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telepoubelle

Samedi 15 octobre 2005

La vieillesse, c'est comme la myopathie, on s'en inquiète un soir par an.

 

 

A l'origine créée pour faire oublier la discrétion du couple présidentiel pendant la canicule en 2003, cette émission se poursuit les autres années car, malgré la canicule (© Mattéi), il reste encore des vieux en France, poursuivons le combat !

 

Le principe est simple : des stars (en promo, mais seuls les mauvais esprits y verront un lien avec leur présence dans cette émission à but caritatif) viennent vendre aux enchères soit un objet dont ils ne veulent plus, soit leur présence ou leur spectacle (don qui démontrera leur modestie ainsi que leur générosité). Ainsi, comme pour les Enfoirés ou le Téléthon, les riches font payer les pauvres pour donner aux pauvres (qu'il était con, Robin des Bois !). L'émission est présentée par Bernadette Chirac et une fayotte qui était Evelyne "Marianne" Thomas (paix à son âme) lors de la première émission, Isabelle Giordano maintenant. Premier événement : Bernie a changé de coiffure mais garde un look résolument disco. En effet, elle a quitté la ressemblance capillaire avec le chanteur d'Ottawan pour adopter désormais la coupe de cheveux de Dave.

 

Et c'est un vrai tsunami de générosité que nous offrent les stars invitées. Tout commence avec Johnny "Optic 2000" Hallyday qui offre au plus offrant un blouson de cuir taille 43 que même Tony Vairelles trouverait démodé et des places pour son concert. La serveuse de soupe est émerveillée par le fait qu'il va, en exclu pour la soirée vieux, interpréter une nouvelle chanson. D'un autre côté, s'il voulait en chanter une ancienne, il devrait payer Universal, son ancienne maison de disque qui a conservé les droits sur ses chansons précédentes. La générosité a ses limites.

 

La première rombière de France, après avoir offert un repas avec elle (bonne répétition avant d'avoir à dîner chez sa belle-famille si elle est pénible) lors de l'édition précédente, offre cette fois-ci des places pour un ballet à l'Opéra L'Oréal (ou Garnier, je ne sais plus) en sa compagnie. Giordano, en empathie totale avec les vieux atteints d'Alzeihmer, annonce ensuite que Chimène Badi va interpréter une chanson de Piaf : "Quand on a que l'amour". La braderie se poursuit : Henri Salvador offre une valise (pas une qu'il a sous les yeux, non non non, une "collector" qu'ils disent). Charles Aznavour et Isabelle Boulay donnent le voyage, respectivement pour Bruxelles et Montréal, pour assister à leurs concerts. Puis, est-ce la chaleur régnant sur le plateau ou du GHB versé sournoisement dans sa tisane, toujours est-il qu'il paye en plus un fauteuil roulant pour l'association. Tant de générosité donnent le vertige et Giordano nous exhorte à surenchérir : "faites un petit geste, comme Isabelle Boulay !" Moi, je veux bien faire comme elle : offrir le voyage jusqu'à chez moi (à 20 minutes de Paris) pour me voir chanter, s'il n'y a que ça à faire pour être généreux ...

 

Et maintenant, entre en scène "une jeune artiste, très engagée ... auprès des enfants". La précision finale est utile, car il s'agit en fait de Lorie qui interprète son brûlot "sur un air latino". L'occasion est belle pour Bernie de revendiquer sa présence à plusieurs concerts de ladite artiste engagée, c'est même une vraie mélomane puisque Giordano ajoute "vous aimez bien la jeune chanson française" (Vincent Delerm ? Cali ? Camille ? Ridan ?) "comme Lorie et Calogéro". Lorie offre une veste dédicacée et un après-midi de shopping en sa compagnie (ça donne envie !)

