nord, c'est comme la Corée du Sud, mais les gens vivent dans des maisons toutes pareilles, ont un accent à chier et écoutent Pierre Bachelet la larme à l'oeil. Ceci étant précisé, on retrouve le lancement du reportage depuis la frontière entre les Corées, au seul endroit où les eux armées se font face. Donc, le présentateur nous montre bien la frontière, nous dit que s'il fait un pas, en face, ils tirent, ceux de son côté vont répliquer, tout s'enchaîne et se termine en apocalypse nucléaire. Tout ça à cause d'une émission de M6. Heureusement, il se contente de parler et n'en fera pas plus. On remarque quand même à quel point elles sont bien foutues, les armées : comme les Coréens, ils ont tous le même nom et la même tête, on leur met des tenues différentes selon qu'ils sont du Nord ou du Sud, pour savoir sur qui taper, c'est plus pratique. A cet endroit, les soldats se contentent donc de se regarder façon "you're talking to me" mais sans plus, en revanche, pour les touristes, tout est prévu, des boutiques sont là pour vendre des souvenirs, il ne manque qu'une petite animation à base de pan-pan boum-boum.

Le reportage, lui, ne s'arrête pas à la frontière mais la franchit pour qu'on puisse voir un peu de ce pays si discret devant tant de bonheur terrestre, pour ne pas humilier les infâmes capitalistes. Déjà, les autoroutes, impeccables. Circulation fluide. Très fluide. Plus fluide, on ne peut pas. Il faut dire qu'il n'y a pas de voiture, alors forcément, ça roule tout seul, en revanche, il y a pas mal de piétons car c'est ça, la liberté, la vraie, pas la bourgeoise, celle de pouvoir marcher sur l'autoroute. La capitale de la Corée du Nord, Pyongyang, est assez pittoresque. Un arc de triomphe géant à l'entrée, ça, c'est du classique. Les statues partout de Kim Il-Sung (fondateur de la Corée du Nord et dictateur, pardon, bien-aimé président pendant les décennies suivantes) et de Kim Jong-Il (son successeur et accessoirement, son fiston), ça donne plus une touche turkmène à l'ensemble. Pour régler la circulation, il y a un agent, qui fait mécaniquement les gestes, mais qui ne sert à rien, puisqu'il n'y a quasiment pas de voitures, seuls en ont les étrangers et les cadres du parti. S'il n'y a pas de voiture, il n'y a presque pas de bus non plus, du coup, à chaque arrêt, c'est queues gigantesques et remplissage à ras bord. Pour la gaieté de l'ensemble, on trouve des soldats à tous les coins de rue.

Le quotidien des familles nord-coréennes est très plaisant, aussi. Les petits apprennent des comptines anti-américaines et les écoles sont décorées de portraits de Kim Jong-Il et de Kim Il-Sung. D'ailleurs, on peut le dire, la déco nord-coréenne est à chier. Les stations de métro et les rames ont aussi des portraits partout, des fresques à la gloire du parti (ça change des pubs pour les galeries Lafayette, cela dit) et pour accompagner ceci, de la musique patriotique et des soldats. Le boulot, c'est de la totale éclate, dans le plus grand respect des travailleuses et des travailleurs. A l'entrée, on est accueilli dans la joie et l'allégresse par des danseuses à drapeau scandant des slogans à la gloire du pouvoir. Le chef d'atelier donne les consignes au micro, les travailleurs sont encouragés par de la musique patriotique (pour changer) mais des pauses sont fréquentes bien qu'involontaires, puisque les coupures de courant sont monnaie courante. A l'école, c'est le même tralala mais l'enseignement est quand même très poussé. Enfin, surtout poussé dans le domaine de la gloire de Kim Jong-Il, on leur apprend notamment l'histoire de Kim Jong-Il qui donne ses bottes à de pauvres malheureux (personnellement, je la connaissais, mais avec un poussin).

Au bout de cinquante ans, promis, pas de séquelles, on a la Vérité en soi. Ainsi, un militaire à la retraite enseigne à sa petite-fille qu'"il faut détruire ces chiens d'américains", vous voyez, pondération, modération, justesse de raisonnement. Quant à la déco, on y revient toujours, le militaire, passé un certain âge ressemble véritablement à un sapin de Noël, tellement il est couvert de breloques. On a alors la description d'un appartement nord-coréen classique : une télévision (qui ne marche pas toujours et sur laquelle on ne peut voir qu'une seule chaîne), du chauffage (souvent en panne) et un ascenseur pour y accéder (ascenseur perpétuellement en carafe). Bref, le confort nord-coréen, c'est comme le nôtre, mais les trucs ne fonctionnent pas. C'est bon à savoir. Retour à l'usine où, après une détente par une danse oualiesque, on travaille encore encouragé par la voix de la patrie et, à la fin de la journée, on fait le bilan du travail de chaque ouvrier, avec félicitations et réprimandes (si ça se trouve, ils ont même instaurés une prime au mérite).

On voit alors des compatriotes (à part pour ceux qui ne sont pas français), avec une ONG française en Corée du Nord, qui doivent toujours être accompagnés de deux officiels dans leurs déplacements. Ils vont à un hôpital de Pyongyang, très sympathique et où on sent que leur venue n'est absolument pas préparée. Les chambres sont propres, à peine deux patients dans chaque, plein d'infirmières prêtes à venir les pomponner. A chaque question d'un visiteur, il y a, au sein de l'équipe d l'hôpital, discussion, commission, sous-commission et pas de réponse in fine. En gros, c'est le croisement du baby-foot de Copé avec la puissance de décision des Verts. Ensuite, ils se rendent dans un autre hosto, en province, et là, c'est beaucoup moins reluisant (mais c'est une visite surprise, il faut dire). Le toit fuit (et avec une température hivernale de -30°C, glagla), la salle d'opération est dégueulasse, les instruments sont rouillés, les perfusions rangées dans des bouteilles de bière (et donc, on risque la mise en bière), et on a minimum 10 lits par chambre et pas d'infirmières.

C'est beau, une ville la nuit. Enfin, ça dépend. A Pyongyang, la nuit, il n'y a pas d'éclairage public, on roule avec les pleins phares (quand on a une voiture, cf. plus haut). Vu du ciel, c'est patent, on a une Corée du Sud toute éclairée alors que le Nord forme une grosse tache noire, contenant juste un petit point lumineux, Pyongyang. En plus, le soir, on se fait chier. Tout est fermé, on ne peut pas sortir, il n'y a rien à y faire. Et chez soi, ce n'est pas mieux : pas de téléphone (il faut une autorisation pour appeler à l'étranger), pas d'Internet (à part dans les ambassades) et une télévision qui ne fait que chanter les louanges du pouvoir.

La campagne, en Corée du Nord, c'est encore pire qu'Alençon. Si, c'est possible. Déjà, il n'y pas d'église (ça, on s'y attend quand même un peu) ni de temple. En effet, Kim Il-Sung avait décidé de cramer tous les temps avant de se prendre pour une divinité du panthéon local, alors il les fait reconstruire tout en gravant son statut de divinité dans la roche. L'agriculture se fait à l'ancienne, avec des charrues à boeuf, autant dire que l'efficacité est limitée. Il y a dix ans, on avait carrément eu une violente famine, avec des cadavres partout dans les rues, bref, du bon sens d'avant, quand c'était mieux. Là, le trait est assez manichéen, tout n'est pas mauvais dans la campagne nord-coréenne, ils sont même à la pointe dans un certain domaine, la culture du pavot. Ils n'atteignent pas le niveau de l'Afghanistan, mais ils se défendent bien.

