Mardi 24 octobre 2006

c'est quand même autre chose que le documentaire de Rotman sur Chirac

Marlène a 19 ans et depuis 5 ans, elle est boulimique et anorexique à la fois. Elle voudrait bien arrêter mais elle ne se sent pas soutenue par sa mère. "J'ai l'impression qu'il y a quelqu'un dans moi et que quand j'ai fini de vomir, je suis moi", non, ce n'est pas la bande-annonce d'Alien mais la vision de Marlène sur son trouble. La mère, Jeannine, aimerait que ça cesse mais avec sa fille, elle s'y prend vraiment comme une patate car elle ne comprend pas le manque d'affection de sa fille. Par exemple, Marlène lui reproche de ne pas montrer de photo d'elle quand elle était grosse et qu'elle est fière d'en montrer actuelles car elle a perdu. En fait, Marlène a vécu avec sa mamie, voisine de sa mère qui travaillait beaucoup. A 11 ans, la famille déménage mais sa mamie lui manque, elle obtient de vivre chez elle mais se sent délaissée par ses parents, du coup. Elle compense en mangeant, arrive à 90 kg pour 1m65 puis veut maigrir et devient anorexique. Une fois qu'elle a pris conscience de ce problème, elle change et devient boulimique, boulimie qui lui a fait arrêter ses études il y a un an et pour ses soirées, elle s'empiffre. Pire, avant de passer à table, elle se change pour enfiler des tenues militaires et écouter de la techno.

Elle essaye de renouer avec sa mère mais l'autre ne veut pas la voir en pleine crise de boulimie, alors le non-dit continue car la fille préfère la boulimie à sa mère et Jeannine préfère ne pas la voir à la voir en pleine crise. Cette discutaille, ça retarde la crise alors la tension monte en Marlène qui entame son dîner à 21H45, avec à peu près tout ce qui traîne dans le frigo. D'abord, la salade et les légumes car c'est le moins calorique, au total, elle engloutit sous nos yeux l'équivalent de quatre repas. A peine sortie de table, elle va vomir (mais ça, on ne le voit pas) puis retourne manger, le tout dure à peu près quatre heures. La grand-mère, Emma est là aussi, mais elle ne sait plus quoi faire pour qu'elle s'en sorte, alors elle pleure devant la caméra. Marlène ayant fini sa crise, elle va voir Emma et pleurer, avec toujours la caméra qui filme. Une nuit passe et Marlène va discuter avec sa mère pour comprendre pourquoi elle a été élevée par sa grand-mère, elle lui reproche de la laisser avec Emma sans s'occuper d'elle puis de l'avoir abandonnée chez elle à 11 ans. Après ce déballage, elle pense que le plus dur est fait et pour le vérifier, elle va essayer de manger avec sa grand-mère, pour la première fois depuis six mois mais Emma lui fait une réflexion sur le peu qu'elle mange, Marlène la menace d'aller vomir si elle mange plus, puis tout se calme.

Jessica, une ancienne copine de Marlène, vient la voir pour évoquer les bons moments, ceux d'avant la maladie. Pendant ce temps, Jeannine et Emma se retrouvent et cette dernière engueule sa fille car elle ne comprend pas Marlène et ne sait pas s'y prendre avec elle. Jeannine comprend que Marlène attend de la tendresse de sa part, alors elle va faire un effort. Pour commencer, elle l'emmène faire du bateau, Marlène pleure, piano en fond sonore, zoom sur les yeux qui pleurent. Mais l'heure de la crise approche, elles rentrent sans s'adresser la parole et Marlène recommence à se bâfrer, tout étant encore filmé, mais elle ne ressent pas de malaise ensuite, ce qui est un léger mieux. Et le lendemain, tout recommence, Marlène reproche à Jeannine de lui avoir organisé une sortie sans la prévenir, de l'infantiliser, de la sortir de force, de la considérer comme une charge, car Jeannine offre le billet de cinéma ou l'entrée en boîte aux amis de Marlène pour qu'ils l'accompagnent. Alors, et ça faisait quatre mois qu'on l'attendait, Catherine Müller, la pipo-psy est de retour ! Jeannine, pressée par la psy, explique à Marlène qu'elle l'a laissée souvent à Emma car elle est née le lendemain de la mort de son grand-père et là, comme par magie, plus de tension dans la famille, Marlène va se soigner, fini, à plus les soucis.

Après les troubles psychologiques, le couple en détresse ! Olivier et Anaïs ne s'entendent plus depuis la naissance de leur fils Kelian (bizarrement, ce n'est pas à cause de son prénom qu'ils se querellent). Anaïs reproche à Olivier de ne pas assumer son nouveau rôle tandis qu'Olivier reproche à Anaïs d'être devenue possessive. En plus, il y a quelques mois, Olivier a subi un accident du travail et est toute la journée à la maison, avec la femme et le fils, donc c'est toute la journée la dispute. Par exemple, le fils pleure, Olivier veut lui donner à manger mais Anaïs lui dit qu'il n'a pas faim mais sommeil, réponse de la femme : "c'est mon fils, je le connaît plus par coeur que toi, tu ne calcules pas ce qu'il a". Autre problème, Anaïs veut regarder la télé mais Olivier joue à la console, alors elle le fait chier jusqu'à ce qu'il cède, elle prend la télécommande, il triture les boutons de la téloche, et ça dure vingt minutes.

Olivier a rendez-vous avec un copain mais Anaïs refuse car il y a les courses à faire, le ton monte et Olivier décide de faire comme il veut : "j'te dois rien du tout !" Finalement, ils vont tous les deux faire les courses, chaque sujet est l'occasion de faire une réflexion désagréable, Olivier menace de rupture, Anaïs lui rejette la faute car elle ne veut pas rompre, mais chacun est d'accord pour dire que c'est à Anaïs de changer. Mais si elle a cédé sur le coup, à tête reposée, devant son feuilleton et en l'absence d'Olivier, elle commence à se dire qu'il faudrait voir à ne pas aller trop loin des fois que ce ne soit pas possible de revenir. Après une discussion au calme avec Olivier, elle reconnaît qu'elle est souvent celle qui fait tout partir en vrille et promet qu'elle va vraiment changer.

Lendemain matin, on arrive et Olivier lance un "j't'emmerde" virulent à Anaïs et il poursuit alors elle le traite de gamin, réponse : "si j'suis un gamin, tu te casses" et commence alors un grand moment de "non, ce n'est pas à moi de me barrer, c'est toi qui dois dégager". On ne sait même pas comment c'est parti, mais on voit bien comment ça risque de finir, Anaïs tente des pourparlers de cessez-le-feu mais Olivier refuse de lui parler. Mais finalement, c'est Olivier qui se lâche, lui reproche d'être toujours sur son dos, et il va au stade de foot pour se calmer. Sur le chemin, il voit Anaïs et la poussette au loin derrière, il pense qu'elle le suit et veut la piéger en l'appelant, elle lui dit que non, elle ne le suit pas, elle rejoignait une copine au stade. Evidemment, c'est du bidon, il n'y a personne au stade et Anaïs se lance dans des explications incompréhensibles, Olivier voit bien le pipo mais il est touché quand même par la démarche. Pour la peine, le soir, il l'invite au restaurant pour fêter les deux ans de leur rencontre, mais la déclaration d'amour d'Olivier et Lara Fabian en fond sonore, c'est trop d'émotion pour Anaïs qui chiale. Mais Olivier, il veut bien être gentil, cependant l'absence de déclaration en retour d'Anaïs le déçoit et il lui reproche ouvertement : "les seuls pas que tu fais, c'est en arrière." "Non, c'est sur le côté, j't'esquive."

