c'est quand même autre chose que le documentaire de Rotman sur Chirac
Marlène a 19 ans et depuis 5 ans, elle est boulimique et anorexique à la fois. Elle voudrait bien arrêter mais elle ne se sent pas soutenue par sa mère. "J'ai l'impression qu'il y a quelqu'un dans moi et que quand j'ai fini de vomir, je suis moi", non, ce n'est pas la bande-annonce d'Alien mais la vision de Marlène sur son trouble. La mère, Jeannine, aimerait que ça cesse mais avec sa fille, elle s'y prend vraiment comme une patate car elle ne comprend pas le manque d'affection de sa fille. Par exemple, Marlène lui reproche de ne pas montrer de photo d'elle quand elle était grosse et qu'elle est fière d'en montrer actuelles car elle a perdu. En fait, Marlène a vécu avec sa mamie, voisine de sa mère qui travaillait beaucoup. A 11 ans, la famille déménage mais sa mamie lui manque, elle obtient de vivre chez elle mais se sent délaissée par ses parents, du coup. Elle compense en mangeant, arrive à 90 kg pour 1m65 puis veut maigrir et devient anorexique. Une fois qu'elle a pris conscience de ce problème, elle change et devient boulimique, boulimie qui lui a fait arrêter ses études il y a un an et pour ses soirées, elle s'empiffre. Pire, avant de passer à table, elle se change pour enfiler des tenues militaires et écouter de la techno.
Elle essaye de renouer avec sa mère mais l'autre ne veut pas la voir en pleine crise de boulimie, alors le non-dit continue car la fille préfère la boulimie à sa mère et Jeannine préfère ne pas la voir à la voir en pleine crise. Cette discutaille, ça retarde la crise alors la tension monte en Marlène qui entame son dîner à 21H45, avec à peu près tout ce qui traîne dans le frigo. D'abord, la salade et les légumes car c'est le moins calorique, au total, elle engloutit sous nos yeux l'équivalent de quatre repas. A peine sortie de table, elle va vomir (mais ça, on ne le voit pas) puis retourne manger, le tout dure à peu près quatre heures. La grand-mère, Emma est là aussi, mais elle ne sait plus quoi faire pour qu'elle s'en sorte, alors elle pleure devant la caméra. Marlène ayant fini sa crise, elle va voir Emma et pleurer, avec toujours la caméra qui filme. Une nuit passe et Marlène va discuter avec sa mère pour comprendre pourquoi elle a été élevée par sa grand-mère, elle lui reproche de la laisser avec Emma sans s'occuper d'elle puis de l'avoir abandonnée chez elle à 11 ans. Après ce déballage, elle pense que le plus dur est fait et pour le vérifier, elle va essayer de manger avec sa grand-mère, pour la première fois depuis six mois mais Emma lui fait une réflexion sur le peu qu'elle mange, Marlène la menace d'aller vomir si elle mange plus, puis tout se calme.
Jessica, une ancienne copine de Marlène, vient la voir pour évoquer les bons moments, ceux d'avant la maladie. Pendant ce temps, Jeannine et Emma se retrouvent et cette dernière engueule sa fille car elle ne comprend pas Marlène et ne sait pas s'y prendre avec elle. Jeannine comprend que Marlène attend de la tendresse de sa part, alors elle va faire un effort. Pour commencer, elle l'emmène faire du bateau, Marlène pleure, piano en fond sonore, zoom sur les yeux qui pleurent. Mais l'heure de la crise approche, elles rentrent sans s'adresser la parole et Marlène recommence à se bâfrer, tout étant encore filmé, mais elle ne ressent pas de malaise ensuite, ce qui est un léger mieux. Et le lendemain, tout recommence, Marlène reproche à Jeannine de lui avoir organisé une sortie sans la prévenir, de l'infantiliser, de la sortir de force, de la considérer comme une charge, car Jeannine offre le billet de cinéma ou l'entrée en boîte aux amis de Marlène pour qu'ils l'accompagnent. Alors, et ça faisait quatre mois qu'on l'attendait, Catherine Müller, la pipo-psy est de retour ! Jeannine, pressée par la psy, explique à Marlène qu'elle l'a laissée souvent à Emma car elle est née le lendemain de la mort de son grand-père et là, comme par magie, plus de tension dans la famille, Marlène va se soigner, fini, à plus les soucis.