Un corps de la nation reste attractif, l'armée : 1 million de soldats pour 22 millions d'habitants et une embauche jamais tarie. Maintenant, la Corée du Nord dispose de l'arme nucléaire, qui leur permet de faire de gros nananères aux autres états. Malgré tout, ça reste un des pays les plus assistés au monde, l'aide internationale est indispensable pour la survie d'une grande part de la population, il existe des camps de concentration mais on hésite à couper le robinet, menace de catastrophe humanitaire oblige.

Après une page de pub et l'interview d'une réfugiée, deuxième reportage, consacré à Kim Jong-2 (comme l'appelle Thierry Gilardi), le Niazov coréen. Il a plus de 1200 surnoms, tous plus classes les uns que les autres, on le remercie dans tous les foyers avant de passer à table et, du haut de ses 65 ans, il est directement responsable de millions de morts. Selon la propagande officielle, il est né dans une montagne sacrée et sa naissance a occasionnée une avalanche, un arc-en-ciel ou une nouvelle étoile dans le ciel, c'est selon. En réalité, il est né en Sibérie, où ses parents s'étaient planqués pendant la guerre contre le Japon, ce qui est moins impressionnant que le ciel en pâmoison. A la "libération", papa crée une dictature totalitaire sur le modèle de Mao, Brouche et Staline, système que le fiston a maintenu quand il a repris les rênes. Comme Serge Dassault ou Arnaud Lagardère, il est arrivé au pouvoir grâce à son père, qui a pris soin de purger tous les successeurs potentiels (et ça en fait, du travail, surtout qu'il faut nettoyer par terre, ensuite). Le petit Kim a montré ses talents pour la propagande, et construit ainsi toute une histoire de la Corée du Nord.

Il porte un grand intérêt pour les arts, notamment pour le cinéma. Il adapte des films occidentaux à la sauce nord-coréenne dans les gigantesques studios de Pyongyang mais il écrit aussi des scénarii : l'histoire d'une fille amoureuse fidèle d'un héros du parti, en général, il suffit de changer le cadre et il peut en faire pleins de films (comme chez nous, en fait). On voit aussi un extrait de film qui mériterait de figurer dans la base de données de nanarland : c'est une adaptation de Godzilla, mais avec des trucages encore plus ridicules que ceux de Bioman, genre un minuscule dinosaure en plastique, de la taille d'une main (et tenu par une main, d'ailleurs), qui arrache une épée d'une main d'un méchant qui s'apprêtait à exécuter l'héroïne, tout en faisant un gros rire avec de la réverbération. Bref, il est rigolo, ce Kim Jong-Il. Certes, il force les artistes à adhérer à un syndicat sous le contrôle du gouvernement, mais il s'intéresse aussi à la musique et à la danse et encore, ceci est pondéré. Selon la propagande, Kim Jong-Il est le cerveau parfait : il a inventé la pisciculture, il sait tout, il fait tout, il intervient toujours à bon escient (dans n'importe quel domaine) et il a dirigé l'armée à l'âge de 7 ans. Pour tout dire, il est du niveau d'Alain Delon dans les Guignols.

Il ne voyage que par train blindé et eux, ils ne sont pas en grève, pardon, pris en otage par des fainéants cégétistes alcooliques qui touchent une prime de charbon alors qu'actuellement, un bonobo pourrait conduire un train tellement c'est automatisé. D'ailleurs, pas de problème de trafic du tout quand il voyage, puisqu'il coupe le trafic ferroviaire à cette occasion. Lors d'une de ses rares incursions à l'étranger, une visite à Vladimir Poutine en 2001 (qui, à côté de lui, passe pour un démocrate humaniste), le voyage durait 9 jours mais pour s'occuper dans le train, c'est mieux qu'avec la SNCF : putes de luxe, repas fastueux et cubis de Bordeaux. Le voyage se fait par trois trains identiques pour qu'on ne sache jamais dans lequel il est, l'eau arrive sous scellé et la nourriture passe par un organisme spécial, histoire qu'on ne puisse intenter au Soleil du XXIe siècle.

Malgré tout, l'homme a ses défauts et ses complexes, le principal : sa taille. Il essaye bien de s'agrandir de ses 1m62 avec une coupe en brosse Desireless et des talonnettes et, au cas où ces précautions ne suffisent pas, la presse a interdiction de parler de sa petite taille. Toute ressemblance avec ... En plus de cela, le bonhomme est ventripotent, là encore, il tente de le dissimuler avec des costumes spéciaux mais ça ne suffit pas toujours. Pour ceux qui ont la chance un jour de le voir en vrai, c'est la grosse déception : le héros national est un petit gros.

Quand on dirige la Corée du Nord, il y a des aspects agréables et le harem personnel à disposition du président en est un bon. C'est simple, Kim Jong-Il classe les femmes en deux catégories : celles à son service et les jouets. La formation de ce harem est confiée à l'armée qui lui donne le nom de "brigade des plaisirs", pour des soirées privées dont il est formellement interdit de rapporter ce qu'il s'y passe. Un peu comme Toulouse, mais en plus exotique. La nourriture est fastueuse, les vins hors de prix sont prisés au delà du raisonnable, son cuisinier, Fujimoto, raconte notamment qu'il lui a demandé une fois : "Fujimoto, le saké, c'est bon, mais pourquoi ça donne mal à la tête ?" Ce à quoi il répond : "parce que vous en buvez toute une bouteille". Evidemment, cela a comme conséquence qu'il lui arrive de donner des ordres bourré.

L'avenir, enfin. Avec la bombe atomique, il a la paix par rapport à l'extérieur, il la considère comme une protection personnelle. Il aurait toutefois accepté d'y renoncer en échange de la garantie qu'on ne l'attaque pas, notamment les Américains. Il aurait des problèmes au rein, ce qui ouvre la question de la succession, bien que celle-ci soit taboue en Corée du Nord (enfin, à peu près tout est tabou, là-bas). Kim Jong-Il a trois garçons, qui n'ont ni portes ni chevrons. Heu, non, ce n'est pas tout à fait ça. Enfin, bref, son fils aîné s'est fait choper au Japon à Disneyland avec de faux papiers, ce qui la fout mal pour un leader anti impérialiste et anti capitaliste. Alors, c'est le suivant le favori, bien qu'il ait été pris en photo à un concert de rock en Allemagne. De toute façon, à écouter Kim Jong-Il, il va rester au pouvoir jusqu'à 90 ans. Donc, on a le temps. Peut-être que les Nord-Coréens sont un peu plus pressés, toutefois.

par Schweinnie publié dans : telepoubelle
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Dimanche 21 janvier 2007

non, ce n'est pas le palmarès des Glands d'or

DJ de l'année
remis par Victoria Silvsedt (potiche de la Roue de la fortune) et Jean Roch (tourne-disque et pique-assiette des Bleus en 2004)
nominés : Bob Sinclar, David Guetta, David Vendetta, Martin Solveig, Laurent Wolf (en fait, c'est pour la catégorie électro, puisqu'on ne les juge que sur les créations)
Bob Sinclar l'emporte, ça sert de bosser pour la Star Academy, il remercie le quintal qui fait office de chanteur sur ses disques. Mais pour Bob Sinclar, pas de compétition : "je voudrais inviter mes potes à me rejoindre, David Guetta, Martin Solveig, David Vendetta, allez, venez !" Laurent Wolf appréciera cette attention, c'était touchant. Petit intermède avec Gwen Stefani, ainsi lancée par Arthur : "son corps est un mélange de nitro et de glycérine". Putain, mais rendez-nous Nikos ! D'accord, il dit n'importe quoi, mais au moins, il y met de l'entrain.

