Jeudi 28 décembre 2006

la nuit est chaude, elle est sauvage

 

 

Tandis que certains s'empiffrent joyeusement, d'autres n'ont de cesse de nous informer sur le monde qui ne va plus que c'était mieux avant et cela, au péril de leur vie. Charles Villeneuve est de ceux-là, il nous propose effectivement un Droit de savoir consacré au business de la nuit. On commence avec une boîte branchée des Champs-élysées, qui "fourmille" avec "les provinciaux, les noctambules". Mais avant de s'amuser, il faut rentrer. Les mineurs sont virés (désolé les Lensois), les garçons seuls sont invité à venir avec des filles car "une soirée réussie, c'est une soirée avec plus de filles que de garçons et une soirée avec du chiffre d'affaires, c'est une soirée avec plus de mecs". Se rincer l'oeil ou se gonfler le porte-monnaie, il faut choisir. Enfin, les pauvres, ouste ! Ici, on veut des gens qui casquent sans râler, qui peuvent envoyer 200€ pour une bouteille (pas question de ne prendre qu'un verre, grippe-sou !). Tout ça pour se faire asperger de la sueur des autres sur de la musique de merde et dans une atmosphère étouffante, "de la musique, des garçons qui rencontrent des filles et quelques verres, le milieu de la nuit joue encore son rôle". Le patron de la boîte, Muratt Atik l'explique : "c'est un lieu de rencontres, on rencontre plus facilement un garçon à 2H du matin qu'à 2H de l'après-midi dans une bibliothèque". Le hic, c'est qu'il faut être accompagné d'une fille pour entrer mais à part ça, on y croit, à ce rôle de service public (de droite).

 

Après les jeunettes qui se trémoussent, les mannequins qui défilent. Investigation, quand tu nous tiens ! Un casteur cherche à recruter pour ses boîtes, il invite les mannequins qui le dépassent d'une tête dans un anglais approximatif, il fait du gringue à une vieille liftée. Ce grand homme, coiffure en arrière impeccable et chemise décolletée sur un talisman Made in China, c'est Cyril Perret, qui, pour 4000€ par soirée, rémunère ses collaborateurs qui font venir les beautiful people (c'est une expression, ça inclut aussi Régine) aux soirées. Par exemple, Laurence, une collaboratrice, téléphone à Jean-Luc Lahaye car elle l'a croisé la veille. Et ça marche, "partout où ils passent, c'est soirée torride et branchée". Ces travailleurs sont surnommés Don't tell my booker, pourquoi ? Eh bien, Cyril Perret, tel Alain Rey, se lance dans l'explication étymologique : "quand on demande aux mannequins, elles nous disent «je peux pas, j'ai un casting demain» puis on insiste, dit de venir juste une heure boire un verre et elles disent «okay, but don't tell my booker", et comme ça, on l'a branded". Dans la boîte, le travail de Cyril Perret continue, il faut encourager les mannequins à rester, boire un verre, prendre un rail, tailler une pipe ... ainsi que câliner les invités.

 

Autre boîte, autres filles en furie. Car ce soir, c'est soirée fille, avec couscous offert et personne pour leur faire remarquer qu'avec ce gros cul, elles ne devraient pas. Ça coûte, mais ça rapporte, car les filles sont là, elles ont bu, elles sont un peu pétées et à 23H, on lâche les garçons qui, du coup, piaffent de venir à un tel point qu'ils peuvent banquer comme des brutes. Chez Régine, il a fallu s'adapter également au monde moderne, c'est le rôle de Laurent Gourcuff. "Pour entrer, il faut avoir le bon look et les bonnes manières", "à un moment, je ne vais pas vous mentir, on laisse surtout rentrer les jolies filles que les filles moins jolies car les garçons, quand ils rentrent, ils ne veulent pas voir de filles affreuses". C'est sympa, hein ? Le physionomiste a donc ordre de ne pas laisser les boudins pénétrer l'établissement, même si certaines se planquent à l'arrière du banc. Maintenant, mesdames, vous le savez, si vous vous êtes fait refoulées de chez Régine, c'est que vous êtes moches. Mais heureusement, eugénisme visuel effectué, des chippendales viennent faire l'animation pour exciter les demoiselles, d'autant que "les plus jolies ne sont pas les plus farouches ; plus intimidée par les caméras que par son Tarzan bronzé, la victime consentante a demandé à ne pas être reconnue" (ceci illustrant une demoiselle se déchaînant sur le bellâtre). Gourcuff : "c'est une stratégie commerciale basée sur le poulailler, on a 200 poules survoltées et on fait entrer les coqs". Et dans le rôle des coqs, les garçons, mais seulement ceux qu'on connaît, les habitués, bien habillés, à la mode, comme qu'il faut, qui font bien, dont on veut bien qu'ils s'assurent de perpétuer l'espèce. Preuve que ce sont les meilleurs qui entrent, les hommes sont des gentlemen qui offrent les consommations aux filles (15€ le verre en moyenne), "les garçons abattent leur carte maîtresse, celle qui est de couleur bleue" (appréciez le zeugma).

 

Pour les pouilleux, les provinciaux, les étrangers, les vieux, on a Le Moulin Rouge (en français dans le texte). On veut des images, on en aura ! L'équipe de TF1 a reçu l'autorisation de nous montrer les coulisses du truc, les répétitions des danseuses avec des chorégraphes hystériques qui, en franglais, demandent aux filles d'être sexy et aux garçons d'être macho. Elles sont 50 à passer le casting ce jour-ci, pour une seule place, c'est comme ça qu'on a choisi les Whatfor, c'est une méthode qui a fait ses preuves. Epreuve éliminatoire, faire le french cancan (en gros, imiter Pascal Gentil), celles qui ne savent pas ou qui ne veulent pas, dehors ! Ensuite, on les mesure, il faut "seven two" pour pouvoir entrer, la sélection reste impitoyable comme Hugh Dallas. Enfin, la silhouette, on les déshabille pour bien juger de la marchandise, "après le jogging, on peut avoir des déceptions". Une se fait virer car trop maigre, une autre car trop de bidoche. Car le Moulin Rouge, c'est important, voire primordiale. Laurence Hekic, interprète pour touristes, explique "les gens qui viennent à Paris, ils veulent voir la Tour Eiffel, le Louvre, le Château de Versailles et le Moulin Rouge". Elle a juste oublié le tramway, Mireille Mathieu et le Stade Olympique pour 2012. Olivier Villalon, directeur général, nous détaille la stratégie, ne pas trop dépendre d'un pays, avoir une clientèle suffisamment diverse pour ne pas craindre un coup dur, les Allemands, les Américains et les Japonais ne doivent pas truster les places. Audrey, la gagnante du casting, va faire ses débuts. Comme les autres, elle a un CDD de 6 mois, à 2000€ par mois et le coup de pression est régulièrement mis par Jacki Clérico, le patron qui vient dîner tous les quinze jours. En cuisine, c'est l'effervescence, 1000 bouteilles de Champagne par soir, c'en est le premier consommateur en France, juste devant Christine Bravo. Chez les danseuses, c'est comme chez les abeilles, au début, on est préposée aux cancans mais les meilleures peuvent être danseuses seins nus voire, au sommet de la hiérarchie, meneuses de revue. Résultat impeccable, les vieux spectateurs sont aux anges.