Après les troubles psychologiques, le couple en détresse ! Olivier et Anaïs ne s'entendent plus depuis la naissance de leur fils Kelian (bizarrement, ce n'est pas à cause de son prénom qu'ils se querellent). Anaïs reproche à Olivier de ne pas assumer son nouveau rôle tandis qu'Olivier reproche à Anaïs d'être devenue possessive. En plus, il y a quelques mois, Olivier a subi un accident du travail et est toute la journée à la maison, avec la femme et le fils, donc c'est toute la journée la dispute. Par exemple, le fils pleure, Olivier veut lui donner à manger mais Anaïs lui dit qu'il n'a pas faim mais sommeil, réponse de la femme : "c'est mon fils, je le connaît plus par coeur que toi, tu ne calcules pas ce qu'il a". Autre problème, Anaïs veut regarder la télé mais Olivier joue à la console, alors elle le fait chier jusqu'à ce qu'il cède, elle prend la télécommande, il triture les boutons de la téloche, et ça dure vingt minutes.
Olivier a rendez-vous avec un copain mais Anaïs refuse car il y a les courses à faire, le ton monte et Olivier décide de faire comme il veut : "j'te dois rien du tout !" Finalement, ils vont tous les deux faire les courses, chaque sujet est l'occasion de faire une réflexion désagréable, Olivier menace de rupture, Anaïs lui rejette la faute car elle ne veut pas rompre, mais chacun est d'accord pour dire que c'est à Anaïs de changer. Mais si elle a cédé sur le coup, à tête reposée, devant son feuilleton et en l'absence d'Olivier, elle commence à se dire qu'il faudrait voir à ne pas aller trop loin des fois que ce ne soit pas possible de revenir. Après une discussion au calme avec Olivier, elle reconnaît qu'elle est souvent celle qui fait tout partir en vrille et promet qu'elle va vraiment changer.
Lendemain matin, on arrive et Olivier lance un "j't'emmerde" virulent à Anaïs et il poursuit alors elle le traite de gamin, réponse : "si j'suis un gamin, tu te casses" et commence alors un grand moment de "non, ce n'est pas à moi de me barrer, c'est toi qui dois dégager". On ne sait même pas comment c'est parti, mais on voit bien comment ça risque de finir, Anaïs tente des pourparlers de cessez-le-feu mais Olivier refuse de lui parler. Mais finalement, c'est Olivier qui se lâche, lui reproche d'être toujours sur son dos, et il va au stade de foot pour se calmer. Sur le chemin, il voit Anaïs et la poussette au loin derrière, il pense qu'elle le suit et veut la piéger en l'appelant, elle lui dit que non, elle ne le suit pas, elle rejoignait une copine au stade. Evidemment, c'est du bidon, il n'y a personne au stade et Anaïs se lance dans des explications incompréhensibles, Olivier voit bien le pipo mais il est touché quand même par la démarche. Pour la peine, le soir, il l'invite au restaurant pour fêter les deux ans de leur rencontre, mais la déclaration d'amour d'Olivier et Lara Fabian en fond sonore, c'est trop d'émotion pour Anaïs qui chiale. Mais Olivier, il veut bien être gentil, cependant l'absence de déclaration en retour d'Anaïs le déçoit et il lui reproche ouvertement : "les seuls pas que tu fais, c'est en arrière." "Non, c'est sur le côté, j't'esquive."
Lendemain matin ... dispute ! Anaïs veut faire le ménage, Olivier veut jouer à la console, ça repart, Anaïs regrette : "dire qu'il y a deux ans, on s'est rencontré", réponse immédiate : "il y a deux ans, on aurait mieux fait de s'éviter". Et chacun de menacer l'autre de rupture s'il ne change pas. La pipo-psy arrive alors sur son cheval blanc à pois mauves, elle montre les images au couple consterné, Anaïs : "je me trouve débile", c'est normal, le montage est fait pour. Explication de la psy : ils ne savent pas exprimer leur amour, alors ils montent un clash artificiellement pour mieux se réconcilier ensuite. Olivier est alors sommé de parler de son enfance, il était toujours grondé à la maison, alors il a enfoui sa tendresse et ses aveux le font pleurer tandis qu'Anaïs ne réagit pas. La psy nomme alors un autre problème : quand il y en a un qui a besoin de quelque chose, l'autre fait le contraire. Conclusion : chacun doit faire des efforts envers l'autre. Prix de la consultation : un mois de honte en sortant dans la rue.
Ensuite, une histoire de recherche de demi-frère perdu de vue et qu'elle retrouve à la fin, et c'est le moment de la rediffusion après coup. Je ne sais plus si je les ai traités, alors, dans le doute, on recommence. C'est un couple avec un cas de jalousie assez balaise, comme un poussin (mais balaise aussi, le poussin). Véronique ne supporte pas que Fabien voit ou approche ou imagine ou quoi que ce soit une autre femme. Ainsi, quand Fabien veut s'acheter un pantalon, il n'a pas le droit de laisser la vendeuse prendre les mesures "ouais, ben ça te plait, de te faire tripoter par une fille ?!" Evidemment, Fabien en a bien marre, de ce traitement. Un matin, Fabien a une course à faire mais au bout de vingt minutes, il reçoit un SMS de reproches comme quoi il fait exprès. Il fait exprès de quoi, on l'ignore, mais il fait exprès. Il l'appelle, embrouille à distance et vu la quantité de parole de Fabien, Véronique doit parler beaucoup et fort. Et pourtant, il fait des efforts, Fabien ! Il veut acheter un magasine de bagnoles, mais il choisit celui où il y a le moins de femmes en petite tenue. Ça ne suffit pas, Véronique lui fait la tronche car il a été trop long, il a acheté un truc quasi porno ("en quoi ça t'intéresse ? c'est pour les célibataires, ton magasine de cul !"), Fabien a beau montré la stupidité de l'accusation ("ça t'excite, des roues ?") mais Véronique tranche clairement : "et tu l'as trouvé tout de suite, ce magasine ? Tu n'es pas passé devant d'autres journaux avant ?!"
Tout le monde se calme et on va se balader entre centre ville l'après-midi mais Fabien, qui conduit, se fait encore engueuler comme quoi il regarde une fille (bon, elle est en moto juste devant la bagnole, donc il vaut mieux la zyeuter sous peine de la renverser). Ça continue en ville, Fabien a obligation de marcher en baissant les yeux, pour ne pas "voir les fesses d'une fille en face". Le pire, c'est que Véronique est consciente de sa jalousie et elle veut s'en débarrasser, pour cela, elle invite Fabien à aller choisir des sous-vêtements pour femmes enceintes avec elle. Et là, c'est le drame, elle reproche à Fabien de regarder les affiches sur les murs de la boutique, de mater les mannequins en plastoc (ceux où il n'y a qu'un tronc, très érotique, en effet), elle l'accuse de ne venir que pour les pancartes et elle décide de partir tout de suite, sans avoir le temps de choisir quoi que ce soit.
Le soir, la famille vient manger, la soeur de Véronique a invité une amie mais le frère de Véronique n'ayant pas pu venir, elle refuse que Fabien mange avec eux, car c'est le seul garçon et qu'il va forcément avoir des pensées salaces envers les convives. Evidemment, et la présence des caméras n'y est bien sûr pour rien, la jalousie de Véronique devient le premier sujet de conversation. Le lendemain, on réessaye, cette fois pour acheter un DVD mais Véronique veut retoquer le premier choix car ça se passe à la plage, donc avec des filles dénudées, mais elle veut bien essayer quand même. Fabien veut prendre un DVD de Friends mais comme il y a des filles en mini-jupes dedans, ce sera non et un non catégorique. Il veut regarder les nouveautés sorties, elle pique une crise et décide qu'il est grand temps de rentrer. Une fois rentré, Véronique regarde le DVD pour savoir s'il est conforme à ses recommandations. Verdict : censure, on voit des dos féminins, des femmes qui dansent, non, ce n'est pas possible. Après une demi-heure de négociation, Véronique accepte de regarder le film ensemble mais à la première scène, Véronique passe à la suivante car il y a une fille en mini-jupe, elle fait le résumé de la scène censuré mais ça ne suffit pas pour Fabien. Elle accepte alors de regarder la scène interdite, mais Fabien doit baisser les yeux, hélas, il refuse alors que Véronique a fait des efforts : "j'essaye de trouver les solutions".
Arrivée de la pipo-psy, visionnage des images tournées par TF1 et Véronique se sent toute ridicule, d'un coup. Alors on fait un test : Véronique doit laisser Fabien feuilleter des magasines et elle y parvient laborieusement. Deuxième exercice : ils vont en ville (avec des gens partout), la psy et Véronique marchent quelques mètres devant Fabien et elle doit le laisser lever les yeux. Elle panique en remarquant des magasins de lingerie de part et d'autre de la rue, alors la psy décide d'obliger Fabien à regarder une devanture. Un an plus tard, le gosse est bien né, ça, c'est normal et on s'y attendait. Véronique a progressé, elle se trouve rétrospectivement ridicule, même si elle sent qu'elle doit continuer à évoluer positivement. Du coup, Fabien est plus confiant en l'avenir, vu qu'il a plus de liberté. Véronique lui montre même des modèles de lingerie qui lui plaisent, c'est la fête, c'est la joie, c'est le bonheur, merci Confessions intimes !
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