Duo et groupe de l'année
remis par deux acteurs de RIS (série TF1) et Cyril (vainqueur de la Star Academy, mais qui a dû sécher les cours de théâtre vu la conviction de son jeu)
nominés : Fight Aids (appuie sur le buzzer en criant : "Stéphanie de Monaco"), Indochine (ceux qui ont pompé leurs intros sur Mickael Jackson), Leslie et Amine (pour un seul titre), Moby et Mylène Farmer (encore plus fort, pour un seul titre, déclinaison d'une chanson du premier), Le Roi-Soleil (déjà dans le coup l'année précédente et qui n'ont rien fait de nouveau depuis)
Sans surprise, le Roi-Soleil prend la breloque, TF1 n'investit pas en vain. Arthur : "il faut arrêter avec les comédies musicales historiques parce que, moi, je vois mon fils, Steve, à l'école, quand on lui demande «Qui était le conseiller de Louis XIV ?», il répond «Kamel Ouali»". Tchikaboum !

Après un petit intermède de Gad Elmaleh (forcément, on a les mêmes invités qu'aux Enfants de la Télé), troisième chanson en course pour le titre suprême avec Faudel pour Mon pays, qu'il a l'air d'aimer donc il n'aura pas à quitter.

Album international de l'année
remis par Tina Arena (truc que les Australiens nous ont refilé et qui n'est ni repris ni échangé, en fait, c'est leurs représailles suite aux essais nucléaires de Mururoa) et Elie Semoun (qui va sortir un autre album et ce n'est pas une blague)
nominés : Christina Aguilera (qui a chanté au début, mais ça n'a peut-être rien à voir), Madonna (si on lui offre le prix, elle a promis d'adopter un petit auditeur de NRJ), Justin Timberlake (mais comment peut-on avoir le même prénom que Bridou ?), Red Hot Chili Peppers (:rockon:), Evanescence (mais ils sont au Japon)
Tina Arena : "le gagnant est ... Album International. Non ? Comment ça, ça ouvre ?" Vous aurez compris, elle a eu du mal à comprendre que ce qu'elle avait dans les mains, elle devait l'ouvrir pour trouver le nom du vainqueur, en l'occurrence Christina Aguilera qui pense à remercier NRJ et TF1. S'en suit de la pub puis Calogero.

Clip de l'année
remis par deux types du 6-9, dont on ne dira évidemment pas un mot de leurs prestations sur M6, d'ailleurs ça vaut mieux, tellement on atteint des abysses
nominés : Pink (dans sa parodie de tout ce qui est applaudi dans cette soirée), Diam's (mais pour Jeune demoiselle, chanson aussi insupportable que l'autre, la preuve : aux Oscars du foot, Frédéric Thiriez avait aimé), M.Pokora (on se prosterne), Bob Sinclar (il a déjà une breloque, deux, ça ferait vraiment moche dans le salon), Evanescence (aux japonais absents, aurait pu dire Arthur)
M.Pokora gagne, forcément, on tient là l'artiste de la décennie, n'ayons pas peur des mots, sans compter que le bonhomme sait aimer sa nation : "spécial dédicace à Diam's et Bob Sinclar, mes compatriotes français" (la précision est utile car il y a, dans le monde, des gens qui ont des compatriotes qui ne sont pas français).

Arthur : "c'est la seule chanteuse dont le corps est interdit aux moins de 18 ans, et lui, il fait des chorégraphies interdites aux plus de 25 ans". Il fallait trouver Fergie (car le charcutage esthétique, c'est prohibé pour les mineurs) et Will I am (qui n'a rien fait de spécial sur scène).

Chanson internationale
remis par Nikos Alliagas, Beatriz Luengo et Philippe Lelièvre (ils sont deux, comme les autres, parce qu'un étranger, ça compte pour un demi, pas plus, sinon ils se prennent au sérieux)
nominés : Christina Aguilera - Ain't no other man (ça, on l'aura vu, ce soir), Gnarls Barkley - Crazy (tiens, ça jure un peu, dans ce palmarès), Shakira - Hips don't lie ("les hanches ne mentent jamais", phrase passée à la postérité grâce à David Astorga un certain 9 juillet 2006 de merde), Nelly Furtado - Maneater (autre habituée), Rihanna - Unfaithfull (voilà, voilà)
Rihanna gagne, mais elle n'est pas là, mais elle aurait sûrement aimé venir, les NRJ Music Awards, ça n'est quand même pas rien, comme récompense !

Quatrième chanson en lice pour le prix de la meilleure de l'année (la meilleure chanson, pas blague, je précise car il y a besoin), Shym avec Femme de couleur. Arthur : "vous avez vu ? Elle a un Shym fou". Non, ce n'est pas moi qui l'ai inventé, il l'a réellement faite, c'est dire le niveau.

Artiste masculin international
remis par Titoff (encore un grand comique de notre époque) et Nelly Furtado (encore un tour de manège)
nominés : Juanes (pour un disque sorti en 2005), Justin Timberlake (le M.Pokora du riche), P.Diddy (un pseudo par album), Robbie Williams (peut-être pour sa reprise de King of bongo), Sean Paul (des baskets roses, il se prend pour un joueur du Stade Français ou quoi ?)
Le prix, et donc le magnifique trophée de vingt centimètres en forme de NRJ (non, pas de crotte), reviennent à Justin Timberlake, absent car il devait aller chez le dentiste à la même heure mais sinon, clairement, il serait venu, il ne manquerait ça pour rien au monde. Nelly Furtado promet qu'elle va lui remettre en personne, mais les portugais, on les connaît, ils ne s'arrêtent de tomber que pour voler.

Nouveau morceau comique (avec des professionnels, Arthur, ça ne compte pas) par Florence Foresti. Dernière page de pub et la cinquième chanson nominée peut se défendre, c'est Olivia Ruiz avec J'traîne les pieds, qui a fait projeter un manège à l'arrière la scène, mais sans la queue du Mickey.

Artiste féminine internationale
remis par Garou (visiblement sous sédatifs) et Tasha de Vasconcelos (bombasse de service)
nominées : Beyonce (dont la présence est un running-gag lourdingue d'Arthur), Christina Aguilera (ben oui), Madonna (tout ça pour avoir pompé Abba), Pink (mais elle n'est pas là), Shakira (on notera l'absence de Nelly Furtado)
C'est encore un prix pour Christina Aguilera, pour une fois qu'une star internationale fait le déplacement, on sait la recevoir avec des prix puis une interview dans Sept à huit le lendemain.