 

En province, ce n'est pas le même son de cloche, quant au milieu de la nuit. Exemple avec Le 5, près de Metz (on passe devant une centrale nucléaire en s'y rendant, ça donne envie), la patron Hervé Taron montre son compteur à clients qui affiche, pour une soirée, 21. Là, forcément, on peut rentrer on étant moche, pauvre, chauve, handicapé, avec un bouc et une gourmette, fringués comme l'as de pique et seul. D'ailleurs, sur la scène, on est seul. Thank you, Le 5. Toutefois, si les boîtes de Moselle sonnent aussi creux qu'un discours de Jack Lang, juste à côté, en Allemagne, on fait le plein. Y compris de Français. Pourquoi ? Ils passent des morceaux méconnus mais il faut payer de bons DJ et ça coûte cher. Mais le problème, en vrai, il est ailleurs, c'est la fiscalité, bien sûr ! Les boissons alcoolisées sont nettement moins chères que chez nous et du coup, les gens fuient notre beau pays par la faute de ces vampires fiscaux qui viennent nous sucer le sang tout ça pour quoi ? Pour du gaspillage d'état ! Genre, payer une bagnole de course à un présentateur télé pour qu'il fasse le mariole au Trophée Andros sur les fonds publics. Autre problème, les contrôles d'alcoolémie. Merci Chirac ! A cause des ces conneries, on ne boit plus, et le petit commerce périclite. Un CRS moustachu (pléonasme) montre les contrôles, signale que désormais, les garçons laissent mieux conduire les filles pour pouvoir se bourrer la gueule, et quand on en trouve un qui est encore plus bourré que les gendarmes, on le sabre. Forcément, si on commence à interdire les trucs illégaux, on ne peut plus lutter !

 

Direction Pigalle et là aussi, c'est la crise. Avec Internet, les peep-show ne servent plus à rien et en plus, les arnaques ont dégoûté les habitués, sans parler du prix des consommations forcées. Les patrons de bars à strip-tease revendiquent une transparence totale sur les prix mais le démon de l'investigation reprend, les journalistes vont alors tester en caméra cachée si on est obligé ou pas de consommer. Après la pub, on verra même les filles qui dansent. "L'assistance est essentiellement composée d'étrangers qui viennent voir le Pigalle des guides touristiques", les danseuses se contentent de danser devant les clients pour qu'ils consomment, mais elles en font pas plus, promis, juré, il suffit d'écouter le patron : "c'est interdit, terminé, il y en a plus, les gens, ils se demandent alors «mais s'il n'y a pas filles à Pigalle, où y a-t-il des filles ?»". Les filles, elles sont parties à cause des sans-papiers expulsées et les lois Sarkozy sur le racolage passif. Car, si Chirac a saboté nos glorieux commerçants, Sarkozy, lui, a sauvé la patrie du stupre ! Qu'on se le dise ! Il n'y a qu'à faire un tour au bois de Boulogne pour mieux comprendre la différence entre la prostitution (on a le droit) au racolage (pas droit). Le racolage n'est pas seulement dans la "relation sexuelle tarifée" (exemple un) ni dans la tenue provocante (exemple deux) mais dans les gestes incitant le client (exemple trois). Après vérification du délit auprès du client, les policiers interviennent pour en arrêter une et là, ils en découvrent une autre en sous-tif dans un bosquet. Pour elle, ça ira pour cette fois, mais la prochaine, ça sera la cabane pour exhibition. Heureusement, au poste, il y a un peu d'humanité, "on ne mélange pas les hommes, les femmes, les travestis et les transsexuels". Toutefois, on n'en voit plus dans la rue, mais on en voit davantage sur Internet, Francis Caballero nous en montre des images. Le massage body-body est autorisé, mais proposer de la prostitution ne l'est pas, quelle différence, Maître Caballero ? "Un poil de cul". C'est très fin. "Dans la rue, vous avez un rapport sexuel pour 60€, sur Internet, c'est vers 200€". Interview d'une prostituée mais en situation, c'est une caméra cachée avec le journaliste en client pour savoir qu'elle fait ça pour l'argent. Selon la loi, c'est aussi illégal que dans la rue, mais celles qui tapinent sur Internet ne sont pas poursuivies, tout ça parce que les policiers n'ont pas le droit de se faire passer pour des clients et qu'elles cachent leurs réelles qualités". Alors, pendant qu'on s'empiffre de foie gras, souvenez vous que des journalistes tentent au péril de leurs vies de nous informer. Ne les oublions pas.

par Schweinnie publié dans : telepoubelle
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Jeudi 28 décembre 2006

dans ton cul, Cannavaro !

 

 

C'est la finale, l'aboutissement de trois mois de travail acharné à coups de fouets. Il est l'heure de savoir qui va succéder à Jenifer, Nolwenn Leroy, Elodie Frégé, Grégory Lemarchal et Magalie Vaé (belle liste). Cyril et Dominique font leur entrée sur Dans un autre monde et première constatation, les drapeaux ridicules des demi-finales n'ont pas été ressortis. En revanche, comme c'est jour de fête, on a fait péter les micros à paillettes et les confettis sont largués dès ce départ en fanfare. Nikos nous rappelle l'enjeu : pour le vainqueur, un album et 1M€ d'avance (donc, à rembourser sur les ventes avant d'engranger le jackpot). Et des invités, pour la peine, féeriques : Charles Aznavour (celui qui a inspiré Johnny Hallyday pour l'exil fiscal helvétique), Françoise Hardy (celle qui inspire Jacques Dutronc), Chimène Badi (pour la 618e fois de la saison), Magalie Vaé (qui n'a plus que ça pour passer à la télé) et le parrain Yannick Noah (pas de Lionel Richie), tous avec un orchestre philharmonique. Le Victor Hugo des impôts est le premier à accompagner un pioupiou puisqu'il reprend Comme ils disent avec Cyril, interdiction de penser à Albert Algoud, à la demande du candidat car c'est ce qu'il a vécu, mais uniquement à cause de sa voix aiguë, d'après ce qu'il dit. Pendant la prestation des deux, toute la brochette d'invités est assise sur la banquette, les autres candidats de l'année sont invisibles, alors qu'on les montrait souvent les autres années. En revanche, le jury (qui ne sert plus à rien vu qu'il n'y a plus de notes à donner) est sur son 31, Alexia Laroche-Joubert est qualifiée de "sublime" par Nikos, Kamel Ouali a mis une cravate et Richard Cross est sapé comme Boy George.

 

Première mise en scène de Kamel Ouali, Derrière l'amour, par Dominique et Chimène Badi, mais on est encore dans le sobre, avec la troupe regroupée en couples qui se baisent (au sens de "bisou", hein), se caresse, joue à cache-cache dans des caisses recouvertes de draps et observe deux papillons. Si Dominique est dans la retenue du point de vue des expressions, Chimène Badi est, elle, complètement habitée, à chaque fois qu'elle pousse la voix, la tête remue dans tous les sens comme dans un grand huit et le micro semble vouloir s'enfuir. Nikos : "Dominique et Cyril, c'est la finale que vous avez voulu composer, on est bien d'accord ?" Ben non, puisque le public n'a pas pu décider de la présence de Nicolas et Gaël. Suite à un message vidéo d'encouragement des profs, François Hardy, pour sa première présence à la Star Academy, clame son émotion : "c'est très impressionnant pour moi, parce que je n'entends rien". Ou alors, c'est l'âge qui fait ça. Toujours est-il qu'elle chante Partir quand même avec Cyril, utilisé ainsi en Julio Iglesias.