 

Et ça continue comme ça pendant deux heures encore, de la générosité pure à foison, un tsunami de bonté à en faire pleurer la ménagère de moins de cinquante ans. Bon, si Bernadette veut améliorer le sort des vieux en France (ce qu’elle souhaite sincèrement, elle est réellement engagée dans ce domaine : par exemple, il y a un mois, elle a passé une semaine à l’hosto au chevet d’un heptagénaire victime d’un accident vasculaire cérébral occasionnant une gêne visuelle persistante), elle peut aussi en toucher deux mots à une de ses connaissances qui exerce la modeste profession de Président de la République (hors dissolution ou hospitalisation), ce qui laisse dubitatif sur le but réel de l'émission, la première édition avait d'ailleurs recueilli des dons en-deça des espérances. En fait, les cadeaux ne sont pas convaincants pour recueillir des dons en quantité suffisante. Il faudrait que Johnny offre sa Harley (car, à son âge, la moto, ce n'est pas très prudent), Henri Salvador son poids en rhum, Isabelle Boulay le droit d'expulser une chanteuse québécoise du territoire français, Lorie son silence, Bernadette Iere un séjour d'une semaine à l'Elysée (il y a un certain édile de Neuilly-sur-Seine qui pourrait être intéressé) et, surtout, Isabelle Giordano que l'émission s'arrête dès qu'on atteint un certain seuil de don. Là, je serais prêt à appeler.

Par Schweinnie
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Samedi 15 octobre 2005

(devant des millions de téléspectateurs mais intimes quand même)

 

 

Des gens ont des problèmes, ils appellent TF1 et la fille de Pierette Brès pour les résoudre. TF1 envoie alors une équipe pour les filmer, ils leur montrent les images commentées par un psy et diffusent les mêmes images. Officiellement, ils aident ainsi à résoudre les problèmes de gens normaux; en fait, c'est surtout un bon prétexte pour montrer des cas pathologiques. Alors, de qui va-t-on se foutre cette fois ?

 

 

Soizic est une maniaque de la propreté, elle passe ses journées à faire le ménage et à remettre chaque objet à sa place PRECISE. Son mari, Manuel, travaille dans une poissonnerie et, à son retour du travail, il n'a pas le droit de manger tant qu'il ne s'est pas douché, douche à laquelle il est envoyé physiquement par Soizic, sans même avoir le temps de se reposer. Et quand on ne lui obéit pas immédiatement, elle sait être convaincante : Manuel est à l'ordinateur, elle veut qu'il passe l'aspirateur car elle vient de faire la poussière, lui : "oui, je vais le faire", elle : "non, tout de suite" et sur ce, elle éteint l'ordinateur par la méthode brutale (sans passer par la casse démarrer - arrêter, sans toucher 20 000 francs). De ce qu'elle fait vivre à son entourage, sa mère Muriel en est consciente et ne se gêne pas pour se moquer d'elle ou plaindre Manuel. D'ailleurs, il suffit qu'elle le plaigne pour que Soizic démarre pied au plancher : "ben et moi, alors ! je fais plus d'efforts que lui !", elle engueule sa mère : "je te préviens, je vais te mettre le verre sur la tête", Muriel : "non, tu vas salir le mur". Cette remarque a été efficace puisqu'elle l'a dissuadé par sa pertinence de jeter effectivement son verre. Sa mère tente alors de calmer le jeu : "ce n'est pas un reproche que je te fais, c'est une constatation." Peine perdue, l'hystérique ne se calme pas : "c'est pareil !" "Non !" "Si !" "Non !" "Si !" "Non !" etc. Elle est aussi pénible avec son fils qui doit goûter dehors pour ne pas salir la maison, il ne doit y avoir qu'au plus un jouet de sorti (pas question de jouer à GI Joe vs. Spiderman arbitré par Playmobil) et d'ailleurs, il doit jouer dehors pour être tranquille mais les jouets sont ensuite douchés car ils sont tout sales. En discutant avec ses parents, elle réalise qu'elle exagère un peu sa passion du propre, alors elle passe un test en invitant plus de deux personnes à prendre un apéro. C'est une demi-réussite, elle  tient le coup mais ne parvient pas à s'amuser comme elle voit des gens bouffer des biscuits qui font plein de miettes et qui renversent les verres sur le canapé. Résultat : elle nettoie tout avant même leur départ. Finalement, un psy lui explique qu'elle a des TOC et elle va se soigner (on ignore toutefois les résultats).