Un peu d'humour à deux balles grâce à Manu Payet (et l'aimable participation de M.Pokora), de chanson avec Chimène Badi, pour laquelle Arthur réclame "une tornade d'applaudissements" (il veut qu'on l'emporte ?), et qui vient apporter de l'émotion pour ce qu'elle dégage en tant qu'artiste.

Artiste féminine francophone
remis par Benoit Magimel ("un des plus grands acteur français" selon la grosse voix off) et Fergie (qui se fait quelques soudures en coulisses)
nominées : Chimène Badi (et sa voix émotionnante), Diam's (mouais, féminine, ça se discute), Hélène Ségara (Orlando a son hochet, il est content), Nâdiya (dont David Martin pourrait faire la promotion), Tina Arena (mouais, francophone, ça se discute)
Diam's l'emporte et clame : "si je fais de la musique de merde, demain, vous ne serez plus là", mais non, mais non, t'inquiète, ils t'aiment vraiment. "Merci, public, merci, putain, j'vous kiffe !" Un petit mot quand même sur la remise du bazar, ils ont voulu faire amour de la musique et donc, en fait d'enveloppe et de papier, on a un CD avec un gros scotch pour le sceller et un CD pour indiquer le vainqueur. Mais entre ceux qui galèrent à virer le ruban adhésif et ceux qui ne comprennent pas pourquoi on leur a donné un CD, pas sûr qu'ils en fassent de même l'année prochaine.

Bob Sinclar a, à son tour, accès à la scène pour laisser exprimer son art, rejoint sur la fin par Lionel Richie, qu'Arthur tente d'interviewer à la volée mais vu son niveau en anglais, ça ne va pas très loin.

Chanson francophone
remis par Florence Foresti, toute seule
nommés : Diam's - La boulette, Faf la rage - Pas le temps, Faudel - Mon pays, Olivia Ruiz - J'traine des pieds, Shym - Femme de couleur (bon, vous le saviez, si vous avez tout suivi)
C'est carrément un huissier qui vient pour la remise, huissier qui est une femme et qu'Arthur appelle "monsieur" en s'expliquant par "de loin, j'avais mal vu". Bon, d'accord, elle ressemble vaguement à Angela Merkel, mais quand même, ce n'est pas très malin. Sinon, troisième succès pour Diam's, qui reçoit une pluie de confettis, qui engueule la technique quand elle balance le générique de fin, qui remercie les manifestants anti-CPE (et rien pour Dominique Galouzeau de Villepin, sans qui ça n'aurait pas été possible, ce n'est pas sympa). Arthur clôt la soirée par des remerciements à toute l'équipe, y compris ses auteurs (car, pour sortir des blagues du niveau couche du mésozoïque, il a besoin d'auteurs, ça fiche les jetons).

par Schweinnie publié dans : telepoubelle
ajouter un commentaire commentaires (6)    créer un trackback recommander
Dimanche 21 janvier 2007

ce qui suit n'a rien à voir avec de la musique

La grande cavalcade des récompenses en bien (d'où le principe de mentionner les ratés de l'année par les Glands d'or, pour ceux qui n'auraient pas compris) commence sur TF1 avec le summum de la classe, du raffinement et de la subtilité. Autant de termes qui correspondent comme un gant à Mickaël Youn, ça tombe bien, c'est lui qui fait l'ouverture sur Fous ta cagoule. D'ailleurs, on dit de lui qu'il sent l'air du temps pour ses disques, ben un truc sur le froid alors qu'on passe un hiver anormalement chaud, c'est pas terrible. Pour cette soirée, les petits plats ont été mis dans les petits, à commencer par l'organisation dans une ville qui fleure bon la jeunesse et l'audace artistique, Cannes. Pour la présentation, Anthony Kavanagh parti se planter sur France 2, il a fallu en trouver un autre. C'est donc Arthur qui s'y colle, non pas le présentateur, mais le comique. Déjà, après son discours d'introduction, on a compris que la soirée serait longue, chaque vanne était suivie d'un long silence gêné du public, même en sachant qu'il faut rire, il y a des fois où on ne peut pas. Il en a aussi profité pour lancer un double appel au civisme : contre le téléchargement et contre Jean-Marie Le Pen. Voici donc ouvert ce véritable panthéon de la soupe commerciale, ces bans de l'union maléfique de TF1 et NRJ.

Révélation francophone de l'année
remis par Jenifer (dans un sac à patates fluo) et Bixente Lizarazu (aussi bon acteur que du pied droit)
nominés : Christophe Maé (produit TF1), FAF La Rage (pour sa version française de Prison Break), Najoua Belyzel (coachée par Kamel Ouali), Olivia Ruiz (encore une production d'origine TF1, même si c'est du coupé avec de vrais artistes), Shym (fabrication K-Maro, il a mis le ™ dessus)
Christophe Maé remporte le prix, remercie particulièrement Dove Attia et Kamel Ouali (que ce monde est petit), mais il pense aussi à remercier NRJ, nom qui sera cité un nombre considérable de fois, mais ce n'est pas de la pub clandestine, non, juste de la gratitude.

La soirée est aussi entrecoupée de prestations scéniques et notamment pour la désignation de la chanson de l'année, votée par les téléspectateurs qui ont de l'argent à perdre (mais attention, les votes font ensuite l'objet d'un tirage au sort qui permet de gagner de l'argent et un enregistrement de single dans des conditions de pro, grâce à Vivelle Dop, même les sponsors sont le top de la classe). Première en course, Diam's avec La boulette, c'est le truc où elle fait "alors on déconne, ouais, ouais, on étonne, non, non", le genre de chanson qui donne des envies de meurtre quand on l'a dans la tête (d'ailleurs, avant de se rendre au conseil municipal de Nanterre, Richard Durn avait écouté Jolie poupée de Bernard Menez). A noter que quand elle entre, on l'entend chanter, mais elle tient son micro en l'air, mise en scène impeccable.

Révélation internationale de l'année
remis par Bob Sinclar (générique de la Star Academy) et Clara Morganne (qu'on a plus l'habitude de voir sur Canal+)
nominés : Cassie (pourtant, avec le temps, elle s'use, Cassie, j'adore ce calembour), James Morrison (là, j'ai rien trouvé, j'ai tout donné sur la vanne précédente), Lilly Allen (vous savez, la pub pour je ne sais plus quel opérateur), Nelly Furtado (une canado-portugaise, je vous laisse imaginer ce que donne le mélange de Céline Dion et de Lio), Rihanna (sans commentaire)
Victoire de Nelly Furtado, qui remercie NRJ, Universal, Gigi et Jojo.

Petit intermède avec l'entrée "impromptue" (putain, le jeu d'acteur, on se croirait dans Plus belle la vie) d'Elie Semoun et Franck Dubosc, déguisés en vieilles putes (pourtant, à Cannes, ils n'ont pas dû franchement dépareiller). Du coup, Arthur, qui semblait intouchable dans le NRJ Music Awards de la performance humoristique pas drôle, se retrouve avec deux concurrents sur les bras. Tout ça pour lancer Christina Aguilera.