 

Première rétro pour Dominique, on revoie son casting sur What's up, sa sélection apprise devant les caméras en Sicile, son gros travail, ses prestations scéniques inoubliables, ses pertes de voix mais rien de ce qui concerne Ludovic. Tout ceci n'est qu'une introduction à son solo orchestré par Kamel Ouali, elle fait son entrée en mariée, au bras d'un danseur, devant une foule en liesse dans laquelle on reconnaît une danseuse sapée en Geneviève de Fontenay et un danseur en prêtre (mais avec des costumes achetés en catastrophe chez Bouboule, le roi du déguisement). Entre une autre avec un bébé à la main, Dominique jette son "mari", arrache sa robe et poursuit la chorégraphie en nuisette rose très classe. Elle jette le type par terre, lui grimpe sur le torse, passe entre les jambes, monte sur les épaules, bref, elle lui fait tout. Au fait, la chanson qu'elle a vainement tenté d'interpréter en s'époumonant était Don't speak des No doubt. Sans voix et en sautant dans tous les sens, c'est impossible, eh bien, Dominique ne l'a pas fait. Nikos : "vous avez à la maison tous les atouts pour voter, ne gâcher ce potentiel", il ne parle pas là des listes électorales mais bien des SMS surtaxés à faire.

 

Magnéto sur le travail au château qu'il est très dur, houlalala, avec cette magnifique métaphore signée Dominique : "on a eu une vie sucrée car on a pu manger tous les bonbons du monde". Cyril et Dominique enchaîne alors L'important c'est d'aimer avec la visite "surprise" de tous les autres staracadémiciens. Tous ? Non, quelque part dans une roulotte, Gaël résiste encore et toujours à l'envahisseur Universal et son imperator Pascal Nègre. Nikos : "toute la promo ... ou presque, est réunie pour les encourager". Nikos : "maintenant, ils vont chanter chacun dans leur langue maternelle", autrement dit, Dominique en italien et Cyril en français, sur Vivo per lei. Cela dit, la venue des autres permet d'occuper les banquettes et donc de libérer les artistes (les vrais) qui peuvent aller se pochtronner peinards en loges. Comme à chaque duo émotionnel, ils ont le passage chacun sur un cube géant qui monte, tous les artifices sont bons, ce soir.

 

Après la pub, l'appel au civisme se poursuit, Nikos : "s'il y a un soir où voter, c'est ce soir, le 22 décembre !" Et de poursuivre "et qu'y a-t-il de mieux, pour leur donner la gnac, que leur parrain ?!" En effet, Yannick Noah est de retour pour Donne moi une vie, avec Cyril et Dominique, tout ce beau monde pieds nus. Mais la vie ne s'arrête pas après la finale, il reste la tournée à faire et donc à vendre, les sept (les huit qui ont gagné ce droit, moins Gaël) en font donc la promotion dans un magnéto avant de chanter Porque te vas en plateau, accompagnés de Judith pour faire un nombre pair (mais sans qu'on ne nous ait expliqué pourquoi c'est elle et pas Nicolas ou Elfy qui est rajoutée). On voit surtout que maintenant qu'il n'y a plus de compétition, il n'y a plus franchement d'efforts sur les chorégraphies, les expressions, la justesse ...

 

On retrouve Magalie Vaé, Nikos : "Magalie sait que ce n'est pas toujours facile de jouer dans la cour des grands mais Magalie s'accroche, elle va faire taire toutes les critiques". Bon, pour ce qui est de la difficulté de vendre des albums, c'est un bel euphémisme que de dire qu'elle le connaît, mais pour ce qui de la revanche contre les critiques, la dernière pour laquelle on a dit ça, c'était Virgine Pouchain et ça n'a pas été très probant. La dondon chante son dernier titre que personne ne connaît et dont aucune radio, même les plus obscures, ne veut, avec Dominique. Cette année, on leur a fait enregistrer avant même la fin leurs premiers singles, déjà qu'on a mis la pédale douce sur les singles de groupe, ça ne sent pas super la confiance. Dominique est la première à interpréter sa chanson en public, suivie immédiatement de Cyril, un couplet et un refrain chacun. Nikos : "hé, c'est important, le premier single, Yannick Noah, je me souviens de Saga Africa, vous aviez mis le feu ici." Déjà, rappeler Saga Africa à Yannick Noah, ça n'est pas très charitable envers son oeuvre en tant que chanteur mais en plus, le "ici", pas compris, la Star Academy n'étant créée que 10 ans plus tard. Nikos ajoute sur les singles : "vous pouvez les télécharger dès ce soir sur toutes les plateformes légales". Oui, sur les autres aussi, on peut. Mais on ne doit pas. Pas bien.

 

Place au tableau de Cyril, sur I had nothing, après son petit magnéto récapitulatif. Il entre en scène derrière quatre danseuses en cape et au démarrage de la musique, elles écartent les capes pour montrer qu'elles sont en sous-tif. Puis, elles partent au fond de la scène alors qu'entrent quatre danseurs en smoking et un plateau à la main avec une consommation. Les danseuses reviennent à l'avant de la scène, croisant les danseurs, pour grimper sur les lustres suspendus et elles continuent de gesticuler à quelques mètres de hauteur. On les redescend et les danseurs prennent leurs places en hauteur, sans faire tomber les verres. Enfin, tout le monde, même Cyril (jusqu'ici immobile), s'avance vers le public tandis que la mère de Cyril fond en larmes mais, toujours animé de pudeur, le réalisateur nous montre tout.

 

De la pub, et Nikos continue son festival : "Chimène Badi, toujours en forme, vocalement et physiquement". Bon, les blagues sur son régime, ça va un temps. Cela dit, avec ce numéro, on ne peut que regretter que l'UMP ait préféré Jean-Pierre Raffarin à Nikos Alliagas pour animer ses forums, ç'aurait eu de la gueule. Quant à Chimène Badi, elle chante Tellement beau avec Cyril, comme une impression de déjà-vu, et pas seulement les imitations de l'Exorciste par l'artiste. Cela dit, c'est vrai qu'on a l'impression que quand elle chante, Chimène Badi peut s'exclamer à tout moment "ta mère suce des bites en enfer", quand on y pense, c'est très perturbant. A la Star Academy, on n'a pas que des (mauvais) chanteurs, on a aussi des (mauvais) musiciens, la preuve avec Dominique, Marina et Laurent à la guitare, David et Elfy au piano et les quatre demi-finalistes au chant sur Torn. Nikos : "il faut gagner cette course à la victoire". Oui, là, il confirme qu'il l'éclate, Raffarin car là, ça se pose, même pour les phrases à la con, il peut le battre. Il s'arrête alors brusquement : "je vous demande trente secondes de silence", pas plus, et se tourne vers la scène où Charles Aznavour, qui venait d'arriver, le regarde avec un regard d'incompréhension qui n'est pas sans rappeler celui de Jacques Villeret dans Le dîner de cons lors des explications au sujet de Just Leblanc. Nikos : "regardez avec quelle prestance il a attiré l'attention, sans rien faire". Gêné par sa véritable prestance à ce moment et décontenancé par la mise en avant brutale, il esquisse quelques pas de danse mais comme ça devient cruel, Nikos envoie alors le duo avec Dominique sur Hier encore j'avais vingt ans. Duo pendant lequel le micro d'Aznavour ne cesse de trembler. C'est normal, il le tenait dans une main.