 

 

Un nouveau cas : Barbara, enceinte de 5 mois qui reproche à son compagnon Frédéric, pompier professionnel, de ne pas être suffisamment attentionné. On les voit alors qu'il a passé le week-end en mission, elle veut aller faire des courses avec lui. Il commence par jouer un peu à la Playstation pour se détendre, elle insiste, elle insiste encore, elle insiste toujours, il craque et éteint la console. Mais c'est pour aller se servir un panaché, elle l'engueule alors carrément, lui reprochant notamment de ne l'avoir appelée que deux fois ce week-end. Pour l'énerver, elle ajoute qu'elle est allée en boîte, effet réussi : il est vesqué et lui rétorque qu'elle ne lui demande jamais ce qu'il fait au travail. Bref, ils s'engueulent en toute occasion et les courses en sont une belle : elle le gronde car il veut regarder autre chose que l'objet de ces courses, parce qu'il choisit des choses qu'ils ont déjà ou de la mauvaise marque ... Rien ne va plus, heureusement, TF1 leur a envoyé un psy qui, en leur montrant les images, réussit à les réconcilier, du moins, devant la caméra.

 

 

Au tour d'Ava, maintenant. Elle a 14 ans et elle a une relation exclusive avec sa mère dont elle surveille ses moindres faits et gestes. Et pas question qu'elle passe après quelqu'un, surtout un homme ! Ainsi, quand un ami vient dîner, elle ne les lâche pas puis essaye de surveiller l'heure de son départ. Rebelote le lendemain (c'est quand même marrant que les évènements contrariants arrivent toujours pendant que TF1 est là) : elle est invité par un ami à dîner pour son anniversaire. La réaction de la fille est immédiate : "non, pas question que tu ailles dîner avec ce con !" La mère passe outre l'ordre de sa fille qui la dispute encore, cette fois pour la tenue qu'elle a choisie : "tu es fringuée comme une prostituée. Les gens, ils vont s'arrêter et te demander combien tu prends !" Là encore, elle surveille l'heure du retour de sa mère et lui fait remarquer que c'est trop tard. Le psy intervient et diagnostique le manque d'un père après la séparation de ses parents, elle demande à Ava de lui écrire une lettre, ce qu'elle fait avec dedans des phrases tout à fait spontanées de la part de quelqu'un de son âge : "j'ai besoin de retrouver la confiance en les individus de sexe masculin", c'est limite si la lettre ne se termine pas par : "dans l'attente d'une réponse de votre part, je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments distingués."

 

Thomas, pour finir (il faut bien quand même un homme dans la galerie de tarés). Le sieur en question est étudiant et habite chez sa mère le week-end, mais avec une perception bien particulière de la notion d'habiter quelque part. Dès son arrivée, il balance son linge sale à la gueule de sa mère qui fera la lessive (le repassage sera quant à lui fait par sa soeur) et s'en va aussitôt. Il ne revient que pour le dîner pour lequel il a une demi heure de retard, ce qui ne l'empêche pas de critiquer la bouffe et d'engueuler sa soeur. Du point de vue des tâches ménagères, c'est très simple, il ne fait rien. Il rejoint ses copains pour la soirée, il veut d'abord y amener la magnétoscope puis, devant le refus de sa mère, se ramène finalement avec un pack de bière pris dans le frigo. Le lendemain matin, il râle encore : il a été réveillé à 11H30. Il accompagne quand même mère et soeur pour les courses, effectuées au rythme qu'il souhaite : à fond la caisse, l'important, c'est qu'elles soient terminées au plus tôt pour qu'il puisse aller boire des bières avec ses potes. Heureusement, depuis le tournage (car c'est un extrait rediffusé, datant d'un an), il a changé et est enfin attentionné envers sa môman, lui et sa soeurette lui ont même offert deux places pour un concert de Tracy Chapman et se disputent pour savoir qui y accompagnera la mère (en fait, c'est surtout pour le concert qu'ils se battent, mais dans le monde de TF1, tout se termine bien).

Par Schweinnie
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Samedi 15 octobre 2005

retenez bien leurs noms, vous n'en entendrez plus parler !