Artiste masculin francophone
remis par David et Cathy Guetta, un cerveau pour deux, mais on a du mal à savoir lequel en a la jouissance, rien que lire un prompteur est une calvaire pour eux, sans compter que Cathy parsème sa prose de "euh", de "ouah" et de gloussements
nominés : Corneille (Virginie Pouchain, je te laisse constater), Faudel (un artiste UMP), M.Pokora (bon, lui, je ne dis plus rien), Pascal Obispo (oui, là, ce sont les meilleurs, il faut le savoir), Raphaël (bien que ses chansons, elles soient trop intellos)
Le résultat est annoncé par Cathy Guetta à peu près en ces termes : "ouah, heu heu, là, comment je suis trop fière, heu, ouah, d'annoncer, que, heu heu, ouah, M.Pokora, wouh, ouah, heu heu". Eh bien, tant pis, j'ose la critique : M.Pokora est un mufle. D'abord, dans ses remerciements, il ne cite pas NRJ mais en plus, il dit "ma maison de disque" sans faire de la pub clandestine.

Au tour de Yannick Noah de faire son play-back, pardon, de chanter sur scène. Il est encore débraillé, mais moins que lors de son passage à la Star Academy, et surtout, beaucoup moins déchiré. Cela deux jours avant que Nicolas Hulot ne s'exprime, voilà la preuve que TF1 respecte le pluralisme, quoiqu'en disent les esprits chagrins.

Groupe international
remis par Frédéric Michalak (va t'entraîner, feignasse, tu as la Coupe du Monde dans huit mois !) et Ingrid Chauvin (actrice TF1)
nominés : Black Eyed Peas (pour le pompage de Pulp Fiction), Evanescence (des rebelles, des vrais), Simple Plan (on dirait de la géométrie), The killers (non, rien), Pussycat Dolls (un peu d'élégance ne fait pas de mal)
victoire d'Evanescence, hélas, ils sont en concert au Japon et ne peuvent donc pas être sur scène. Il y a des fois, le Japon, on est vraiment content que ça existe. Ne serait-ce que pour échapper à de belles galères. Heureusement, ils nous donnent un message de remerciement, alors qu'il y a une enveloppe dans laquelle est le résultat, donc, on ne sait vraiment pas qui va gagner, holala qu'il est grand, le suspense. D'ailleurs, dans les pubs, on en voit pour l'album des NRJ Music Awards, au milieu des celles pour les artistes nominés. On le saura, que NRJ organise ce bazar.

Du show avec Sean Paul, venu avec les bombasses danseuses, ses lunettes fumées d'aviateur et ses baskets roses (qui lui ôtent donc tout crédibilité). A la suite de cette prestation, une guest star vient lancer un nouvel appel au vote, Nikos Alliagas en personne, juste avant la pub, lancée en duo.
Arthur : "ne bougez pas !"
Nikos : "ne zappez pas !"
Arthur : "ne partez pas en Suisse !"
C'est de l'humour d'analyste financier, il faut en être pour se poiler. Après la pub, un grand moment de télé, comme seuls les NRJ Music Awards peuvent en offrir, avec Nelly Furtado. Mais, visiblement, soit ils ont foiré la balance, soit ils font un play-back et ils ont engagé un handicapé mental (qu'on aime bien quand même car il fait partie de la famille) pour s'occuper du son. En effet, on entend très fort les percussions, mais quasiment pas les chanteurs, pendant une minute, après, ça se rétablit donc, soit on a demandé au batteur de se calmer, soit ils ont rétabli le merdier au niveau du son. Quoique à cet instant, un autre problème surgit, visuel celui-là. M.Pokora rentre en scène pour les accompagner mais, le rendu des couleurs est absolument hideux, un jean et un sweat rouge avec des grosses étoiles jaunes dessus. Ou alors, il a des goût de chiotte, ça se peut aussi.

Album francophone de l'année
remis par Roshdy Zem (qui, aux NRJ Music Awards, contrairement aux César, peut aller sur scène sans problème) et Cassie (qui s'use, Cassie, calembour qu'Arthur n'a pas osé)
nominés : Yannick Noah (en mai, soit il se casse, soit Johnny revient, il faudra choisir), Diam's (ne serait-ce que pour le grand moment de rire qu'a occasionné Ségolène Royal qui danse, elle mérite une récompense), Olivia Ruiz (et ses genoux écorchés), Pascal Obispo (le plagiste de Bodmer avec ses Fleurs du bien), Nadiya (ce n'est pas aux Victoires de la Musique qu'on aurait une si belle liste)
victoire de Diam's qui remercie un large panel de personne, qui renvoie Arthur quand l'autre veut enchaîner car elle n'avait pas fini, les deux récipiendaires derrière ont alors un sérieux air de s'emmerder, surtout Cassie, qui ne comprend absolument rien de ce que l'autre jacte (si ça se trouve, elle ne sait même pas qui c'est).

Deuxième candidat au titre de chanson de l'année, Faf la rage et Pas le temps. Sur le fond la scène, il y a un écran géant, ce qui permet de donner une illustration à la chanson. Ben là, il n'y a pas eu une seule image de Prison break, série dont cette chanson est le générique français (oui, comme pour Starsky et Hutch ou l'Agence tout risque, on n'a pas le même générique que les autres) et donc, pour laquelle elle a été écrite. Pire, dans la présentation par Arthur, pas une seule fois cette série a été mentionnée. Hasard sans doute, les NRJ Music Awards sont retransmis par TF1 et Prison break est diffusé par M6. Arthur en fera même de l'humour : "vous avez reconnu Pas le temps, le générique de la série les Experts, tous les dimanches soirs sur TF1". Hihihi, n'empêche qu'ils n'ont pas jugé utile de remercier M6 pour cet apport inestimable à la chanson française.

par Schweinnie publié dans : telepoubelle
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander
Vendredi 19 janvier 2007