Lendemain matin ... dispute ! Anaïs veut faire le ménage, Olivier veut jouer à la console, ça repart, Anaïs regrette : "dire qu'il y a deux ans, on s'est rencontré", réponse immédiate : "il y a deux ans, on aurait mieux fait de s'éviter". Et chacun de menacer l'autre de rupture s'il ne change pas. La pipo-psy arrive alors sur son cheval blanc à pois mauves, elle montre les images au couple consterné, Anaïs : "je me trouve débile", c'est normal, le montage est fait pour. Explication de la psy : ils ne savent pas exprimer leur amour, alors ils montent un clash artificiellement pour mieux se réconcilier ensuite. Olivier est alors sommé de parler de son enfance, il était toujours grondé à la maison, alors il a enfoui sa tendresse et ses aveux le font pleurer tandis qu'Anaïs ne réagit pas. La psy nomme alors un autre problème : quand il y en a un qui a besoin de quelque chose, l'autre fait le contraire. Conclusion : chacun doit faire des efforts envers l'autre. Prix de la consultation : un mois de honte en sortant dans la rue.

Ensuite, une histoire de recherche de demi-frère perdu de vue et qu'elle retrouve à la fin, et c'est le moment de la rediffusion après coup. Je ne sais plus si je les ai traités, alors, dans le doute, on recommence. C'est un couple avec un cas de jalousie assez balaise, comme un poussin (mais balaise aussi, le poussin). Véronique ne supporte pas que Fabien voit ou approche ou imagine ou quoi que ce soit une autre femme. Ainsi, quand Fabien veut s'acheter un pantalon, il n'a pas le droit de laisser la vendeuse prendre les mesures "ouais, ben ça te plait, de te faire tripoter par une fille ?!" Evidemment, Fabien en a bien marre, de ce traitement. Un matin, Fabien a une course à faire mais au bout de vingt minutes, il reçoit un SMS de reproches comme quoi il fait exprès. Il fait exprès de quoi, on l'ignore, mais il fait exprès. Il l'appelle, embrouille à distance et vu la quantité de parole de Fabien, Véronique doit parler beaucoup et fort. Et pourtant, il fait des efforts, Fabien ! Il veut acheter un magasine de bagnoles, mais il choisit celui où il y a le moins de femmes en petite tenue. Ça ne suffit pas, Véronique lui fait la tronche car il a été trop long, il a acheté un truc quasi porno ("en quoi ça t'intéresse ? c'est pour les célibataires, ton magasine de cul !"), Fabien a beau montré la stupidité de l'accusation ("ça t'excite, des roues ?") mais Véronique tranche clairement : "et tu l'as trouvé tout de suite, ce magasine ? Tu n'es pas passé devant d'autres journaux avant ?!"

Tout le monde se calme et on va se balader entre centre ville l'après-midi mais Fabien, qui conduit, se fait encore engueuler comme quoi il regarde une fille (bon, elle est en moto juste devant la bagnole, donc il vaut mieux la zyeuter sous peine de la renverser). Ça continue en ville, Fabien a obligation de marcher en baissant les yeux, pour ne pas "voir les fesses d'une fille en face". Le pire, c'est que Véronique est consciente de sa jalousie et elle veut s'en débarrasser, pour cela, elle invite Fabien à aller choisir des sous-vêtements pour femmes enceintes avec elle. Et là, c'est le drame, elle reproche à Fabien de regarder les affiches sur les murs de la boutique, de mater les mannequins en plastoc (ceux où il n'y a qu'un tronc, très érotique, en effet), elle l'accuse de ne venir que pour les pancartes et elle décide de partir tout de suite, sans avoir le temps de choisir quoi que ce soit.

Le soir, la famille vient manger, la soeur de Véronique a invité une amie mais le frère de Véronique n'ayant pas pu venir, elle refuse que Fabien mange avec eux, car c'est le seul garçon et qu'il va forcément avoir des pensées salaces envers les convives. Evidemment, et la présence des caméras n'y est bien sûr pour rien, la jalousie de Véronique devient le premier sujet de conversation. Le lendemain, on réessaye, cette fois pour acheter un DVD mais Véronique veut retoquer le premier choix car ça se passe à la plage, donc avec des filles dénudées, mais elle veut bien essayer quand même. Fabien veut prendre un DVD de Friends mais comme il y a des filles en mini-jupes dedans, ce sera non et un non catégorique. Il veut regarder les nouveautés sorties, elle pique une crise et décide qu'il est grand temps de rentrer. Une fois rentré, Véronique regarde le DVD pour savoir s'il est conforme à ses recommandations. Verdict : censure, on voit des dos féminins, des femmes qui dansent, non, ce n'est pas possible. Après une demi-heure de négociation, Véronique accepte de regarder le film ensemble mais à la première scène, Véronique passe à la suivante car il y a une fille en mini-jupe, elle fait le résumé de la scène censuré mais ça ne suffit pas pour Fabien. Elle accepte alors de regarder la scène interdite, mais Fabien doit baisser les yeux, hélas, il refuse alors que Véronique a fait des efforts : "j'essaye de trouver les solutions".

Arrivée de la pipo-psy, visionnage des images tournées par TF1 et Véronique se sent toute ridicule, d'un coup. Alors on fait un test : Véronique doit laisser Fabien feuilleter des magasines et elle y parvient laborieusement. Deuxième exercice : ils vont en ville (avec des gens partout), la psy et Véronique marchent quelques mètres devant Fabien et elle doit le laisser lever les yeux. Elle panique en remarquant des magasins de lingerie de part et d'autre de la rue, alors la psy décide d'obliger Fabien à regarder une devanture. Un an plus tard, le gosse est bien né, ça, c'est normal et on s'y attendait. Véronique a progressé, elle se trouve rétrospectivement ridicule, même si elle sent qu'elle doit continuer à évoluer positivement. Du coup, Fabien est plus confiant en l'avenir, vu qu'il a plus de liberté. Véronique lui montre même des modèles de lingerie qui lui plaisent, c'est la fête, c'est la joie, c'est le bonheur, merci Confessions intimes !

par Schweinnie publié dans : telepoubelle
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Dimanche 22 octobre 2006

Hasta la SMS surtaxé siempre !

Pour l'entrée en scène, les respectables et sains d'esprit (donc, les pas nominés) entonnent Tout pour ma chérie, avec des perruques blondes bouclés empruntées à Carles Puyol et des lunettes de soleil, tout ça pour très mal ressembler à Couscous de Podium qui lui-même ressemblait très mal à Polnareff. Car c'est une soirée Polnareff, mais sans Polnareff alors pour compenser, on a une très belle liste d'invités, à se demander comment on pourra faire dans une semaine, d'ailleurs, ce n'est pas possible, on arrête ce soir. Non ? Tant pis, ça valait le coup d'essayer. Le tableau est tellement relevé que Michael Jones a préféré ne pas venir. Et un Top 5, un !
1 Cynthia, pour changer
2 Cyril, pour son travestissement qui sent l'engagement par Michou
3 Dominique, sucer le suceur, par transitivité, ça sert
4 Gaël, qui s'améliore depuis qu'il ne fait plus de flamenco-pop
5 Elfy, drôle d'idée de bien se maquiller pour reprendre du Jeanne Mas

"Elle a une voix sublime, une voix envoûtante". Ah oui, les présentations de Nikos, c'est plus dur à trouver que les questions de Julien Lepers ! Là, il fallait trouver Lara Fabian qui hurle à la mort Tout avec Cyril. Et Lara Fabian qui chante Tout, c'est Lara Fabian qui chante trop. Pour l'émotion, le mur d'eau derrière a été actionné, et puis ça fait isolation sonore pour ceux qui bossent en coulisses, d'ailleurs, ils devraient se voir reconnaître le statut de travail pénible, avec une retraite spéciale et tout. Pascal Nègre : "Lara Fabian est une des plus grandes artistes dans le monde", le monde, je te laisse constater.

Elle est une des plus grandes stars du monde, Lara Fabian, mais elle n'a pas droit à un magnéto spécial à sa gloire, au contraire de Fergie des Black Eyed Peas. Passionnante, cette séquence, on voit qu'avec son groupe, elle a reçue une récompense des mains de Victoria Abril et Shrek (oui, oui, le monstre vert en personne). Et comme TF1 est vraiment fière de recevoir des gens mondialement connus pour de vrai, elle bénéficie également d'une entrée triomphale. En revanche, elle n'a pas pu y couper, ils l'ont forcée à chanter avec des élèves. C'était donc Shut up (très bien trouvé, comme titre, pour chanter à la Star Academy) avec un Ludovic haletant (à cause de la chorégraphie ou de la plastique de sa partenaire, on l'ignore) puis London bridge (poumbadaboum, fallait pas nous piquer les JO) avec Cynthia.

Polnareff aussi a droit à un magnéto, mais il faut dire que le premier album de la Star Academy lui est dédié totalement, il va faire son retour (sans qu'il nous ait particulièrement manqué) et visiblement, Universal ou TF1 a un max de brouzoufs à faire avec lui. Puis David et Elfy reprennent Le bal de Laze (avec un L, hein, assez de haine, citoyens !) sur une mise en scène de Kamel Ouali. Donc, on a deux rubans suspendus depuis le plafond, avec sur chacun un danseur tout nu qui s'y entortille au milieu. Aux pieds des deux chanteurs, un nuage de brouillard avec de temps en temps une tête d'un autre danseur qui dépasse, figure qui aurait mieux convenu à Tea for two. David et Elfy sont vêtus comme des mariés à la noce et sont sur un plateau tournant, ce qui donne à tout ceci un air de pièce montée, surtout avec la chantilly au sol.

Jean-Charles et Enrico Macias enchaînent sur Le mendiant de l'amour ("donnez, donnez, dooonnez moiiii, poï poï poï, lalalaï"). C’est quand même une chanson sacrément paradoxale, comment voulez-vous qu’on donne de l’amour à quelqu’un qui nous pourrit la vie en nous collant une chanson pareille dans la tête ? Qu’il ne vienne pas se plaindre, l’autre, s’il en est là, c’est de sa faute et rien d’autre !

Place à la nominée, Judith (aka "jeune pisseuse") qui elle aussi doit vomir (non, rendre, quoique vomir, ça va aussi) hommage à Polnareff avec La poupée qui fait non (pas bien le non, ça va faire la guerre et la fin du monde). Alors, il faut aussi voir que Judith, quand elle fait non, la tête est immobile et les épaules bougent en translation rectiligne, ça ne ressemble à rien, mais on doit comprendre que c'est comme non, mais qu'il faut regarder la caméra, elle a dit, Raphie, alors on regarde la caméra.

Bon, ensuite, c'est un massacre, un vrai de vrai, un génocide, même, quelque chose qui va être utilisé lors des interrogatoires à Guatanamo, un dégueulis venu de l'enfer, une publicité subliminale pour les boules Quies, un truc à filer la honte à tous les fans de rock, une vengeance post mortem des Beatles, quelque chose qui va m'empêcher de dormir pendant une semaine. Pascal Mono, le faux rockeur qui louche de l'an dernier, et Dominique qui exécutent sans procès Satisfaction. Nikos conclut en expliquant qu'il y avait un problème de son, moi, j'aurais dit qu'il y avait surtout un problème de chanteur. Et puis, il faudra m'expliquer aussi pour quelles obscures raisons Dominique a mis un filet de dragées géant comme jupe.

Un peu de pub et on retrouve Cynthia en compagnie de Kim Wilde (qui est donc encore de ce monde) pour Kids in America avec autour des deux, des danseurs en bermudas aux couleurs du drapeau de la nation de Britney Spears et à côté, deux rampes sur lesquelles Taig Kris (oui, oui, il est là) fait des figures en roller. Ils ne savent vraiment plus quoi inventer ! Nikos : "merci Kim, on vous aime ici, on connait toutes vos chansons, Cambodia, euh ... toutes vos chansons, on vous adore, merci Kim Wilde !" Les enfants en Amérique, je vous laisse constater.

Magnéto sur la "complicité" (ouais, ouais, on se comprend) entre Ludovic et Dominique et on les retrouve immédiatement sur Je te donnerai, encore du Polnareff, c'est le thème de la soirée. Nikos et le jury en feront encore des tonnes sur leur "complicité", on voudrait nous faire croire qu'ils s'emmanchent en douce qu'on ne s'y prendrait pas autrement.

Quant à Elfy, elle se voit attribuer du RnB avec Me and you, en compagnie de Cassie qui utilise le carré élévateur au centre de la scène pour entrer en scène (c'est quand même plus classe d'apparaître sans bouger plutôt que de prendre l'escalier). Elfy est évidemment en dedans (en anglais et pas du tout dans son style) et l'autre, ben, elle s'use, Cassie (tchikaboum).

Deuxième nominé, Brice (aka "rebelle en peau de lapin") et, comme TF1 est prête à toutes les audaces, il concourt sur une chanson censurée et provocatrice. Bon, censurée et provocatrice il y a vingt ans, il ne faut pas trop pousser quand même ! Il défend en effet ses chances sur Je veux simplement faire l'amour avec toi, et avant de chanter, il dit son amour pour sa maman, Sigmund Freud, je te laisse constater.

Petit magnéto sur le retour en force de Gaël et on va encore plus loin dans le courage artistique. Je récapitule, on est sur TF1, plusieurs millions de téléspectateurs, prime time, émission phare, tout ça et Gaël interprète, Hasta siempre, une chanson à la gloire de Che Guevara ! Ça va se finir avec Olivier Besancenot en parrain de la nouvelle saison des Queer, c'est moi qui vous le dis ! Gaël, les éphèbes danseurs et les bonnasses danseuses entrent sur un 4x4 (merci pour la pollution et les trois piétons écrasés), non pas avec, mais bien sur, assis sur le capot, le machin avançant tout seul. Ensuite, on ne peut que regretter que Gaël, avec sa veste kaki de colonel et son bandana noir de révolutionnaire ne participe pas aux chorégraphies, la troupe de Kamel Ouali s'ébattant joyeusement aux quatre coins de la scène (avec, en guest star, deux Yamakasis, oui, oui, des vrais de vrais, qui faisaient partie du film de Besson). Bon, les paroles, on s'en fout, c'est de l'espingouin, personne ne comprend, mais quand même, TF1 se faisant chantre de la révolution prolétarienne, ça fait tout drôle. D'un autre côté, ils voulaient remercier Gaël en lui donnant quelque chose qui lui correspond, et pour les chansons en espagnol, ils avaient le choix entre celle-ci, La bomba, Asereje et Macarena. Tout de suite, on comprend mieux.

Enfin, le communisme, ça n'a qu'un temps puisque immédiatement après cette chanson, le capitalisme marchand reprend ses droits avec une bonne page du publicités. Heureusement, même dans la pub, la pensée respectable et saine d'esprit est là puisqu'on voit un extrait du brûlot de Renaud contre les bobos, yeah, c'est la lutte finale, on y croit ! Encore Dominique, cette fois avec Lara Fabian pour J'y crois encore. C'est à ce moment que les voisins demandent quand est-ce que ce boucan se termine.

Marina est encore en course, il fallait le savoir, vu qu'on ne l'avait pas encore vue de la soirée. En guise de cadeau, elle se retrouve avec Mon amour, mon coeur, c'est-à-dire quelque chose dans le même style que ce qu'elle a fait jusqu'à présent. Déjà que son rôle était imitation d'Anaïs, là, ça tourne à la contrefaçon et c'est là qu'on voit le fossé avec l'original. Et puis merde, on était parti pour faire la révolution, qu'est-ce que c'est que ce lamento de petits-bourgeois ! Camarade Marina, votre cas sera traité avec toute la gravité nécessaire par le Soviet Suprême. Bon, maintenant, ils ont tous leur note, sans Michael Jones, les notes sont divisées par quatre pour avoir la moyenne mais mettre des .25 ou .75, ça doit être trop compliqué, alors on met .3 et .8.
1 Gaël 17.3
2 Marina 17
3 Cyril 16.8
4 Cynthia 15.8
  Jean-Charles
6 Dominique 15.3
7 Ludovic 15
8 David 14.3
  Elfy
Pas de rattrapage à partir de la semaine prochaine, les trois premiers sont tranquilles, David et Elfy sont clairement menacés. Marina profite aussi d'avoir un peu de temps à elle dans cette soirée pour fayotter auprès de Raphaëlle Ricci qui avait été choquée par l'usage des mots "cruelle" et "vipère" à son encontre. Il ne vaudrait donc mieux pas que la fille d'Alice Dona crèche sur ce blog, ni qu'elle ne demande un avis sur elle à son clone. Notons que maintenant que la chanson dit du bien d'elle, Raphaëlle Ricci la trouve très bien et parfaitement chantée.

Magnéto à la gloire de Philippe Lelièvre et Cyril reprend Only the very best (version anglophone de SOS d'un terrien en détresse) avec Peter Kingsbury, le chanteur de Cock Robin. Inclus dans tout ça les refrains qui font mal à la tête, départ en infrasons et fin en se pressant les glaouis pour avoir la note. Lara Fabian, qui était restée dans un coin, écrase une larme et une larme de Lara Fabian, c'est à l'échelle de ses yeux.

Ensuite, on attend que Cyril se change en vitesse puis on retrouve toute la troupe (même les nominés, mais sans les éliminés) sur Y a qu'un ch'veu sur la tête à Mathieu, pour la mise en scène, c'est la même que le clip multidiffusé sur la chaîne en question. Enfin, ça reste du niveau fête de fin d'école primaire.

Au tour du dernier nominé, Nicolas (aka "FLNC"), de se changer en catastrophe et de chanter du Polnareff, en l'occurrence Qui a tué grand-maman ? Il fallait répondre le colonel Moutarde dans la cave à huîtres avec une tringle à rideaux.

Encore de la pub et Pascal Mono avec Cynthia chantent Mon époque, encore un chant subversif pour notre pure jeunesse. Enfin, dernière chanson à douze, encore de Polnareff (qui avait deux décennies d'avance sur Keyra Augustina), Lettre à France. Mais bon, on est content quand ça s'arrête aussi, car là, on frôle l'overdose. Lara Fabian vient nous offrir Aime en cadeau, merci, mais c'est trop d'honneur, vraiment, vous n'étiez pas obligée. Enfin, on a le résultat des votes : Nicolas sauvé avec 53.7% (ça sert, les votes des morts !) devant Brice avec 33.4% et Judith avec 12.9%. On passe aux staracadémiciens.
pour Brice : Dominique, Ludovic, Elfy, Cynthia, Jean-Charles, Marina
pour Judith : Gaël
Inutile de demander leur avis à David et Cyril, Judith est éjectée sans préavis, la Star Ac' est un grand CPE.

par Schweinnie publié dans : telepoubelle
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Dimanche 22 octobre 2006

on sait bien qu'ils vont finir par se shooter au DDT et se faire récupérer par Hare Krishna

On fait la fête au retour mais aussi on revient sur les votes, vu que ce fut serré. Judith : "j'ai voté pour la sincérité des gens", Marina : "moi, j'ai voté pour le talent artistique". Dans la chambre des garçons, la production a modifié l'emplacement des lits, Nicolas, Gaël et David se regroupent et prennent soin, à l'instigation de Nicolas, de mettre Ludovic à l'autre bout de la chambre, toutefois, il n'en retient aucune inimité : "je me sens comme un électron libre, je ne me sens pas mis à l'écart". Débriefing du prime time, Raphaëlle Ricci reproche à Elfy la fragilité de sa voix, preuve selon elle qu'elle ne peut pas chanter de rock (elle y tient particulièrement), dans ce cas, c'était du Vanessa Paradis mais on peut conclure sur ses capacités en rock. Elle ajoute : "on voyait que tu prenais du plaisir, mais on n'avait pas du plaisir à te voir prendre du plaisir". A Cynthia, elle lance des fleurs : "il y a très peu d'artistes qui arrivent à faire ce que tu as fait". Et c'est vrai ! Vous imaginez Gainsbourg, Renaud, Piaf ou Juliette sur des barres asymétriques ? Non, eh ben voilà. David dit qu'il a chanté sans conviction car il était convaincu qu'il allait partir et donc était déjà parti dans sa tête. Sur la chanson originale, Cruella est vesquée "ça m'a fait beaucoup de peine, ma partie", et du coup, elle boude sur son jugement "si c'est réussi ? Mouais, mais ça part un peu dans tous les sens". En cause, l'usage du qualificatif "cruel", ça l'a choquée, quand on voit tout ce qu'elle envoie dans la gueule des élèves, ça ressemble bien à du foutage de gueule. Ludovic est félicité, en revanche, il est gentil, lui. Judith est horrifiée par sa prestation avec M.Pokora car elle a des talons aiguille pour chanter contre la guerre, Raphaëlle Ricci est plus choquée par sa prestation vocale. Après, elle annonce le programme des évaluations, sur le thème des années 80 : En rouge et noir, Cargo de nuit, Partenaire particulier, Voyage voyage, Eve lève toi et Macumba. Belle liste. Mais attention, ce sont des chansons à la con, mais à faire sérieusement. Ensuite, il faut réviser mais du fait de la qualité des chansons, ça ne se fait sans entrain ni sérieux, Judith fait carrément la tronche d'un bout à l'autre.

9H, Ludovic réveille Nicolas (alors qu'il n'y a pas de cours de prévu, mais il faut travailler quand même, tout le temps, sans s'arrêter) et insiste pour qu'il se lève, Nicolas le rembarre finalement. Rebelote quand Ludovic veut organiser une répétition pour la danse, Ludovic préfère le faire dans son coin avec Gaël. Les évaluations se font donc sur des chansons des années 80 et la danse doit se terminer sur la table du jury pour qu'ils se lâchent. Gaël séduit le jury, surtout sur la danse, même si la table fait un bruit bizarre quand il saute dessus. Comme il n'est pas chien (il est attrapepoule), il prévient les autres qui flippent un peu plus encore. Judith déçoit encore, "sans proposition artistique", "elle décroche", "c'est une des plus faibles du château", morceaux choisis de Mathieu Gonet. David fait le con sur Partenaire particulier et oublie les paroles (très compliquées à retenir). Ludovic fait une version gay de Macumba, on dirait du Mickaël Youn dans la finesse, Kamel Ouali : "à chaque fois qu'il a une impro à faire, il est dans le même registre, celui de la vieille folle". Jean-Charles ajoute une fin très fine à Partenaire particulier, il fait la chanson avec un téléphone et conclut par "mais t'es une petite coquine, c'est toi tu m'allumes, salope !" Le jury est choqué, d'autant qu'il a chanté bien faux et sans articuler. Brice fait des haltères puis un bras de fer avec Kamel Ouali sur Cargo et transforme le refrain en "mais cette machine dans ma tête, machine qui twiste ma fenêtre". Marina semble encore se faire chier sur En rouge et noir et en plus, s'est bien maquillée pour chanter du Jeanne Mas, ce qui constitue une faute lourde. Cyril chante Macumba à la première personne, déguisée en fille et chauffe Mathieu Gonet et Kamel Ouali. Cyril-Macumba reste encore pour faire l'accessoire sur la prestation de Nicolas qui ne peut pas se retenir de rire. Dominique chante faux Voyage voyage et déçoit Raphaëlle Ricci mais Kamel Ouali et Philippe Lelièvre sont de l'avis opposé. Pour le cours de théâtre, Philippe Lelièvre décide de détendre l'ambiance en caricaturant chaque élève, comme Mahomet n'est pas à la Star Ac' cette année, ça va. Mais le soir venu, Nicolas recommence à casser Ludovic, à qui il reproche de trop souvent s'isoler avec Dominique pour comploter.

Pour bien démarrer la journée, cours de théâtre sur le mensonge, il faut faire une scène de ménage, l'un demande sans cesse : "t'étais où ?" et l'autre doit mentir à chaque fois (et pas un n'a eu la présence d'esprit de répondre "dans ton cul"). Cynthia a adoré et confie d'ailleurs qu'elle aimait bien mentir à son ex, qui pourra constater. Richard Cross a amené des ballons à gonfler pour travailler le souffle, ensuite, ils doivent mettre le ballon gonflé contre le ventre, la poitrine, la gorge, sur la tête et faire "mmmmh". Bataille d'eau entre Cyril, Jean-Charles et Ludovic et beaucoup de propos bipés. Les six bâtards sont annoncés pour la dernière séance de rattrapage (sinon, ils seront plus nombreux à rattraper qu'à être tranquille) : Judith, Nicolas, Marina, Brice, Jean-Charles et Ludovic. Coup dur pour Ludovic, ras-le-bol de Nicolas, incompréhension de Marina. Jean-Charles part dans un gros délire qui séduit le jury, Judith aussi fait mieux mais c'est encore faux, Brice fait un effort mais ça reste médiocre, Ludovic fait du classique mais sans faute, Marina stagne terriblement, Nicolas se marre encore et chante bien faux. Pour faire passer la soirée, Jean-Charles veut essayer la crème à épiler de Judith, Dominique, qui a été esthéticienne pendant trois ans, l'aide pour la torture, Brice teste à son tour (mais contre son gré) et hurle comme un veau à l'abattoir.

A force de râler qu'on ne la voit que se plaindre, Judith a gagné un cours particulier de bon matin avec Christophe Pinna, elle se plaint encore et dit qu'elle n'a pas besoin de ce genre d'efforts alors le prof fait mine de la laisser en plan et se barre. Finalement, elle reprend l'exercice physique et ferme sa grande gueule. Pour le cours collectif, ils font un saute-mouton. Brice se confie à David, il dit qu'il ne pense pas avoir besoin de la Star Academy, qu'il retournerait bien à l'université, ajoute plein de termes bipés et termine en salle d'interview par une philosophie stoïcienne : "j'essaye de me faire souffrance". Raphaëlle Ricci les force à chanter à contre-emploi, Brice fait C'est bon pour le moral, Nicolas Elle me contrôle, Judith Un monde parfait (Cruella lui demande d'être une nana idiote, d'avoir "un Quotient Intellectuel à zéro, je veux la représentante des cruches françaises"). Nicolas se plaint encore de Ludovic car il est en concurrence avec lui pour un duo avec Dominique et qu'elle est bien plus motivée avec l'autre. Ça déblatère méchamment sur les deux, avec notamment l'accusation de ne rester qu'entre eux et d'être très souvent en salle CSA (la fameuse salle sans caméra), bref, ça jase. Les trois nominés sont annoncés : c'est habituel pour Nicolas mais c'est la première pour Brice et Judith. Les nerfs de la peste craquent et elle a un fou rire avant d'écraser quelques larmes alors que Brice clame son envie de partir, Nicolas aussi désespère car il ne trouve pas qu'il soit plus mauvais que Jean-Charles ("Jean-Charles, c'est le plus mauvais, je lui ai dit devant sa gueule", le supporter acharné de Jean-Charles, je te laisse constater). Ils revoient leurs performances, Judith : "ben, il y a rien de spécial, quoi" ce que n'approuve pas la Gorgone : "la tristesse, c'est l'émotion la plus facile, là, on vous a demandé de changer de ce que vous faites d'habitude". Brice est désabusé : "c'était nul" alors Cruella se sent obligée d'être gentille "tu dois accepter ton corps, tu dois accepter d'être triste", ouais, en fait, elle le traite de payday. Nicolas aussi se trouve mauvais mais comme il a bien progressé depuis le départ, ça va. Dominique s'engueule au téléphone avec son copain (et en italien, mais on a les sous-titre, hé hé hé) au sujet de son rapprochement avec Ludovic, ensuite, elle vient se confier à Ludovic.

Christophe Pinna donne cette fois un cours particulier à Cyril pour qu'il perde du poids et pour le convaincre, il le fait courir lesté de cinq kilos pour qu'il sente, quand il l'enlève, comme il sera léger sans ses kilos superflus (et puis, il y a moins de travail qu'avec Magalie l'an dernier). Et pour le cours collectif, ce jour-ci, ce sera pétanque, mais avec de vraies boules qui font mal quand on les envoie dans la tête, mais sans le pastis, on ne peut pas tout avoir. Les chansons du prochain prime time sont annoncées, Gaël est horrifié à l'idée d'avoir une chorégraphie de Kamel Ouali à effectuer. Marina est aussi bougonne, elle trouve qu'on la cantonne dans son univers artistique et qu'on ne lui laisse pas en sortir. En plus, elle aimerait bien avoir des duos avec des chanteurs confirmés aussi, et pas toujours être toute seule, mais Ludovic l'engueule car elle n'a pas à se plaindre vu la chance qu'elle a d'être là et de pouvoir chanter son art devant des millions de gens et qu'il faut travailler, toujours travailler, et on peut tout avoir dans la vie. Cela n'empêche pas Marina de se plaindre quand même que ce sont toujours Cynthia, Dominique et Cyril qui ont les beaux duos et qu'elle ne supporte plus la voix de Cyril qui, en plus, chante toute la journée. Pendant ce temps, Nicolas vient dire à tout le monde que s'il n'est pas sauvé par le public, il va dégager, cela de façon totalement désintéressée. Du coup, Judith aussi voit un complot se tramer contre elle, à croire que la meute est bicéphale. Voire tricéphale car Brice itou pense à des hypocrites qui lui en veulent alors qu'il est le seul à ne pas jouer de stratégies. Tension entre Gaël et Ludovic, l'inventeur du flamenco-pop l'explique ainsi : "on arrive à un moment où il y a plein de petits trucs qui font qu'il y a un gros truc". Elfy se foire dans les répétitions : "j'étais grave cette après-midi, ma chanson était grave, je chantais grave, voilà, c'était grave, le mot de la journée". La directrice vient en personne la réconforter : "c'est comme un oiseau qui aurait ouvert la porte de sa cage, ne rentre pas dans la cage". Brice craque en cours de danse et pleure sans raison, il a peur de se planter sur le prime time, de ne pas être fait pour ce métier, de retourner dans la vie réelle : "être nominé, c'est comme un atterrissage, là, on est dans l'avion, on a fait une belle croisière mais on atterrit et on est dans une zone de turbulence". Chanteur, je ne sais pas si c'est son métier, mais philosophe ou nègre de Raffarin, ça fait deux reconversions possibles.

Kamel Ouali est venu avec ses bombasses danseuses, de quoi motiver mais aussi déconcentrer les candidats mâles. Pour le cours de Raphaëlle Ricci, l'invité est moins excitant, c'est Pascal Mono, le rockeur qui louche de l'an dernier. Bonne surprise pour les nominés, qui retrouvent leurs familles sur le plateau pour les répétitions. Judith : "chaque fois que je vois mon père, je suis trop attendrie, il est trop mignon mais en même temps, c'est mon père, j'ai des étoiles dans les yeux, c'est mon papa". En plus, Brice chante donc "je voudrais simplement faire l'amour avec toi" devant sa mère, bref, le juge Burgaud a du travail. Gaël a un coup de cafard, il demande à Christophe Pinna d'avoir un défouloir, un truc sportif où il faut cogner comme un sourd. Le prof de sport accède à sa requête, en bon papa poule (:attrapepapapoule:) qu'il est. Pour rentabiliser l'écran plasma et ses émanations gazeuses dans les microfissures, les élèves regardent des extraits des nominés, en bouffant du pop-corn et, selon les séquences, en pleurant et en se marrant comme des grosses baleines. Les staracadémiciens, c'est rien que des branleurs.

par Schweinnie publié dans : telepoubelle
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Dimanche 22 octobre 2006

et sans Jean-René Godard !

Comme ça fait une semaine que je n'ai rien posté, autant faire un petit tour d'horizon de la rentrée télévisuelle, avec son cortège de nouvelles émissions et nouvelles formules. Je ne reviens pas sur l'Arène de France au sujet duquel je me suis déjà exprimé, ni sur Esprits libres, reprise de Campus avec les mêmes avantages (apport culturel, débats, promotion d'oeuvres et artistes non commerciaux) et les mêmes inconvénients (horaire tardif, parisianisme).

Dans les émissions restées en place, on peut aussi citer Vis ma vie. Laurence Ferrari, partie sur Canal+, c'est Flavie "Minardi" Flament qui la remplace, avec deux changements. Le premier concerne le fond (pas celui qu'on touche), on a deux "reportages" (oui, là, je me sens obligé de mettre des guillemets), l'un avec une star qui fait la profession d'un quidam (et qui montre son bon coeur, cela va de soi) et l'autre avec un patron qui fait le boulot des employés (et qui découvre les affres de la condition prolétarienne). Le deuxième changement concerne la forme, fini le plateau sur lequel tous les participants se retrouvaient et tiraient un bilan à tête reposée de leur expérience, Flavie Flament se terre dans les coulisses pour tout observer et recueillir les impressions comme en temps réel. Déjà qu'avant, la personne qui se retrouvait dans le rôle de tout un chacun était suivie par une équipe télé, avec la discrétion et le naturel que ça provoque sur les autres gens, maintenant, on a en plus à dix mètres Flavie Flament et une autre équipe télé, on y croit encore plus. On notera la semaine dernière la participation de Natacha Saint-Pier en infirmière, donc il y a des gens qu'on a amenés à l'hôpital dans le cirage et à qui on leur dit, voyant une personne, "regardez, c'est Saint-Pier". C'est malin, ça ! Ça va les rassurer !

Maintenue en place aussi, Le grand journal, comme l'an dernier, comme l'année d'avant, rien ne change. Denisot est toujours aussi obséquieux, les chroniqueurs (Laurent Weil, Arianne Massenet, Frédéric Begbeider, Jean-Michel Apathie et une dernière dont je ne me souviens jamais le nom) restent lisses et consensuels. Les invités ont tout juste le temps de placer quatre phrases en rapport avec la raison de leur venue, bref, l'émission reste un joyeux remplissage entre les séquences. Du coup, l'intérêt reste dans le Zapping, le Petit Journal et tout le reste, avec une nouveauté grâce au recrutement (et c'est une bonne pioche, d'ailleurs) dans le vivier du Jamel Comedy Club, en patientant entre temps avec la troupe de boy scouts attardés. Sinon, les Guignols de l'info ont une bonne blague, en ce moment, ils en sont fiers, on y a droit depuis trois semaines : Sarkozy, il est petit. Comme les Guignols, la nouvelle Miss Météo se veut drôle mais tourne sur les mêmes blagues, on a regardé une journée, on peut revenir dans une semaine, on n'aura rien raté. Et quand il y a un ton discordant, même s'il est humoristique, ça tique dans la machine. Par exemple, quand un comique anglais vient vendre son film, faux documentaire sur un journaliste kazakh, Borat, où les gens de l'est sont tous homophobes, machistes, arriérés, truquent l'Eurovision et le Ballon d'Or et jouent au foot sur des champs de patates en pente. Donc, il est venu en Borat et a joué son personnage dans son cours passage de l'émission mais à chaque intervention (comme, désignant Ariane Massenet, "mais cette femme, ce n'est pas la vôtre ? Mais pourquoi la laissez-vous parler ?"), Denisot se sentait obligé d'ajouter "ha ha ha, c'est de l'humour, désolé". Alors, soit on veut parler de l'humour et on invite le comique en tant que tel, soit on joue sur la supercherie et on prend Borat, mais là, on est dans la tentative d'humour méchant qui ne s'assume pas et c'est encore plus pathétique qu'un sketch de Muriel Robin.

Dans tout ça, il y a des émissions que je n'ai quasiment pas regardées, mais oui, mais oui, la faute à la concurrence. De Dimanche+, je n'en ai vu que le piège de Strauss-Kahn et encore, c'était via le Zapping. Je rappelle pour ceux qui sont passés à côté, Strauss-Kahn est suivi par une équipe de Canal, il va se rendre dans un grand magasin de disques (du style F**C ou V****n) et s'isole avant avec son conseiller en communication, mais le bourricot, il a oublié de virer son micro-cravate, donc tout est enregistré. On entend bien l'autre lui dire d'aller prendre un disque de Coltrane (en lui précisant "c'est du jazz") puis d'aller demander à un vendeur où est "Zidane, il va marquer", qu'il veut offrir à son petit-fils. But de l'opération de com' : renforcer l'image d'intellectuel de DSK tout en lui donnant un air familial proche du peuple. Bon, là, évidemment, ça tombe à l'eau. Quant au gros de l'émission, je ne peux rien en dire, il y a Arrêt sur images en face, mais on peut déjà voir qu'il y a eu plus d'irrévérence envers l'invité que dans six ans du Vrai journal.

Quasiment pas vu non plus Toute une histoire, sorte de Ça se discute raccourcis ou Confessions intimes soft. Mais à la même heure, il y a Le journal de la santé et là, Delarue ne peut pas lutter. Je suis accroc aux jeux de hasard, Je suis fan de Joe Dassin ou Je dors avec la barbe en dessous de la couverture, ça ne vaut pas un bon dossier sur la constipation. Dans le dossier, on y trouve un reportage de témoignage, comme chez Delarue, mais sur un thème qu'il n'a jamais osé aborder, on a la mère de famille qui raconte que son fils de quatre ans ne faisait plus caca, qu'il fallait chercher ça à la main, que ça saignait et tout. Ensuite, un docteur spécialisé vient répondre aux SMS du style "ma fille ne fait plus caca que par billes dures, est-elle constipée ?", très instructif. Et parfois, rien ne vaut mieux qu'une illustration par l'exemple, ça nous permet ainsi d'admirer (à 14H, c'est-à-dire à une heure où certains mangent ou sortent de table) de magnifiques images d'opération d'une fistule anale. Thank you, la 5 !

Une vraie nouveauté, pour la peine, sur France 3, tous les soirs, Ce soir ou jamais. Pas facile à suivre au quotidien, du fait d'horaires torturés sévèrement, c'est en deuxième partie de soirée mais le Soir 3 doit impérativement débuter à 23H, ce qui fait une grosse coupure pendant l'émission, à un instant variable. Elle se mérite aussi par l'absence de mise en scène triturant le cerveau : le public est silencieux, les intervenants parlent chacun leur tour sans élever la voix, pas de coupure pub, l'animateur ne joue pas faussement l'enjoué, l'intrigué, le scandalisé, mais se contente de poser des questions, de répartir la parole et de présenter les invités. Rien à voir avec le gros des émissions actuelles, on dirait une émission d'avant (et c'était mieux avant). Du coup, avec tout ce cadre, on est obligé d'écouter ce qui se dit, et en plus on est plus réceptif aux idées exprimées qu'aux annonceurs publicitaires ou aux produits à vendre. Vraiment, on se demande ce qui a pu passer par la tête de Frédéric Taddéi (pourtant ancien produit d'Ardisson) pour faire une vraie émission culturelle ! En plus, il ose inviter des gens qui ont des choses à dire mais qui s'expriment aussi pour échanger des idées (donc, qui sont réceptifs aux interlocuteurs), pas de commercial bas de gamme. Par conséquent, quand on regarde l'émission, le seul moyen de ne pas apprendre, c'est de se focaliser sur le nombre de "euh" prononcés par Taddéi.

Même horaire, mais rien à voir sur la forme, T'empêche tout le monde de dormir, avec Fogiel à la baguette, le mardi en deuxième partie de soirée. Cette fois, les accusations de plagiat contre Fogiel sont justifiées, cette émission est une évidente copie d'une autre, le même design du plateau, les mêmes invités, la même alternance interview d'invité / court reportage, le même public qui applaudie à tout va, les mêmes pseudo-débats expédiées en cinq minutes entre l'interview de gens connus anonymes et de squatteurs du petit écran, le même animateur. Oui, en fait, pour ne pas avoir de procès, Fogiel ne s'est vraiment pas fait chier puisqu'il s'est plagié lui-même, T'empêche tout le monde de dormir est l'exacte réplique de Tout le monde en parle, il a juste changé le titre et largué du lest (avec Guy Carlier dans le rôle du lest). Autre changement, les SMS sont moins visibles, comme filtrés par une assistante qui intervient de temps en temps pour faire le point sur les meilleurs vannes, mais avec un dix minutes de retard, ce qui fait qu'on était déjà passé à un autre invité. Le rôle du chroniqueur est maintenant donné à André Manoukian, ça plus l'album de Marianne James et la comédie musicale de Dove Attia, on a les plus insupportables membres du jury de Nouvelle Star même en dehors de l'émission. Vraiment, on n'est plus tranquille chez soi !

En parlant de plagiat, Ardisson (qui s'y connaît en plagiat, puisqu'il s'est déjà fait condamner pour cela) avait accusé Fogiel de l'avoir copié, mais l'émission qu'il produit pour Ruquier pourrait bien subir les mêmes foudres. Déjà, le titre, On n'est pas couché, reprend le même champ lexical que le bidule de Fogiel et la mise en forme, elle ressemble fortement à La méthode Cauet : des invités autour de deux grandes tables qui se font face, un décor bleu, l'animateur à un bout qui invite chacun à tour de rôle sur un fauteuil à côté de lui. Enfin, bon, l'émission en elle-même, c'est grosso modo celle d'Ardisson, le cul et la mégalomanie remplacés par les jeux de mots tirés de l'Almanach Vermot. Car Laurent Ruquier tient à la fois le rôle de l'animateur et celui du rigolo de service, mais les vannes sont plus grand public que celles de Baffie et faciles à comprendre un samedi soir. Pour le côté culturel, il dispose de deux consultant qui ne sont pas sans rappeler les papys du Muppet show : Michel Polac pour jouer le vieil aigri cultivé de gauche et Eric Zemmour pour faire l'anar de droite qui n'est pas d'accord. Quant à l'humour, Ruquier dispose là aussi de deux aides : Florence Foresti qui fait une imitation (méritoire car ce n'est pas son domaine) par semaine et Jean-Luc Lemoine pour deux vidéo-photo-rédacs, une sur un invité et l'autre sur les questions prises dans la rue. Car quand c'est Ruquier qui se charge de l'humour, ça n'est pas aussi aérien, puisqu'il se compose à la fois des meilleurs jeux de mots faits dans On a tout essayé (qui eux-mêmes sont une sélection des meilleurs jeux de mots faits dans son émission de radio, enfin, bon, on pourra pour Noël s'acheter son livre dans lequel tout ceci est compilé) et de photomontages grossiers faits par un débutant sur Photoshop (voire au ciseau et à la colle, tellement ils sont visibles). Eh oui, en matière de blague, Ruquier n'a pas que l'humour des années 60, il en a les moyens techniques aussi !

Pour finir avec les émissions de Ruquier, petit retour sur un passage vu par hasard en zappant dans On a tout essayé. Posons le cadre : pas de Steevy Boulay, pas de Pierre Bénichou, pas de Christine Bravo, pas de Valérie Mairesse, pas de Jean-Bernard Hebey, donc pas de grosses perles a priori. Le reste de l'émission était d'ailleurs du classique (j'étais resté, pour la peine), on avait une séquence Enfants de la télé qui montrait des pubs sur Internet qu'on a déjà vu ailleurs, séquence présentée par un certain Jérémy Michalak, qui a un gros potentiel pour présenter des émissions du matin sur M6. On avait aussi les critiques cinéma par la fine équipe (Jérémy Michalak, donc, mais aussi Philippe Vandel, Claude Sarraute, Isabelle Mautrot, Gérard Miller et Elsa Fayer, belle liste) sur la seule base des affiches, bref, le ronron habituel. Alors, que s'est-il passé de si particulier au début de l'émission ? Au moment où j'ai pris l'émission, Gérard Miller se lançait dans une de ses diatribes impitoyables qui font frémir le bourgeois, à l'encontre de l'invité, Marc-Edouard Nabe. Le début du réquisitoire de notre Fouquier-Tinville était une étude sociologique des membres du Figaro, se séparant selon Miller en neuneus, en types biens comme Zemmour (slurp au patron, en passant) et en salauds lumineux comme Nabe. Il sort alors un ancien livre de Nabe et en lit des extraits qui n'appellent pas vraiment à l'amour entre les peuples, reconnaît un bon style littéraire mais c'est pour mieux condamner les mots utilisés, lance une pique contre Lucchini pour avoir vanté le génie de Céline (Louis-Ferdinand, pas Dion) et poursuit sa diatribe avec force et ne tarit pas de virulence. La pendaison immédiate, on n'a pas le droit à l'antenne, mais on sent qu'il aimerait bien. Bizarrement, Nabe n'a pas apprécié, il répond qu'il n'est pas venu pour se faire insulter, que lui et son éditeur avaient hésité à venir devant le peu d'intérêt pour lui par rapport aux risques et se taille.

Mais, dans son cours temps de parole, Nabe a osé affirmer que l'émission de Ruquier ne faisait pas vendre de livres et ça, le binoclard n'a pas aimé, tout comme il n'avait pas aimé quand, dans On n'est pas couché, Jean-Louis Murat avait critiqué en terme très fin (comme toujours avec lui) la patronne de Closer et Ruquier aussi, pour l'avoir invitée. Là, de même, pas de critique admise sur son émission, il dit alors que les éditeurs le harcèlent pour faire venir leurs poulains dans son émission, ce qui est bien la preuve qu'elle a un réel impact sur les ventes. Arguments qu'utilisait déjà Ardisson à l'arrêt de Tout le monde en parle, appelant le monde de l'édition à la rescousse pour le bien de la littérature française et qui avait fait un gros flop. Admettons que Ruquier ait raison (ce qui voudrait dire que des gens vont au cinéma voir un certain film car Elsa Fayer a bien aimé l'affiche, mais bon, admettons), comment peut-on alors expliquer la discrétion de nombre de gros vendeurs dans ce genre d'émission ? En effet, les Dan Browm, Marc Lévy, Bernard Werber et compagnie, qu'on aime ou pas, font partie des principales ventes sans courir les plateaux télés tandis que les échecs des invités récurrents de ces émissions ne se comptent plus tellement les cas sont fréquents. Allez, un bon tchikaboum et on oublie.

par Schweinnie publié dans : telepoubelle
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Dimanche 15 octobre 2006

incroyable ! On vire les moins bons, cette année !

Pour l'entrée en scène, ce n'est même pas le beau Nikos qui se charge d'enflammer le public, mais Ludovic et Dominique qui lancent leurs camarades et leur reprise de Je vais à Rio. Heureusement, le Grec débarque à la fin de la chanson pour annoncer le sommaire de cette émission, avec des stars internationales, du spectacle de ouf, et des SMS surtaxés à envoyer. Et ce sont encore tous les élèves (sauf les trois connards de fils de pute de pauvres types de nominés) qui accueillent leur parrain Yannick Noah sur Simon Papa Tara. Ambiance top délire, à son paroxysme ! Et un top 5, un !
1 Cynthia, de retour aux affaires
2 Elfy, pour son effort vestimentaire
3 Dominique, déjà artiste mais battue sur son propre terrain
4 Ludovic, Arbeit, Arbeit, Arbeit
5 Jean-Charles, pour son émotion à la Raphaël (la Tortue Ninja, pas le chanteur)

Le parrain en profite pour donner ses conseils de vieux sage aux pioupious : "la compétition, c'est juste un prétexte pour donner le meilleur de soi-même". Mais la première chanson en solo (avec la mise en scène de Kamel Ouali) sera pour Elfy, sur Dis lui toi que je t'aime. On a installé derrière elle une façade de maison en bois, deux danseurs evant, chacun avec une chaise et un costume de ninja (enfin, de ninja de Taxi 2) et qui font des kata. Ça commence timidement, quand même. Yannick Noah, assis de force aux côtés des petiots, dit la comprendre pour son stress car lui, il avait aussi eu les jetons avant son premier concert, même s'il n'y avait que cinq pèlerins et un clebs dans la salle.

Allez, une star intergalactique, au moins, au point de continuer à faire réagir quand on se fout de sa gueule plus de six mois après, M.Pokora, "le bad boy du RnB français" (Nikos dixit, et c'est vrai qu'une fois, il n'a pas dit "s'il vous plait" quand il a passé sa commande à McDo), pour Elle me contrôle avec Ludovic. Et il a beau faire des efforts, le fayot en chef, il n'arrive pas à la cheville de l'artiste confirmé pour ce qui est de se la péter à mort, de dire des termes en yaourt pendant les ponts et d'avoir un goût vestimentaire bien étrange (jean et haut de survêt Adidas violet à bandes jaunes, parfait pour régler le contraste de sa télé). Joli plan de coupe sur Pascal Nègre, qui tire une tronche suintant l'ennui et le dégoût et qui, se voyant filmé dans l'écran de contrôle, se met à bouger la tête en rythme genre "yeah, je suis le groove". En revanche, Alexia Laroche-Joubert, dans une étonnante panoplie de poupée de porcelaine chinoise, n'a pas bougé de la chanson.

Entrée des trois nominés, sans mort cette semaine et le premier à se lancer est David (aka "Charly Oleg moutonneux"). Après un magnéto dans lequel on le voit chanter du Wampas avec Gaël (à croire qu'il faut les forcer pour Tribal King), il reprend avec le piano Il jouait du piano debout, et encore pour cette semaine, les nominés n'ont droit qu'à un couplet et un refrain.

Ensuite, Dominique, la seule avec Ludovic a être dans le top 5 depuis le début (donc, avoir un prénom qui se termine par "ic" est un avantage), vient montrer qu'elle sait produire du décibel en jetant sa tête en arrière avec Chris Isaac sur Blue hotel. A la fin de la chanson, il offre un bouquet de fleurs en plastique à Dominique puis reprend quelques mesures d'une autre chanson en guise de bonus.

Puis, c'est au tour de Cynthia d'avoir une chanson rien qu'à elle et Nikos parle d'une surprise concoctée par Kamel, sauf que la surprise a été plus que dévoilée dans les quotidiennes. Donc, ce n'est plus une surprise. Elle chante Hang up, le Madonna où elle avait pompée (à croire qu'elle aime ça) Abba pour la musique. Donc, Cynthia débarque avec son parachute, accrochée au plafond, comme si elle venait d'arriver, même si des atterrissages aussi lents, c'est pas des masses courant. Elle se fait arracher sa combinaison orange par les danseurs, ce qui découvre une deuxième couche blanche puis elle va faire des barres asymétriques en s'époumonant. Après cette performance, Pascal Nègre lui reproche de ne pas avoir assez souri.

Petit tome de pub et Emma Daumas revient au bercail avec Tu seras, en compagnie de Judith à qui Nikos met une belle pression en rappelant que les profs ont bien voulu lui pardonner ses primes ratés, mais que ça va un temps. C'est mieux, mais il n'y a pas de quoi sauter au plafond. Ensuite, c'est l'inverse de Judith, bon au prime time mais nul aux évaluations, Brice qui reprend We will rock you. Pour faire genre, on met pleins de gens qui tapent sur des bidons, certains pendus par les pieds, d'autres avec le maquillage Kiss, d'autre encore dans le mur d'eau. On notera que dans la séquence vidéo précédant la chanson, on voit Brice chanter du Metallica, c'est vraiment à croire que c'est la production qui les oblige à chanter de la soupe.

Hommage habituel à Polnareff, tous les élèves reprennent On ira tous au Paradis, sauf les nominés (non, ce n'est pas dans le titre, ça veut dire que les trois ne chantent pas, c'est tout) mais avec Yannick Noah. Nikos interroge un peu ce dernier mais l'autre répond avec le phrasé de Doc Gyneco, donc le camelot comprend qu'il vaut mieux envoyer la séquence suivante. Et la séquence suivante, c'est Bastien (aka "c'est qui, lui ?") puis il chante Il suffira d'un signe, chanson dont il ne comprenait pas le sens global (mais c'est vrai qu'elle vachement difficile à comprendre).

On a alors une petite remontée de bretelles vidéo de Cyril, qui fait toujours la même chose et qui lasse, et on lance Cyril avec Katie Melua sur Nine million bicycles pour essayer de faire autre chose que des notes. Joli lancement de l'artiste par Nikos, "comme Cyril, sa voix caresse le miel", c'est sûr qu'on n'a pas dû lui dire souvent, au cours de sa tournée mondiale. D'un autre côté, dans sa tournée mondiale, elle n'a jamais chanté avec Cyril.

Après un passage de pub où on a appris que Patrick Sébastien sortait un nouvel album incluant Les sardines et La pleine lune, on retrouve Dominique et Gaël pour Nos racines, qui, selon Nikos, a ému tout le monde en régie. Mais ça ne vaut pas La pleine lune, on est d'accord. Alexia Laroche-Joubert leur avait demandé de faire une chanson, ce sera A nos anciens, chanté par Marina et Jean-Charles, avec Dominique, Elfy, Brice et Ludovic aux instruments, ça parle des profs avec une spéciale dédicace pour chacun. Bon, ils ont fait les élèves, les profs, la prochaine fois qu'il y aura une création sur le prime time, elle sera pour Nikos, il ne reste plus que ça. Du coup, on connaît maintenant toutes les notes :
1  Cynthia 17
2  Dominique 16.8
3  Gaël 16.6
4  Cyril 16
5  Ludovic 15.6
6  Jean-Charles 15
   Marina
8  Brice 14.8
9  Elfy 14.6
10 Judith 13.2
Conclusion : Judith devrait encore être dans les six.

Cynthia et Julio Iglesias (encore en vie, toutes les dents, les cheveux noirs étincelants) chant I wanna know what love is, chanson en anglais mais là où c'est comique, c'est que c'est Julio qui a le plus d'accent. On offre par la même occasion un court extrait de Ye n'ai pas chanché par le vieil espingouin et Gaël, mais pas par le demi-frère d'Hitler, puis Dans l'amour il faut touyours un perdant et enfin, une imitation par Nikos qui chante une version grecque. Dernier nominé, Nicolas (aka "FLNC"), qui reprend Pauvres diables sous les yeux de Julio, qui entre une rose à la main, comme Mitterrand, et l'offre à une femme du public. Nikos : "il aurait pu offrir un pot de miel mais il a préféré offrir une rose", belle façon de mouiller le Mayo.

Re-pub, puis Emma Daumas sur son dernier titre, avec Brice. Après la chanson, elle dit que finalement, la Star Academy, c'est bien, elle va embrasser la bague de Pascal Nègre et termine par un clin d'oeil comme quoi elle est sortie un vendredi 13, comme le jeté du soir, donc. "Un garçon qui est talentueux, musclé, tatoué, qui danse et qui pense, il vient nous chanter Mal de guerre, chanson engagée pour plus de paix, M.Pokora, avec Judith !" Allez, petit TP, listez le nombre de termes prêtant à rire dans ce lancement de Nikos. Pas de raison que ce soit toujours moi qui fasse tout le boulot, à la fin ! Pour terminer, Yannick Noah sur Donne moi une vie, et on peut enfin dégommer quelqu'un.
Ce qu'en fait le public ? Nicolas gagne avec 58.9% devant Bastien avec 26.3% et David avec 14.8%. Et les élèves ?
pour David : Brice, Elfy, Gaël, Cynthia, Marina
pour Bastien : Judith, Jean-Charles, Ludovic, Cyril, Dominique
Ça fait cinq partout, alors le règlement stipule qu'on fait un concours de bite entre les deux candidats (ou que c'est le sauvé par le public qui tranche, je ne sais plus). David s'en tire in extremis et Bastien rentre chez lui et dans l'oubli.

par Schweinnie publié dans : telepoubelle
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