art pictural ou bitural ?
Depuis une semaine, les panneaux d'affichage sont ressortis du placard et nous offre cet art visuel désuet qui fait le charme de ces campagnes. Je ne remets pas les images des affiches ici, elles sont dans toutes les villes et au bord des bureaux de votes de dans une semaine. Et elles sont faciles à retrouver sur Internet, z'avez le droit de faire un peu d'effort aussi. Une tendance lourde : ne pas montrer de quel parti on vient. C'est la rencontre d'une personnalité et d'un peuple, comme on dit, donc c'est de la personnalisation à outrance sous forme de rassemblement. Maintenant, regardons en détail les affiches de chacun, dans ce panorama de dernière semaine. Tiens, d'ailleurs, juste en passant, petite incitation à revenir souvent, pour cette semaine, en plus des chansons classieuses rattachées à chaque candidat (même si parfois, il n'y a quasiment pas de rapport, je fais ce que je veux, c'est mon blog, merde !) qui commencent là aussi, et après ces commentaires sur les affiches, il y aura le commentaire des films de campagne ainsi que, peut-être, si j'en ai le temps, quelques tests pour mieux voter. Bref, ça va être une semaine où ça va poster, pas le moment de partir en vacances. Ou alors, vous aurez beaucoup à rattraper au retour. Ou vous continuez de venir même en vacances. Ou vous vous démerdez, au fond, ça n'est pas mon problème. Bon, on y va sur les affiches !
Olivier Besancenot :
Première constatation : celui qui a pondu cette affiche ne lit pas Rouge mais préfère le gros rouge. Bon, déjà, le fond couleur dégueulis, ça séduit peut-être Diego Maradona, mais pas moi. La veste en jean est surannée, pour un jeune, ça n'est pas top. Il ne donne que la date du 22 avril, manque d'ambition regrettable pour un révolutionnaire. Le logo de la LCR en imitation pin's achève de sabrer l'atout de la jeunesse du candidat, un vrai coup de piolet. La graphie est tout aussi bizarroïde, le "Olivier" en traviole, comme si le prénom et le patronyme du candidat prenaient en tenaille le site, un peu agressif. Enfin, le slogan entre guillemets, c'est ne pas assumer ou alors se référer à l'homme de l'ombre. En plus, ce slogan, c'est exactement le même qu'en 2002, alors pour ce qui est du discours novateur, on repassera. A peine 30 ans, et déjà il ne fait que radoter. La touche en plus de laid, le fond blanc en bas, mis de traviole aussi, dont on se demande bien l'intérêt vu que le slogan en déborde très largement. Bref, un delirium tremens, comme le score de Schivardi (très mince, ouaf, ouaf, le jeu de mot). Pire, on dirait une couverture de So foot. Sinon, à ce sujet (l'affiche de OB1, pas So foot), lu par ailleurs : "et puis, tout ces slogans ... on dirait un maillot de foot d'une équipe de L1" (PatogaZ), "on dirait un flyer pour une soirée Zouk" (NoNo93), "Besancenot sera en concert à Noeux-les-Mines à la salle André Malraux vendredi 13 avril à 20h00. Entrée 5€, enfants 3€" (meem) ou encore "j'aime beaucoup la typo empruntée à Achille Zavatta. Remplacez son nom par Cirque Pinder et sa phrase en bas par Venez admirer tigres, éléphants et jongleurs, et ça marche pareil" (gigantic).
Marie-George Buffet :
Une annonce en haut à la Star Wars, un fond rouge assumé (c'est rare) mais qui se dégrade en orange en bas. C'est à l'image de l'affiche, qui pourrait être bonne mais qui est sur une pente savonneuse. Ainsi, elle se réfère à la gauche antilibérale mais, cet ancrage idéologique n'est pas couplé d'une référence au communisme. Cette partie du bas est carrément détachée du reste, avec ce fond blanc, comme si c'était rajouté à la hâte, pas terrible comme effet. Comme Besancenot, elle s'arrête au 22 avril, comme s'il ne se passait rien le 6 mai. Heureusement, la bouille de la candidate est la seule émergence du communisme là-dedans, on dirait une guichetière est-allemande. Au lieu de communisme, elle se réclame donc de "la gauche populaire et antilibérale". L'emploi du mot "populaire" est étonnant, vu que ce mot est surtout repris par la droite (UMP, "Jeunes Populaires", Parti Populaire en Espagne) ces temps-ci, le Front Populaire, ça commence à dater. Antilibérale, certes, mais pour un parti envisageant une alliance avec le PS, c'est tout aussi curieux. Alors que communiste, on sait ce que sait, mais c'est peut-être pour cela que ce mot n'est pas repris. Comme Besancenot, elle a son petit slogan, mais totalement planqué, dans un coin à gauche, à peine lisible (surtout quand les gamins y ont dessiné une teub) et bien alambiqué pour un slogan (qui est censé être court et percutant). Beigbeder est parti par rapport à 2002, mais son "génie" est encore là.
Gérard Schivardi :
N'est pas Laguiller qui veut. Lui aussi a voulu mettre plein de texte sur son affiche mais lui, personne ne le connaît, ou alors ceux qui ont flaché sur sa paranoïa et son côté bourru. Heureusement, on a une photo (en noir et blanc) et le nom marqué en gros. Pour le reste quelques bribes marquées en gros, les seules qu'on retient : "candidat de maires, soutenu par le Parti des Travailleurs", "le 22 avril, en votant Gérard Schivardi", "rupture avec l'Union Européenne". Résumé : des maires (pas au sens "des = de + les" car "de = de + des") soutiennent ce monsieur, Gérard Schivardi, également soutenu par le PT (prout) pour rompre avec l'Union Européenne et je vous emmerde, cong ! Le fond jaune-orangé renforce cet aspect marginal, c'est clair, le Schivardi est drôle à la télé mais chiant à l'écrit.
François Bayrou :
Photo de Jean-Marie Périer, car lui aussi peut séduire les stars. La position des mains, bof, ça peut se vouloir rassurant mais ça fait aussi menace de pain dans la gueule. L'alliance en évidence pour le bon père de famille, bof aussi. La tenue, la mise en scène, c'est chemise bleue, cravate bleue, fond bleu (comme Sarkozy et Villiers), un bandeau orange en bas (comme Villiers) et de la verdure au fond (comme Sarkozy). Il veut ouvrir à gauche, mais l'affiche reprend des thèmes graphiques de droite. Le virage "orange" de ces dernières années n'est pas assumé, on reste dans des tons neutres. Une qualité quand même, le photographe a réussi à trouver un angle où les oreilles sont acceptables mais avec Photoshop, tout devient possible. Je reviens sur les mains, qui sont quand même, avec la couperose (il a vaincu son bégaiment en picolant, mais ça n'est pas une raison pour en faire de même pour poser), ce qui frappe le plus. D'aucuns (ouais, Panpan, c'est de toi que je parle) disent que la main droite fait un doigt mais qu'il l'a cachée par la gauche, comme avant-goût de ce qu'il ferait. Ce n'est pas le geste de la prière (les mains à plats), pas celui de l'invitation (mains ouvertes), pas le Penseur de Rodin, pas le test pour montrer qu'on n'est pas bourré ... non, à part "tu vas voir ta gueule, si tu continues de te moquer", je ne vois pas.
José Bové :
Il marche pépère dans la rue et v'la-t-y pas qu'on le prend en photo. La moustache est bien visible, mais pas la pipe, il y a des enfants qui regardent (et puis, on n'a peut-être pas le droit). Bové est un paysan, alors on lui met une chemise hideuse, manches retroussées car il bosse, lui, pour de vrai. Quant aux mains, il en fait un truc bizarre, on dirait qu'il se gratte l'annulaire gauche, ce qui est une position vraiment pas habituelle sur les affiches électorales. J'avoue que je ne comprends pas le sens de cela, mais alors vraiment pas. Ou alors, il a voulu masquer son alliance, symbole de petits bourgeois capitalistes catholiques rétrogrades aliénés à la société qui n'est vraiment pas choue. En tout cas, le nom est inscrit avec le prénom en minuscules, dans une police peu commune mais nique la police, après tout ! Deux slogans, un juste en-dessous du nom clamant une "alternative à gauche" et un bandeau bleu ciel en dégradé en bas, clamant "un autre avenir est possible". Deux thématiques déjà présentes dans la propagande de la LCR, pas vraiment neuf, en fait. L'originalité vient de la fleur, placée à l'extrêmité gauche du bandeau, juste les pétales, pas la tige, on est dans la flamboyance et pas le travail. D'ailleurs, les thèmes de campagne sont complètements absents, c'est de la personnalisation, sans mention des idées, comme les autres, en fait. Et surtout, la mise en scène. On est dans une rue, au milieu des passants mais ils sont tous flous, sauf Bové qui est non seulement le seul net, mais paraît directement éclairé par le Soleil, comme reconnu et désigné par la Providence. Et sinon, ça va, les chevilles ?
Dominique Voynet :
Bon, déjà, poser après avoir fumé un joint, c'est bof. Pour le reste, pas trop mal, le fond vert rappelle le parti, avec également un logo visible, en voilà une qui ne renie pas les siens (oui, je sais, c'est l'élection d'une personne, rassembler au-delà, et gnagnagna, pourtant, les investitures, elles ont bien été données par les partis, non ?). Un bout de la Terre aussi, car on est la nature et tout. Rien à voir avec l'affiche foireuse de Mamère en 2002 (le slogan était "les pieds sur terre" et on voyait Mamère en pied sur un fond blanc, avec aucune nature nulle part). Une réserve, on ne voit pas d'urgence écologique, on reste dans un trip limite baba-cool loin du film de Gore ou des appels de Hulot, en retard d'une guerre. C'est une affiche en papier recyclé, c'est marqué dessus, car l'écologie, on doit se l'appliquer à soi-même. On retrouve un fond blanc détaché du reste mais pour elle, il est en haut et bien identifiable : c'est pour marquer son nom, d'une étonnante couleur violette, couleur de son pull (et des éléphants qu'elle devait voir car elle a quand même, désolé d'insister, une tronche de déchirée, là-dessus). Puis, quand on se plante devant cette affiche, sur quoi l'attention se porte ? Le logo des Verts, le slogan, le site Internet ? Non, sur la Terre, au fond. Visiblement, c'est l'extrême-orient, Vladivostok et ses environs à l'est (si quelqu'un peut me confirmer ...), pour qu'on voit bien un contraste vert-bleu terre-mer, j'imagine, avec des nuages pour faire joli. Mais là, question, pourquoi cette image de la Terre, au fond ? Pourquoi pas l'Europe, la France, un truc qui nous parle plus ? Et surtout, en quoi cette image nous interpelle sur l'importance de l'écologie, alors que la Terre semble bien tourner, derrière ? L'affiche est bien faite (sans doute la meilleure des douze), mais il reste ce regret de ne pas avoir montré les dangers de la voie actuelle, du dérèglement climatique, et tout le tintoin.
Philippe de Villiers :
Il ne s'est pas foulé, reste dans le sûr et la simplicité. Chemise et cravate bleues, fond bleu, juste une touche d'orange en bas, jaloux de Bayrou et de ses scores dans les sondages ? Il réussit globalement à rendre potable sa tête de noeud, ce qui n'était pas une mince affaire. Le slogan est finalement passe-partout, Royal et Sarkozy ayant, chacun à sa manière, repris ce discours ("la fierté d'être Français"). Bref, classique, plat, consensuel, mou, bateau. Et là, par rapport au candidat et ce qu'il voulait faire passer de lui, c'est en complet décalage. Le candidat se proclame représentant de la vraie droite (sous-entendu : l'UMP n'en est qu'une version tiède) et du patriotisme, hors rien de tout ça ne ressort. Difficulté majeure, il faut dire, l'interdiction d'utiliser les symboles de la République Française sur l'affiche, quand on veut symboliser le patriotisme, c'est galère. La quadrature du cercle n'a pas été résolue sur ce point. Donc, le slogan est creux, l'affiche est banale, alors que retient-on ? La coiffure mèche impeccable, poivre et sel comme George Clooney, le regard bleu perçant comme Robocop et le sourire dans lequel on peut se voir (comme quoi, il sait réfléchir) tellement il est impeccable. Bref, une caricature de Président des Etats-Unis dans n'importe quel blockbuster, ce qui pour un "fier d'être Français" est assez cocasse. Avec un bérêt, une baguette et une bouteille de pif, il aurait été plus crédible. Et pour rappeler sa réussite en Vendée, il se fait tirer le portrait en train d'enculer une vache, et là, on a un ensemble affiche-candidat-discours cohérent.
Ségolène Royal :
Fouyaya ! Déjà, le logo du PS, il faut vraiment le chercher pour le trouver, mais après, elle va se plaindre que le parti ne la soutient pas assez. Le slogan est à chier, et en plus mis en avant en mordant sur le bas du visage. D'ailleurs, elle est mal fichue, cette photo, on gagnerait à pouvoir voir la tête en entier. Et qu'est-ce que c'est que cette idée du noir et blanc ? Alors qu'il y a marqué "le changement" juste au-dessus. Alors, on change en faisant comme encore avant ? Les bandes rouges ne sont pas une mauvaise idée mais elles dissimulent un peu le centre, qui est pourtant le plus important de l'affiche. Avec une meilleure photo, en couleur, avec un fond rose, et en virant (ou alors, dans un petit coin) le slogan débile, ça pourrait presque être une bonne affiche, mais là, il y a trop de ratés. Je reviens quand même sur slogan, car elle en a changé plusieurs fois pour arriver sur celui-là : "la France présidente". Pas très modeste, pour la peine, puisque sur un appel à voter pour elle, elle parle de voter pour la France, comme quoi, elle serait la France. En plus, on a presque deux slogans qui se battent, avec l'inscription du haut, à croire que l'idée de promouvoir la France serait nouvelle. Autre aspect de ce message brouillé : le physique de la candidate, atrocement mutilé. Si elle ne voulait pas être accusée de jouer sur son physique, c'est réussi : le grain est moche (on a l'impression qu'elle est victime d'une acnée purulente), le noir et blanc donne un ton vieillot, le plan est trop serré sur le visage et même celui-ci est attaqué de haut en bas par les rajouts. Sinon, une autre interprétation de cette affiche par gigantic : "Point négatif : la photo et le graphisme font quand même très eighties. Ou encore pire (...) vieille affiche de messagerie rose style 3615 Ségo".
Frédéric Nihous :
Affiche de crève-la-faim, réalisée avec les pieds entre deux cuites. Déjà, poser en forêt, certes, admettons, mais alors, il faut aller au bout de l'idée. Tu veux être le symbole du monde rural ? Alors habille toi en plouc, mais à fond ! A la rigueur, en tenue de chasse. Là, le vêtement passe à la ville, ce qui est contradictoire avec le message qu'il veut faire passer. Vraiment, ce paradoxe, il ne passe pas. En prime, la graphie du nom est foireuse, avec le nom en plus gros que le prénom, rajouté à la va-comme-je-te-pousse. En revanche, il représente un parti et il le montre clairement, le CPNT est plus que visible et défigure même le sous-bois. Incroyable paradoxe, quand même, que de voir l'affiche du représentant du bien-vivre rural polluer ainsi un paysage champêtre par une inscription à but promotionnel. De même pour le slogan, drôle d'idée que de l'inscrire en jaune pétant, l'affiche global ne se mèle pas du tout dans le décor. Pire encore, le candidat lui-même semble jurer sur cette image forestière. Bon, il a peut-être pris cette photo effectivement in situ, c'est peut-être une illusion due à mon ordi, mais quand même, j'ai une impression d'artificel, dans les contours (au fait, c'est aussi moi ou il a de pire oreilles que Bayrou ?) entre autres. Merde, tu es le type du monde rural, tu aimes la nature, alors montre le, accoude-toi à une branche, addosse toi à une souche, carresse ton chien, pose fièrement en tenant un saumon empaillé, encule un faon, débrouille toi, mais fais quelque chose en rapport !
Jean-Marie Le Pen :
Une foule au fond, car Le Pen, c'est le peuple. Un slogan simpliste mais en taille énorme ("votez Le Pen") et masqué en partie par le candidat, contrairement à d'autres, il se met ainsi en avant, devant le slogan. Pour la posture, c'est un plan américain (bravo, le bon Français), une main tendue vers nous appelant à le rejoindre, façon "viens, ami, il me reste une bouteille de pif". Pas grand chose à dire tellement c'est simple, on peut toutefois signaler qu'il a eu aussi ses problèmes avec la validité de son affiche, rapport au bleu-blanc-rouge auquel on n'a pas le droit. Du coup, la flamme symbole du FN ne peut apparaître qu'en petit (et le logo ou le nom du parti n'est tout simplement pas présent, comme pour beaucoup d'autres) et la cravate est violette et non rouge. Il évite quand même une provocation dont il est coutumier, en faisant son invitation en tendant haut le bras gauche et non le droit, ouf ! Donc, résumons l'affiche, Le Pen nous appelle à le rejoindre et se mêler à la foule derrière, "allez, viens, ça va être la chenille qui redémarre !" Plan de trois-quart pour que le gros bide ne se voit pas trop, on a ses coquetteries, quand même.
Arlette Laguiller :
Bon, Arlette, on la connaît, depuis le temps, on voit sa tête, son nom et haut et en bas, en gros et en rouge, et c'est suffisant. Le reste est un gros texte mais franchement, quel intérêt ? Qui va le lire ? Ces affiches, on passe devant, on ne se plante pas pour tout éplucher (moi, ça ne compte pas, je suis un esprit malade), non le texte, on s'en fout. Elle peut donner la recette de la tarte aux quetsches, narrer l'épopée de Gilgamesh ou raconter la blague de la bite qui poursuit un cul, ça serait pareil. On s'en fout. Du coup, qu'est-ce qu'on retient ? La seule image : la trombine d'Arlette, assez ratée sur la photo, d'ailleurs, mais on la reconnaît, ça suffit. Et ce qui est marqué en gros, ressort également, à savoir, en haut, le nom, le parti et le fameux "travailleuses, travailleurs" (ils l'ont déposé à la SACEM, ça ? Ou à l'INPI ?) et en bas, "votez Arlette Laguiller". Le reste n'a pas d'importance, le seul message est la personne de Laguiller.
Nicolas Sarkozy :
Une affiche qui réussit à le grandir, ça lui donne bien 20 cm de plus qu'en vrai. L'ensemble est classique : le ciel bleu, de la France profonde en arrière-plan, c'est la reprise de l'affiche de Mitterrand 1981 mais même avant, le thème était utilisé, notamment par Pétain (voilà, point Godwin règlementaire au sujet de Sarko). La cravate est un peu de traviole, c'est son côté punk. Quant au slogan, mal utilisé, le TOUT en plus gros, je ne vois pas trop la raison. On reprend donc un ensemble chromatique classique, avec fond bleu, cravate bleue et chemise bleue. Comme Bayrou, il ajoute un paysage derrière mais là où l'autre met ce qui semble être des champs, lui préfère quelques arbres isolés. Il réussit à prendre une allure calme, sereine, Lexomil, mais ça peut être pris aussi pour de la domination voire de l'espionnage de celui qui passe devant l'affiche. Dans l'ensemble, c'est donc correct, mais sans plus. Reste ce mystère du TOUT. Dérive totalitaire ? Obligation de mise en page ? Message subliminal nous indiquant qu'en fait d'ensemble ou de possible, il veut surtout tout ? Fan de Lara Fabian ? Toutes les hypothèses sont à prendre en compte.
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