je propose la fusée au Cosmogol pour rejoindre la planète Gibi

Encore un concours, au format devenu classique pour récompenser le génie inventif français. En l'occurrence, c'est un beau paradoxe que de promouvoir l'inventivité caractéristique de notre nation par l'intermédiaire d'une émission dont le concept a été acheté aux ricains. Mais bon, passons, et profitons de ce thème pour saluer Frédéric Thiriez qui, lui aussi, manifeste une créativité sans faille. En plus, il a un grand avantage sur les autres, c'est que lui, quand il raconte n'importe quoi, tout le monde le répète comme si c'était parole d'évangile. Par exemple, il se vante d'être le premier à faire un trophée pour le vainqueur du championnat. C'est faux, il y a toujours eu un trophée, mais sa remise en public était chose rare (mais ça arrivait, par exemple pour Monaco en 1997 qui avait organisé cette remise en public après un match contre Caen). Depuis l'an de grâce 2002, la D1 n'existe plus, remplacée par la Ligue 1. Là aussi, c'est une grande trouvaille de changer le nom pour faire croire que le contenu a changé. Bref, en 2003, un nouveau trophée est créé et lui est systématiquement remis en public. Et il est moche. Un tronc, comme un type en argent à qui on aurait coupé la tête, les bras, le bassin. Au Rwanda, c'est peut-être très esthétique, mais en France, c'est hideux, d'ailleurs, il n'y a que les Lyonnais pour en vouloir tellement c'est moche. Pour les autres, ça jurerait dans la vitrine aux trophées alors que pour les quenelles, aux côtés d'une Coupe de la Ligue et de vieilles Coupe de France rouillées, ça passe. Du coup, comme les autres clubs font exprès de perdre pour ne pas avoir à supporter ça (le PSG va toutefois un peu loin dans ce domaine), on change le trophée. Mais attention, Frédéric Thiriez a réussi à en faire un encore plus laid. Dévoilé à l'occasion d'un Telefoot dans lequel Thierry Gilardi a fait montre d'autant de pugnacité qu'Arlette Chabot face à Nicoals Sarkozy, il n'a pas encore de nom et on peut en proposer sur Internet. Personnellement, je pense à "la dernière merde de Thiriez", "le bibelot lyonnais", "le trophée de Ligue 1" (très audacieux) voire "beurk" (concis mais précis). Pour ceux qui ne l'ont pas vu (et ceux qui s'en foutent), ça ressemble à un boulon de 143 avec une plaque au milieu.

L'émission qui fait l'objet de ce CR n'a rien à voir avec le foot, donc je ne vois pas trop pourquoi j'en ai parlé mais après tout, le programme de France Télévisions diffusé en même n'a pas grand chose non plus à voir avec le foot, puisqu'il s'agit de la Coupe de la Ligue. C'est une compétition à la con, faite pour avoir une finale Lyon-Bordeaux, dont aucune chaîne ne veut, qui se passe dans des stades vides. En plus, la télé publique a poussé le vice jusqu'à mettre Patrick Montel aux commentaires. Il suffit que le ballon s'approche à moins de trente mètres des buts pour qu'il se mette à hurler ses délires. Bon, au foot, il n'y a pas des masses de Chinois, d'Américains et de Russes, donc il n'y a pas de dopés selon lui, mais en revanche, qu'est-ce qu'il y a comme sportifs sympathiques ! Et puis, c'est toujours la fête, le bon esprit, et bravo à monsieur l'arbitre. Bon, Montel, déjà sur un 100m, il est lourd, alors sur 90 minutes, c'est une dose supérieure à ce que l'être humain peut encaisser. Il paraît même que, durant la guerre froide, l'URSS a projeté des heures durant des commentaires de Patrick Montel à certains soldats afin de s'assurer, avec les survivants, d'avoir créé une troupe de surhommes invicinbles. Dans le même temps, Arte aussi, s'intéresse au foot, avec une soirée spéciale, mais le ton est complètement différent de ce que font Telefoot, Stade 2 ou 100% foot. Il faut dire qu'ils ont une idée toute con, celle d'enquêter. Ainsi, on a vu un documentaire d'Andrew Jennigs (celui qui avait révélé les magouilles du CIO) sur la corruption à la FIFA (notamment le rôle de Jack Warner, président de la CONCACAF et patron de la Fédération de Trinité-et-Tobago), un documentaire sur la préparation de la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud et enfin, un portrait critique de Sepp Blatter, le président de la FIFA. Alors que pendant ce temps, sur les autres chaînes, on soutient mordicus Platini en affirmant qu'il va passer un coup de balai dans l'affairisme de l'UEFA tout en se réjouissant qu'il ait le soutien de Blatter.

Place à l'émission, quand même. Le principe est le même que pour Nouvelle Star ou Incroyable talent, des candidats qui passent devant un jury afin d'être retenu et alors, soumis au jury populaire. Comme dans ces deux autres cas, avant, ils doivent passer une présélection devant on ne sait qui, on a juste les images des ratés. De même, on a les réactions habituelles du jury, émotion devant certains, renvoi d'autres et arguments merdeux. Dans le jury, clairement, il y a deux stars en puissance et deux faire-valoir. Ces derniers sont Suzanne de Baygon (avec un nom pareil, on sait qu'elle est antipathique, pédante et insupportable), inventrice du biberon stérile jetable et Aziz Senni, patron d'une boîte de transports et qui, il y a quelques mois, était passé dans à peu près toutes les émissions existantes en tant que banlieusard qui a réussi. En revanche, on dispose aussi d'une star en devenir et d'une sur le retour et attention, elles promettent. D'abord, le jeune aux dents longues, Franck Tapiro, publicitaire, qui trouve à chaque proposition un slogan qu'on croirait sorti de la bosse de Raffarin et qui a une forte tendance à s'extasier dès qu'on lui montre un truc nouveau. Quant au dernier, les amateurs d'émissions débiles (dont je fais partie) s'en souviennent sans doute, il s'agit de Georges Chétochine, celui qui, à partir de trois images, faisait des analyses définitives sur la personnalité de gens connus dans Y a pas photo. Une pointure, donc. Là, il laisse ses analyses à deux sous de côté pour jouer le rôle du grincheux blasé, qui ne voit jamais l'intérêt de ce qu'on lui présente et donc qui se prend fréquemment le bec avec Tapiro.

Maintenant, voyons un peu les meilleurs moments. Bon, bien sûr, il y a des inventions qui sont applaudies à tout rompre par le jury, comme le dégivreur de pare-brise par chaleur, le porte-bébé à bretelles ou la veste-tente (très de saison, avec la mise en avant du problème des SDF). La grande polémique, c'était sur un épilateur optique domestique, l'inventeur leur a donné un dossier affirmant que c'était sans danger, Chétochine a toutefois répliqué que si, c'était dangereux, Tapiro s'est énervé contre lui, Bégon en rajoute une louche en précisant que ça ne va pas être immédiatement commercialisable donc que ça ne remplit pas les critères du concours, Tapiro s'est vesqué et a menacé d'arrêter de respirer tant que les autres ne le laisseraient pas poursuivre sa route, finalement, Bégon a craqué. Mais il y a aussi ceux qui se font jeter, plus ou moins gentiment, et ceux qui l'acceptent plus ou moins bien. Si les inventeurs de la valise roulante (c'est-à-dire une valise en forme de grosse roue, donc, un mixer géant pour ses bagages) n'ont pas moufté, il n'en va pas autant de celui de la lunette de chiotte qui aspire les odeurs qui, avec la voix de François Santoni, leur a rétorqué "vous êtes dans l'erreur, tous les quatre, et je vais vous demander vos adresses personnelles pour vous envoyer un mot quand j'aurai réussi".