 

 

La sélection se poursuit, impitoyable (pour nos oreilles) et les éliminations continuent de tendre darwininement vers la perfection (mais ce n'est pas gagné). Déjà des candidats ont dû quitter le camp de rétention de Dammarie-Les-Lys, hommage ému :

 

Nassim et Neissa : jumelles iraniennes, mais qui ne comptent que pour une seule candidature, elles ont hélas été éliminées avant même qu'elles ne se querellent (ce qui était quand même l'espoir suscité par leur présence)

 

Moïses : il a quitté leroyaume de la Star Academy et entame une traversée du désert qu'il affronte avec courage en espérant accéder un jour à la terre promise de la célébrité (mais, vu son prénom, il ne risque pas de l'atteindre)

 

Mickaël : fantôme, on l'a découvert à son élimination

 

Chloé : autre présence spectrale, pas plus connue après l'émission qu'avant ou pendant

 

Jill : bombasse belge, a résisté au rentre-dedans de Grégoire sur les injonctions téléphoniques de son copain, résultat -> dehors !

 

Il en reste encore 12, soit 11 de trop pour désigner la future vedette et 12 de trop pour avoir un bon chanteur. Revue d'effectif :

 

Alexia : absente des résumés, marginalisée dans les prime time, la production ne semble pas compter sur elle vu sa faible exposition mais elle n'a toujours pas été nominée et est donc encore en course.

 

Arno : ancien du concours organisé par Pascal Sevran, il en a le style : petit, chétif, voix de fausset, ego surdimensionné et style très en vogue à la TSF. Sauvé deux fois par le public.

 

Laure : bonne danseuse mais piètre chanteuse ce qui est un problème dans un concours de chant (car c'est ce qu'est la Star Ac' officiellement). 4 fois nominée, 4 fois non sauvée par le public, 4 fois repêchée finalement par les autres candidats, allez savoir comment elle monnaye leurs voix !

 

Jean-Luc : grosse voix de crooner, assez invisible dans les quotidiennes mais très présent aux primes puisqu'il fait partie des chouchous des profs.

 

Pierre : au château, c'est lui le patron, celui qui décide de tout ce qui concerne la vie en communauté, du coup, il est assez bien vu des profs mais pas assez pour être vraiment chouchou.

 

Ely : même ici, il faut subir une québécoise, elle aussi fait l'objet des assauts de Grégoire et ne semble pas particulièrement farouche, même si elle dément toute attirance lorsque son copain l'interroge au téléphone, mise en avant lors de la soirée Garou - Céline Dion mais assez discrète sinon.

 

Jérémy : lui aussi rescapé du concours de Pascal Sevran, totalement invisible jusqu'à la semaine dernière.

 

Grégoire : attention : gros lourd ! Apparemment, il n'y a qu'une seule chose qui l'intéresse : choper mais sans succès véritable pour l'instant, vocalement nul mais ça n'est pas très grave. Sauvé une fois par le public.

 

Maud : voix de gamine, physique avenant (euphémisme), veut devenir actrice (c'est toujours préférable à chanteuse dans son cas). Sauvée une fois par le public.

 

Magalie : depuis l'incroyable fiancé, TF1 veut montrer qu'elle aime les gros, c'est pourquoi elle a choisi un spécimen. Heureuse d'être là, elle aime tous les artistes invités, tous les staracadémiciens, elle est pleine de bons sentiments (et ça en fait un sacré volume !), chouchoute des profs.

 

Pascal : faux rockeur (son principal concert est les JMJ de 1997), sosie facial et intellectuel de Richard Virenque, incapable de chanter dans le rythme, il a 10 à 20 ans de plus que les autres et joue au grand frère qui les conseille tous (et les énerve par la même occasion) responsable en grande partie de la baisse du niveau des bouteilles de boissons alcoolisées, toujours chouchou des profs malgré ses prestations pitoyables à chaque évaluation.

 

Emilie : violoniste, c'est la petite élève modèle mais est traumatisée par le fait que la prof d'expression scénique lui ait dit qu'elle a un balai dans le cul, elle n'a de cesse de pleurer et de râler depuis. Maxichouchoute, elle s'attire par ce statut privilégié et son comportement hautain l'inimitié des autres.

 

 

Les éliminer est un acte de salubrité publique mais il faut pour cela respecter certaines règles : on doit en retenir trois qui seront sur la sellette, pour cela on leur fait passer ce qu'ils appellent "des éval" (en fait, ce sont des évaluations mais les mots de plus de 3 syllabes sont proscrits à la Star Academy, pardon, à la Star Ac'). Pendant que l'un passe, les autres peuvent l'observer dans la télé du salon, avachis dans les canapés et en se grattant les couilles. Ces évaluations sont placées sous le signe de l'improvisation puisque chacun doit faire une impro théâtrale sur un objet tiré au sort (une feuille d'arbre, un stylo, un paillasson ...), exécuter une chorégraphie en improvisant la fin sur un thème donné (la chaleur, la peur, l'envie ...) et interpréter une chanson tirée au sort parmi quatre. Ces chansons sont "J'envoie valser" de Zazie, "Ma préférence" de Julien Clerc, "la Javanaise" de Serge Gainsbourg (oui, du Gainsbourg à la Star Ac') et "le vent l'emportera" de Noir Désir (oui oui oui, du Noir Désir à la Star Ac'). Le choix de chansons peut paraître étonnant vu le décalage entre la qualité de l'émission et la personnalité de ces artistes, toutefois, une Star Ac' les réunissant n'aurait pas été dénuée d'intérêt : Serge, totalement ivre, drague Zazie : "je veux te baiser !" mais il est éconduit, il se défait de son chagrin en vomissant sur Bertrand qui, déjà énervé par le fait de devoir supporté Julien qui chante, va péter la gueule de Zazie pour se défouler.

 

Chacun est noté sur sa prestation pendant le prime time (sauf les nominés ou incident technique comme une panne de micro) et sur celle pendant les évaluations, on fait la moyenne et les trois plus mauvais sont dans la charrette. Le problème, c'est que les notes du prime time sont clairement surévaluées, résultat : les trois nominés sont les trois jugés sur les seules évaluations : Maud, Grégoire et Laure. Qui restera dans le bateau ? Peu importe.

Par Schweinnie
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Samedi 15 octobre 2005

(magasine d'investigation, quelle bande de déconneurs à TF1 !)

 

 

Charles Villeneuve et son équipe sont prévoyants : il faut que les esprits soient prêts quand Ben Laden (ou Bush, allez savoir) attaquera la France. Du coup, la préparation des cerveaux (réalisée par des experts certifiés norme ISO 2000) se fait par ce magnifique reportage sur ce qui sépare l'homme de l'animal (c'est-à-dire qui est à la frontière entre ces deux entités) : la Légion Etrangère. Au programme, les légionnaires en action en Afghanistan, un stage de renforcement des légionnaires en Guyane (mais un vrai, pas comme Première Compagnie) et, surtout, l'accueil et la formation de nouveaux volontaires.

 

Première étape : le changement d'identité, les étrangers reçoivent des papiers de leur nationalité mais avec d'autres noms (pour les parents aussi) et d'autres naissances. Les Français prennent alors la fausse nationalité (car c'est la Légion Etrangère, on ne va pas prendre des Français, ce serait hors sujet) canadienne, belge, suisse ou monégasques (on ne négligera jamais assez le nombre de Monégasques qui rêvent de crapahuter dans la forêt en se faisant insulter et en bouffant de la merde). Après avoir revêtis un sublime survêtement couleur bleu schtroumpf et textile pyjama ouzbek, les postulants à la Légion sont accueilli par l'instructeur : "ici, c'est pas la fête du slip, c'est pas le camp de vacances !" Il reste encore à passer avec succès trois tests avant de pouvoir prétendre à être admis. D'abord, un test psychotechnique (l'instructeur : "ceux qui ont un niveau d'huître, vous partez !"), suivi d'un test de Cooper (l'instructeur : "ceux qui sont croisés avec des tortues, vous rentrez chez vous") et enfin, un test médical. Ça y est, les rescapés vont recevoir l'enseignement nécessaire mais avant cela, il faut passer à la tonte (comme pour les moutons, d'ailleurs ils doivent être aussi dociles que ces bébêtes envers leurs supérieurs).

 

La formation commence enfin pour les bleubites et l'instructeur ne mâche pas ses mots avec eux, au journaliste (enfin, au type de TF1) qui l'interroge à ce sujet, il répond : "ce ne sont pas des gens qui vont distribuer des colis Croix-Rouge, ce sont des soldats." On les dresse (pardon, éduque) avec une succession de garde-à-vous/repos et des mise en file indienne (c'est le même principe que le jacadi) mais les recrues ne sont pas encore satisfaisantes : "c'est Coca-Cola et le chocolat qui vous rendent mous ! Cafés noirs ! Beaucoup !" Vous noterez que l'instructeur ne partage pas que le goût de la discipline avec Vahid Halihodzic, mais aussi la syntaxe. Il reprend un dénommé Zouber qui a mal mis son béret : "c'est pas un béret de pilote tracteur, c'est un béret de légionnaire." Au programme aussi, les inspections surprise de chambrée et Zouber a laissé sa serviette par terre, engueulade illico : "ça, c'est crado. La serviette, tu te laves le cul avec, et la tête, et la bite aussi." Ce Zouber, l'instructeur a tout de suite repéré ses défauts : "il est ce qu'on appelle chez nous un intellectuel de gauche : salon de thé, il réfléchit et tout ..." Mais la Légion, c'est aussi la réunion de plusieurs cultures mais il faut suivre des cours de français avec pour but d'apprendre 100 mots par mois (en commençant par les plus importants : bière, chèvre, bordel ...) Enfin, le stage de cohésion permet de découvrir les autres civilisations, tous ensembles ! Ainsi, en l'honneur d'un Australien, ils font le haka (c'est Néo-Zélandais mais, bon, c'est pareil) et pour un Roumain, ils chantent Dragosta Din Tei des inoubliables O-Zone (qui sont Moldaves mais c'est kif-kif).

 

Tout ceci est bien joli et il est très louable de vouloir informer le bon peuple mais il y a un sus : ce n'est pas le programme prévu ! On devait profiter du grand savoir-faire de TF1 en matière d'investigation journalistique (qui n'est plus à démontrer) pour tout connaître des coachs, gourous et autres guérisseurs. Et là, je m'insurge ! Pour quelles raisons obscures nous prive-t-on de ces reportages qui sont certainement très intéressants ? Quelle vérité trop dérangeante a-t-on voulu censurer ? Forcément, si on ne nous dit pas la vérité, on l'invente. En effet, Jacques Chirac s'est soigné son oeil en ayant recours au Marabout Jean-Jacques qui lui a fait avaler une potion composée de poils de yack, de sperme de babouin, de bave de crapaud et de Banga pêche. A noter qu'en cadeau bonus, il a reçu une statuette de malédiction vaudoue représentant Sarkozy. Un autre scoop injustement censuré : Francis Vautier, coach en démineur, il peut vous donner des cours à domicile (à condition, bien sûr, de posséder un ordinateur) à 15 € seulement la séance ! Autres sujets déprogrammé : Valéry Giscard d'Estaing (paix à son âme) gouvernait en s'aidant de l'astrologie costaricaine, 24 heures chez les plombiers anonymes et une interview du druide breton qui protège Patrick Le Lay. Que de regrets de ne pas avoir pu voir tout ça !

Par Schweinnie
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Samedi 15 octobre 2005

(ou le château de nazes, quand Polnareff inspire TF1)

 

 