 

Encore un magnéto, cette fois sur les coulisses du prime time, puis Nikos lance Noël ensemble en le dédiant à tous les enfants hospitalisés. Les adultes hospitalisés, je vous laisse constater. Pour cette chanson, Cyril et Dominique sont accompagnés des professeurs, des autres membres de la tournée et d'une chorale et pour la fête, on envoie de la neige sur la fin. Nikos vient même sur le final, c'est dire si l'ambiance top délire est à son paroxysme. Il y a tellement d'émotion qu'Alexia Laroche-Joubert se réjouit que tous les élèves de la promotion soient présent pour la finale en ajoutant que c'est la première fois, ce qui est doublement faux car Gaël est absent et que les autres années, ils venaient déjà tous. Dominique en pleure, Nikos est surexcité, il peut encore envoyer une page de pub avant qu'on le remette au placard pour huit mois.

 

De retour, Aznavour nous offre La Terre meurt, premier extrait de son nouvel album, enregistré à Cuba et dont Nikos nous révèle "qu'il s'engage dans des thèmes d'actualité" mais évidemment, ni la dictature castriste ni l'incivisme des exilés fiscaux ne sont abordés.

Nikos : "Charles Aznavour, votre dernier album ..."

Aznavour : "Avec le grand Chucho Valdes !"

Nikos : "Avec ?"

Aznavour : "Avec le grand Chucho Valdes."

Nikos : "Avec le TRES grand Chucho Valdes."

Toujours la surenchère. Aznavour en profite pour parler de l'Arménie, de dire que les deux finalistes sont du même niveau et que ce n'est pas facile de les hiérarchiser : "c'est comme les cyclistes, la différence entre un et deux, ce sera quelques millimètres". Les professeurs sont du même avis, pas d'engagement, ils sont tous les deux formidables, tout le monde a 10. Les votes sont clos, alors, le temps que le Cour Suprême de Floride recompte les voix, Cyril et Dominique chantent "une des plus belles chansons de Julie Zenatti", Si j'm'en sors avec, à chaque prise de parole de chacun, les hurlements hystériques de la foule en liesse. Suite à cette dernière chanson, les finalistes peuvent s'exprimer succinctement, ils se disent heureux d'être là, ils remercient le public, bref, les salamalecs d'usage. Nikos les présentent encore une fois en en faisant des caisses, réclame une ovation en leur honneur, blablate éternellement sans vouloir ouvrir cette putain d'enveloppe.

 

Enfin, le nom est lâché : le vainqueur est Cyril. Les trompettes s'enclenchent, comme dans les péplums, Cynthia et Jean-Charles lui sautent dessus, suivis des autres, les confettis dorés dégringolent, la maman pleure, Yannick Noah s'effondre sur la banquette, complètement déchiré, Dominique tire une tronche pas possible et Nikos s'enflamme : "c'est l'apothéose !" Quant à Cyril, il ne peut que s'exclamer : "oh my god, Jesus Christ" alors qu'il est porté en triomphe par ses proches et que Nikos en rajoute : "Cyril porté aux nues !" On donne tout de même le score, 67% contre 33% pour Dominique, c'est dire à quel point ç'a été serré, joué à un millimètre et tout. Pascal Nègre et Yannick Noah viennent sur scène pour la remise du trophée en plexiglas avec plein de traces de doigts, Pascal Nègre félicite Cyril mais promet, en tant que président de Universal Italie, du travail à Dominique (il a besoin d'une standardiste) et Yannick Noah, peinant à rester debout et dans une tenue débraillée, salue tout le monde. Nikos se charge du mot de la fin, il invite à passer le casting de la Star Academy 7, déjà lancé (on ne perd pas de temps), entame une interminable liste de remerciements et nous souhaite d'excellentes fêtes de fin d'année. Enfin, la pensée du jour, "quoi qu'il arrive, restez généreux".

par Schweinnie publié dans : telepoubelle
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Jeudi 28 décembre 2006

il ne doit en rester qu'un

 

 

Retour au château, la dernière semaine commence pour Cyril et Dominique qui s'enfilent un plateau de petits-fours mais ils sont trop crevés pour faire la nouba. Heureusement, le lendemain matin, il y a la soeur, la cousine et le neveu qui viennent réveiller Dominique et surprendre Cyril en calbutte. Sans rapport avec la personnalité de Dominique, les deux finalistes ont un enseignement de human beat box. Ils ne savent plus quoi chercher comme truc tordu à faire ! Le groupe Naturally 7 viennent leur faire une démonstration de ce qui consiste en reproduire les sons des instruments par la bouche (et que ça donne quelque chose au final, bien sûr). Ne manquait plus que Michel Leeb, sauf qu'au lieu du chinois et de l'africain, ils font la basse ou la batterie. La famille s'en va, la farandole des dernières se poursuit avec le dernier débriefing de la méchante. On se moque de Dominique qui se goure dans les paroles en face de Joey Star sans qu'il ne lui mette de pain, mais gentiment. De toute façon, on n'a rien à leur reprocher sur les duos avec lui, "c'est un style qui est très particulier". Sinon, petit reproche à Cyril, non pas qu'il oublie lui aussi les paroles de Magnolia for ever, mais il n'a pas regardé James Blunt sur You're beatiful, l'autre répond qu'il se voyait mal le dire à l'artiste mais ce n'est pas une raison, on a dit de regarder l'artiste pendant les duos, il faut regarder l'artiste pendant les duos, c'est tout. Pas bien pour Dominique, Cruella n'a pas vu d'amour sur L'hymne à l'amour, mais très bien pour son tableau. Visite classieuse, Michal et Jérémy Amelin viennent les voir pour leur faire partager leur expérience. Rappel pour les cancres : Michal est le finaliste de la troisième édition et Jérémy celui de la cinquième. En gros, ce sont des loosers qu'on a déjà oublié, autant dire que leur expérience va être très utile à Cyril et Dominique.

 

Dominique s'estime fatiguée et juge qu'elle doit encore se préserver les cordes vocales, c'est marrant, ils n'avaient pas ce problème les autres années et là, ça n'arrête pas. Avec Richard Cross, ils apprennent à chanter avec un manche à balai dans le fondement. Après ce petit enseignement, les deux finalistes ont rendez-vous avec des lecteurs d'un hebdomadaire télé et là, ils parlent franchement, par exemple, Dominique : "on n'a plus rien à faire à part chanter des chansons, tout le travau a été fait." Sinon, il ne se passe rien, Dominique peint puis dort, Cyril fait des exercices vocaux puis dort, le téléspectateur regarde puis dort. Cours d'improvisation musical, il faut improviser en chantant pour faire comme un film de Jacques Demy, premier thème : scène de ménage, Dominique : "ça veut dire qu'on doit faire le ménage ?" Enfin, pour clore une journée sans intérêt, ils reçoivent le courrier des fans, Cyril a un sac de 380 lettres de gosses des Antilles, pas sûr qu'il ait tout lu.

 

Pour le dernier cours d'improvisation, Philippe Lelièvre a fait venir des musiciens belges, Improcession, qui font des improvisations en chanson. En gros, on donne un air, un thème, et Cyril ou Dominique se démerde. Comme c'est le dernier cours, émotions, larmes et tout. Mathieu Gonet vient ensuite donner un coup de pression en vue de la finale car là, ils vont devoir tout faire. Encore une grande visite, la directrice amène effectivement Mathias Gurdler, "grand journaliste parmi les journalistes, d'un grand quotidien", pour les préparer au retour à la vraie vie. Il leur donne toutes les vacheries qu'ils peuvent entendre et les aide à répondre sans mettre un pain. Après ce démontage en règle (en gros, Dominique, elle est fausse et elle essaye tous les moyens pour réussir, et Cyril, il est noir et payday et en plus, c'est un chieur), les profs viennent pour manger un peu et boire beaucoup. Ce qui tombe bien, c'est qu'on est aussi le jour de l'anniversaire d'Alexia Laroche-Joubert, alors les profs restent pour manger un peu de gâteau et boire beaucoup de champagne. Pendant que les bouteilles se vident, Mathieu Gonet et Raphaëlle Ricci retournent tout dans les chambres. Le personnel d'entretien, je te laisse constater.

 

Tandis que Dominique pionce, Cyril a droit à un cours personnel de karaté avec Christophe Pinna, le sportif-philosophe : "quand ça va s'éteindre, eh ben, ça sera éteint". Puis, c'est Dominique qui se retrouve en tête-à-tête et poing-à-poing avec le professeur, mais elle a peur de lui faire mal et elle retient ses coups, un peu comme Chuck Norris face à Ségolène Royal. Dominique va ensuite râler contre Cyril qui lui met involontairement des tartes en danse, puis contre Jasmine Roy car elle a à chanter Hier encore, j'avais 20 ans mais se plaint d'"être à la cave" et que c'est une chanson de mec. On continue les dernières avec les derniers passages de Mathieu Gonet et Raphaëlle Ricci, on continue d'éteindre des salles et on continue à se bâfrer comme des gorets.

 

Plus que deux jours avant la finale, il y a intérêt à être prêts, à tout savoir sur le bout des ongles, bref, à bosser comme des brutes. Fort logiquement, la production leur colle une journée de promo, qui débute avec une participation à toute l'émission du 6-9 suivie d'un passage à l'émission radio de Morandini. A parler autant à la presse, on se demande qu'est-ce qu'ils vont bien pouvoir dire de croustillant à la prochaine interview, sans compter que les questions sont toujours les mêmes. Puis c'est une séance de dédicaces qui s'impose, pas question d'envoyer chier les enfants, même ceux qui veulent la signature de l'autre. Et pareil pour les vieux. Bon, au bout d'un moment, ils travaillent quand même, Jasmine Roy demande à Cyril de s'impliquer physiquement dans les notes. Mais ils n'ont pas mangé et pas dormi, alors ils n'ont plus d'énergie pour être suffisamment efficaces. Tout ceci n'empêche pas la soirée d'être accaparée par les stylistes fous de la Star Academy, qui les aident à choisir les tenues du prime time. Pour la soirée, quand la fatigue est totale, il y a danse avec Kamel Ouali, qui se plaint de leur mollesse. Etonnant, non ? Enfin, le temps de manger quand même un morcif, ils peuvent se reposer ... mais en répondant aux questions des fans. Petite bisbille pour répondre à la question de savoir si le vainqueur allait faire un cadeau au vaincu, Cyril pensait à un petit truc à moins de 100€ alors que Dominique voulait une croisière. Du coup, Cyril augmente ses exigences et passe à un ordinateur portable.

 

Le Grand Soir est maintenant tout proche et, à nouveau, Dominique perd sa voix. Elle cherche sous son lit, dans les placards, mais rien n'y fait, elle ne la retrouve pas. Cyril est encore endormi dans sa tête, Dominique se préserve vocalement, alors personne ne parle et forcément, on se fait chier. Cyril : "on n'a pas beaucoup dormi, alors j'ai la tête dans les étoiles". Ce garçon a les étoiles mal placées (ou alors le trou du cul en étoile mais tout ceci ne nous regarde pas). Pour son dernier cours, Christophe Pinna, leur a concocté encore plus sportif que la pêche, le tir, la pétanque ou le golf : la balle au prisonnier. On continue avec d'autres duels, il faut tenir des haltères à bout de bras sans fléchir, lancer un ballon de santé (un medicine ball, quoi) de chaque endroit où il atterrit pour faire le parcours le plus vite possible et enfin, on boit pour le départ du prof et la victoire 2-1 de Cyril. Mais éclate aussi un grand débat : les filles doivent-elles concourir contre les garçons en sport ? Cyril dit que oui, car c'est égalitaire, Dominique dit que non, car ce n'est pas juste, le ton monte, ils s'énervent et le prof se marre. Répétitions des chorégraphies, bilan avec la directrice, tout va bien. Et là, c'est le drame. Aux répétitions sur le plateau, Jasmine Roy sent le problème et leur demande de ménager leurs voix mais c'est trop tard, elle ne fait que chanter faux. La venue de Magalie Vaé et ses encouragement n'y changent rien, elle devra aller voir le phoniatre (c'est un spécialiste des cordes vocales). Dernière soirée au château, normalement, c'est la fête, mais là, Dominique ne parle plus et s'éclater avec Bernardo, ça ne dit rien à Cyril. Pour finir, ils visionnent les avis des profs sur eux, Jasmine Roy : "Cyril, tu es la plus grande soprano avec des coucougnettes", la Castafiore, je te laisse constater. La directrice vient pour la fermeture, sur fond de violons, et l'extinction des pièces du château, il va falloir se passer de Star Academy pendant huit mois. Trop dur.

par Schweinnie publié dans : telepoubelle
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Lundi 18 décembre 2006

Joey Star en TIG

 

 

Grande présentation de Nikos pour ce choc des Titanic, ce soir, ça va chier, c'est le combat des plus fortes qu'elles sont les meilleurs, alors, tation ! Marina et Dominique font leur entrée sur Je te donne, il y a une qui ne maîtrise pas franchement l'anglais, l'autre le français, mais qu'importe, le public, pas du tout briefé, est en liesse bien que partagé comme la semaine précédente. Un changement quand même dans l'identité chromatique : après les jaunes (Cynthia) contre les rouges (Cyril), ce sont les verts (Dominique, comme les vrais Verts) contre les bleus (Marina). Et elles donnent, "je te donne mes notes, je te donne ma voix", non merci, mesdames ! Pour l'occasion, on a sorti des projecteurs de fumée, qu'on n'avait pas osé sortir quand Yannick Noah était venu et c'est bien dommage.

 

Premier duo, Marina et Julien Clerc sur Laissons entrer le soleil même s'il n'a pas ses papiers et qu’il porte des baskets, je vous jure, il a une consommation à l'intérieur. Donc, pour faire plaisir à Julien Clerc, on lui donne un truc qu'il a fait quand il était jeune mais là, pas de danse, pas de tenue minimaliste, pour qu'on ne voit pas qu'il n'est plus si jeune, toutefois, Alexia Laroche-Joubert est déjà en transe extatique. On enchaîne avec Dominique et "un gentleman séducteur", Lionel Richie, sur Say you say me mais bon, les chansons de Lionel Richie, pour être sûr d'en trouver des connues, on doit chercher loin dans le temps. Heureusement, on sent quand même la patte Star Academy, avec en arrière-plan, des danseuses avec des jupes boules à facettes, d'un goût exquis, des départs de ballons noirs à l'hélium et une interview dans laquelle Lionel Richie avoue regarder la Star Academy, où qu'il soit dans le monde (on y croit tous). Le plus fort, c'est Nikos qui fait son lancement de magnéto avec, à côté de lui, l'invité qui fait "oui" ou "non" de la tête, sans aucun rapport avec ce que raconte le Grec.

 

Et maintenant, on rigole tous puisque celui qui chante avec Dominique est ... Joey Star ! Oui, oui, Jo la fiotte, l'ancien révolté de NTM qui fraude au permis de conduire comme un vulgaire Florent Pagny, sans parler du livre de confessions pour montrer qu'il y a un coeur qui saigne quand on écrase une mouche devant lui. Donc, là, TF1, 10 millions de téléspectateurs nourris au Obispo, et Dominique et Joey Star pour Laisse pas traîner ton fils. Preuve que c'est un gros payday, il n'a même pas osé le Passe le oinj, le Qu'est-ce qu'on attend pour foutre le feu et autres Nique la police. C'est mou, même Doc Gynéco serait plus violent, plus vigoureux, plus révolté. Là, il se contente de faire lever les mains et de lancer à la fin un appel au vote (mais au vrai vote, celui du 22 avril 2007). Un peu court, plus très jeune homme. Celui qui porte plus de bijoux qu'Elton John repart et pendant ce temps, on a un micro-trottoir hyper crédible pour la demi-finale.

 

Nikos interroge, en français, la soeur de Dominique qui a du mal à s'exprimer car elle est "émotionnée" et sa cousine. Et c'est le moment de la première grosse mise en scène de Kamel Ouali, pour Cyril, accompagné de Marina et Dominique, sur Magnolias forever. Les trois, ainsi que les danseurs et danseuses ont un cerceau avec lequel ils font mumuse mais la tenue de la troupe du grand malade est encore improbable : on dirait des spermatozoïdes, mais pas de la bonne couleur, le tout avec les cerceaux, il y a comme une symbolique. Quant aux demi-finalistes, elles n'ont qu'à faire les choeurs, mais ça ne les empêche pas de se planter. Le jury et le public se sont parés de boas de toutes les couleurs et ça ne va pas du tout à Raphaëlle Ricci, on ne fait pas la différence avec ses vrais cheveux.

 

Un peu d'émotion, aussi, après l'interview des parents de Marina, la confession de la directrice (elle rêve d'être Beyoncé) et l'anniversaire de Kamel Ouali, puisque James Blunt et Cyril reprennent You're beautiful, pour bien faire chialer Margot. Un petit magnéto et, comme Rocky Balboa au moment de monter sur le ring sous les yeux du Soviet Suprême pour y défier Ivan Drago, elles ont l'oeil du tigre pour le Battles. Cette semaine, pas de technique vocale nécessaire (ouf), tout dans l'émotion avec L'hymne à Lamour, qu'on a déjà eu l'an dernier, comme si Edith Piaf n'avait fait que ça dans toute sa carrière (mais un ministre UMP ainsi sanctifié, ça vaut bien un avantage sur les autres chansons). Comme la semaine dernière, on enchaîne directement l'une après l'autre, on fait joujou avec le cube élévateur à franges.

 

Un peu de pub pour se remettre de tout ça et on retrouve les deux demi-finalistes (ah oui, Cyril, cette semaine, il se l'est vraiment coulé douce), en compagnie de Moby pour Lift me up. La déprime chronique peut conduire à des extrémités regrettables, ne sombrez pas là-dedans. Cela dit, tout ce qu'elles ont à faire, c'est répéter ce qu'il vient de chanter, pas trop dur et pas trop dommageable. Quoique ... En tout cas, Moby, il n'a pas eu droit au magnéto à sa gloire, contrairement à Puff Daddy, Beyoncé et Mireille Mathieu. Mais bon, Moby, il n'a pas les chorégraphies de Kamel Ouali, non plus. Comme la semaine dernière, un répétiteur est attribué à chacune et donne des éloges à tout va dans un magnéto, Jasmine Roy pour Dominique et Mathieu Gonet pour Marina.

 

Pour Dominique, c'est sur Bring me to life, et comme toujours avec elle, c'est n'importe quoi. Mais alors là, vraiment. Elle entre traînée par un cheval auquel elle est attachée par les mains (mais ils la relâchent rapidement, quand même), entourée de soldats en style napoléoniens et de paysans période Révolution qui sautillent comme des grenouilles. Les mouvements Oualiens habituels sont exécutés, Dominique gardant sa robe blanche (une fois n'est pas coutume) et ses mains attachées. On la dresse ensuite sur un bûcher, on l'accroche à des élastiques reliés au plafond pour ne pas se faire cramer (ben oui, on n'en est pas encore à les buter en direct). Evidemment, comme à chaque chorégraphie de dingue, elle ne peut pas chanter mais encore une fois, ce n'est pas grave, le jury la trouve formidable quand même. En revanche, on peut s'étonner du peu de cohérence historique entre les soldats de l'Empire et les bûchers de sorcière mais si ça se trouve, Kamel Ouali a eu l'idée en regardant Le nom de la rose l'autre fois et ils n'avaient pas d'autres costumes de soldats en stock. Où la production est aussi inculte que les élèves, allez savoir !

 

Superbus a droit à un véritable couloir pour entonner Butterfly avec Marina. Ça, quand l'exemple parental se limite à confondre un stylo et un tampon à la télévision, il ne faut pas s'étonner que les gosses tournent mal ! Pour bien illustrer le propos, lâcher de papillons en papier (ouais, des confettis) à la fin et multiples gros plans sur Nikos qui fait l'andouille qui fait l'imbécile. Cyril chante aussi, avec Julien Clerc, "une des plus belles chansons du répertoire français" (que je laisse constater, au passage), Ma préférence. Deuxième solo, celui de Marina, sur La mama. Mais avant, bien sûr, le magnéto et Mathieu Gonet dans son fauteuil du Docteur MAD ou de Monsieur Manatane, c'est selon.

 

Evidemment, pour la mise en scène, ils sont tous en noir, logique, les vêtements fluos façon chaussures de Jean-Luc Reichmann ne seraient pas dans le ton. En général, il en faut plus pour décourager Kamel Ouali mais là, c'est une chanson en français, donc dont on comprend les paroles, alors on fait gaffe. Marina n'a pas de chorégraphie, forcément, ça ne correspond pas à des mouvements d'aérobics, on laisse ça à la troupe de danseurs et danseuses. Le clou du pestacle à la fin, avec l'option "mur d'eau" activée pour arroser les danseurs mais ce n'est pas grave, ils avaient pensé à prendre leurs parapluies. Ça fait juste un gros gaspillage aqueux et ça a tout inondé le plateau, mais à part ça, ça va. Et Marina a chanté mais là encore, à part ça, ça va. En fait, si on enlève tout, ça va.

 

La pub est passée, il a pu prendre une tasse de thé et quelques petits beurres agrémentés de pâtes de fruits (c'est jour de fête) et Joey Star revient avec Marina pour Le métèque, reprise de Georges Moustaki car Joey Star est un grand auditeur de Nostalgie (mais ne soyons pas réducteur, il écoute aussi Cherie FM et Chante France). Franchement, il ne manque plus que Frédéric François, André Rieu et Franck Michael et on les aura tous eu ! Il conclut toutefois : "rendez-vous le 21 avril, pour les choses concrètes, c'est le seul préservatif contre les discriminations !" Il débloque vraiment, hein, il perd total la boule, papy Joey ! Le 21 avril, c'était en 2002, pour la prochaine, ce sera le 22 avril. Alzheimer, c'est vraiment moche !

 

Troisième âge toujours avec Julien Clerc, pour Si on chantait, avec Dominique. Désolé de radoter, mais non merci. Nikos : "vous avez l'ambiance qu'il y a ! On se croirait sur scène !" Décidément, le gâtisme est général, ce soir, Nikos croit être dans son salon, ou chez le coiffeur, ou dans la rue. Et maintenant, une surprise ! Ludovic, Jean-Charles et Brice entrent en scène pour Oh les filles, habillés à la mode, mais d'une autre époque, d'un autre pays et d'une autre planète. Oui, quand il y a Au bonheur des dames à la Star Academy, ce n'est pas du Zola. C'est le moment de récréation, Christophe Pinna est même là pour danser, les trois encore en course rejoignent les trois tricards sur scène, c'est la fête ! A noter qu'ils ont remplacer les prénoms dans la chanson par des prénoms en rapport avec la Star Academy (quitte à ce que ça ne rime plus) mais Dominique, qui n'a pas l'air de connaître, a fait uen drôle de tête quand Ludovic est entré sur scène en clamant "je suis sorti avec Domi", le genre d'aveu auquel elle ne s'attendait pas du tout. Il ne manquait que Joey Star mais le pauvre n'était plus en état, il devait récupérer des efforts fournis.

 

Avant-goût promotionnel de la finale, avec Cyril qui chante Entre nous avec Marina sur le premier couplet et Dominique sur le second, chacune apparaissant ou disparaissant par l'élévateur, il ne doit en rester qu'une. Toutefois, pour la fin, ils sont tous les trois là. Il fallait bien ça pour clamer des paroles aussi fortes que "entre nous, c'est toujours, c'est le contraire d'un jour", même si ça ne vaudra jamais (au risque de me répéter) "la piste est chaude, les meufs sont chaudes" de Tribal King. Encore de la pub, mais c'est la dernière fois, promis, et Dominique reprend No bravery avec un "soldat au Kosovo, accompagné de sa guitare, qu'il ne quittait jamais, même dans les tanks", James Blunt. Bon, là, il n'était pas avec une guitare mais un piano, qu'on ne peut pas embarquer dans les tanks, tout juste dans un hélicoptère et encore, dans Hot shots 2 seulement. Et puis, on imagine bien la scène :

"mon pauvre Johnny, tu es touché, mais ça va aller

_ Aaargh, James, je souffre, si je m'en sors pas, dis à ma femme que ...

_ Mais si, Johnny, tu vas t'en sortir !

_ Il faut m'emmener d'urgence, alors.

_ Ah désolé, j'ai juste de la place pour ma guitare, là. Tu voulais que je lui dise quoi, à ta femme ?"

 

Après ce petit instant de bon goût (à l'image de l'ensemble des CR), Lionel Richie chante avec les trois restants I call it love, car ce n'est pas tout ça, il veut bien être les parrains, mais à condition qu'ils fassent sa promo, sinon, ce n'est pas la peine. Après, Nikos fait justement une promo incroyablement élogieuse mais qui sonnait terriblement faux. D'abord, il commence par dire que son dernier album est numéro 1 aux Etats-Unis, l'autre veut intervenir pour lui dire que ce n'est pas vrai du tout mais le temps de la traduction (et là, il n'y a qu'un seul traducteur et on est sûr d'entendre, pas de problème de ce genre, donc) et Nikos est déjà parti dans d'autres lauriers alors il se contente d'un geste de dépit accompagné de "it doesn't matter". Nikos enchaîne ensuite en donnant les dates de concert du parrain "car écoutez, le public vous demande", ceci, à un moment où on entend bien le public scander les prénoms de Dominique et Marina. Il ne sera pas du tout passé pour un has-been, ce soir, Lionel Richie. Marina et Dominique s'offrent un dernier duo sur Quelques mots d'amour. Cette chanson est agrémentée de véritables cris d'hystérie dès que l'une entame une phrase, très en phase avec le texte, mais un super jeu qu'on peut offrir pour Noël. Existe aussi en version sifflets, cette dernière ayant deux versions, la blonde (MAM) et la brune (Ségolène). On fait le tour de l'avis du jury, Nikos fait tout pour tirer les vers du nez à Richard Cross qui tente désespérément de s'esquiver et de ne pas prendre position, notamment, devant son refus d'influencer le public, de lui rappeler que les votes sont clos. A l'arrivée, par 59 % (contre 41 %, forcément), c'est Dominique qui l'emporte. Marina pense quand même à remercier la production, l'orchestre, le jury, le personnel de ménage, les coiffeurs, les maquilleurs ... Et finalement, la finale sera on ne peut plus classique.

par Schweinnie publié dans : telepoubelle
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Lundi 18 décembre 2006

plus c'est long, plus c'est long

 

 

Cyril est encore sous le choc heureux de sa victoire ("il y a la France, et en plus, les Antilles, qui m'ont encouragé", il en oublie que les Antilles sont en France) et cadeau, il peut glander pendant une semaine, privilège des demi-finales. Alors que pour Dominique et Marina, tout change, il va falloir travailler. Et ça commence avec la visite de Raphaëlle Ricci dès le petit déjeuner pour revoir le prime time. Beaucoup de compliments, bien sûr, il y a de la promotion d'artistes fraîchement diplômés à faire, mais Dominique reçoit quelques critiques : "tu grooves, mais toujours de la même façon, j'aurais voulu que tu prennes plus de libertés dans le groove et puis, tu tapes dans tes mains en ratant un temps sur deux". Quelques réserves aussi contre Marina (justesse du début et de la fin) et contre Cyril (gestion du souffle), mais c'est surtout pour la forme. Cyril a le sentiment de parler avec Cynthia tout du long du débriefing et la communication avec les défunts médiatiquement, il la fait sans table tournante ! Marina et Dominique, admiratives devant le comportement de Cynthia et Cyril, décident de faire pareil mais une complicité amicale peut difficilement s'instaurer en vitesse. Visite glorieuse au château, celle du député-maire de Dammarie-Les-Lys, Jean-Claude Mignon, qui arrive en famille les bras chargés de cadeaux pour les féliciter en crachant quelques morceaux de gâteaux (car, pour un élu UMP, il est assez mal élevé, il mange avec ses doigts et parle en même temps). Richard Cross prend alors place pour donner un cours tordu aux deux demi-finalistes mais ils sont obligés de se réfugier dans le château à cause d’un haut-parleur défectueux. Elles font alors des "pom pim pom" en retenant ensemble un bâton avec leurs bides. Puis, plus techniques, elles doivent se caler une petite boule de Noël dans les joues et la cracher vers le public, tout ça pour se muscler ce qu'il faut. Encore une star qui vient, Bruno Besaïnou, professeur de djembé (et comme le disait Jacques Martin, c'est un très beau métier).

 

Classe verte pour les élèves, qui retrouvent Cynthia, Ludovic et Nikos pour assister à une projection de Happy feet, dont ils avaient assuré une partie du doublage (sauf Marina, mais Gaël y était, comme le disait Alain Duhamel, "comment vous voulez prévoir comment les gens vont voter s'ils ne font pas comme on leur a dit ?"), Dominique en était troublée : "c'est émotionnant". Ensuite, ils vont à une séance de dédicaces, Dominique fait des dessins en guise de signature mais elle est très sollicité : "ça m'a pas turbé". Autant d'efforts méritent une récompense, Costas, cuisinier grec (le cousin de Nikos, à tous les coups), leur a préparé un goûter grec. A l'odeur de sa cuisine alléché, Nikos débarque au château pour bouffer en plus de faire l'émission du dimanche, il leur explique le costume traditionnel grec (la jupe pour hommes, le chapeau avec le pompon à mettre à droite en signe de joie). Ensuite, cours de théâtre où ils travaillent les entrées en scène : "salut ! Comment ça va ? J'vous entends pas, Saint-Etienne !" Philippe Lelièvre leur fait ensuite parler d'eux-mêmes, mais en jouant en rôle, ainsi, Dominique parle de Dominique en faisant le restaurateur chinois et Michel Leeb peut partir à la retraite tranquille, la relève est assurée. Pour le remercier, les trois élèves l'invitent à manger des crêpes avec eux, il en goûte une et se rend compte qu'il est tard et qu'il doit rentrer très vite. Finalement, Marina a un coup de blues après avoir appelé son copain car il n'avait rien à lui dire et va pleurer dans son lit.

 

Dominique s'échauffe la voix en faisant "bllll" dès le réveil car "[sa] voix parlée n'a pas d'impact sur [ses] cordes vocales". Elle pense quand même à réveiller Marina avant d'aller en cours, pas de coup en douce, surtout qu'on serait au courant. Richard Cross en profite pour jouer à Vis ma vie, il devient élève et un des élèves doit faire le prof. Puis, la routine reprend le dessus, Philippe Lelièvre leur fait faire des exercices d'improvisation, ils sont nuls, il les engueule, ça s'améliore, il corse l'exercice, ils sont nuls. Dominique et Marina doivent s'affronter au travers d'un exercice, l'une doit faire visiter un appartement à l'autre et lui refourguer, Cyril doit juger de la gagnante, on termine par un match nul, tout le monde est content. Jasmine Roy donne le programme, la bagarre se fera sur L'hymne à l'amour, ce qui désappointe Dominique, qui se plaint que Marina connaît déjà toutes les chansons. Marina rumine aussi, se plaint d'avoir trop de travail, plus que Cyril et Cynthia la semaine précédente et au repas, Dominique en rajoute une louche sur ces maudites chansons françaises, surtout celle "des années 40". Pour la soirée, une simple réception des messages d'encouragements des fans tout en se goinfrant de chocolats.

 

La vie de stars, ça n'est pas que bosser, c'est aussi rien branler en se faisant passer pour un grand coeur (et pas au sens de Marc-Vivien Foé). Ainsi, ils ont la matinée consacrée à acheter des joujoux avec l'argent de la production pour les offrir ensuite aux élèves d'une école du coin. Marina hésite entre les jeux éducatifs et les peluches, Dominique leur donne un kit d'initiation au dessin et Cyril teste les jouets avant de les choisir. Tout ce bonheur enfantin, ça ne plait pas à Kamel Ouali qui décide de leur faire faire de la barre, c'est-à-dire des étirements au-delà de quand ça craque. Finalement, quand il faut vraiment travailler les chorégraphies, ça repose. Dominique se plaint encore de ne pas connaître les chansons prévues, et tous ces types, là, Edith Piaf, Julien Clerc, Michel Berger ... Elle confond aussi Frédéric François et Claude François, et encore, ils ont fait facile, il n'y avait pas de Sandrine François, Jean-Pierre François ni de François François dans la belle liste. 17H15, les gosses d'une école sont toujours retenus en otage pour subir la venue des trois guignols, accompagné du député-maire (on reconnaît l'année qui précède les élections) et recevoir les cadeaux. Et pour une torture, c'en est une, ils doivent chanter, faire semblant des les adorer, rester sage et ne pas faire la gueule quand ils voient ce qu'ils reçoivent. Il y a même le maire qui leur rappelle qu'on doit dire merci, même quand on a reçu un Goleo en peluche. Enfin, Christophe Pinna vient avec son fouet pour les faire encore souffrir, sauf Cyril qui en est dispensé, il est dans une semaine où il peut se la couler douce. Le but de tout ça étant de travailler les émotions, qualifiées de "réactions physiologiques et non mentales" et donc, il faut "être fort dans son âme" et "laisser faire le corps, la tête, elle est plus là".

 

Comme chaque semaine, maintenant, il y en a un ou une pour se plaindre de l'état délabré de sa voix, Cyril la semaine dernière, Cynthia puis Dominique avant, il ne manquait plus que Marina, eh bien ça y est, c'est fait, elle aussi a cédé. Des répétitions, des répétitions, encore des répétitions, Marina en a marre et se plaint de ne pas pouvoir se reposer, tout en raclant un plat avec les doigts. Il faut bien qu'il y en ait une qui prenne, ce sera Raphaëlle Ricci. Après l'interprétation de L'hymne à l'amour, elle commente ainsi "si tu n'es pas convaincue, Marina, tu ne convaincras personne". Marina apprécie peu, car elle avait l'impression d'être juste. Elle s'emporte, fatigue aidant, Cruella persiste dans sa version à faire de la chanson, l'accuse de ne pas vouloir travailler, de toujours faire la gueule et conclut : "tu interprètes tes chansons parce que c'est toi qui les écris, ça, ça n'est pas ta chanson, tu l'interprètes comme elle a été écrite" (ce qui veut dire, comme Raphaëlle Ricci la comprend, on pourras difficilement passer un coup de fil à l'auteur pour confirmer). Dans la foulée, sur la même chanson, c'est Dominique qui se prend une avoinée car elle ne connaît pas encore bien les paroles, "je me demande pourquoi je viens, ça me saoule". Les demi-finalistes font aussi un bilan sur leur participation à la Star Academy avec la directrice, Marina a appris à réfléchir avant de parler (parfois) et Dominique "la culture". Pour finir, sport avec Christophe Pinna, mais sport sans bouger, juste pour travailler la respiration. Ça, c'est du sport qu'il en est bien ! Toutefois, il reste encore à répéter une chorégraphie avec un cerceau et Kamel Ouali, Marina est à la ramasse et Dominique a mal au ventre mais tout ça, pour le professeur, ce ne sont qu'excuses.

 

Cyril, qui n'a que ça à foutre, se charge de réveiller les deux feignasses qui, si elles font les prolongations dans leur lit, ne le font que par concentration pour la finale. Quant à Kamel Ouali, il sent la journée de poisse : le chauffage de la salle de danse est en panne (et puis, ça, ça serait arrivé au début, pas grave, mais là, glagla) et en prime, le lecteur de disque flanche aussi (trop de merdes y sont passées depuis le début, il n'a pas supporté ce traitement). Mais heureusement, au château, il y a plein de pièces qui peuvent servir, le théâtre servira pour le cours, avec Marina toujours en délicatesse avec son cerceau et Dominique aussi. Finalement, ils y arrivent mais en y mettant un entrain digne de celui que met Dominique de Villepin dans son soutien à la campagne de Nicolas Sarkozy. Puis, on reprend le train-train habituel du jeudi, passé sur le plateau pour répéter les chansons. Heureusement, pour s'amuser le soir, ils ont des DVD. Bon, pas tip top pour autant puisque ce sont le clip de Porque te vas et une sélection des meilleurs moments de Marina et Dominique cette saison ainsi que leurs singles. On découvre alors qu'ils ont préféré prendre la maquette de Marina plutôt que l'enregistrement en studio, en gros, plus elle travaillait, moins c'était bon (ça en dit long sur la qualité de l'enseignement).

par Schweinnie publié dans : telepoubelle
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