On a aussi vu un porte-jarretelles en clip (présenté avec un string, donc, avec des gros plans de cul, comme dans le Droit de savoir, pareil) se faire jeter car l'intérêt, c'est de ne pas arriver à le défaire. De même, un ustensile qui retient le bouchon de bouteille de champagne quand on l'ouvre a été retoqué, Aziz Senni considérant que c'est un gadget et pas une invention, quant à Georges Chétochine, il s'est plaint qu'on protège trop les gens et qu'ils n'ont qu'à savoir ouvrir une bouteille correctement. Il y a un candidat qui s'est présenté en donnant la (grosse) somme d'argent qu'il a investi dans son invention, le fait qu'il se soit sévèrement endetté pour le construire. Le problème, c'est que son invention, en l'état, n'était pas terrible. Il s'agissait d'un plateau pour servir le champagne, dans lequel on peut mettre des glaçons pour maintenir le froid dans le plateau, plateau qui comprend un gros trou pour le seau et des petits pour les verres. Mais le problème, c'est que dans le seau, on y met déjà des glaçons et que les verres ne sont refroidis qu'au pied, donc pas pour le breuvage. Bref, on a juste un plateau qui empêche de tout renverser quand on est pété, mais c'est assez mince. Enfin, la vedette de la semaine, le ninja breton. En effet, le type sait casser des briques avec les mains en poussant de grands cris (et non se casse la main sur des briques en poussant de grands cris) mais n'est pas venu pour cela mais pour présenter une machine à muscler. En gros, on fixe attache par ses deux bouts une barre de fer par deux élastiques à un cadre. Evidemment, il s'est fait jeter mais a eu cette réaction pleine de philosophie : "c'est dur de perdre, moi, je n'aime pas perdre, là, j'ai pris quatre non, ça fait looser, ça fait tafiole".

Ce qui est bien, dans les objets présentés, c'est qu'on a l'impression d'être à un Teleachat. Par exemple, le paillasson à coucou (un paillasson avec une sonnette intégrée qui fait "coucou" et qui n'est pas sans rappeler la boîte à coucou de Johnny), le couteau-suisse pour femmes (avec tout le merdier à maquillage dedans, inventé par une fille de 13 ans), une laisse de chien qui permet de ramasser les crottes, un aspirateur qui joue de la musique, un porte-bougies pour gâteaux d'anniversaire (éviter les trous et les postillons). Et puis certains inventeurs font montre de grande modestie, tel celui de la combinaison anti-insecte : "on peut sauver l'humanité avec", rien que ça. Pour le prix de la grande classe, à signaler l'alarme pour cercueils, mais attention, ce n'est pas un antivol au cas où quelqu'un voudrait tirer un cercueil, non, ça se déclanche de l'intérieur pour que quelqu'un vivant enfermé dedans puisse se signaler. Bizarrement, le jury n'en a pas voulu. On a aussi de l'utile pas classe, comme la culotte hygiénique, qui consiste à un tuyau reliant directement la production incontrôlée d'urine à une poche hermétique. Ça sert les personnes concernées, même si c'est particulièrement inesthétique, d'autant que le bonhomme a tenu à faire une démonstration qui a choqué la pudeur de Bégon, motivant son refus, l'autre venant de Tapiro, au motif que l'objet existe déjà.

Si la pédale pour relever la lunette des chiottes (c'est dingue le nombre d'inventions présentées qui tournent autour de ça, psychanalytiquement, il doit y avoir des trucs à conclure) ne restera pas dans les annales, deux autres prestations spectaculaires ont eu lieu. D'abord, un petit objet qui transforme le bas de maillot de bain en string, pour celles qui ne veulent pas mettre de string sur la plage mais ne veulent pas avoir de traces de bronzage. Forcément, l'inventrice fait faire une démonstration par sa fille (elle, elle devait se juger trop vieille pour convaincre), encore un gros plan de fondement qui permet de découvrir que la fille en question a un gros bouton sur la fesse gauche. Enfin, terminons avec Gérard, un sympathique barbu. Lui, il ne vient pas avec un gadget à la con, mais avec une matière qui permet de soulever des charges de plusieurs millions de tonnes. Evidemment, ce genre de découverte révolutionnaire n'est pas gratuite, il en évalue le coût à 10 milliards d'euros le kilo (encore plus cher que David Beckham) et elle va avoir de grandes conséquences sur le monde : "Bush, Chirac, tout ça, ils vont se foutre sur la gueule à cause de ça". Mais le jury est dubitatif, aucun échantillon sous la main, il quémande alors des précisions techniques, des principes physiques, bref, d'avoir quelque chose à juger. Vient alors l'explication suivante : "si poids matière = 0, dites moi à quelle hauteur je peux monter ; si poids matière plus moteur et tout le bazar qu'on veut y mettre = 0, dites moi à quelle hauteur je peux monter". Autant en rester là.

par Schweinnie publié dans : telepoubelle
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Jeudi 18 janvier 2007

un pour l'argent, deux pour le spectacle, mais touche pas à mes chaussettes bleues suède

Ce mois-ci, Carole Rousseau se focalise sur l'amour où les personnes sont hors du commun. Mais pas hors du commun au sens qui fait avancer l'humanité, non, hors du commun, mais du genre à faire l'objet d'un C'est mon choix. Des belles têtes de vainqueur, la classe internationale, qui ne s'arrêtent jamais.

Christophe et Jean-François sont jumeaux, mais là n'est pas leur particularité. En effet, ils pratiquent aussi le culturisme à haut niveau. Ce qui est rigolo, c'est qu'ils ont des muscles énormes mais des voix de fausset, donc on peut s'en moquer, mais pas en face.  Jean-François est un ancien champion du monde alors il encourage Christophe qui est champion d'Europe seulement. Evidemment, la vie est perturbée par cette passion et Julie, l'amie de Christophe, participe en quelque sorte aussi à ces efforts. Scène traditionnelle : le supermarché. Ne choisir que des aliments riches en protéines : on n'embarque que du jambon sous vide et du poulet sous vide aussi, compter une consommation de 1kg de poulet par jour, 90 oeufs par semaine et des cortic ... non, ça, on n'en parle pas. Le gras, non. Les fibres, non. Les sucres, non. Avant de passer à table, Christophe a la tête qui tourne tellement la faim est tenace chez lui. Julie est un peu gênée de se goinfrer de pâtes tandis que son copain se contente de pousses de soja. Ensuite, ce sont les répétitions de la chorégraphie avec son frère pour lui expliquer : "il faut faire l'oiseau, comme l'eau, aérien". Je fixe la scène : Christophe, baraqué au-delà de l'imaginable, fait des ondulations en caleçon moule-burnes mais cela est normal selon Jean-François : "même les plus grands comme Arnold, ils ne font pas des chorés de bourrin, ils suivaient des cours avec des profs de danse classique". C'est aux protestations de Christophe sur la qualité de son travail que je reconnais enfin la voix : c'est celle de Jean-Pascal, le même timbre et surtout la même intelligence qui s'en dégage. Un bon bol de protéines et Christophe, toujours dans le même caleçon (bonjour l'hygiène) se couche aux côtés de sa bien-aimée.