Le réveil est difficile pour les casseroles puisqu'elles doivent se rendre à un cours de sport inopiné de Pinna. Du sport et un réveil rapide, deux grosses difficultés pour Pierre qui tient quand même à dire au prof et en présence de tout le monde qu'il ne le fait que parce que c'est Pinna. La discussion générale se poursuit, Emilie intervient pour dire qu'elle a accepté ceci uniquement car c'est ce prof, Jean-Luc rétorque alors que ça a déjà été dit et qu'elle est lèche-cul. Shocking ! Emilie : "Qu'on m'empêche d'exprimer mes opinions, je ne trouve pas ça très sympa !" En plus de sa liberté de penser, elle veut aussi celle de l'ouvrir. A table ensuite, Pascal prend la défense de la violoniste, Jean-Luc en rajoute, le ton monte et on compte les points. Alors à ma gauche, Pascal, faux rockeur mais vrai mauvais caractère et buveur de boissons qu'on n'a pas le droit de prendre quand on conduit (forcément, un râleur alcoolique, il est à gauche); à ma droite, Jean-Luc, sans gêne pour dire ce qu'il pense de mal et relais de la production pour garantir l'ordre au château (évidemment, une grande gueule qui aime la discipline, c'est à droite). Pif et paf.

Pascal : "Tu es un acteur, tu as les boules. On joue pas avec moi. Moi, je mets mes couilles, je mets mes tripes ! Tu cherches du piment, tu vas en avoir !"

Jean-Luc : "Vas-y, fais ton grand seigneur, fais ton grand saint ! Je pense que t'es mal barré parce que tu l'as ouvert trop vite. N'essaye pas de reprendre chacun car t'as décidé de l'ouvrir parce que c'est ma spécialité."

 

Les nominations sont un autre sujet de conversation, Grégoire flippe d'être à nouveau nominé, il estime ne pas le mériter par rapport à Pascal, Maud et Laure. Alexia Laroche-Valmont, la directrice, annonce les trois noms avec ce commentaire savoureux : "Laure, tes professeurs pensent que tu ne rattraperas pas le retard déjà accumulé" (= mais tu vas te casser enfin, connasse !) Grégoire prend sa nouvelle nomination avec philosophie (si on considère que Jean-Pascal est un philosophe) : "Putain, ça me pète les burnes !" Maud est désespérée : elle pense que Grégoire sera encore sauvé par le public et Laure par les élèves; du coup, elle chiale. Sa mère la réconforte au téléphone : "Tu vas être sauvée par le public : tout le monde t'adore !" (elle aurait volontiers ajouté : "surtout depuis que tu as posé en couverture d'Entrevue" mais le temps est rationné) Quant à Grégoire, il vire parano et trouve que le prof de théâtre (acteur renommé puisqu'il a tourné dans la pub pour "Spécial K") le déteste sans raison.

 

Ils sont ensuite réunis avec Raphaëlle Ricci, prof d'expression scénique (inutile de m'expliquer en quoi ça consiste car je n'en sais foutrement rien) pour "l'humeur du jour" : chacun son tour décrit son état d'esprit, comme chez les Alcooliques Anonymes. Pierre lance la polémique en annonçant ne pas comprendre la nomination de Grégoire, Ely surenchérit. Vexée, la fille d'Alice Dona rétorque : "vous confondez l'affectif et l'artistique" (pique contre Ely qui fricotte avec Grégoire) Et elle ajoute : "on voit ce que ça donne lors des votes sur le prime" (Poum dans la face de rat de Laure, qui n'avais pourtant rien dit) Ils visionnent ensuite les prestations aux évaluations des nominées, Ricci en ajoute une louche après l'extrait avec Grégoire : "et là, vous pensez encore après ça qu'il est bon ?" Pierre répond qu'il a été mauvais mais Pascal davantage. La prof, dans sa docte certitude, lui explique que Grégoire est plus mauvais que Pascal car "il n'a pas d'univers artistique et ne sait pas se tenir corporellement." Toute cette discussion et ces argumentations contre sa personne agacent Pascal, du coup aussi fâché contre Pierre et Ely. Comme toute être normalement constitué, Pascal ne peut pas suivre deux disputes à la fois et décide donc de solder celle avec Jean-Luc, ils s'expliquent leurs raisons mais chacun reste persuadé d'avoir raison.

 

Vendredi, l'un (ou une) aura dégagé, mais ce ne sera pas le seul intérêt de ce prime time puisque on pourra aussi entendre chanter Véronique Sanson, Julien Clerc, Priscilla et K-Maro. En fait, si, l'élimination sera le seul intérêt de l'émission de dredi soir.

Par Schweinnie
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