Le matin, soin du corps, rasage, observation de soi-même dans le miroir ("un sculpteur, il travaille l'argile, eh bien le culturiste, c'est pareil, il travaille son corps, il ne se trouve pas beau, il veut tendre à la perfection"). Hélas, il faut aller manger chez la famille, le sujet de la bouffe est amené sur le tapis, Christophe traite ses contradicteurs de débiles et enchaîne en disant à Julie qu'elle n'a qu'à essayer de faire les mêmes efforts de régime que lui et si elle n'y arrive pas, il peut très bien la quitter. Ce n'est qu'un coup d'aigreur sans conséquence, c'est surtout le moment des qualifications pour la compétition guignée par Christophe. En bon entraîneur, Jean-François le badigeonne de crème marronâtre ("c'est un rituel comme chez les indiens") pour faire ressortir la musculature (sauf sur les mains et le visage, le contraste est particulièrement disgracieux), il lui remet son slip porte-bonheur (c'est avec celui-là que Jean-François a gagné un titre et là, c'est Christophe qui va l'utiliser), un dernier échauffement et c'est l'entrée en scène. De retour en plateau, la psychologue de service en profite pour semer le trouble dans le couple en faisant dire à Christophe qu'il est invivable en période de régime, qu'il ne s'intéresse qu'à lui et donc que Julie a bien du mérite à rester avec lui. Cependant, selon Julie, c'est surtout elle qui se plaint de son propre physique et non lui.

Place à Franz, 31 ans, 2 enfants, résidant à Charleroi et champion du monde de sosie d'Elvis Presley. Enfin, d'Elvis Presley jeune, mais pas du bibendum de la fin. Et puis, c'est un sosie, mais il ne faut pas pousser, il ressemble surtout à Philippe Vandel ou alors au chanteur des Forbans. "Je ne peux pas passer une journée sans entendre Presley, je ne peux pas passer une journée sans le voir, je ne peux pas passer une journée sans être lui". Dans sa voiture, Elvis est partout : il a une étoile de shérif à son nom sur le tableau de bord, un grand Elvis marqué sur le pare-soleil et surtout, le fin du fin, un Elvis accroché au rétroviseur, comme un vulgaire sapin qui pue. Il passe évidemment beaucoup à répéter ses spectacles avec un groupe de majorettes habillées façon western et cela n'affecte pas du tout son psychisme : "je vois mon costume années septante, je vois mes bottes, je sais qu'Elvis a vu ça pendant des années, alors je ne peux pas m'empêcher de me dire que je suis, quelque part, un peu Elvis Presley". A la maison, il y a du Elvis partout, les deux gosses sont élevés dans le culte d'Elvis, comme dans une secte. Avant de donner un spectacle, il envoie les gosses chez la famille, se change (il fait alors l'inventaire de ses tatouages d'Elvis), se coiffe (on apprend à ce moment la différence entre la banane américaine, qui flotte, et la banane française, qui tombe), se rend à la salle, endosse sa tenue des années septante, claque une bise à Claude François et, enfin, offre du Elvis (et pas Vermeulen) à la foule en liesse. Mais le lendemain, ce sera consacré à la famille, histoire de rester sur terre. Mais Elvis reprend vite le dessus, un ami vient lui apporter un texte pour répéter et bien prendre le chant avec l'accent qu'avait Elvis. Séquence émotion avec la visite chez la vieille grand-mère, en hommage au grand-père décédé (la grand-mère dit alors qu'elle pleure pour son chien, mais pas pour son mari car pour elle, il est encore là), à qui Franz avait fait découvrir Elvis. Sur le plateau, Franz se plaint de ne pas assez ressembler physiquement à Elvis, la psy lui explique qu'Elvis n'est pas mort pour lui car il ne l'a jamais connu vivant et qu'il faut savoir décrocher de temps en temps. Franz confie que par moment, il oublie qu'il est fan d'Elvis tellement il est professionnel dans Elvis.

Enfin, Isabelle, 41 ans, secrétaire dans un lycée, douze (oui, douze !) chihuahuas. Sa famille, ce sont donc ces immondes petites merdes à poil, qui se trimbalent partout dans la maison et ont une méganiche commune. En fait, elle a commencé à avoir des chiens au départ de son fils, avec qui elle n'a plus de contact. On voit là une origine psychologique évidente. Elle va sortir avec ses chiens, alors elle prépare la malle d'urgence : de l'eau, des lingettes au cas où une poussière se logerait dans l'oeil d'un pauvre chéri, du miam, des sachets à vomi ... Pour sortir, ils ont aussi une tenue spéciale : des colliers faits à partir de bracelets d'Isabelle. C'est proprement hallucinant, elle marche chez elle et a la dizaine de miniclebs qui la suivent, elle prend un truc et ils se mettent tous autour d'elle et grimpent sur les jambes, c'est un spectacle permanent. Pour trimbaler les chiens, la voiture, mais une fois dehors, pas question d'avoir dix laisses, alors ils se mettent tous dans une poussette et peuvent chahuter sans s'en aller. En fait de sortie, ils vont dans une animalerie, acheter un truc à pouet et une tétine pour Calypso qui avait perdu la sienne. Calypso est dans les plus vifs avec Picasso, donc elle ne laisse pas les enfants jouer avec, en revanche, avec Tabatha ou Nikita, pas de problème. Isabelle nous confie qu'ils ont tous des cadeaux à Noël, même quand elle n'en a pas. Là, instant terrible, à plusieurs degrés. D'abord, Fantasia a disparu, grosse angoisse chez Isabelle qui cherche partout dans la maison avec une musique qui file les jetons. Et là où ça devient magique, c'est qu'au même moment, le bandeau déroulant Alerte enlèvement est mis en route pour signaler la disparition d'un bébé de 15 jours à l'hôpital de Montfermeil. Vraiment, au moment où on en sensé s'inquiéter de la disparition de Fantasia, c'est très classe. En fait, la disparue était dans la niche.

Il est temps d'apporter le plateau repas dans le salon, tous les chiens se mettent sur le canapé et Isabelle leur donne à chacun sa gamelle. Si Fantasia, Tabatha, Nikita, Willow, Calypso, Picasso et Wesley sont là, Praline est restée dans la salle des bains où elle veille sur ses deux chiots, nés la veille. Isabelle vient la voir et se félicite qu'elle lui laisse approcher des chiots ("c'est comme quand un enfant vient offrir son caca, c'est une étape importante dans sa vie, il suffit de lire Françoise Dolto", Françoise Dolto dont il faudrait toujours rappeler que son éducation a donné le chanteur Carlos). Tout le monde au lit, les chiens et Isabelle dorment dans la même chambre, les garçons dans le lit bleu, les filles dans le lit rose, et un espèce de talkie-walkie pour bébé avec la salle de bains et Praline. Isabelle vient même border les chiens. Le lendemain, sortie chez le vétérinaire et comme il fait froid, on met les manteaux aux chiens mais rien n'y fait, la piqûre les fait encore pleurer, c'est dur pour Isabelle ("j'ai l'impression d'être une mauvaise maman"). Au passage, on a vu la chambre d'Isabelle, dont la déco est celle d'un gamine fan de Disney, qu'elle explique être une thérapie envers l'enfance qu'elle aurait aimé avoir et qu'elle n'a pas eu. Elle attend encore de renouer le contact avec son fils et elle confirme que ses chiens sont une sorte de remplacement. Du coup, comme elle reconnaît tout, la psy ne rien de plus à dire, ce qui ne l'empêche pas de parler quand même.

par Schweinnie publié dans : telepoubelle
ajouter un commentaire commentaires (31)    créer un trackback recommander

Calendrier

Janvier 2007
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>

Recherche

Blog : Consommation sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus