<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
         xmlns:err="http://jelix.org/ns/xmlerror/1.0">
 <channel>

    <title><![CDATA[Commentaires du blog: le blog telepoubelle par : Thomas]]></title>
    <link>http://telepoubelle.over-blog.com/</link>
    <description>Les 25 derniers commentaires publiés sur le blog &quot;le blog telepoubelle par : Thomas&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Sat, 07 Nov 2009 12:03:39 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Sat, 07 Nov 2009 12:03:39 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2009, Thomas Pouilly</copyright>            <category>Cinéma / TV</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de manue]]></title>
        <link>http://telepoubelle.over-blog.com/article-1435570-6.html#comment50773145</link>        <description><![CDATA[
  bonjour<br>
  <br>
  concernant le premier reportage sur kevin et karine kevin est l un de mes ancien ami et meme plus et j aurais voulus voir la video de l emission confession intime les concernant pourriez vous me
  dire ou je peu la trouver svp merci d avance

  
]]></description>
        <pubDate>Sat, 07 Nov 2009 12:03:40 +0100</pubDate>        <guid >http://telepoubelle.over-blog.com/article-1435570-6.html#comment50773145</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de dens]]></title>
        <link>http://telepoubelle.over-blog.com/article-1216717-6.html#comment50651425</link>        <description><![CDATA[
  <p>
    La problématique de la fin du monde reste la suivante.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Il faut réussir à sauver une partie de l’humanité. Des gouvernements y songeraient (Norvège, etc.…)
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Dans ce but abris souterrains seraient en construction.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Mais qui est assez digne pour survivre&nbsp;? Qui choisira les heureux élus&nbsp;?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Dans l’état actuel de notre monde, avec ce que nous voyons de notre quotidien en France par exemple, le fils de notre roi, le prince Jean S. sera certainement le plus apte à être
    sauvegardé&nbsp;! Il faudra aussi des cordonniers et autres bottiers, car il ne supporte pas les chaussures dont le prix est inférieur à 2000€&nbsp;!!!!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    La question qui se pose alors est la suivante&nbsp;;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Si j’étais élu, refaire une autre humanité avec de tels individus me conviendrai –t-il&nbsp;?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ma réponse est définitivement non.
  </p>

  
]]></description>
        <pubDate>Thu, 05 Nov 2009 11:20:50 +0100</pubDate>        <guid >http://telepoubelle.over-blog.com/article-1216717-6.html#comment50651425</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de dissertation]]></title>
        <link>http://telepoubelle.over-blog.com/article-2691487-6.html#comment50363488</link>        <description><![CDATA[
  Blogs are so informative where we get lots of information on any topic. Nice job keep it up!!<br>
  _______________<br>
  <br>
  <a title="dissertation" href="http://www.ukdissertation.co.uk" target="_blank">dissertation</a>

  
]]></description>
        <pubDate>Sat, 31 Oct 2009 12:00:55 +0100</pubDate>        <guid >http://telepoubelle.over-blog.com/article-2691487-6.html#comment50363488</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de nina]]></title>
        <link>http://telepoubelle.over-blog.com/article-6843144-6.html#comment43636684</link>        <description><![CDATA[VIOLENCE+VOL :<br />Ceci est une tentative de gros scandale public parce que &ccedil;a calme pas mal les gros connards en attendant de trouver enfin un avocat qui r&eacute;glera ce probl&egrave;me de non respect de mes droits les plus &eacute;l&eacute;mentaires et je le conseille &agrave; chacun qui peut avoir des ennuis avec ce gros connard de sarkozy ou sa clique de clowns de flics minables : je suis donc en train de r&eacute;gler un petit probl&egrave;me du genre d&eacute;tail avec cette grosse tache de si peu pr&eacute;sident de la r&eacute;publique Fran&ccedil;aise, en lui envoyant un avocat pour mises sous surveillance ill&eacute;gales, lynchage num&eacute;rique inspir&eacute; de bonnes vieilles m&eacute;thodes qui ne d&eacute;plairaient pas au ku klux klan, lynchage qui n'a mobilis&eacute; personne sur le web ou dans la presse et plagiat, par une grosse pouffe, vulgaire et ridicule et qui passe &agrave; la t&eacute;l&eacute;, de mes petits textes web. <br /><br />Quant a sarkozy, s'il n'aime pas le web, et s'il n'aime pas la rue qui sait, la preuve, tr&egrave;s bien se d&eacute;fendre, qu'il la quitte !]]></description>
        <pubDate>Tue, 16 Jun 2009 18:43:33 +0200</pubDate>        <guid >http://telepoubelle.over-blog.com/article-6843144-6.html#comment43636684</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Xav]]></title>
        <link>http://telepoubelle.over-blog.com/article-6843144-6.html#comment40986051</link>        <description><![CDATA[<a href="http://www.blocnotesenligne.com">http://www.blocnotesenligne.com</a>&nbsp;est un bloc-notes personnalisable num&eacute;rique gratuit en ligne online avec un &eacute;diteur de texte WYSIWYG ;)]]></description>
        <pubDate>Fri, 24 Apr 2009 22:38:59 +0200</pubDate>        <guid >http://telepoubelle.over-blog.com/article-6843144-6.html#comment40986051</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Cindy]]></title>
        <link>http://telepoubelle.over-blog.com/article-5310458-6.html#comment40982200</link>        <description><![CDATA[&amp; bien non , moi je ne parlerai pas des chihuahuas...<br />Je constate jusque que tu te permets de critiqu&eacute; &amp; d'insult&eacute; des personnes que tu ne connais pas, de part leur image simplement. Je connais ces personnes personnellement, &amp; sinc&egrave;rement ceux sont des personnes en or. Pour toi, un mec a pas le droit d'&ecirc;tre muscl&eacute;, de prendre soin de lui &amp; d'&ecirc;tre intelligent en m&ecirc;me temps apparement. De la jalousie a l'&eacute;tat pur quoi.<br />C'est pitoyable]]></description>
        <pubDate>Fri, 24 Apr 2009 21:22:54 +0200</pubDate>        <guid >http://telepoubelle.over-blog.com/article-5310458-6.html#comment40982200</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Achat Or]]></title>
        <link>http://telepoubelle.over-blog.com/article-2960930-6.html#comment39352417</link>        <description><![CDATA[<p>Nombre de personnes ne connaissent pas leur richesse et font appel au cr&eacute;dit. Actuellement le CAC 40 perd plus de 3% et l'or est au plus haut. C'est tout &agrave; fait embl&eacute;matique de ce qu'il se passe depuis plus d'un an sur ces deux march&eacute;s. Si vous avez besoin d'argent et si vous poss&eacute;dez un peu d'Or sous quelque forme que ce soit, bijoux, d&eacute;chets, pi&egrave;ces ou lingots, n'attendez pas, c'est le moment de vendre, vous serez &eacute;tonn&eacute; du montant r&eacute;colt&eacute; !</p>
<p>achat or</p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 23 Mar 2009 08:08:05 +0100</pubDate>        <guid >http://telepoubelle.over-blog.com/article-2960930-6.html#comment39352417</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de michael conan]]></title>
        <link>http://telepoubelle.over-blog.com/article-3475547-6.html#comment38567839</link>        <description><![CDATA[<p>vas VOIR mon blog une video de moi<br>explique ma demarche humaine<br>peut tu demander a tous de la regarder afin de comprendre</p>
<p>mon blog</p>
<p><a href="http://michaelconan.over-blog.com/">http://michaelconan.over-blog.com/</a> <br></p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 07 Mar 2009 22:11:38 +0100</pubDate>        <guid >http://telepoubelle.over-blog.com/article-3475547-6.html#comment38567839</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de pouet pouet]]></title>
        <link>http://telepoubelle.over-blog.com/article-5475551-6.html#comment36476696</link>        <description><![CDATA[enfin un bon article, complet, dr&ocirc;le et s&eacute;rieux sur cet horrible dictateur! oui m&ocirc;sieur, vs avez du talent!]]></description>
        <pubDate>Thu, 22 Jan 2009 10:35:28 +0100</pubDate>        <guid >http://telepoubelle.over-blog.com/article-5475551-6.html#comment36476696</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Pierre]]></title>
        <link>http://telepoubelle.over-blog.com/article-2868739-6.html#comment36359594</link>        <description><![CDATA[Personnellement, je pense que les personnes qui critiques les autres ne 'acceptent pas elles m&ecirc;me. Qu'elles n'ont jamais rien r&eacute;ussi dans leur vie.<br>Tu ferais mieux d'arr&ecirc;ter de dire des connerie]]></description>
        <pubDate>Mon, 19 Jan 2009 19:03:40 +0100</pubDate>        <guid >http://telepoubelle.over-blog.com/article-2868739-6.html#comment36359594</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Stephan LEWIS]]></title>
        <link>http://telepoubelle.over-blog.com/article-2868739-6.html#comment36079718</link>        <description><![CDATA[<span style="font-size: 12pt;">Le Parapluie<br><br>Stephan LEWIS<br><br>Printemps 1968 &hellip; mardi</span>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Joseph Winter, jeune &eacute;tudiant britannique en arch&eacute;ologie &acirc;g&eacute; de 24 ans, d&eacute;cide ce jour de profiter de cette belle fin d'apr&egrave;s-midi afin de r&eacute;viser ses cours dans les jardins de Buckingham, &agrave; Londres.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span> <span style="font-size: medium;"><span style="font-size: 12pt;">Notre futur arch&eacute;ologue, assis sur un banc, est pench&eacute; sur ses notes, lorsqu'une toute jeune fille vient s'asseoir &agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s.<br>&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;La conversation se noue aussit&ocirc;t autour de quelques sujets futiles.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Au terme d'une petite heure, la jeune fille invite son interlocuteur &agrave; une petite f&ecirc;te donn&eacute;e dans l'appartement de famille en l'honneur de son anniversaire, le jeudi &agrave; venir. Puis, elle l'abandonne &agrave; ses notes.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Au jour et &agrave; l'heure dite et en d&eacute;pit d'une pluie battante rendant les rues quasi d&eacute;sertes, le jeune Winter, muni d'un parapluie &agrave; manche de nacre&nbsp;grav&eacute; de&nbsp;ses initiales, se rend &agrave; l'adresse indiqu&eacute;e chez la jeune personne en question. Elle l'attend en compagnie d'une vingtaine d'autres invit&eacute;s au troisi&egrave;me &eacute;tage de l'immeuble.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La soir&eacute;e se d&eacute;roule au sein d'une douce atmosph&egrave;re, agr&eacute;ment&eacute;e par une musique d'ambiance propice &agrave; la d&eacute;tente et &agrave; l'amusement. Winter noue &agrave; pr&eacute;sent une longue conversation avec la jeune fille qui dit s'appeler La&euml;titia Renault. Cette derni&egrave;re lui pr&eacute;sente un jeune eccl&eacute;siastique de ses amis passionn&eacute; d'arch&eacute;ologie.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Vers 22 heures, le jeune Anglais salue ses h&ocirc;tes apr&egrave;s avoir remerci&eacute; la jeune fille, se promettant mutuellement de se revoir.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Winter est &agrave; pr&eacute;sent dans la rue, ressassant avec plaisir les quelques heures pass&eacute;es en compagnie de sa nouvelle amie, lorsqu'il ressent tout &agrave; coup le d&eacute;sir de fumer. Notre jeune &eacute;tudiant bourre soigneusement son br&ucirc;le-gueule, l'esprit ailleurs, certainement vaquant l&agrave; o&ugrave; il &eacute;tait quelques minutes auparavant, lorsqu'il s'aper&ccedil;oit avoir oubli&eacute; son parapluie dans l'appartement. Plus satisfait que contrari&eacute; &agrave; l'id&eacute;e de revoir celle &agrave; laquelle s'accrochent&nbsp;&nbsp;&agrave; pr&eacute;sent&nbsp;ses pens&eacute;es, il fait aussit&ocirc;t demi-tour pour emprunter une nouvelle fois l'escalier et sonne &agrave; la porte d'entr&eacute;e &hellip;</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span> <span style="font-size: medium;"><span style="font-size: 12pt;">Curieusement, aucun &eacute;cho de la petite f&ecirc;te ne lui parvient, et personne n'ouvre la porte malgr&eacute; son insistance, alors qu'il ne s'est &eacute;coul&eacute; que quelques minutes depuis son d&eacute;part.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span> <span style="font-size: medium;"><span style="font-size: 12pt;">C'est le concierge qui, alert&eacute; par son acharnement, met fin &agrave; son obstination.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - La&euml;titia Renault ! Connais pas ! Voil&agrave; plus de vingt ans que cet appartement est inoccup&eacute;&hellip; lui confie ce dernier en se grattant machinalement le cuir chevelu.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; A pr&eacute;sent, plus Winter tente de s'expliquer, plus l'affaire devient confuse.&nbsp;&nbsp;Elle se termine m&ecirc;me au poste de police du quartier en pr&eacute;sence d'un certain Olways, propri&eacute;taire de l'appartement en question.&nbsp; Le r&eacute;cit du jeune Winter pris pour un cambrioleur &eacute;tonne tout le monde&hellip; En effet, l'appartement avait bien &eacute;t&eacute; occup&eacute; par La&euml;titia Renault et sa famille, mais il s'av&egrave;re que cette jeune personne &eacute;tait d&eacute;c&eacute;d&eacute;e depuis une vingtaine d'ann&eacute;es.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Suite &agrave; l'acharnement du jeune homme, on se d&eacute;cide finalement &agrave; ouvrir les portes de l'appartement &hellip; Il est alors plus de minuit&hellip;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Surprise &hellip; !<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Plus aucune trace du mobilier entrevu quelques heures auparavant par Winter. Le parquet est couvert de poussi&egrave;re et les lieux semblent abandonn&eacute;s depuis des si&egrave;cles.&nbsp;A son grand &eacute;tonnement, l'&eacute;tudiant remarque une photographie&nbsp;demeur&eacute;e sur&nbsp; un&nbsp;cache-radiateur&nbsp;&hellip; Il y reconna&icirc;t aussit&ocirc;t le jeune eccl&eacute;siastique avec lequel il avait pris tant de plaisir &agrave; discuter lors de cette soir&eacute;e peu ordinaire.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le propri&eacute;taire a remarqu&eacute; son air interloqu&eacute;.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - Cet homme &hellip;. Cet abb&eacute; !&hellip; murmure Winter&hellip; Nous avons discut&eacute; toute la soir&eacute;e !<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - Cela m'&eacute;tonnerait beaucoup que vous ayez parl&eacute; avec lui ce soir&hellip; sourit Olways&hellip; Il s'agit de mon grand oncle mort en Afrique o&ugrave; il &eacute;tait missionnaire.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- C'est impossible&hellip; balbutie Winter&hellip; Il y a &agrave; peine 3 heures, nous &eacute;tions l&agrave;, pr&egrave;s de la chemin&eacute;e &agrave; discuter !<br>&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Comme pour asseoir sa conviction, il s'est approch&eacute; du tablier de marbre de la vieille chemin&eacute;e ... Son regard s'est pos&eacute; sur le porte-parapluies&nbsp;&agrave; l'int&eacute;rieur duquel, couvert de poussi&egrave;re, se trouve un parapluie dont la crosse nacr&eacute;e est grav&eacute;e de deux initiales : <span style="color: #000000;">J.W</span><span style="color: #000000;">.</span></span></span></p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 12 Jan 2009 21:51:33 +0100</pubDate>        <guid >http://telepoubelle.over-blog.com/article-2868739-6.html#comment36079718</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Stephan LEWIS]]></title>
        <link>http://telepoubelle.over-blog.com/article-2868739-6.html#comment36079621</link>        <description><![CDATA[<span style="font-size: 24px; line-height: normal;">Le Manuscrit des Ombres</span><br><span style="font-size: 18px; line-height: normal;">Stephan Lewis</span><br><br>
<div style="text-align: center;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 12px; line-height: normal;">CHAPITRE I</span></span>&nbsp;</div>
<span style="font-size: 16px; line-height: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><span style="font-size: 16px; line-height: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Sylvia Troletti&nbsp;</span><span style="font-size: 16px; line-height: normal;">est dans l'avion qui l'emm&egrave;ne vers Carcassonne. Elle vient de relire pour la &eacute;ni&egrave;me fois le petit bout de papier qui tra&icirc;ne au fond de sa poche et l'appr&eacute;hension continue de se lire sur son beau visage.&nbsp;Mais&nbsp;les h&ocirc;tesses ont pri&eacute; les passagers de se sangler sur leurs si&egrave;ges, le Boeing 747 amor&ccedil;ant sa proc&eacute;dure d'atterrissage.<br></span><span style="font-size: 16px; line-height: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Cette jeune Fran&ccedil;aise de vingt sept ans aux yeux pervenche, blonde comme les bl&eacute;s, dont les formes parfaites et harmonieuses sont &eacute;troitement moul&eacute;es&nbsp;par une tunique blanche serr&eacute;e&nbsp;&agrave;&nbsp; la taille, contient de moins en moins bien l'impatience qui s'est empar&eacute;e de sa personne. Qui a bien pu lui envoyer ce curieux message ? En premier lieu, elle n'y avait gu&egrave;re pr&ecirc;t&eacute; attention. Il s'agissait de toute evidence d'un canular, d'une mauvaise farce gliss&eacute;e&nbsp;dans sa&nbsp;&nbsp;bo&icirc;te aux lettres sous enveloppe insuffisamment affranchie d'ailleurs, le facteur lui ayant r&eacute;clam&eacute; la taxe correspondante. Puis, la curiosit&eacute; aidant, r&eacute;solue&nbsp;&agrave;&nbsp; en avoir le coeur net,elle avait fini par&nbsp;plierbagages.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Un l&eacute;ger choc lui indique qu'ils viennent d'atterrir. Les h&ocirc;tesses invitent aussit&ocirc;t les passagers&nbsp;&agrave; quitter l'appareil et ces derniers se dirigent vers la sortie sans pr&eacute;cipitation, en file bien ordonn&eacute;e. Il ne reste plus&nbsp;&agrave;&nbsp;Sylvia&nbsp;qu'&agrave;&nbsp; trouver un moyen de locomotion pour se rendre dans la localit&eacute; indiqu&eacute;e dans ce myst&eacute;rieux message. D'apr&egrave;s ses calculs, Monts&eacute;gur, le petit bourg en question, se trouve&nbsp;&agrave;&nbsp;une heure&nbsp;de route de Carcassonne et le parking de l'a&eacute;roport fourmille de taxis qui semblent attendre le client de pied ferme.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Apr&egrave;s avoir indiqu&eacute; le nom du village au chauffeur barbu qui l'a salu&eacute;e d'un doigt coll&eacute;&nbsp;&agrave; la casquette, elle a&nbsp;pris place&nbsp;&agrave;&nbsp; l'arri&egrave;re du v&eacute;hicule.</span><br><span style="font-size: 16px; line-height: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style="font-size: 16px; line-height: normal;">Et la voici partie bon train vers sa&nbsp; destination...&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Sylvia&nbsp;est encore ind&eacute;cise, mais elle ne peut plus reculer. A l'&eacute;vidence, elle se sentira d'autant plus tranquillis&eacute;e lorsqu'elle aura v&eacute;rifi&eacute; les all&eacute;gations du myst&eacute;rieux auteur de cette non moins &eacute;nigmatique missive.&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L'esprit en &eacute;bullition, elle regarde machinalement le paysage qui d&eacute;file.&nbsp;&nbsp;</span><br><span style="font-size: 16px; line-height: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><span style="font-size: 16px; line-height: normal;">Un panneau de signalisation lui&nbsp;indique bient&ocirc;t&nbsp;qu'ils sont arriv&eacute;s. C'est avec un l&eacute;ger pincement au coeur qu'elle demande au chauffeur de la d&eacute;poser devant le premier h&ocirc;tel.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Claquement de porti&egrave;re et le taxi red&eacute;marre, la laissant, la mine perplexe, devant l'entr&eacute;e de l'unique &eacute;tablissement h&ocirc;telier du petit bourg, qui ne compte gu&egrave;re plus d'une centaine d'&acirc;mes.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Apr&egrave;s une ultime h&eacute;sitation, elle a&nbsp;franchi le porche en soupirant.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;L'homme qui tr&ocirc;ne derri&egrave;re le comptoir de la r&eacute;ception feuillette un magazine et lui adresse un salut lapidaire enrelevant nonchalamment la t&ecirc;te.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - Bonjour ! Je d&eacute;sire une chambre pour la nuit... lance-t-elle en esquissant un sourire&nbsp; furtif.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - Jour mab'selle ! C'est cinquante trois euros, petit d&eacute;jeuner compris. Le service est&nbsp;&agrave;&nbsp; 8 heures... indique le r&eacute;ceptionniste d'une voix p&acirc;teuse.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Ca me va.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Vot' clef mab'selle. Chambre 12.&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Merci ... euh ... Je voulais vous demander&nbsp;: Le cimeti&egrave;re se trouve&nbsp; loin d'ici ?&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Trois ou quatre cents m&egrave;tres. En sortant,prenez tout droit, puis imm&eacute;diatement&nbsp;&agrave;&nbsp; gauche.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Apr&egrave;s avoir remerci&eacute; l'h&ocirc;telier, r&eacute;gl&eacute; la note par anticipation et couch&eacute; son nom sur le registre de l'h&ocirc;tel, la jeune femme a&nbsp;emprunt&eacute; l'escalier qui&nbsp;m&egrave;ne &agrave; l'&eacute;tage.&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; D'un regard circulaire, elle a rapidement fait le tour de la chambre avant de se</span> <span style="font-size: 16px; line-height: normal;">laisser choir mollement sur le lit pour allumer une cigarette. Durant un instant, perdue dans ses pens&eacute;es, elle observe le nuage de fum&eacute;e bleut&eacute;e qui para&icirc;t s'enrouler en spirales vers le plafond jauni. C'est avec une moue de tergiversation qu'elle extirpe la lettre &eacute;corn&eacute;e du fond de sa poche, pour s'attarder une nouvelle fois sur son contenu ...&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <span style="font-style: italic;">" Mademoiselle Troletti, on ne se conna&icirc;t pas et mon nom est sans importance. Sachez seulement que je faisais partie des derniers membres de L'Ordre de l'Etoile d'Argent. Ne cherchez pas&nbsp;&agrave; comprendre pour l'instant. Quelque chose d'inconcevable vous concernant et dont vous &ecirc;tes le r&eacute;ceptacle vient de se produire. C'est vous et vous seule qui &ecirc;tes au centre de ce ph&eacute;nom&egrave;ne incompr&eacute;hensible d&eacute;passant l'entendement et pourtant malheureusement bien r&eacute;el. La survie du globe en&nbsp;est maintenant l'enjeu et&nbsp;l'humanit&eacute;&nbsp; va basculer&nbsp;dans un gouffre de terreur et de d&eacute;solation. Le temps me manque,&nbsp; mais je vous en conjure, il vous faut admettre cette surprenante verit&eacute;. Il est imp&eacute;ratif que vous vous rendiez le plus rapidement possible au cimeti&egrave;re de Monts&eacute;gur. C'est un petit bourg du sud de la France. Les Veilleurs de l'Apocalypse sont d'ores et d&eacute;ja apr&egrave;s moi et les minutes me restant&nbsp;&agrave;&nbsp; vivre sont compt&eacute;es. Vous devrez chercher&nbsp;la troisi&egrave;me&nbsp;tombe en partant de la seconde all&eacute;e. Aussi absurde que cela puisse vous para&icirc;tre, c'est&nbsp;&agrave; l'int&eacute;rieur de celle-ci que vous avez &eacute;t&eacute; inhum&eacute;e le mois dernier. Sur votre tombeau a&nbsp;&eacute;t&eacute; trac&eacute;e une &eacute;toile&nbsp;&agrave; cinq branches, dont le centre est travers&eacute; par un trident. A partir de l'instant ou vous l'aurez trouv&eacute;, vous devrez agir avec une extr&ecirc;me rapidit&eacute; afin d'&eacute;viter d'entrer dans la Zone des Oubli&eacute;s, car Ils sont d&eacute;j&agrave;&nbsp;l&agrave;&nbsp;. Il est</span></span> <span style="font-size: 16px; line-height: normal;"><span style="font-style: italic;">indispensable que vous ouvriez le caveau pour acc&eacute;der au cercueil afin que vous puissiez r&eacute;cup&eacute;rer la pierre de Tuaoi que vous portiez autour du cou. Cette pierre en cristal est la cl&eacute; de l'Univers. Elle est destin&eacute;e&nbsp;&agrave;&nbsp; ouvrir la porte interdite et invisible du Sanctuaire de la Connaissance qui relie le ciel&nbsp;&agrave;&nbsp; la Terre. Il est le&nbsp;gardien de l'histoire de l'humanit&eacute; et renferme&nbsp;le sixi&egrave;me livre du Pentateuque, le livre secret qui manque&nbsp;&agrave;&nbsp; la Bible. Ne perdez pas un seul instant ...&nbsp;et que Dieu vous garde."&nbsp;<br></span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les l&egrave;vres pinc&eacute;es, elle s'est gratt&eacute; le menton d'un air songeur&nbsp;... " C'est pas vrai, j'hallucine ! Je n'aurais jamais d&ucirc; m'embarquer dans cette histoire de fou ! Ce type est malade ! Ou il s'agit d'une plaisanterie d'un go&ucirc;t pour le moins douteux ! " ... marmonne-t-elle dans un soupir en fourrant la lettre dans la poche de sa veste, avant&nbsp;d'&eacute;craser nerveusement sa cigarette dans un cendrier.&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Il est un peu plus de 17 h 00 et en ce mois d'octobre 2003, la nuit ne va plus tarder&nbsp;&agrave; s'installer. Elle d&eacute;cide n&eacute;anmoins de se rendre s&eacute;ance tenante au cimeti&egrave;re, la f&eacute;brilit&eacute; qui s'est empar&eacute;e de sa personne ne lui permettant pas de remettre ses investigations au lendemain.&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Elle a ouvert sa valise pour se saisir de son petit calibre 38 Smith &amp; Wesson qu'elle glisse dans son sac. Puis,elle quitte aussit&ocirc;t&nbsp;la pi&egrave;ce d'un pas decid&eacute;.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;En traversant le hall de l'h&ocirc;tel,elle jette machinalement un oeil sur le r&eacute;ceptionniste qui semble toujours aussi absorb&eacute; par la lecture de son magazine et ne daigne m&ecirc;me pas relever la t&ecirc;te,&nbsp;tandis que sa cliente se dirige d&eacute;j&agrave;&nbsp; vers la sortie.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Comme le lui a indiqu&eacute; ce dernier, l'entr&eacute;e du cimeti&egrave;re lui appara&icirc;t presque aussit&ocirc;t apr&egrave;s qu'elle ait quitt&eacute; l'&eacute;tablissement.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Bien que peu convaincue du bien-fond&eacute; de sa d&eacute;marche, c'est le coeur battant qu'elle progresse&nbsp;&agrave;&nbsp; pr&eacute;sent d'un pas lent et discret le long de l'all&eacute;e qui borde les tombes, l'oeil attentif aux inscriptions grav&eacute;es sur les caveaux ...&nbsp;Lorsque soudain elle a tressailli ...&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Elle vient de rep&eacute;rer le pentagramme, l'&eacute;toile&nbsp;&agrave;&nbsp; cinq branches perc&eacute;e d'un trident, trac&eacute;e sur l'une des s&eacute;pultures qui est cens&eacute;e renfermer sa d&eacute;pouille, ce qui correspond&nbsp;&agrave; la description de son myst&eacute;rieux messager. Une seule inscription en langue latine : " In hoc signo vinces *" dont elle ne saisit pas le sens, figure sous l'&eacute;toile, sans autre indication sur l'identit&eacute; du d&eacute;funt. Reste&nbsp;&agrave; savoir de quelle mani&egrave;re elle va proc&eacute;der et surtout, si elle doit poursuivre dans cette voie ou tout simplement renoncer, car le sens de ce message lui semble de plus en plus fou ! Comment pourrait-elle &ecirc;tre morte et enterr&eacute;e en ces lieux, alors qu'elle est bien vivante, plant&eacute;e devant ce tombeau qui, &agrave; l'&eacute;vidence,&nbsp;ne peut &ecirc;tre le sien !</span><br><span style="font-size: 16px; line-height: normal;">(* Par ce signe, tu vaincras)</span><br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <span style="font-size: 16px; line-height: normal;">Des pas qui crissent sur le gravier m&ecirc;l&eacute;s au bruit d'une respiration haletante lui font brusquement tourner la t&ecirc;te. Elle n'aper&ccedil;oit pas le ou les responsables, hormis une silhouette furtive qui s'est aussit&ocirc;t fondue&nbsp;dans la nuit naissante, cr&eacute;ant du m&ecirc;me coup une atmosph&egrave;re inqui&eacute;tante,&nbsp;ce qui la fait frissonner l'espace d'un instant. Apr&egrave;s un dernier&nbsp;regard jet&eacute; aux alentours, elle s'est &eacute;loign&eacute;e d'un pas &eacute;touff&eacute;, &nbsp;s'empressant de se diriger vers la sortie.&nbsp;</span><br><span style="font-size: 16px; line-height: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Un&nbsp;cri sinistre et per&ccedil;ant vient de retentir, aigu et soutenu, comparable au cri sans fin d'un rapace tortur&eacute;, suivi d'un silence non moins angoissant, la figeant instantan&eacute;ment dans une immobilit&eacute; de statue. Son corps s'en trouve subitement paralys&eacute;, totalement insensible &agrave; la morsure que sa m&acirc;choire inflige &agrave; sa l&egrave;vre inf&eacute;rieure,&nbsp;tandis qu'elle croit discerner une ombre impr&eacute;cise qui se glisse entre les tombes. Une lueur d'effroi s'est allum&eacute;e dans ses prunelles. Elle&nbsp;est toutefois&nbsp;parvenue&nbsp;&agrave; se reprendre pour se h&acirc;ter vers la grande grille donnant acc&egrave;s au cimeti&egrave;re. L'oreille aux aguets, elle per&ccedil;oit &agrave; pr&eacute;sent un bruit de course qui va en s'amplifiant, se dirigeant &agrave; n'en pas douter dans sa direction, tandis&nbsp;que r&eacute;sonne un souffle rauque.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Un malaise intense&nbsp;a pris&nbsp;possession de&nbsp;la jeune femme. Elle sent avec angoisse une peur panique qui&nbsp;s'infiltre progressivement en elle.&nbsp;Elle&nbsp;s'est m&ecirc;me&nbsp;mise &agrave; trembler de tous ses membres et une &eacute;trange&nbsp;sensation semble la p&eacute;n&eacute;trer,&nbsp;une sensation&nbsp;de froid glacial. Affol&eacute;e, elle a laiss&eacute; choir son sac &agrave; main pour se&nbsp;pr&eacute;cipiter vers la sortie, tandis que le souffle rauque s'est subitement&nbsp;transform&eacute; en une esp&egrave;ce de grognement rageur, pareil &agrave; celui d'une b&ecirc;te fauve dont la proie menace de s'&eacute;chapper,&nbsp;mais une b&ecirc;te invisible.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><br><span style="font-size: 16px; line-height: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; C'est en courant qu'elle franchit la distance la s&eacute;parant de son h&ocirc;tel sans m&ecirc;me s'&ecirc;tre retourn&eacute;e, pour se ruer sur le portillon d'acc&egrave;s, heurtant brutalement&nbsp;l'homme qui quittait tranquillement&nbsp;l'&eacute;tablissement &hellip;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Hors d'haleine, une main sur la poitrine en un mouvement d&eacute;notant une g&ecirc;ne respiratoire passag&egrave;re due &agrave; son essoufflement, la jeune femme a toutefois repris son sang froid. C'est &agrave; pr&eacute;sent d'un air embarrass&eacute; qu'elle tente de se confondre en excuses, d&eacute;taillant d'un regard navr&eacute; celui qu'elle vient de bousculer par inadvertance.</span><br><span style="font-size: 16px; line-height: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Celui-ci s'est&nbsp;empress&eacute; de lui adresser un sourire des plus rassurants, visiblement plus amus&eacute; par la mine confuse qu'elle continue d'afficher, que semblant se formaliser de l'incident dont il vient de faire les frais. Il la d&eacute;visage &agrave; son tour d'un air surpris ...&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - Je ne vous avais pas vu ! &hellip; continue-t-elle d'une voix d&eacute;confite.&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Cela vous arrive souvent de jouer les cascadeuses ?&hellip;&nbsp;sourit l'autre sur le ton de la plaisanterie, avec un l&eacute;ger accent anglo-saxon.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- C'est que &hellip; je &hellip; bafouille-t-elle lamentablement, ce qui a pour cons&eacute;quence de d&eacute;clencher un rire clair et franc chez l'homme en question, svelte et b&acirc;ti en athl&egrave;te. Il&nbsp;ne para&icirc;t pas d&eacute;passer la quarantaine. Cheveux noirs taill&eacute;s en courte brosse, il porte jean et pull &agrave; col roul&eacute;, un blouson de cuir noir jet&eacute; n&eacute;gligemment sur l'&eacute;paule, retenu par deux doigts.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - Je vous en prie mademoiselle. Il n'y a pas de mal. Mais permettez que je me pr&eacute;sente. Mon nom est Dany Ballantine. Je suis Britannique.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Enchant&eacute;e monsieur Ballantine &hellip; euh ... Je suis vraiment&nbsp;confuse &hellip;&nbsp;Sylvia Troletti&hellip; ajoute-t-elle en serrant maladroitement la main tendue&hellip; Mais je vous assure que&hellip;&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Oh, c'est d&eacute;j&agrave; oubli&eacute; ! Pas de mal je vous dis&hellip;&nbsp;insiste l'autre, banalisant d&eacute;j&agrave; l'incident d'un geste de la main&hellip; Mais &hellip; si&nbsp; je puis me permettre&hellip; continue-t-il en accentuant son sourire&hellip; Vous sembliez avoir le diable aux trousses comme disent les Fran&ccedil;ais en pareille circonstance !<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - Euh &hellip;oui. En fait j'ai b&ecirc;tement paniqu&eacute;. Je reviens du cimeti&egrave;re et j'ai cru que quelqu'un en avait apr&egrave;s moi. D'o&ugrave; mon affolement avec les cons&eacute;quences malheureuses que vous venez de constater &agrave; vos d&eacute;pends.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - Apr&egrave;s vous, dites-vous ? C'est &eacute;tonnant ! Monts&eacute;gur est un&nbsp;petit village&nbsp;calme, d'ordinaire tranquille et sans histoire !<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Vous avez certainement raison monsieur et &hellip;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Dany &hellip; Vous pouvez m'appeler Dany.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Excusez-moi encore Dany. Je me suis certainement affol&eacute;e &agrave; tort. Vous m'en voyez sinc&egrave;rement&nbsp; navr&eacute;e. J'en ai m&ecirc;me perdu mon sac.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Qu'&agrave; cela ne tienne. Si vous le permettez, pressons-nous d'aller le r&eacute;cup&eacute;rer avant que le vilain qui &eacute;tait &agrave; vos trousses ne se l'accapare&hellip; plaisante Ballantine avec un sourire r&eacute;confortant.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Moins de quelques minutes plus tard, ils p&eacute;n&egrave;trent dans le petit cimeti&egrave;re communal.&nbsp;&nbsp;Sylvia&nbsp;a aussit&ocirc;t rep&eacute;r&eacute; l'all&eacute;e o&ugrave; elle avait laiss&eacute; choir son sac &agrave; main, mais celui-ci a disparu.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Vous &ecirc;tes certaine de l'avoir abandonn&eacute; &agrave; cet endroit ? &hellip; insiste Ballantine.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Oui, je ne peux me tromper. C'est pr&egrave;s du tombeau o&ugrave; je suis&nbsp; &hellip; commence-t-elle, sans toutefois&nbsp;oser&nbsp; terminer son explication,&nbsp; brusquement embarrass&eacute;e, soudainement consciente de sa maladresse vis &agrave; vis de cet inconnu des plus galants, mais qui risque de douter de sa raison.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- O&ugrave; vous &ecirc;tes ?&hellip; rel&egrave;ve cependant&nbsp;Ballantine en fron&ccedil;ant les sourcils.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Mais la jeune femme n'aura pas le loisir d'apporter un &eacute;claircissement &agrave; sa d&eacute;claration &hellip; L'&eacute;trange cri qu'elle avait d&eacute;j&agrave; per&ccedil;u auparavant vient de retentir une nouvelle fois, tandis que&nbsp;des ombres mena&ccedil;antes sortent de la nuit.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ballantine et&nbsp;sa compagne&nbsp;ont &eacute;chang&eacute;&nbsp;des regards effar&eacute;s,&nbsp;tandis&nbsp;qu'une impression de froid intense les enveloppe subitement.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Vite, par ici ! &hellip;a lanc&eacute; Ballantine en agrippant le bras de la jeune femme qui levait d&eacute;j&agrave; sur lui un regard d&eacute;sempar&eacute;, l'entra&icirc;nant vivement vers la sortie.</span><br><span style="font-size: 16px; line-height: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Une course-poursuite&nbsp;s'est aussit&ocirc;t engag&eacute;e&nbsp;et un long hurlement inhumain a retenti.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Plusieurs silhouettes l&eacute;g&egrave;rement vo&ucirc;t&eacute;es, rev&ecirc;tues dirait-on d'une cape, la t&ecirc;te encapuchonn&eacute;e, comme sorties du n&eacute;ant telle une nu&eacute;e fantomatique, se d&eacute;placent subitement&nbsp;dans leur champ de vision, entamant une man&oelig;uvre d'encerclement.&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;A l'instant o&ugrave; l'un de ces &ecirc;tres hallucinants s'est ru&eacute; sur lui en feulant, Ballantine s'est&nbsp;instinctivement&nbsp;courb&eacute; ...&nbsp;D'un coup de rein, il l'a&nbsp;projet&eacute; par-dessus son &eacute;paule, accompagnant son action d'un violent coup de pied exp&eacute;di&eacute; &agrave; toute vol&eacute;e, envoyant une seconde cr&eacute;ature au tapis.&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Une br&egrave;che s'est ouverte dans le cercle des myst&eacute;rieuses apparitions cauchemardesques. Visiblement surprises par cette contre-offensive des plus muscl&eacute;es, elles ont&nbsp;stopp&eacute; leur attaque.&nbsp;&nbsp;D'&eacute;tranges grognements semblables &agrave; des plaintes de damn&eacute;s m&ecirc;l&eacute;es &agrave; des grincements convulsifs r&eacute;sonnent dans le cimeti&egrave;re. Ce flottement passager a&nbsp;laiss&eacute; inopin&eacute;ment l'occasion aux deux autres de se pr&eacute;cipiter vers la sortie sans demander leur reste.&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Au terme d'une course folle qui n'a pourtant dur&eacute; qu'une poign&eacute;e de&nbsp;minutes, Ballantine, qui s'est retourn&eacute; &agrave; plusieurs reprises, a constat&eacute; qu'ils n'&eacute;taient pas poursuivis. Mais ils ont&nbsp;sursaut&eacute; ...&nbsp;Un long cri bestial, vrillant, tranchant, effroyable, semblable &agrave; un hurlement d&eacute;moniaque et col&eacute;reux, vient de r&eacute;sonner une nouvelle fois&nbsp;comme une menace latente&nbsp;&agrave; travers la nuit.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- C'est incroyable ! &hellip; s'est exclam&eacute;e&nbsp;Sylvia d'une voix &eacute;trangl&eacute;e en se jetant&nbsp;une nouvelle fois sur le portail&nbsp;du hall de&nbsp;l'h&ocirc;tel.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Je ne sais pas &agrave; qui ou &agrave; quoi nous avons eu affaire, mais j'ai la nette impression que nous l'avons &eacute;chapp&eacute; belle&hellip; r&eacute;alise notre ami en reprenant sa respiration, tout en d&eacute;taillant le visage dilat&eacute; de la jeune femme dont les yeux continuent d'exprimer une sourde terreur&hellip; Tout compte fait, je pense m&eacute;riter une petite explication de votre part. Mon petit doigt me dit que vous ne devez pas &ecirc;tre &eacute;trang&egrave;re &agrave; ce ph&eacute;nom&egrave;ne&hellip; se presse-t-il d'ajouter en surveillant l'ext&eacute;rieur &agrave; travers la porte vitr&eacute;e.</span><br><span style="font-size: 16px; line-height: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L'ennui et l'h&eacute;sitation semblent&nbsp;aussit&ocirc;t prendre possession de la jeune femme.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Vous ne me croiriez pas monsieur Ballantine et &hellip;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Dany &hellip; Vous vous souvenez. Appelez-moi Dany&hellip; l'interrompt ce dernier avec&nbsp;un sourire engageant.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Oui. Excusez-moi Dany. Mais &hellip;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Mais ?<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Et bien voil&agrave;. Au risque de passer pour une folle, ceci est l'objet de ma visite en ces lieux &hellip; d&eacute;clare-t-elle sur le ton de la confession, en extirpant la lettre de sa poche avec la moue appropri&eacute;e pour la remettre &agrave; Ballantine.&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Je peux ?&hellip; s'assure toutefois celui-ci avec un geste embarrass&eacute;.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Je vous en prie. Mais vous risquez d'&ecirc;tre surpris.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ballantine&nbsp;a parcouru la missive d'un &oelig;il attentif.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- D'embl&eacute;e, on pourrait croire &agrave; un canular&hellip; murmure-t-il, la mine r&eacute;fl&eacute;chie &hellip;&nbsp; Mais voyez-vous mademoiselle&hellip;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Sylvia&hellip; lui souffle-t-elle &agrave; son tour, avec un sourire en coin.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Voyez-vous Sylvia, l'&eacute;trange incident dont nous venons d'&ecirc;tre l'objet me laisse m&eacute;ditatif. Comme je vous le disais, j'ignore par qui ou par quoi nous avons &eacute;t&eacute; agress&eacute;s. Par contre, ce dont je suis pratiquement certain, c'est le fait que ces cr&eacute;atures n'avaient rien d'humain.&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - Et vous avez entendu ces hurlements d&eacute;moniaques !&hellip; frissonne encore la jeune femme.&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- D&eacute;moniaque est en effet&nbsp;le mot qui convient. Ce qui est plus &eacute;trange encore, c'est le fait que ces " choses " d&eacute;gageaient une sensation de froid comparable, dirons-nous, &agrave; du marbre&hellip; souligne Ballantine, le menton pris entre le pouce et l'index.</span><br><span style="font-size: 16px; line-height: normal;">*&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; *</span><br><span style="font-size: 16px; line-height: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><br><span style="font-size: 16px; line-height: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style="font-size: 16px; line-height: normal;">Ballantine et la jeune femme&nbsp;sont install&eacute;s&nbsp;l'un en face de l'autre, autour de l'une des tables du salon de l'h&ocirc;tel. Il est pr&egrave;s de 19 h. Etant donn&eacute; la tournure aussi &eacute;nigmatique qu'inqui&eacute;tante, voire m&ecirc;me mena&ccedil;ante que prend l'incident, tous deux ont une mine r&eacute;fl&eacute;chie, commentant les derniers &eacute;v&eacute;nements avec une certaine vell&eacute;it&eacute;.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - Je ne voudrais pas vous inqui&eacute;ter Sylvia, loin de moi cette id&eacute;e.&nbsp;Cependant, il est &agrave; consid&eacute;rer que ce &agrave; quoi nous venons d'&ecirc;tre confront&eacute;s ce soir, pourrait bien avoir un lien avec le contenu de cet &eacute;trange message... confie&nbsp;Ballantine, visiblement pr&eacute;occup&eacute;.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - Vous &hellip; Vous pensez que &hellip;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Oui. Et si vous permettez que je vous donne mon avis, ces cr&eacute;atures de cauchemar qui nous ont agress&eacute;s, pourraient bien tenter de s'en prendre &agrave; nouveau &agrave; votre personne&hellip; appr&eacute;hende-t-il avec une grimace mal r&eacute;prim&eacute;e.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Mon Dieu, que vais-je faire !&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Il ne sert &agrave; rien de vous tourmenter pour l'instant&hellip; poursuit Ballantine en s'effor&ccedil;ant de prendre un ton rassurant&hellip; Mais pour cette nuit, en restant ici et sans protection, je crains que vous ne receviez une visite pour le moins d&eacute;sagr&eacute;able.&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Mais &hellip; O&ugrave; voulez-vous que &hellip;&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Si vous n'y voyez pas d'inconv&eacute;nient, vous passerez la nuit dans la villa de mon amiet compatriote le professeur Joseph Winter. Croyez-moi, il sera ravi de vous h&eacute;berger. Qu'en pensez-vous ?<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Eh bien &hellip;euh &hellip; Je ne sais pas &hellip; J'ai peur de d&eacute;ranger et &hellip;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- N'ayez surtout aucune inqui&eacute;tude &agrave; ce sujet. Vous verrez, le professeur sera ravi d'accueillir une jeune femme aussi ravissante dans ses murs.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Visiblement embarrass&eacute;e, l'int&eacute;ress&eacute;e h&eacute;site un instant.&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Bon, j'accepte volontiers votre hospitalit&eacute; &hellip; finit-elle par d&eacute;cider, en gratifiant son nouvel ami d'un sourire timide, mais emprunt de reconnaissance.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Elle a r&eacute;cup&eacute;r&eacute; ses bagages sous le regard inquisiteur et plut&ocirc;t inquiet de l'h&ocirc;telier, qui voit d'un mauvais &oelig;il ce d&eacute;part anticip&eacute; et pr&eacute;cipit&eacute;. Mais Ballantine qui fait certainement partie de son entourage familier s'est empress&eacute; de le rassurer. Il a assur&eacute;ment trouv&eacute; la bonne excuse, car l'homme para&icirc;t cette fois non seulement faire preuve de compr&eacute;hension, mais &eacute;galement d'une certaine indulgence. Il ne s'est&nbsp;d'ailleurs&nbsp;gu&egrave;re fait prier pour rembourser sa cliente en esquissant un sourire navr&eacute;.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Cinq petites minutes auront suffi &agrave; rallier l'imposante propri&eacute;t&eacute; du professeur Joseph Winter, arch&eacute;ologue de son &eacute;tat et ami ins&eacute;parable de Dany Ballantine. C'est avec un &eacute;vident plaisir que la jeune femme s'est attard&eacute;e durant quelques instants&nbsp;&agrave; contempler&nbsp;l'&eacute;l&eacute;gante et spacieuse r&eacute;sidence, s&eacute;duite par la beaut&eacute; et le charme qui se d&eacute;gage de cet ancien corps de ferme luxueusement r&eacute;nov&eacute; avec un go&ucirc;t des plus raffin&eacute;s.&nbsp;</span><br><span style="font-size: 16px; line-height: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Emmitoufl&eacute;e au c&oelig;ur d'un parc immense tapiss&eacute; de pelouses verdoyantes et de massifs fleuris, elle est&nbsp;&eacute;clair&eacute;e comme en plein jour par des rampes de projecteurs dissimul&eacute;es sous des tapis de verdure.&nbsp;</span><br><span style="font-size: 16px; line-height: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ils en ont &agrave; peine franchi le seuil, qu'un domestique en livr&eacute;e, portant l'habit de majordome avec gilet jaune ray&eacute; de noir, s'est d&eacute;j&agrave; pr&eacute;cipit&eacute;.&nbsp; Il salue la nouvelle arrivante avec courtoisie, dans la plus stricte tradition du protocole anglo-saxon, en y ajoutant une respectueuse inclinaison du buste. L'accent avec lequel il&nbsp; s'est exprim&eacute; ne laisse aucun doute quant &agrave; sa nationalit&eacute;.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Je te pr&eacute;sente mademoiselle Sylvia Troletti. Elle est&nbsp;Fran&ccedil;aise&hellip; lui souffle Ballantine en d&eacute;signant la susnomm&eacute;e, qui gratifie &agrave; son tour l'employ&eacute; de maison d'un sourire discret&hellip; O&ugrave; se trouve le professeur ?&hellip; encha&icirc;ne notre ami en d&eacute;posant son blouson sur le dossier d'un si&egrave;ge.&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Monsieur&nbsp;est dans le grand salon&hellip; l'informe le majordome avant de tourner poliment les talons pour se diriger vers les cuisines, apr&egrave;s avoir d&eacute;barrass&eacute; la jeune femme de sa jaquette.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- C'est Alexander. L'homme de confiance du professeur&hellip;&nbsp;indique&nbsp;Ballantine &agrave; sa nouvelle amie, en l'entra&icirc;nant avec empressement&nbsp;&agrave; la rencontre du ma&icirc;tre des lieux.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ils viennent de p&eacute;n&eacute;trer dans la pi&egrave;ce principale dont les murs sont garnis de toiles de ma&icirc;tres. Un singulier&nbsp;personnage, accusant la soixantaine bien sonn&eacute;e, se tient derri&egrave;re un bureau monumental pr&egrave;s de l'imposante biblioth&egrave;que qui regorge d'ouvrages. Il a le front partiellement d&eacute;garni et porte de petites lunettes cercl&eacute;es d'acier sur le bout du nez. Sa veste d'int&eacute;rieur laissant voir un col de chemise orn&eacute;&nbsp;d'un n&oelig;ud papillon des plus volumineux, le met parfaitement en harmonie avec son univers.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - Nous avons une visite professeur &hellip; l'avise Ballantine en refermant la porte.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Une charmante visite&hellip; constate l'interpell&eacute; en d&eacute;visageant la jeune femme par-dessus ses besicles et en lui adressant un sourire des plus engageants.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- J'ai convi&eacute; mademoiselle&nbsp;Troletti&nbsp;&agrave; passer la nuit sous votre toit. Des vilains sont &agrave; ses trousses.&nbsp;</span><br><span style="font-size: 16px; line-height: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style="font-size: 16px; line-height: normal;">- C'est une tr&egrave;s bonne initiative&hellip; se r&eacute;jouit aussit&ocirc;t ce dernier en tendant une main chaleureuse &agrave; l'int&eacute;ress&eacute;e en guise de bienvenue&hellip; Des vilains dites-vous ?<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- En r&eacute;alit&eacute;, je crois que mademoiselle&nbsp;Troletti&nbsp;se trouve au c&oelig;ur d'une bien &eacute;trange affaire&hellip; pr&eacute;cise Ballantine avec une moue circonstancielle.&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Tous trois sont&nbsp;&agrave; pr&eacute;sent&nbsp;cal&eacute;s dans les confortables fauteuils de style anglais qui meublent le grand salon, illumin&eacute; par le feu de bois qui cr&eacute;pite &agrave; travers la chemin&eacute;e. Les discussions vont bon train. Le professeur, qui a parcouru le myst&eacute;rieux message &agrave; son tour, a &eacute;galement &eacute;t&eacute; inform&eacute; du d&eacute;roulement des derniers &eacute;v&eacute;nements, ce qui le d&eacute;concerte totalement.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - A vous entendre, on serait tent&eacute; de croire que des spectres hantent le cimeti&egrave;re !&hellip; s'effare-t-il en avalant une gorg&eacute;e de son cognac mill&eacute;sim&eacute; que vient de leur servir Alexander, avant d'en faire claquer sa langue de satisfaction.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Vous ne croyez pas si bien dire professeur&hellip; rel&egrave;ve Ballantine&hellip; Je vais m&ecirc;me vous avouer que l'espace d'un instant, lorsque ces &hellip; " choses " nous ont agress&eacute;s, j'ai eu le sentiment et le reflet morbide de me trouver en enfer, face &agrave; une horde de cr&eacute;atures d&eacute;moniaques en qu&ecirc;te&nbsp;de victimes potentielles.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Il y a aussi cette curieuse sensation de froid que nous avons ressentie&hellip;&nbsp;souligne&nbsp;la jeune femme&nbsp;en frissonnant.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;-&nbsp;En premier lieu&nbsp;et si nous voulons prendre les choses par le d&eacute;but,&hellip; observe Winter en bourrant soigneusement la pipe qu'il vient d'extraire d'un tiroir&hellip; il nous faut consid&eacute;rer si vous devez ou non prendre au s&eacute;rieux la teneur de cet &eacute;trange message, car son auteur est anonyme. En outre, cette agression dont vous&nbsp;avez &eacute;t&eacute;&nbsp;les victimes peut en &ecirc;tre le r&eacute;sultat de cause &agrave; effet.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Il pr&eacute;tend faire partie de la congr&eacute;gation de l'Ordre de l'Etoile d'Argent. Une secte sans aucun doute&hellip; gage Ballantine, songeur.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Pas si vite Dany !&hellip;&nbsp;temp&egrave;re aussit&ocirc;t&nbsp;Winter en tirant pr&eacute;cipitamment une bouff&eacute;e de son br&ucirc;le-gueule, la t&ecirc;te environn&eacute;e d'un nuage de fum&eacute;e&hellip; Si je ne m'abuse,&nbsp;cet Ordre singulier, inconnu des profanes,&nbsp;r&eacute;unissait des membres dont les pr&eacute;ceptes &eacute;taient bas&eacute;s sur le fait qu'une Intelligence Sup&eacute;rieure gouverne l'Univers ainsi que tout ce qui s'y trouve. Cette communaut&eacute; secr&egrave;te vivait en marge de la soci&eacute;t&eacute;,&nbsp;retir&eacute;e du monde des humains. Nul n'a jamais su exactement qui &eacute;taient ces gens, d'o&ugrave; ils venaient r&eacute;ellement et quel &eacute;tait leur v&eacute;ritable but. Leur raison d'&ecirc;tre a toujours &eacute;t&eacute; entour&eacute;e d'un &eacute;pais myst&egrave;re. Ils apparurent en France en l'an 800, sous le r&egrave;gne des Carolingiens. Leur origine reste encore inexpliqu&eacute;e de nos jours&hellip; commente encore Winter, en parcourant du regard les &eacute;tag&egrave;res de sa volumineuse biblioth&egrave;que.</span><br><span style="font-size: 16px; line-height: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Puis, s'emparant d'un volume qu'il feuillette durant&nbsp;quelques secondes avec une attention soutenue &hellip; Voil&agrave;.&nbsp;J'y suis &hellip; indique-t-il, en d&eacute;posant d&eacute;licatement sa pipe dans un cendrier&hellip; D'apr&egrave;s ce qui est dit ici, les membres qui revendiquaient le prestigieux blason de la Congr&eacute;gation de L'Ordre de l'Etoile d'Argent avaient pour nom les Chrestians. Ils avaient l'originalit&eacute; d'&ecirc;tre dot&eacute;s de particularit&eacute;s physiques assez &eacute;tonnantes : Ils &eacute;taient chauves, d&eacute;pourvus d'oreilles et avaient les pieds et les mains palm&eacute;s.</span> <span style="font-size: 16px; line-height: normal;"><span style="font-style: italic;">(v&eacute;ridique)<br></span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - Des caract&eacute;ristiques physiologiques pour le moins surprenantes et hors du commun !&hellip; souligne Ballantine, avec une mimique de surprise.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- C'est &eacute;galement mon avis&hellip; acquiesce Winter&hellip; Comme cet aspect &eacute;tait pr&eacute;cis&eacute;ment&nbsp;consid&eacute;r&eacute; comme repoussant, ce qui para&icirc;t d'ailleurs justifi&eacute;, vous en conviendrez, obligation leur &eacute;tait faite de se v&ecirc;tir avec discr&eacute;tion, afin de dissimuler autant que possible ce physique disgracieux. Ils avaient en outre, comme autre contrainte,&nbsp;charge de porter, cousue sur leurs v&ecirc;tements et bien en vue sur la poitrine, une patte d'oie s&eacute;ch&eacute;e et peinte en rouge. Cette signal&eacute;tique rappelait &agrave; la population que ces &ecirc;tres avaient ce singulier point commun avec les palmip&egrave;des.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Cette race para&icirc;t avoir subi une s&eacute;gr&eacute;gation des plus s&eacute;v&egrave;res !&hellip; note encore&nbsp;Ballantine, visiblement interloqu&eacute;.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Ces &ecirc;tres atypiques soumis au port d'un insigne distinctif appel&eacute; couramment le signe d'infamie et qui v&eacute;curent en marginalit&eacute; de la race humaine, essaim&egrave;rent surtout en Europe avant de dispara&icirc;tre. Ils ne donn&egrave;rent plus signe de vie depuis le d&eacute;but de ce si&egrave;cle&hellip; r&eacute;sume encore Winter avec une moue de tergiversation.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Apparemment vous n'&ecirc;tes plus en possession de l'enveloppe qui contenait le message ?&hellip; s'enquiert pensivement&nbsp;Ballantine aupr&egrave;s de la jeune femme.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Non. J'avoue que je n'ai pas jug&eacute; utile de la conserver.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- En fait, la premi&egrave;re chose &agrave; faire serait de retrouver l'auteur de cette mise en garde assez particuli&egrave;re&hellip; sugg&egrave;re encore Ballantine.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Lorsque cette lettre vous est parvenue, avez-vous pr&ecirc;t&eacute; attention au lieu d'exp&eacute;dition figurant sur l'estampille de la poste ?&hellip; encha&icirc;ne Winter, le menton pris entre le pouce et l'index.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Oui. En effet&hellip; acquiesce Sylvia, tout &agrave; coup r&eacute;fl&eacute;chie... Le cachet indiquait Lavelanet, si mes souvenirs sont exacts.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Lavelanet !&hellip; s'&eacute;tonnent&nbsp;conjointement&nbsp;les deux autres, sourcils fronc&eacute;s.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Oui. Lavelanet. Mais je ne sais pas &hellip;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Lavelanet se trouve &agrave; une vingtaine de kilom&egrave;tres de Monts&eacute;gur&hellip; mentionne aussit&ocirc;t Winter.&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Si notre homme r&eacute;side dans cette commune et s'il ob&eacute;it aux caract&eacute;ristiques physiques que vous nous avez d&eacute;crites professeur, il nous sera je pense relativement ais&eacute; de l'identifier&hellip; r&eacute;alise Ballantine.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Assur&eacute;ment. En supposant toutefois que ce soit r&eacute;ellement un membre de la Congr&eacute;gation de l'Ordre de&nbsp;l'Etoile d'Argent comme il le pr&eacute;tend&hellip; souligne Winter avec une moue de perplexit&eacute;.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Toujours est-il que lui seul serait en mesure d'apporter les &eacute;claircissements n&eacute;cessaires &agrave; cette mise en garde pour le moins singuli&egrave;re&hellip; observe Ballantine&hellip; Il est vrai que l'on aurait pu la croire d&eacute;nu&eacute;e de sens, si nous n'avions &eacute;t&eacute; nous-m&ecirc;mes&nbsp;confront&eacute;s &agrave; ces &eacute;tranges cr&eacute;atures sorties d'un mauvais film d'&eacute;pouvante et qui n'&eacute;taient pas l&agrave; pour la d&eacute;mentir&hellip; rappelle-t-il encore avec une grimace mal r&eacute;prim&eacute;e&hellip; Si je me fie &agrave; mon instinct, ce &agrave; quoi nous avons assist&eacute; ce soir est certainement en corr&eacute;lation &eacute;troite avec le contenu de ce myst&eacute;rieux message.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Je suis &eacute;galement de cet avis&hellip;&nbsp;rel&egrave;ve Winter en avalant d'un trait sa derni&egrave;re goutte d'alcool.&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Si vous &ecirc;tes d'accord tous les deux et si vous acceptez notre aide Sylvia, je propose que nous allions faire un tour du c&ocirc;t&eacute; de Lavelanet d&egrave;s demain&hellip; sugg&egrave;re Ballantine sur le ton de la conclusion.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Le sourire approbateur de la jeune femme semble avoir suffi &agrave; notre ami.&nbsp;Quant au&nbsp;professeur, il&nbsp;a simplement hauss&eacute; les &eacute;paules en guise d'assentiment.</span><br><br><br><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 16px; line-height: normal;">CHAPITRE II</span></span><br><span style="font-size: 16px; line-height: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><br><span style="font-size: 16px; line-height: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style="font-size: 16px; line-height: normal;">Le lendemain, 7 octobre 2003 &hellip; 10h35 &hellip;<br>&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La&nbsp;berline du professeur vient de se garer le long de la rue principale de&nbsp; Lavelanet, lib&eacute;rant aussit&ocirc;t son trio d'enqu&ecirc;teurs occasionnels.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - Nous pourrons peut-&ecirc;tre glaner quelque information &agrave; l'int&eacute;rieur de ce troquet&hellip; pr&eacute;sume Ballantine en d&eacute;signant d'un geste le "caf&eacute; du commerce&nbsp;</span><span style="font-size: 16px; line-height: normal;">&nbsp;"&hellip; Dans ce genre d'&eacute;tablissement, nous risquons d'apprendre quelque chose d'int&eacute;ressant.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;C'est jour de march&eacute; et la place de cette petite bourgade de 8.400 habitants grouille de clients qui s'affairent aupr&egrave;s des &eacute;tals des marchands. Le bistrot en question r&eacute;sonne d'un charivari assourdissant, m&ecirc;lant &agrave; la fois les conversations qui vont bon train au chahut des consommateurs, le tout noy&eacute; dans un univers de fum&eacute;e. Mais Ballantine vient de rep&eacute;rer une table rest&eacute;e libre au fond de la salle.&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Install&eacute;s sous un ventilateur poussif, ils d&eacute;taillent les personnes pr&eacute;sentes avec une attention soutenue, cherchant &agrave; tout hasard &agrave; identifier leur&nbsp;lascar parmi l'assistance. C'est peine perdue et c'est le serveur venu prendre la commande qui met un terme &agrave; leur observation ...&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - Nous recherchons un homme au physique assez particulier&hellip; glisse Ballantine avec un sourire d'amabilit&eacute; envers le gar&ccedil;on de caf&eacute;.&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Un homme chauve, sans oreilles&hellip;&nbsp;compl&egrave;te impatiemment&nbsp;le professeur.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Vous voulez certainement parler de G&eacute;d&eacute;on&hellip; imagine sans h&eacute;sitation le serveur en d&eacute;barrassant la table des quelques verres vides qui l'encombraient, avant de l'essuyer d'un coup d'&eacute;ponge.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- G&eacute;d&eacute;on ?&hellip; rel&egrave;ve Ballantine.</span><br><span style="font-size: 16px; line-height: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style="font-size: 16px; line-height: normal;">- Tout le monde ici le surnomme ainsi &agrave; cause de ses mains palm&eacute;es. Vous savez, comme le canard du m&ecirc;me nom dans les bandes dessin&eacute;es&hellip; sourit le gar&ccedil;on en mimant bri&egrave;vement le palmip&egrave;de&hellip; D'ailleurs, &agrave; Lavelanet nous ignorons tous sa v&eacute;ritable identit&eacute;&hellip; confie-t-il encore.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - Les mains palm&eacute;es ! C'est notre homme&hellip; r&eacute;alise Winter avec une mine de satisfaction.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Est-ce que par hasard vous sauriez o&ugrave; habite ce &hellip; G&eacute;d&eacute;on ?&hellip; poursuit Ballantine.&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Derri&egrave;re l'&eacute;glise. Vous n'aurez qu'&agrave; demander. Ici tout le monde le conna&icirc;t.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Nous vous remercions pour votre amabilit&eacute;. Nous prendrons trois th&eacute;s&hellip; conclut aussit&ocirc;t Ballantine en lui adressant un sourire d'obligeance.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Quelques minutes plus tard, soulag&eacute; d'avoir quitt&eacute; cet environnement enfum&eacute;, le trio est d&eacute;j&agrave; rendu pr&egrave;s de l'&eacute;glise de la commune. Le moteur de la berline tournant au ralenti, ils guettent le premier passant susceptible de pouvoir&nbsp;les renseigner ;&nbsp;ce qui ne tarde gu&egrave;re, une jeune femme se dirigeant d&eacute;j&agrave; dans leur direction.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Excusez-nous de vous importuner !&hellip; l'interpelle Ballantine en affichant un sourire des plus courtois&hellip; Nous cherchons G&eacute;d&eacute;on ?<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- G&eacute;d&eacute;on ! &hellip; rel&egrave;ve-t-elle en indiquant aussit&ocirc;t une habitation sans aucune h&eacute;sitation&hellip; C'est l&agrave; !&nbsp;&hellip; La quatri&egrave;me maison avec le porche.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Sit&ocirc;t apr&egrave;s avoir remerci&eacute; cette obligeante personne, ils ont t&ocirc;t fait de garer leur v&eacute;hicule&nbsp;avant de sonner au n&deg; 32 o&ugrave; est cens&eacute; demeurer l'homme en question.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;La porte&nbsp;s'est ouverte&nbsp;sur un &eacute;trange personnage ressemblant grossi&egrave;rement &agrave; un &ecirc;tre humain. Il est v&ecirc;tu d'une tunique &eacute;carlate et il est quasiment impossible de lui donner un &acirc;ge. Ce qui frappe ses visiteurs au premier abord, ce n'est pas son teint oliv&acirc;tre, ni le fait qu'il soit chauve, mais davantage le regard inquisiteur et&nbsp;p&eacute;tillant d'un bleu intense, presque irr&eacute;el, qu'il vient de porter sur leurs personnes. Comme l'avait indiqu&eacute; le professeur, il n'a pas de pavillons d'oreilles, mais deux simples trous comme chez les sauriens dont il a l'aspect. Le visage est lisse comme celui d'un adolescent, tout en &eacute;tant disgracieux. L'int&eacute;ress&eacute; d&eacute;gage une chaleur corporelle anormale.</span><br><span style="font-size: 16px; line-height: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Mais il vient de tressaillir en posant son regard sur la jeune femme, avant de la d&eacute;visager avec une intensit&eacute; quasi insoutenable ...&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Vous ici !&hellip; s'exclame-t-il d'une voix tremblante, sans m&ecirc;me chercher &agrave; dissimuler son d&eacute;sarroi.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Nous voudrions une explication&hellip; glisse Ballantine sans plus attendre.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Mais qui &ecirc;tes-vous ?&hellip;se reprend l'&eacute;trange personnage en s'adressant cette fois aux deux hommes, les d&eacute;taillant d'un regard m&eacute;fiant, tentant de se ressaisir.&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Nous sommes des amis de mademoiselle Troletti.&nbsp;Mon nom est&nbsp;Dany Ballantine. Et voici le professeur Joseph Winter.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Quelques secondes d'h&eacute;sitation auront suffi pour que l'homme se d&eacute;cide&hellip;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Bon &hellip; Entrez vite !&hellip; les prie-t-il aussit&ocirc;t, la moue embarrass&eacute;e,&nbsp;apr&egrave;s avoir&nbsp;promen&eacute; un regard circonspect &agrave; l'ext&eacute;rieur, avant de refermer pr&eacute;cipitamment&nbsp;la porte.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Vous semblez conna&icirc;tre cette jeune femme&hellip; observe Ballantine, sourcils fronc&eacute;s.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- C'est vous l'auteur de la lettre ?&hellip; compl&egrave;te d'embl&eacute;e&nbsp;Winter sur un ton pressant.</span><br><span style="font-size: 16px; line-height: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Devant cette entr&eacute;e en mati&egrave;re plut&ocirc;t muscl&eacute;e, l'autre semble&nbsp;subitement mal &agrave; l'aise.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Vous n'auriez pas d&ucirc; venir ici&hellip; se contente-t-il de r&eacute;pliquer, la remarque assortie d'un&nbsp;geste accabl&eacute;.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Vous vous devez de vous expliquer sur le sens de cet &eacute;trange message que vous avez envoy&eacute; &agrave; cette jeune personne !&hellip; poursuit le professeur sur un ton peu am&egrave;ne.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;L'homme a laiss&eacute; fuser un soupir de r&eacute;signation.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Les mondes visibles et invisibles sont sur le point de cohabiter&hellip; laisse-t-il tomber d'une voix lasse et discordante, avec une grimace de contrari&eacute;t&eacute;.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Winter et Ballantine&nbsp;ont &eacute;chang&eacute; des regards charg&eacute;s de suspicion.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Si c'est une plaisanterie, permettez-moi de vous dire que je la trouve plut&ocirc;t grotesque&hellip; ricane&nbsp;ce dernier&nbsp;avec la moue appropri&eacute;e.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Pardonnez-moi monsieur, mais je n'ai gu&egrave;re l'esprit &agrave; plaisanter&hellip; se d&eacute;fend vivement l'homme, en les invitant d'un geste &agrave; p&eacute;n&eacute;trer dans la pi&egrave;ce qui lui sert &agrave; la fois de cuisine et de salle &agrave; manger.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Vous conviendrez&nbsp;toutefois que le contenu de votre message a de quoi surprendre ! Quand bien m&ecirc;me nous lui accorderions le moindre cr&eacute;dit&hellip; encha&icirc;ne Winter.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Il existe des v&eacute;rit&eacute;s que les humains ne peuvent comprendre. Nul ne sait encore o&ugrave; finit le rationnel et o&ugrave; commence l'irrationnel&hellip; argumente l'homme en invitant ses h&ocirc;tes &agrave; prendre un si&egrave;ge.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Pourriez-vous &ecirc;tre un peu plus pr&eacute;cis ?&hellip; le prie Ballantine en le consid&eacute;rant d'un air interloqu&eacute;.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Depuis peu, un univers fant&ocirc;me coexiste avec le n&ocirc;tre&hellip; confesse l'homme sans plus attendre.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Un quoi ?&hellip; tique Ballantine, tandis&nbsp;que Winter a hauss&eacute; les sourcils et que la jeune femme para&icirc;t &agrave; son tour ne pas saisir le sens de la repartie.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Pardonnez-moi monsieur &hellip; ?<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Ballantine&hellip; rappelle l'int&eacute;ress&eacute;.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Excusez-moi monsieur Ballantine. En ce moment je n'ai plus trop ma t&ecirc;te. Bien que cela paraisse relever de la fiction, un univers fant&ocirc;me interf&egrave;re depuis peu&nbsp; avec le n&ocirc;tre. Il est omnipr&eacute;sent et invisible, mais cependant bien r&eacute;el&hellip; ajoute-t-il d'une voix m&eacute;canique.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Pourriez-vous &ecirc;tre plus clair ?&hellip;&nbsp;insiste cette fois le professeur en le&nbsp;fixant avec insistance&nbsp;par-dessus ses lorgnons.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;L'autre a affich&eacute; une grimace de lassitude, laissant m&ecirc;me fuser un soupir de r&eacute;signation avant de prendre un air fataliste qui lui d&eacute;forme un peu plus la face.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- L'humanit&eacute; est en grand danger messieurs. Seule mademoiselle&nbsp;Troletti&nbsp;a peut-&ecirc;tre le pouvoir, s'il en est temps encore, de contrer les forces infernales qui ne vont pas tarder &agrave;&nbsp;d&eacute;ferler sur&nbsp;la plan&egrave;te.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Les forces infernales !&hellip; s'effare Winter avec un air d'incr&eacute;dulit&eacute;, enveloppant l'autre d'un regard &eacute;tonn&eacute;.&nbsp;</span><br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<span style="font-size: 16px; line-height: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Je comprends parfaitement votre scepticisme. Mais le message que j'ai adress&eacute; &agrave; mademoiselle&nbsp;Troletti&nbsp;est la stricte et impensable v&eacute;rit&eacute;.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Qu'a-t-elle &agrave; voir dans cette histoire de fous ?&hellip; affabule cette fois&nbsp;Ballantine, en affichant &agrave; son tour une moue d&eacute;sabus&eacute;e.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- C'est elle et elle seule qui d&eacute;tient la pierre de Tuaoi&hellip; argumente G&eacute;d&eacute;on.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- La pierre de Tuaoi ?&hellip; r&eacute;p&egrave;te m&eacute;caniquement le professeur en fron&ccedil;ant les sourcils.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Cette pierre est en fait la cl&eacute; de l'Univers&hellip; pr&eacute;cise G&eacute;d&eacute;on.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- J'oubliais cette histoire de pierre&hellip; pouffe Ballantine, dont le visage refl&egrave;te les stigmates d'une incr&eacute;dulit&eacute; croissante.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;L'autre s'en est aper&ccedil;u.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Ce cristal en forme de prisme cylindrique a appartenu aux Atlantes. Il servait &agrave; rassembler et &agrave; concentrer l'&eacute;nergie, permettant &agrave; ses utilisateurs d'accomplir des choses fantastiques. Mais je vois que vous ne me prenez pas au s&eacute;rieux&hellip; constate-t-il d'une voix &eacute;teinte et empreinte d'un &eacute;vident regret&hellip;&nbsp;Tout bien consid&eacute;r&eacute;,&nbsp;tout ceci n'a plus d'importance. Les goules ne vont plus tarder &agrave; &ecirc;tre &agrave; pied d'&oelig;uvre dans le cimeti&egrave;re&hellip; ajoute-t-il avec un mouvement fataliste des &eacute;paules.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Cette fois, ses trois visiteurs ont tressailli.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Les goules !&hellip; rel&egrave;ve Ballantine sourcils fronc&eacute;s.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Mon Dieu tout ceci serait donc vrai !&hellip; r&eacute;alise &agrave; son tour&nbsp;Sylvia en&nbsp;dirigeant un visage tourment&eacute; en direction de ses deux compagnons.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Cela para&icirc;t inconcevable, voire ahurissant !&hellip; s'&eacute;meut cette fois&nbsp;le professeur.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Devant ce brusque changement d'attitude, G&eacute;d&eacute;on&nbsp;semble&nbsp;subitement d&eacute;concert&eacute;, sans toutefois&nbsp;saisir correctement&nbsp;le sens de ce revirement, pour le moins&nbsp;inattendu.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Mademoiselle&nbsp;Troletti et moi-m&ecirc;me avons &eacute;t&eacute; agress&eacute;s la nuit derni&egrave;re dans le cimeti&egrave;re&hellip; rapporte alors Ballantine avec une moue r&eacute;fl&eacute;chie.&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Vous voyez, ils sont d&eacute;j&agrave; l&agrave; ! Ils sont d&eacute;j&agrave; l&agrave; !&hellip; s'exclame le Chrestian en quittant pr&eacute;cipitamment son si&egrave;ge&hellip; Les spectres mangeurs d'&acirc;mes r&ocirc;dent dans le cimeti&egrave;re !<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Calmez-vous mon ami !&hellip; temp&egrave;re Winter en &eacute;changeant un regard hallucin&eacute; avec ses deux compagnons.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Professeur, vous ne r&eacute;alisez pas encore, mais ils sont l&agrave; !&hellip; insiste G&eacute;d&eacute;on, visiblement affol&eacute;.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Je pr&eacute;sume que vous voulez parler des goules&hellip; imagine Ballantine.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Pr&eacute;cis&eacute;ment monsieur. Les goules ! Leur pr&eacute;sence au cimeti&egrave;re prouve qu'ils ont trouv&eacute; le moyen de traverser le seuil dimensionnel qui nous s&eacute;parait jusqu'ici de leur univers&hellip; commente l'homme d'une voix alt&eacute;r&eacute;e, laissant deviner en lui une tension&nbsp;inhabituelle trahissant son d&eacute;sarroi.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Tout cela n'est pas tr&egrave;s clair&hellip; grince Ballantine, perplexe&hellip; Il n'y a peut-&ecirc;tre aucun doute en ce qui concerne une pr&eacute;sence d&eacute;moniaque dans le cimeti&egrave;re, mais de l&agrave; &agrave; ...<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Des forces obscures dont vous n'avez pas id&eacute;e ont pris possession des lieux afin de s'en prendre au tombeau&hellip; l'interrompt le Chrestian, dont les pupilles dilat&eacute;es sous l'effet d'un affolement croissant le font tout &agrave; coup ressembler &agrave; un d&eacute;mon.&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Le tombeau ?&hellip; s'interroge Ballantine, l'invitant du regard &agrave; clarifier sa d&eacute;claration.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- La tombe de mademoiselle Troletti&hellip; compl&egrave;te G&eacute;d&eacute;on avec un r&eacute;alisme d&eacute;concertant.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Alors, comment expliquez-vous la pr&eacute;sence de l'int&eacute;ress&eacute;e ici ...&nbsp;sous votre toit&nbsp;...&nbsp;en cet instant pr&eacute;cis ?&hellip; raille Ballantine, la remarque assortie d'un haussement des &eacute;paules.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Je &hellip; Je comprends encore une fois votre incr&eacute;dulit&eacute; monsieur Ballantine, car vous ignorez encore tout de cette &eacute;trange et incroyable histoire&hellip; argumente l'autre sur un ton empress&eacute;, ravalant sa salive &agrave; plusieurs reprises, trahissant cette fois une nervosit&eacute; pouss&eacute;e &agrave; l'extr&ecirc;me.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Nous serions &eacute;videmment plus amen&eacute;s &agrave; vous croire si vous nous expliquiez &agrave; quoi rime tout cela !&hellip; ergote &agrave; son tour Winter avec une moue de perplexit&eacute;.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Plus tard, si vous le permettez &hellip; Pour l'instant, le temps presse. Si vous n'y voyez pas d'inconv&eacute;nient, il nous faut &agrave; tout prix exhumer le &hellip; le corps de mademoiselle avant la nuit, afin de r&eacute;cup&eacute;rer le cristal&hellip; anticipe le Chrestian, visiblement mal &agrave; l'aise vis-&agrave;-vis de la personne concern&eacute;e, pourtant pr&eacute;sente &agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Voyons cher monsieur ! M&ecirc;me si nous partagions avec vous cette id&eacute;e saugrenue, la chose s'av&eacute;rerait de toute mani&egrave;re impossible &agrave; r&eacute;aliser en plein jour !&hellip; objecte Winter avec un haussement d'&eacute;paules des plus significatifs.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;-&nbsp;Nous&nbsp;attendrons le cr&eacute;puscule&nbsp;afin de pouvoir agir en toute discr&eacute;tion&hellip;&nbsp;argumente G&eacute;d&eacute;on en &eacute;bauchant un geste trahissant son impatience.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Cette fois, les trois autres semblent pris de court devant cette argumentation des plus fond&eacute;es. Mis au pied du mur par le d&eacute;roulement des derniers &eacute;v&eacute;nements paraissant accr&eacute;diter les dires de cet &eacute;trange bonhomme, ils ont&nbsp;&eacute;chang&eacute; des regards perplexes et&nbsp;embarrass&eacute;s.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Ce que vous nous demandez l&agrave; est en marge de la l&eacute;galit&eacute;&hellip; murmure le professeur sur un ton de reproche, en se grattant nerveusement l'occiput, cherchant toutefois du regard l'avis de ses compagnons.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Cette histoire&nbsp;rel&egrave;ve de la loufoquerie, mais &hellip; je reconnais que les incidents qui se sont d&eacute;roul&eacute;s au cimeti&egrave;re me d&eacute;routent. Je suis incapable de leur donner une explication rationnelle&hellip; admet&nbsp;Ballantine en se caressant pensivement le menton &hellip;Bon, je veux bien admettre que l'&eacute;trange incident&nbsp;du cimeti&egrave;re me laisse perplexe...&nbsp; conc&egrave;de-t-il apr&egrave;s une ultime h&eacute;sitation...&nbsp;Je pense qu'effectivement nous devrions nous rendre compte par nous-m&ecirc;mes&hellip; estime-t-il&nbsp;au terme de&nbsp;quelques secondes de r&eacute;flexion, cherchant &agrave; son tour l'approbation des deux autres.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Winter a hauss&eacute; les &eacute;paules en guise d'assentiment ;&nbsp;tandis que&nbsp;Sylvia&nbsp;lui fait comprendre d'un sourire qu'elle s'en remet &agrave; sa d&eacute;cision.</span><br><span style="font-size: 16px; line-height: normal;">*&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; *</span><br><span style="font-size: 16px; line-height: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><br><span style="font-size: 16px; line-height: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L'obscurit&eacute; a envahi le petit bourg de Monts&eacute;gur.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><br><span style="font-size: 16px; line-height: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><span style="font-size: 16px; line-height: normal;">La&nbsp;conduite int&eacute;rieure&nbsp;pilot&eacute;e par Dany Ballantine vient de se garer dans une rue avoisinant le cimeti&egrave;re.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Etant donn&eacute; les risques &agrave; pr&eacute;sent li&eacute;s &agrave; leur entreprise,&nbsp;Ballantine et Winter&nbsp;ont pris la pr&eacute;caution de s'armer individuellement d'un MR73 en 4 pouces calibre 357 magnum, une arme de poing redoutable aux munitions puissantes. Ils se sont &eacute;galement munis de deux torches &eacute;lectriques.&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Les trois hommes et la jeune femme se glissent &agrave; pr&eacute;sent comme des ombres entre les s&eacute;pultures, tous les sens en alerte.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;La silhouette sombre des arbres et le vent qui agite les branches qui bruissent dans les t&eacute;n&egrave;bres concourent &agrave; cr&eacute;er une ambiance angoissante. On ne per&ccedil;oit plus que le l&eacute;ger bruit de leurs pas qui crissent sur le gravier.</span><br><span style="font-size: 16px; line-height: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;C'est le c&oelig;ur battant la chamade, qu'ils arrivent en vue du tombeau cens&eacute; renfermer la d&eacute;pouille&nbsp;de la jeune femme. Ils n'en sont plus qu'&agrave; quelques pas ; la lampe vient m&ecirc;me d'accrocher la s&eacute;pulture &hellip; Mais ils se sont aussit&ocirc;t immobilis&eacute;s, &eacute;changeant&nbsp;des regards&nbsp;effar&eacute;s et&nbsp;Ballantine a eu un imperceptible froncement de sourcils.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;La dalle recouvrant le caveau n'est plus en place. Elle a gliss&eacute; sur le c&ocirc;t&eacute; et une brume myst&eacute;rieuse s'&eacute;chappe de la cavit&eacute;, maintenant &agrave; ciel ouvert.&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Regardez&hellip; on dirait des traces de griffes !&hellip; murmure&nbsp;Ballantine en &eacute;clairant la&nbsp;pierre tombale, &eacute;rafl&eacute;e en plusieurs endroits.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Nous arrivons trop tard !&hellip; dramatise G&eacute;d&eacute;on d'une voix blanche&hellip; L'empire de la nuit a pris possession des lieux. Des forces &eacute;tranges et mal&eacute;fiques nous ont pr&eacute;c&eacute;d&eacute;s&hellip; continue-t-il sur le m&ecirc;me ton de contrari&eacute;t&eacute;.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Mais les trois autres n'ont pas relev&eacute;. La bouche grande ouverte et les sourcils en accents circonflexes, ils ont le regard riv&eacute; sur la fosse contenant le cercueil maintenant apparent, dont le couvercle a &eacute;t&eacute; arrach&eacute; &hellip;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- C'est impossible !&hellip; murmure Ballantine, en &eacute;changeant un regard &eacute;berlu&eacute; avec ses compagnons.&nbsp;</span> <br><br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <span style="font-size: 16px; line-height: normal;">&agrave; suivre .............<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><br><span style="font-size: 16px; line-height: normal;">&nbsp;&nbsp;<span style="font-weight: bold;">Extrait de : Le Manuscrit des Ombres -&nbsp;Roman fantastique de Stephan LEWIS -</span></span><!-- google_ad_section_end --><br>_________________<br>]]></description>
        <pubDate>Mon, 12 Jan 2009 21:49:44 +0100</pubDate>        <guid >http://telepoubelle.over-blog.com/article-2868739-6.html#comment36079621</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Stephan LEWIS]]></title>
        <link>http://telepoubelle.over-blog.com/article-2868739-6.html#comment36079534</link>        <description><![CDATA[<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">&nbsp;</span>
<div><span style="font-size: 14pt;">LE MANOIR DE LA TERREUR<br>Stephan LEWIS</span></div>
<div>&nbsp;</div>
<div><span style="font-size: 14pt;">Vendredi 16 mai &hellip; 16 h 27 &hellip;</span></div>
<div>&nbsp;</div>
<div><span style="font-size: 14pt;">Le visage creus&eacute;, assombri d&rsquo;un voile de fatigue, Sylvia est sortie pr&eacute;cipitamment de l&rsquo;agence immobili&egrave;re de La Rochelle au sein de laquelle elle assume les fonctions de n&eacute;gociatrice principale. Il s&rsquo;agit de faire vite pour r&eacute;pondre au coup de t&eacute;l&eacute;phone qu&rsquo;elle vient de recevoir. Un client, qui n&rsquo;a pas d&eacute;clin&eacute; son identit&eacute;, d&eacute;sire visiter le manoir de Cornelius. Une occasion inesp&eacute;r&eacute;e, qui n&rsquo;est certainement pas pr&ecirc;te de se repr&eacute;senter !</span></div>
<div>&nbsp;</div>
<div><span style="font-size: 14pt;">Contrairement aux derniers jours, la journ&eacute;e avait pourtant &eacute;t&eacute; calme, sans le moindre rendez-vous, la client&egrave;le s&rsquo;&eacute;tant faite plut&ocirc;t discr&egrave;te. Sylvia s&rsquo;&eacute;tait m&ecirc;me assoupie sur son bureau, r&ecirc;vant d&eacute;j&agrave; aux mille et une choses qu&rsquo;elle se pr&eacute;parait &agrave; faire durant le week-end, avant d&rsquo;&ecirc;tre rendue &agrave; la r&eacute;alit&eacute; par la sonnerie intempestive du t&eacute;l&eacute;phone qui l&rsquo;avait brusquement sortie de cette somnolence passag&egrave;re.</span></div>
<div>&nbsp;</div>
<div><span style="font-size: 14pt;">Jamais elle n&rsquo;aurait pu imaginer qu&rsquo;un &eacute;ventuel acqu&eacute;reur puisse s&rsquo;int&eacute;resser &agrave; cette b&acirc;tisse bizarre, vieillotte et biscornue, camp&eacute;e dans un parc au gazon pel&eacute;, enclav&eacute;e dans un paysage de friches industrielles. Lorsque le responsable de l&rsquo;agence l&rsquo;avait charg&eacute;e de prendre en main la vente de cette gentilhommi&egrave;re construite dans la seconde moiti&eacute; du XIX&deg; sur les fondations d&rsquo;une ancienne abbaye b&eacute;n&eacute;dictine d&rsquo;un pittoresque effrayant, elle avait accueilli la nouvelle avec une grimace de d&eacute;pit. <br>&nbsp;<br>Le b&acirc;timent est en effet plut&ocirc;t " mal en point ", semblant m&ecirc;me &agrave; l&rsquo;abandon &hellip; Son solage de vieilles pierres s&rsquo;effrite. Ses murs l&eacute;zard&eacute;s sont rong&eacute;s par une mousse rouss&acirc;tre, donnant l&rsquo;impression de r&eacute;sister p&eacute;niblement aux grands vents d&rsquo;hiver et aux pluies rageuses. Quant au ch&acirc;ssis de ses fen&ecirc;tres aux vitres poussi&eacute;reuses derri&egrave;re lesquelles on croirait voir passer d&rsquo;inqui&eacute;tantes silhouettes, il aurait besoin d&rsquo;un s&eacute;rieux rafra&icirc;chissement &hellip; Cet immeuble de style victorien est le reflet arch&eacute;type de la maison hant&eacute;e, qui inspire tant les auteurs de romans d&rsquo;&eacute;pouvante et les sc&eacute;naristes du m&ecirc;me cr&ucirc;. Alors, vous comprendrez que dans ces conditions, il semble difficile d&rsquo;imaginer qu&rsquo;un acheteur potentiel puisse s&rsquo;int&eacute;resser &agrave; ce rep&egrave;re froid, sordide et effrayant !</span></div>
<div>&nbsp;</div>
<div><span style="font-size: 14pt;">Son dernier propri&eacute;taire, un &eacute;trange personnage du nom de Cornelius, jouissait d&rsquo;une sinistre r&eacute;putation. Victime d&rsquo;une crise cardiaque quelques mois auparavant, il avait d&eacute;finitivement quitt&eacute; les lieux pour cracher son &acirc;me au diable. Il y avait v&eacute;cu en solitaire, comme un ermite, toute sa vie durant, &agrave; l&rsquo;&eacute;cart de tout voisinage. L&rsquo;inqui&eacute;tante et fantastique demeure aux intrigues t&eacute;n&eacute;breuses n&rsquo;avait, disait-on, jamais re&ccedil;u de visiteur. D&rsquo;ailleurs, la frayeur qu&rsquo;inspirait le manoir &agrave; toute la population &eacute;tait telle, que pas un seul habitant ne s&rsquo;y &eacute;tait encore risqu&eacute;. Ils se signaient le front en passant devant ou l&rsquo;&eacute;vitaient.</span></div>
<div>&nbsp;</div>
<div><span style="font-size: 14pt;">Il est d'ailleurs &agrave; noter une certaine r&eacute;serve de leur part ... Certains d'entre eux ne sont pas sans &eacute;voquer les mal&eacute;fiques activit&eacute;s et l'obscure personnalit&eacute; de l'ancien propri&eacute;taire des lieux. Ils vont m&ecirc;me jusqu&rsquo;&agrave; colporter le bruit selon lequel le d&eacute;c&egrave;s de l&rsquo;&eacute;trange bonhomme masquerait une v&eacute;rit&eacute; atroce assortie d&rsquo;un terrible secret, cachant d&rsquo;obscurs forfaits. Si l&rsquo;on se fie aux rumeurs, les nuits de pleine lune des cris et des bruits &eacute;tranges s&rsquo;&eacute;l&egrave;veraient de l&rsquo;antique demeure. Entre ces murs se seraient d&eacute;roul&eacute;s des faits anormaux et inexplicables. Des incidents bizarres, associ&eacute;s &agrave; des ph&eacute;nom&egrave;nes d&eacute;concertants, auraient m&ecirc;me d&eacute;fray&eacute; la chronique quelques jours avant sa mort &hellip; Du reste, des plaintes concernant des &eacute;v&eacute;nements insolites auraient &eacute;t&eacute; enregistr&eacute;es &hellip; Et Cornelius aurait emport&eacute; dans la tombe d&rsquo;inavouables secrets.</span></div>
<div>&nbsp;</div>
<div><span style="font-size: 14pt;">En d&eacute;pit d&rsquo;un testament stipulant que la maison devait rester dans le grison familial, son seul h&eacute;ritier b&eacute;n&eacute;ficiaire, un petit-neveu par alliance d&eacute;sign&eacute; comme l&eacute;gataire universel, avait malgr&eacute; tout et aussit&ocirc;t manifest&eacute; h&acirc;tivement son d&eacute;sir de se s&eacute;parer de l&rsquo;immeuble et de la totalit&eacute; du mobilier concern&eacute;, bien qu&rsquo;il ne soit nullement dans le besoin. Il en avait confi&eacute; la vente &agrave; l&rsquo;agence. </span></div>
<div>&nbsp;</div>
<div><span style="font-size: 14pt;">Le rendez-vous avec cet hypoth&eacute;tique acqu&eacute;reur ayant &eacute;t&eacute; fix&eacute; au lendemain dans la matin&eacute;e, Sylvia n&rsquo;a donc que peu de temps pour s&rsquo;assurer que tout est en ordre &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur de cette singuli&egrave;re demeure. Elle ne s&rsquo;y &eacute;tait pas encore aventur&eacute;e, ayant estim&eacute;, de toute &eacute;vidence, qu&rsquo;elle n&rsquo;&eacute;tait pas &agrave; la veille d&rsquo;en obtenir un compromis de vente.</span></div>
<div>&nbsp;</div>
<div><span style="font-size: 14pt;">Contre toute attente, la voici n&eacute;anmoins rendue devant cette imposante et glaciale habitation aux intrigues t&eacute;n&eacute;breuses, qu&rsquo;elle d&eacute;taille d&rsquo;un regard m&eacute;fiant &agrave; travers les glaces de sa laguna. Elle n&rsquo;est pas sans &eacute;voquer l&rsquo;hitchcockienne r&eacute;sidence de Rebecca. Isol&eacute;e dans un grand parc tapiss&eacute; de buissons et de ronces, plant&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;cart de toute vie civilis&eacute;e, sa masse sombre et farouche ressemble &agrave; s&rsquo;y m&eacute;prendre &agrave; un monstre aux aguets. Le d&eacute;cor semble avoir &eacute;t&eacute; &eacute;tudi&eacute; aux fins de privil&eacute;gier le fantastique et l&rsquo;imaginaire, avec l'intention quasi &eacute;vidente d&rsquo;exposer les lieux aux agressions surnaturelles. Pas &eacute;tonnant que l&rsquo;endroit jouisse d&rsquo;une si mauvaise r&eacute;putation ! Une pesanteur, une angoisse indescriptible m&ecirc;me, semblent suinter des murs de cette abominable b&acirc;tisse au demeurant hostile, de laquelle para&icirc;t sourdre une menace latente.</span></div>
<div>&nbsp;</div>
<div><span style="font-size: 14pt;">Avec un soupir de r&eacute;signation, Sylvia est descendue de sa voiture. D&rsquo;une main h&eacute;sitante, elle pousse la grille de fer forg&eacute; d&eacute;fendant l&rsquo;acc&egrave;s au domaine, dont la fa&ccedil;ade de lierre pendu aux crevasses de ses murailles refl&egrave;te l&rsquo;abandon et la tristesse.</span></div>
<div>&nbsp;</div>
<div><span style="font-size: 14pt;">C&rsquo;est &agrave; pr&eacute;sent avec appr&eacute;hension qu&rsquo;elle traverse le parc en visiteuse t&eacute;m&eacute;raire et imprudente. Avec une moue angoiss&eacute;e, elle a gravi les quelques marches du perron conduisant au portail surmont&eacute; d&rsquo;un marteau sculpt&eacute;. Apr&egrave;s avoir attendu impatiemment que son angoisse se dissipe, elle introduit la cl&eacute; dans la serrure de la porte d&rsquo;entr&eacute;e. Elle l&rsquo;entre-b&acirc;ille craintivement en esquissant une grimace de contrari&eacute;t&eacute; avant d&rsquo;en franchir le seuil, s&rsquo;effor&ccedil;ant &agrave; pr&eacute;sent de penser au plaisir de se faire peur, bien qu&rsquo;elle ne soit pas sp&eacute;cialement friande de sensations fortes, mais faisant plut&ocirc;t contre mauvaise fortune bon c&oelig;ur. Une terrible appr&eacute;hension s&rsquo;est empar&eacute;e de tout son &ecirc;tre. Elle a subitement la d&eacute;sagr&eacute;able sensation que la porte s&rsquo;est referm&eacute;e d&rsquo;elle-m&ecirc;me.</span></div>
<div>&nbsp;</div>
<div><span style="font-size: 14pt;">Le c&oelig;ur battant &agrave; un rythme endiabl&eacute;, elle a inconsciemment retenu son souffle avant de se glisser timidement et comme une ombre &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur de l&rsquo;&eacute;trange demeure lourde et silencieuse. </span></div>
<div>&nbsp;</div>
<div><span style="font-size: 14pt;">Elle se risque &agrave; pr&eacute;sent dans le grand couloir. La statue grotesque et inqui&eacute;tante du d&eacute;mon Asmod&eacute;e, le diable boiteux &agrave; l&rsquo;aspect d&eacute;moniaque et au regard hypnotique, post&eacute;e en sentinelle, accueille les visiteurs &eacute;ventuels. Son aspect terrifiant les met d&rsquo;office dans l&rsquo;ambiance, avec le d&eacute;sir &eacute;vident de les placer en situation de compl&egrave;te ins&eacute;curit&eacute;. Tout ici respire la moisissure et il y flotte comme une odeur de souffre. D&rsquo;autres remugles aux origines peu avouables se m&ecirc;lent &agrave; ces relents peu engageants. </span></div>
<div>&nbsp;</div>
<div><span style="font-size: 14pt;">Les portraits des habitants successifs du manoir qui recouvrent les murs semblent se d&eacute;former &agrave; son passage, ce qui n&rsquo;est pas pour la rassurer dans cette obscurit&eacute; qui la p&eacute;nalise. Etant donn&eacute; l&rsquo;urgence de la situation, l&rsquo;agence n&rsquo;a pas eu le temps de faire remettre l&rsquo;installation &eacute;lectrique en service. Heureusement, Sylvia s&rsquo;est munie d&rsquo;une torche pour parer &agrave; cet inconv&eacute;nient. La b&acirc;tisse se r&eacute;v&egrave;le opaque dans ses moindres recoins, malgr&eacute; les craintifs rayons de soleil qui s&rsquo;infiltrent timidement au travers des persiennes ajour&eacute;es, donnant l&rsquo;impression que les objets sont &eacute;clair&eacute;s par une lumi&egrave;re s&eacute;pulcrale. </span></div>
<div>&nbsp;</div>
<div><span style="font-size: 14pt;">Elle a franchi les derniers m&egrave;tres la s&eacute;parant du grand salon. Il y r&egrave;gne un froid singulier. Des chuchotements et des plaintes semblent sortir de ses murs recouverts de boiseries. Le portrait suspendu au-dessus de la monumentale chemin&eacute;e en pierre repr&eacute;sentant un homme &acirc;g&eacute; au visage parchemin&eacute;, rid&eacute; et dess&eacute;ch&eacute;, pareil &agrave; un d&eacute;mon vomi par l&rsquo;enfer, a imm&eacute;diatement attir&eacute; son attention. Ce ne peut &ecirc;tre que celui de Cornelius. Ses yeux au regard froid et agressif semblent suivre ses moindres mouvements et condamner son intrusion. L&rsquo;&oelig;il terrible, glacial et accusateur qu&rsquo;il para&icirc;t porter sur cette importune visiteuse est sans &eacute;quivoque, semblant lui reprocher la profanation de de ces lieux au demeurant interdits, ce qui la fait frissonner. Durant quelques secondes, Sylvia a m&ecirc;me eu la d&eacute;sagr&eacute;able sensation que l&rsquo;horrible portrait la mena&ccedil;ait de son doigt. Son imagination fertile lui jouerait-elle des tours ? La n&eacute;vrose que repr&eacute;sente cette maison nimb&eacute;e de surnaturel persiste en elle comme une menace incoh&eacute;rente et terrifiante. Elle s&rsquo;ent&ecirc;te &agrave; s&rsquo;exercer comme l&rsquo;irruption sournoise de l&rsquo;irrationnel dans la grisaille du quotidien. Visiblement mal &agrave; l&rsquo;aise, Sylvia ne sait subitement plus que faire, afin de conjurer cette obsession. Elle sent &agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s une pr&eacute;sence d'outre-tombe tapie dans l'ombre. Elle a vivement d&eacute;tourn&eacute; son regard de cette photographie au teint cadav&eacute;rique, de cette caricature humaine de l&rsquo;ancien ma&icirc;tre des lieux, qu&rsquo;elle rend manifestement responsable de cette situation. </span></div>
<div>&nbsp;</div>
<div><span style="font-size: 14pt;">La pi&egrave;ce est encore remplie d&rsquo;objets aussi myst&eacute;rieux que poussi&eacute;reux et la plupart du mobilier est recouvert d&rsquo;un drap blanc. Cette atmosph&egrave;re fantomatique o&ugrave; semble r&eacute;gner une ambiance hostile ne fait que renforcer cet effet de terreur superstitieuse. Ne va-t-elle pas s&rsquo;imaginer &agrave; pr&eacute;sent que, les nuits d&rsquo;orage, cette fantastique demeure doit irradier de mille lueurs suspectes sous les &eacute;clairs ! Des ingr&eacute;dients qui contribuent &agrave; accentuer encore et encore ce stress insupportable qui s&rsquo;est empar&eacute; de sa personne depuis qu'elle est entr&eacute;e. Prise dans l&rsquo;univers restreint de cette &eacute;trange b&acirc;tisse, ce sentiment d&rsquo;oppression ne fait que s&rsquo;amplifier. </span></div>
<div>&nbsp;</div>
<div><span style="font-size: 14pt;">Mais le temps presse. Elle se doit de satisfaire son client. Elle r&eacute;alise brusquement que son imagination est en train de la plonger dans un cauchemar intol&eacute;rable ! Cette anxi&eacute;t&eacute; qui la torture n&rsquo;est de toute &eacute;vidence qu&rsquo;anodine, totalement d&eacute;nu&eacute;e de sens. Elle a tout &agrave; coup conscience qu&rsquo;elle alimente inutilement et d&eacute;raisonnablement son imaginaire. Cette impression de retrouver son &acirc;me d&rsquo;enfant et de faire resurgir quelques fantasmes enfouis au plus profond de son subconscient lui fait m&ecirc;me hausser les &eacute;paules. Qu&rsquo;aurait-elle &agrave; redouter de ces vieilles pierres &agrave; l&rsquo;esth&eacute;tique repoussante, mis &agrave; part le fait d&rsquo;en faire &eacute;chouer la vente ? Exerceraient-elles sur sa personne un effet subjectif ? Et puis &hellip; Elle n&rsquo;est pas craintive de nature. Et tout le monde sait que les fant&ocirc;mes, &ccedil;a n&rsquo;existe pas ! &hellip; Alors .. Que diable ! Bien que le mot soit mal choisi &hellip; Il lui faut se reprendre ! Il y a des choses qu&rsquo;il faut accepter sans se poser de questions. Elle se doit d&rsquo;exorciser ses peurs et ses phobies afin de commencer son inspection sans plus tarder et s'assurer que tout est en ordre. Elle n&rsquo;a pas le choix. La b&acirc;tisse ne compte pas moins d&rsquo;une quarantaine de pi&egrave;ces qui s&rsquo;&eacute;tendent sur trois niveaux. </span></div>
<div>&nbsp;</div>
<div><span style="font-size: 14pt;">Elle a raval&eacute; nerveusement sa salive &agrave; plusieurs reprises, avant de se risquer &agrave; poser le pied sur la premi&egrave;re marche du grand escalier en spirale qui m&egrave;ne aux &eacute;tages. Les boiseries anciennes craquent bruyamment sous ses pas h&eacute;sitants, ce qui contribue &agrave; accentuer encore cette atmosph&egrave;re de cauchemar. Elle a recommenc&eacute; &agrave; frissonner, sentant au fond d&rsquo;elle-m&ecirc;me sourdre de nouveau une folle angoisse. Sur le qui-vive, la voil&agrave; qui se prend tout &agrave; coup &agrave; d&eacute;cortiquer le moindre bruit suspect.</span></div>
<div>&nbsp;</div>
<div><span style="font-size: 14pt;">Elle vient d&rsquo;emprunter le grand couloir tortueux, sombre et sinueux du premier &eacute;tage, avec l&rsquo;&eacute;trange sensation qu&rsquo;il ne la m&egrave;nera nulle part. Le parquet qui grince sous ses pas renforce encore ce sentiment d&rsquo;ins&eacute;curit&eacute;. Mais elle vient de tressaillir ! Retenant son souffle, elle a tendu l&rsquo;oreille &hellip; Oui, elle en est pratiquement certaine &hellip; Un bruit &eacute;mane du rez-de-chauss&eacute;e ! &hellip; Ses pulsations se sont subitement acc&eacute;l&eacute;r&eacute;es &hellip; C&rsquo;est une porte qui vient de s&rsquo;ouvrir dans le grand salon qu&rsquo;elle a travers&eacute; quelques minutes auparavant. C&rsquo;est &agrave; pr&eacute;sent parfaitement audible, et m&ecirc;me de plus en plus accentu&eacute; &hellip; Quelqu&rsquo;un est en train de gravir l&rsquo;escalier et elle per&ccedil;oit un bruit m&eacute;tallique, ressemblant singuli&egrave;rement &agrave; un cliquetis de cha&icirc;nes ! Plus de doute &hellip; Elle a cette fois la sensation d&rsquo;&ecirc;tre la victime choisie, attir&eacute;e vers le lieu o&ugrave; le monstre l&rsquo;attend, comme l&rsquo;araign&eacute;e guettant la mouche &hellip;</span></div>
<div>&nbsp;</div>
<div><span style="font-size: 14pt;">Sans m&ecirc;me prendre le temps de r&eacute;fl&eacute;chir, elle s'est jet&eacute;e sur la porte de la premi&egrave;re chambre qu&rsquo;elle referme pr&eacute;cipitamment derri&egrave;re elle. Apr&egrave;s un coup d&rsquo;&oelig;il circonspect, elle s&rsquo;est tapie derri&egrave;re l&rsquo;armoire qui meuble les lieux. C&rsquo;est un sentiment de panique qui est cette fois en train de la submerger. Elle en retient m&ecirc;me sa respiration. On se d&eacute;place dans le couloir &hellip; Le pas qui r&eacute;sonne comme une menace latente &agrave; la mani&egrave;re d'un &eacute;cho mal&eacute;fique durant une poign&eacute;e de secondes, s&rsquo;att&eacute;nue toutefois peu &agrave; peu, semblant se perdre dans le n&eacute;ant.</span></div>
<div>&nbsp;</div>
<div><span style="font-size: 14pt;">Avec mille pr&eacute;cautions, elle se pr&eacute;pare &agrave; quitter la pi&egrave;ce. La main sur le bec-de-cane, elle pr&ecirc;te l&rsquo;oreille avant d&rsquo;entreb&acirc;iller la porte pour risquer un &oelig;il dans le couloir. Le passage est d&eacute;sert. C&rsquo;est sur la pointe des pieds qu&rsquo;elle s&rsquo;empresse de rebrousser chemin et descend pr&eacute;cipitamment les marches du grand escalier. Elle a rejoint le grand salon sans m&ecirc;me s&rsquo;&ecirc;tre retourn&eacute;e et s&rsquo;est d&eacute;j&agrave; press&eacute;e vers la sortie, lorsqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;instant o&ugrave; elle passe une nouvelle fois devant le portrait de Cornelius dont le visage aux traits ahurissants et &agrave; l&rsquo;aspect diabolique para&icirc;t la d&eacute;fier de son regard de braise, celui-ci chute lourdement sur le sol.</span></div>
<div>&nbsp;</div>
<div><span style="font-size: 14pt;">Une main sur la poitrine, elle s&rsquo;est retourn&eacute;e, guettant le d&eacute;mon qui habite sans nul doute ces lieux ensorcel&eacute;s et qui doit s&rsquo;&ecirc;tre lanc&eacute; &agrave; sa poursuite &hellip; Il ne va plus tarder &agrave; se manifester et elle s&rsquo;est mise &agrave; trembler de tous ses membres. Mais seul un silence s&eacute;pulcral et inqui&eacute;tant r&eacute;pond &agrave; son tourment. La caricature de l&rsquo;&eacute;trange bonhomme qui g&icirc;t &agrave; ses pieds semble rire de son d&eacute;sarroi et c&rsquo;est un coup de talon rageur qui vient de mettre un terme &agrave; cette horrible d&eacute;fiance.</span></div>
<div>&nbsp;</div>
<div><span style="font-size: 14pt;">La gorge nou&eacute;e par l&rsquo;angoisse, elle reprend peu &agrave; peu confiance et r&eacute;alise bient&ocirc;t la stupidit&eacute; de son geste d&rsquo;humeur. Mais son c&oelig;ur a cette fois fait un bond dans sa poitrine et une lueur d&rsquo;effroi s&rsquo;est allum&eacute;e dans ses prunelles, tandis que les traits de son visage refl&egrave;tent l&rsquo;&eacute;pouvante &hellip; Elle sent un souffle chaud et haletant sur sa nuque et des mains froides et visqueuses se sont pos&eacute;es sur ses &eacute;paules &hellip;</span></div>
<div>&nbsp;</div>
<div><span style="font-size: 14pt;">- Sylvia ! H&eacute; Sylvia ! Ce n&rsquo;est pas le moment de piquer un roupillon ! <br>Pench&eacute; sur elle et la secouant &eacute;nergiquement, c&rsquo;est le visage amus&eacute; de son amie et coll&egrave;gue de bureau Karine, qu&rsquo;elle distingue en entrouvrant timidement une paupi&egrave;re.</span></div>
<div>&nbsp;</div>
<div><span style="font-size: 14pt;">Affal&eacute;e sur son bureau, Sylvia met quelques secondes avant de reprendre totalement contact avec la r&eacute;alit&eacute; &hellip;</span></div>
<div>&nbsp;</div>
<div><span style="font-size: 14pt;">- Me suis assoupie&hellip; souffle-t-elle du bout des l&egrave;vres, les yeux hagards et l&rsquo;air penaud, tout en &eacute;touffant un b&acirc;illement et en se redressant sur un coude, le cerveau encore embrum&eacute;.<br>- Je vois &ccedil;a&hellip; constate Karine avec un sourire pinc&eacute;&hellip; C&rsquo;est vrai que cette semaine a &eacute;t&eacute; des plus &eacute;prouvantes et &hellip; </span></div>
<div>&nbsp;</div>
<div><span style="font-size: 14pt;">Mais elle a aussit&ocirc;t interrompu sa remarque, le timbre d&rsquo;appel du t&eacute;l&eacute;phone venant de r&eacute;sonner. </span></div>
<div>&nbsp;</div>
<div><span style="font-size: 14pt;">Apr&egrave;s s'&ecirc;tre saisie du combin&eacute;, elle &eacute;change quelques paroles avec la personne se trouvant &agrave; l&rsquo;autre bout du fil avant de se tourner vers sa coll&egrave;gue, tout en repla&ccedil;ant l'appareil sur son support .</span></div>
<div>&nbsp;</div>
<div><span style="font-size: 14pt;">- Tu vas pouvoir te d&eacute;gourdir les jambes !&hellip; lui lance-t-elle avec un gloussement amus&eacute;&hellip; C&rsquo;&eacute;tait le patron. Tu ne devineras jamais !</span></div>
<div>&nbsp;</div>
<div><span style="font-size: 14pt;">- Deviner quoi ? T&rsquo;en prie. Suis pas trop dans mon assiette aujourd&rsquo;hui. </span></div>
<div>&nbsp;</div>
<div><span style="font-size: 14pt;">- Tu te souviens &hellip; Cette vieille bicoque ? Le manoir de Cornelius ? H&eacute; bien &hellip; T&rsquo;as plus une seconde &agrave; perdre. Le patron d&eacute;sire que tu fonces l&agrave;-bas voir si tout est en ordre. Un client souhaite la visiter demain dans la matin&eacute;e.<br>!!!!!!!!</span></div>
<div>&nbsp;</div>
<div><a href="http://stephanlewis.kazeo.com/?page=rubrique&amp;idr=0&amp;pa=1"><span style="font-size: 12pt;">http://stephanlewis.kazeo.com/?page=rubrique&amp;idr=0&amp;pa=1</span></a><br></div>
<div>&nbsp;</div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 12 Jan 2009 21:47:54 +0100</pubDate>        <guid >http://telepoubelle.over-blog.com/article-2868739-6.html#comment36079534</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Stephan LEWIS]]></title>
        <link>http://telepoubelle.over-blog.com/article-2868739-6.html#comment36079484</link>        <description><![CDATA[<span style="font-size: 14pt;">L'Enigme de la Dame Blanche</span>
<div><span style="font-size: 14pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Stephan LEWIS</span></div>
<div>&nbsp;</div>
<div>&nbsp;</div>
<div><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #000000;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;12 juin 2002 ...&nbsp;</span></span></div>
<div>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Il est un peu plus de vingt deux heures ...</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Un sexag&eacute;naire &agrave; l&rsquo;aspect distingu&eacute; refl&eacute;tant visiblement le flegme britannique, roule tranquillement pleins feux au volant de sa Jaguar E sous un ciel piquet&eacute; d&rsquo;une myriade d&rsquo;&eacute;toiles vers Lavelanet, petite commune de l&rsquo;Ari&egrave;ge, r&eacute;gion Midi-Pyr&eacute;n&eacute;es.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Il vient de d&eacute;passer la bretelle de Foix et il ne lui reste qu&rsquo;une dizaine de kilom&egrave;tres &agrave; parcourir. D&rsquo;un geste machinal, notre homme allume la radio et pr&ecirc;te une oreille distraite aux nouvelles condens&eacute;es, que donne une speakerine &agrave; la voix agr&eacute;able. La nuit est lumineuse, l&rsquo;air ti&egrave;de et malsain. Le v&eacute;hicule vient de n&eacute;gocier un virage serr&eacute;, lorsque dans le faisceau de ses projecteurs le chauffeur distingue une forme blanche plant&eacute;e au milieu de la chauss&eacute;e &agrave; moins d&rsquo;une cinquantaine de m&egrave;tres de distance. Surpris, il d&eacute;c&eacute;l&egrave;re jusqu&rsquo;&agrave; stopper &agrave; hauteur d&rsquo;une jeune fille toute de blanc v&ecirc;tue.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Il fait aussit&ocirc;t coulisser sa vitre...</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Bonsoir mademoiselle ... Vous allez vous faire renverser&nbsp;! Que faites-vous donc par ici &agrave; pareille heure&nbsp;?... s&rsquo;&eacute;tonne ce dernier en s&rsquo;exprimant avec un l&eacute;ger accent anglo-saxon.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Je me rends &agrave; Lavelanet... Pouvez-vous m&rsquo;emmener enville ? C&rsquo;est l&agrave; que j&rsquo;habite... indique la jeune personne d&rsquo;une voix sourde et m&eacute;canique, dont le visage refl&egrave;te une p&acirc;leur des plus singuli&egrave;res.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Avec un l&eacute;ger haussement d&rsquo;&eacute;paules, le conducteur lui retourne un sourire pinc&eacute;, mais indulgent. Il s'incline pour lui ouvrir galamment la porti&egrave;re et l&rsquo;invite &agrave; s&rsquo;installer sur le si&egrave;ge avant. Puis le v&eacute;hicule poursuit aussit&ocirc;t sa route...</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Chemin faisant, notre homme d&eacute;taille furtivement sa passag&egrave;re &agrave; la d&eacute;rob&eacute;e, d&rsquo;un &oelig;il r&eacute;serv&eacute; et discret par-dessus ses petites lunettes qu&rsquo;il porte sur le bout du nez ... 19-20 ans. V&ecirc;tue d&rsquo;une robe blanche tr&egrave;s ann&eacute;es 60. Plut&ocirc;t agr&eacute;able &agrave; regarder, bien que curieusement p&acirc;lotte et ... peu bavarde, ne soufflant m&ecirc;me le moindre mot ; l&rsquo;autoradio qui diffuse un programme de musique l&eacute;g&egrave;re meublant &agrave; lui seul cette morne atmosph&egrave;re.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Le chauffeur fait encore quelques tentatives pour nouer conversation, mais ses efforts demeurent toutefois infructueux, sa passag&egrave;re ayant adopt&eacute; une passivit&eacute; quasi alarmante. Elle&nbsp;demeure inexplicablement silencieuse et immobile, un peu raide sur son si&egrave;ge, &eacute;trangement indiff&eacute;rente &agrave; tout ce qui l&rsquo;entoure, presque absente.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ils roulent depuis maintenant une dizaine de minutes. Un silence g&ecirc;nant, presque pesant r&egrave;gne &agrave; bord, lorsqu&rsquo;une pluie ti&egrave;de et p&eacute;n&eacute;trante se met soudainement &agrave; tomber avec une extr&ecirc;me violence. De grosses gouttes s&rsquo;&eacute;crasent sur le pare-brise, alors que la&nbsp; berline vient de d&eacute;passer le panneau signalant leur destination.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La pluie s'abat en un v&eacute;ritable d&eacute;luge, comme si une main g&eacute;ante avait ouvert un titanesque robinet. Une bourrasque souffle m&ecirc;me soudainement sur la commune, tandis que la Jaguar emprunte la rue totalement d&eacute;sert&eacute;e, &eacute;clair&eacute;e succinctement par quelques enseignes au n&eacute;on rest&eacute;es allum&eacute;es.</span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;"><span><span style="font-size: medium;">&nbsp;&nbsp;</span></span></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span> <span style="font-size: medium;"><span style="font-size: 12pt;">La jeune fille d&eacute;signe bient&ocirc;t une habitation &agrave; peine distincte, perdue au fond d&rsquo;un grand parc.</span></span></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - C&rsquo;est ici que j&rsquo;habite... indique-t-elle d&rsquo;une voix plut&ocirc;t froide en remuant &agrave; peine les l&egrave;vres.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; N'y accordant aucune attention particuli&egrave;re, le conducteur lui propose courtoisement son imperm&eacute;able, le temps pour sa passag&egrave;re occasionnelle d&rsquo;aller qu&eacute;rir un parapluie afin d&rsquo;&ecirc;tre en mesure de lui restituer son bien.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Sans la moindre formule de remerciement pour son bienfaiteur, elle a&nbsp;jet&eacute; le v&ecirc;tement de pluie sur ses fr&ecirc;les &eacute;paules avant de se diriger d&rsquo;un pas lent vers le lourd portail qui s&rsquo;est ouvert&nbsp;en grin&ccedil;ant sinistrement. Puis, elle s'est fondue dans la nuit.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Son moteur tournant au ralenti et apr&egrave;s avoir essuy&eacute; la bu&eacute;e qui se d&eacute;posait sur la vitre d&rsquo;un revers de la main, le chauffeur enfonce une allumette craquante dans le fourneau de son br&ucirc;le-gueule. Il d&eacute;cide de patienter en &eacute;coutant distraitement la radio, sous l&rsquo;&eacute;grenage incessant des va-et-vient monotones de ses balais d&rsquo;essuie-glace qui se sont emball&eacute;s pour chasser le voile hydrique ruisselant en continu sur le pare-brise.</span></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;La rue est &agrave; pr&eacute;sent&nbsp;balay&eacute;e par des trombes d&rsquo;eau qui se d&eacute;versent sur la bourgade prise au sein d&rsquo;un violent orage.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Dix minutes se passent au c&oelig;ur d&rsquo;un silence seulement troubl&eacute; par les battements de la pluie torrentielle qui a redoubl&eacute; d&rsquo;intensit&eacute;, sans que la jeune fille n&rsquo;ait refait son apparition.</span></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Apr&egrave;s avoir r&eacute;prim&eacute; un mouvement d&rsquo;impatience assorti d&rsquo;un soupir de lassitude, le conducteur s'est rang&eacute; prudemment sur le c&ocirc;t&eacute; de la chauss&eacute;e contre la bordure du trottoir, avant de&nbsp;couper les gaz et d'&eacute;teindre ses phares. Puis, il rel&egrave;ve frileusement le col de son veston pour se ruer, la t&ecirc;te rentr&eacute;e dans les &eacute;paules, sous la pluie battante et le vent qui souffle en rafales, en direction du portail rest&eacute; entrouvert.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Il traverse &agrave; pr&eacute;sent le parc d&rsquo;un pas press&eacute; en frissonnant dans la nuit froide. Apr&egrave;s avoir gravi les quelques marches menant au perron de l&rsquo;habitation, il a trouv&eacute; refuge sous le porche protecteur de la porte d&rsquo;entr&eacute;e.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Un l&eacute;ger trait de lumi&egrave;re filtre &agrave; travers les volets de l&rsquo;une des grandes baies vitr&eacute;es. Avec un geste d&rsquo;humeur, il s&rsquo;&eacute;ponge succinctement le visage, chasse nerveusement une m&egrave;che rebelle coll&eacute;e sur son front partiellement d&eacute;garni et essuie pr&eacute;cautionneusement les verres de ses binocles. Sa redingote ruisselle de pluie, aussi se d&eacute;cide-t-il sans plus attendre et au risque qu&rsquo;on le prenne pour un importun, &agrave; utiliser la sonnette ...</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Quel toupet&nbsp;!... murmure-t-il entre les dents... La jeunesse d&rsquo;aujourd&rsquo;hui est d&rsquo;une ingratitude&nbsp;!</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Le parc vient de s&rsquo;illuminer, d&eacute;voilant ses pelouses verdoyantes et les massifs fleuris qui le tapissent&hellip; Mais la porte s'entrouve craintivement sur un homme &acirc;g&eacute; et squelettique, au faci&egrave;s en lame de couteau et aux cheveux blancs. Il porte un v&ecirc;tement d&rsquo;int&eacute;rieur. La mine &eacute;tonn&eacute;e et m&eacute;fiante qu&rsquo;il affiche ne surprend pas outre mesure son visiteur, &eacute;tant donn&eacute; l&rsquo;heure avanc&eacute;e de la nuit.</span></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Cher monsieur, pardonnez mon intrusion &agrave; cette heure tardive ... s&rsquo;excuse ce dernier sur un ton empress&eacute; en prenant un air navr&eacute; assorti d&rsquo;un sourire gaufr&eacute;... J&rsquo;aurais souhait&eacute; r&eacute;cup&eacute;rer la gabardine que j&rsquo;ai pr&ecirc;t&eacute;e il y a un quart d&rsquo;heure &agrave; la jeune personne que je viens de d&eacute;poser.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le vieil homme le d&eacute;visage d&rsquo;un air interloqu&eacute; &agrave; l&rsquo;instant o&ugrave; surgit &agrave; sontour une femme d&rsquo;un &acirc;ge avanc&eacute;, certainementl&rsquo;&eacute;pouse venue &agrave; la rescousse. Elle&nbsp;lui retourne elle aussi un regard sans &eacute;quivoque, empreint d&rsquo;une &eacute;vidente suspicion.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - Il n&rsquo;y a aucune jeune personne ici... r&eacute;torque le vieillard d&rsquo;une voix s&egrave;che et courrouc&eacute;e, visiblement sur ses gardes... Vous devez vous tromper d&rsquo;adresse monsieur. Il y a assur&eacute;ment erreur... ajoute-t-il d&rsquo;un air farouche en &eacute;bauchant m&ecirc;me un geste d&rsquo;indiff&eacute;rence, voire de mauvaise humeur.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Pouss&eacute;e par une main rageuse, la porte a&nbsp;claqu&eacute; au nez de ce visiteur visiblement ind&eacute;sirable.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;L&rsquo;attitude du ma&icirc;tre de maison, aussi inconvenante qu&rsquo;inattendue, a pour cons&eacute;quence d&rsquo;exasp&eacute;rer notre homme, lui faisant m&ecirc;me perdre une bonne partie de son flegme naturel. Apr&egrave;s avoir hauss&eacute; les sourcils et s&rsquo;&ecirc;tre difficilement contenu, il ne renonce pas pour autant, mais fait aussit&ocirc;t une seconde tentative avec un air d&eacute;termin&eacute;.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Et la sonnette tinte une nouvelle fois...</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;La porte s&rsquo;est de nouveau ouverte&nbsp;sur le ma&icirc;tre de maison, visiblement agac&eacute;. Son visage est empourpr&eacute; du rouge d&rsquo;une col&egrave;re naissante et refl&egrave;te &agrave; pr&eacute;sent la mauvaise humeur. Sa voix se hausse m&ecirc;me au diapason de l&rsquo;exasp&eacute;ration ...</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Que voulez-vous enfin monsieur&nbsp;! ... Permettez-moi de vous faire remarquer que votre insistance s&rsquo;av&egrave;re des plus d&eacute;plac&eacute;es&nbsp;! Allez-vous continuer encore longtemps cette plaisanterie de mauvais go&ucirc;t&nbsp;?... fulmine-t-il, exasp&eacute;r&eacute;, saisi d&rsquo;un &eacute;nervement manifestement incontr&ocirc;lable.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L&rsquo;autre para&icirc;t litt&eacute;ralement secou&eacute; par la surprise...</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Calmez-vous mon ami&nbsp;! Je m&rsquo;excuse encore une fois de devoir vous importunerde la sorte et je con&ccedil;ois parfaitement l&rsquo;incongruit&eacute; de ma visite &agrave; pareille heure. Mais j&rsquo;ai cru faire plaisir &agrave; cette jeune personne qui errait sur la route en la ramenant chez elle. Avec ce fichu temps, je lui ai m&ecirc;me pr&ecirc;t&eacute; mon imperm&eacute;able. Et voici le r&eacute;sultat&nbsp;!... argumente ce dernier en se passant une main agit&eacute;e sur ses v&ecirc;tements mouill&eacute;s.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- J&rsquo;habite seul ici avec mon &eacute;pouse... s&rsquo;emporte maintenant le vieil homme sur un ton irrit&eacute; et peu am&egrave;ne, assorti d&rsquo;une agressivit&eacute; &agrave; peine masqu&eacute;e... Vous n&rsquo;allez quand m&ecirc;me pas nous rejouer cette com&eacute;die &agrave; tour de r&ocirc;le&nbsp;!</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Que voulez-vous dire&nbsp;?</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Ne faites donc pas l&rsquo;innocent&nbsp;! Il y a plus d&rsquo;un mois que cette mauvaise farce persiste&nbsp;! ... Et &agrave; chaque fois qu&rsquo;il pleut&nbsp;!... indique-t-il avec &acirc;cret&eacute;, la moue exasp&eacute;r&eacute;e, en tendant un doigt accusateur en direction de celui qu&rsquo;il consid&egrave;re certainement comme un plaisantin de mauvais go&ucirc;t, flanqu&eacute; d&rsquo;un importun personnage.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Mais ... Je vous assure que je ne comprends pas&nbsp;!</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Bon ... Je veux bien vous croire... admet enfin le vieillard d&rsquo;une voix soudain d&eacute;confite, assortie d&rsquo;un soupir d&rsquo;&eacute;nervement... Vous &ecirc;tes peut-&ecirc;tre sinc&egrave;re apr&egrave;s tout. Mais rendez-vous compte&nbsp;! Vous &ecirc;tes la quatri&egrave;me personne &agrave; nous r&eacute;clamer soit un parapluie, soit un cir&eacute;, ou encore un imperm&eacute;able pr&ecirc;t&eacute;s &agrave; je ne sais quelle jeune personne cens&eacute;e habiter cette demeure&nbsp;!</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Devant l&rsquo;air ahuri affich&eacute; par son interlocuteur de passage, le ma&icirc;tre de maison&nbsp;para&icirc;t cette fois perplexe. Sa l&egrave;vres&rsquo;est gonfl&eacute;e en une moue d&rsquo;ennui. Il semble tout &agrave; coup enclin &agrave; demeilleures intentions. Le ton employ&eacute; s&rsquo;est m&ecirc;me subitement radouci ...</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Bon... Entrez ... Nous serons mieux &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur ... Quel temps de chien&nbsp;! Et cette maudite bourrasque&nbsp;! Pardonnez mon emportement, mais nous sommes sur les nerfs. Si cette plaisanterie au demeurant stupide persiste, nous finirons par aller d&eacute;poser une plainte au commissariat.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Je vous certifie pourtant avoir vu cette jeune personne s&rsquo;introduire dans votre propri&eacute;t&eacute; et je puis vous assurer qu&rsquo;elle n&rsquo;en est pas ressortie. Je suis formel... insiste le visiteur.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Nous ne comprenons rien &agrave; cette com&eacute;die... confie &agrave; pr&eacute;sent l&rsquo;homme d&rsquo;une voix crisp&eacute;e, visiblement au comble de la contrari&eacute;t&eacute;... Et je vous garantis que personne, &agrave; part vous, n&rsquo;est entr&eacute; ici ce soir.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ils sont &agrave; pr&eacute;sent dans le couloir. Le visiteur a crois&eacute; le regard hostile de la femme qui, sans la moindre indiscr&eacute;tion, a retourn&eacute; un &oelig;il d&eacute;sapprobateur envers son &eacute;poux, lui signifiant certainement par l&agrave; qu&rsquo;il avait eu tort d&rsquo;ouvrir leur demeure &agrave; cet &eacute;tranger dont elle d&eacute;sapprouve visiblement&nbsp;la pr&eacute;sence, la jugeant m&ecirc;me manifestement d&eacute;sobligeante.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Permettez au moins que je me pr&eacute;sente... sugg&egrave;re toutefois ce dernier, plut&ocirc;t confus, en lui&nbsp;adressant un sourire contraint, conscient de jouer ici et involontairement le r&ocirc;le de l&rsquo;intrus, de l&rsquo;ind&eacute;sirable... Je suis le professeur Joseph Winter. Je reviens d&rsquo;un congr&egrave;s qui s&rsquo;est d&eacute;roul&eacute; &agrave; Perpignan et ...</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span> <span style="font-size: medium;"><span style="font-size: 12pt;">- Le professeur Winter&nbsp;! Le c&eacute;l&egrave;bre arch&eacute;ologue&nbsp;! J&rsquo;aurais d&ucirc; vous reconna&icirc;tre&nbsp;! On parle si souvent de vous &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision et dans les journaux... s&rsquo;enthousiasme&nbsp;subitement le mari d&rsquo;une voix confuse, la mine soudain penaude... Vous &ecirc;tes Britannique n&rsquo;est-ce-pas&nbsp;? Mais vous poss&eacute;dez une propri&eacute;t&eacute; pr&egrave;s d&rsquo;ici.&nbsp;A Monts&eacute;gur, si je ne m&rsquo;abuse&nbsp;?... et le vieil homme semble &agrave; pr&eacute;sent ne plus vouloir tarir d&rsquo;&eacute;loges sur son visiteur.</span></span></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - J&rsquo;&eacute;tais justement en route pour regagner mes p&eacute;nates... pr&eacute;cise ce dernier avec un sourire discret, &agrave; la fois soulag&eacute; et visiblement satisfait de la notori&eacute;t&eacute; dont il semble jouir en ces lieux.</span></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Excusez-nous professeur, mais depuis quelque temps, nous sommes devenus m&eacute;fiants... s'empresse de bredouiller &agrave; son tour la femme, au terme d'un silence g&ecirc;n&eacute;...&nbsp;Pas plus tard que la semaine derni&egrave;re, un jeune homme d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;ann&eacute;es peut-&ecirc;tre, plut&ocirc;t vulgaire d&rsquo;ailleurs, nous a d&eacute;rang&eacute;s &agrave; peu pr&egrave;s &agrave; la m&ecirc;me heure pour nous conter &agrave; peu de chose pr&egrave;s les m&ecirc;mes faits, alors qu&rsquo;il faisait &eacute;galement un temps &eacute;pouvantable. Il pr&eacute;tendait lui aussi avoir raccompagn&eacute; une jeune femme jusqu&rsquo;&agrave; la grille du parc et lui avoir pr&ecirc;t&eacute; son parapluie. Cette jeune personne l&rsquo;aurait&nbsp;aussi pri&eacute; d&rsquo;attendre qu&rsquo;elle revienne avec le sien pour lui restituer son bien.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - C&rsquo;est &eacute;trange ... vous me dites que les conditions climatiques &eacute;taient identiques &agrave; cette nuit... rel&egrave;ve Winter, perplexe.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Je vous pr&eacute;pare une tasse de th&eacute; professeur. Cela aidera peut-&ecirc;tre &agrave; vous faire oublier notre emportement... propose cette fois la femme, devenue soudainement pr&eacute;venante, invitant m&ecirc;me son visiteur &agrave; p&eacute;n&eacute;trer dans la salle &agrave; manger avec un geste d&rsquo;insistance.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Winter consulte rapidement son bracelet-montre...</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Vous &ecirc;tes tr&egrave;s aimable ch&egrave;re madame&nbsp;?... &nbsp;observe-t-il en esquissant un sourire d&rsquo;amabilit&eacute;, butant volontairement sur le patronyme.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Devaux ... Monsieur et madame Devaux... se h&acirc;te de pr&eacute;ciser le mari.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Je vous remercie de votre obligeance madame Devaux, mais j&rsquo;ai d&eacute;j&agrave; perdu un temps pr&eacute;cieux et vous m&rsquo;en voyez sinc&egrave;rement navr&eacute;. Je ne puis m&rsquo;attarder davantage ... Tant pis pour ma gabardine. Il faut croire que cette jeune personne qui vous joue cette farce collectionne, &agrave; votre insu, les v&ecirc;tements et les accessoires de pluie... pr&eacute;sume Winter avec un sourire contraint... N&rsquo;excluons toutefois pas la possibilit&eacute; d&rsquo;une plaisanterie d&rsquo;un go&ucirc;t dirons-nous ... douteux. Mais enfin ...</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Sans autre commentaire, il s&rsquo;est d&eacute;j&agrave;&nbsp;h&acirc;t&eacute; vers la sortie, lorsqu&rsquo;il jette un &oelig;il oblique et distrait sur le bahut de la salle &agrave; manger &hellip; Il n&rsquo;a pu retenir un tressaillement, tandis&nbsp;que son regard accroche et s&rsquo;attarde sur l&rsquo;une des photos encadr&eacute;es qui garnissent le buffet. Fron&ccedil;ant les sourcils dans un tic qui lui est familier, il a marqu&eacute; un temps d&rsquo;arr&ecirc;t. Ses h&ocirc;tes de circonstance, sans comprendre, ont &agrave; leur tout dirig&eacute; leurs regards dans la m&ecirc;me direction, sans cependant interpr&eacute;ter la r&eacute;action &eacute;trange du professeur.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- La jeune fille, sur cette photo&nbsp;!... s&rsquo;&eacute;tonne ce dernier en se penchant sur le portrait.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;L'ombre d'une profonde tristesse est pass&eacute;e dans les yeux gris du vieil homme et son visage s&rsquo;est subitement creus&eacute;.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- C&rsquo;est notre petite Sarah... murmure-t-il, en &eacute;touffant un soupir hach&eacute;.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Elle nous a quitt&eacute;s il y aura bient&ocirc;t trente ans&nbsp;... Elle est d&eacute;c&eacute;d&eacute;e dans un accident de la circulation...&nbsp;compl&egrave;te la femme d&rsquo;une voix rendue rauque par l&rsquo;&eacute;motion, d&eacute;tournant presque aussit&ocirc;t son regard... Elle venait d&rsquo;avoir ses vingt ans. Elle repose dans le petit cimeti&egrave;re, pr&egrave;s de notre maison.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Cette fois, le professeur a hauss&eacute; les sourcils ... Sans en demander l&rsquo;autorisation, il s&rsquo;est empar&eacute; du cadre renfermant la photographie qui repr&eacute;sente une jeune fille au sourire moqueur et insouciant, assise en amazone sur une moto.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - Ou votre fille a une s&oelig;ur jumelle, ou... extrapole-t-il en h&eacute;sitant, d&eacute;taillant les Devaux d&rsquo;un &oelig;il indiscret par-dessus ses binocles.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Les int&eacute;ress&eacute;s ont &eacute;chang&eacute; des regards interdits et Paul Devaux consid&egrave;re tout &agrave; coup Winter d&rsquo;un air interloqu&eacute;.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Nous n&rsquo;avons eu que cette enfant... murmure-t-il, la l&egrave;vre inf&eacute;rieure l&eacute;g&egrave;rement tremblante en exhalant un nouveau soupir.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- Que voulez-vous dire professeur&nbsp;?... s&rsquo;&eacute;tonne &agrave; son tour l&rsquo;&eacute;pouse.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Un embarras marqu&eacute; s'est dessin&eacute; sur le visage de Winter qui examine &agrave; pr&eacute;sent la photographie avec une attention soutenue.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - Cela va certainement vous para&icirc;tre absurde, mais la personne qui se trouvait&nbsp;&nbsp;&nbsp;tout &agrave; l&rsquo;heure dans ma voiture ressemble &agrave; s&rsquo;y m&eacute;prendre &agrave; votre fille... finit-il par avouer avec une moue de tergiversation.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;La femme a p&acirc;li. Son &eacute;poux a sursaut&eacute;. Ils &eacute;changent maintenant tous deux des regards effar&eacute;s.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- C&rsquo;est impossible... objecte ce dernier d&rsquo;une voix &eacute;trangl&eacute;e et mal assur&eacute;e... Vous avez... tente-t-il d&rsquo;ajouter sans cependant pouvoir terminer sa phrase, ses yeux gris semblant implorer une explication.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Le d&eacute;sarroi s&rsquo;est manifestement empar&eacute; du couple, visiblement paralys&eacute; par l&rsquo;&eacute;motion. Le coup a &eacute;t&eacute; rude et difficilement encaissable, accentuant l&rsquo;embarras du professeur. Celui-ci&nbsp;se trouve &agrave; pr&eacute;sent dans la plus totale expectative, regrettant am&egrave;rement d&rsquo;avoir ainsi jet&eacute; le trouble dans la demeure pour avoir remu&eacute; involontairement des souvenirs depuis longtemps enfouis et par trop p&eacute;nibles &agrave; &eacute;voquer.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;- J&rsquo;avoue toutefois qu&rsquo;avec l&rsquo;obscurit&eacute;... argumente-t-il alors gauchement avec une maladresse quasi &eacute;tudi&eacute;e, conscient de cette &eacute;quivoque et tentant &agrave; pr&eacute;sent de se reprendre avec un frisson de regret dans la voix... Et puis, il est vrai que cette jeune personne est rest&eacute;e de marbre durant le trajet. Nous n&rsquo;avons &eacute;chang&eacute; que quelques br&egrave;ves banalit&eacute;s ... Apr&egrave;s tout, j&rsquo;ai tr&egrave;s bien pu me tromper ... Et si vous me dites qu&rsquo;elle &eacute;tait votre unique enfant ... Pardonnez mon erreur... finit-il par bredouiller, visiblement contrari&eacute; de s&rsquo;&ecirc;tre fourr&eacute; dans une situation aussi d&eacute;licate. Puis, apr&egrave;s un ultime instant d&rsquo;h&eacute;sitation... Il est temps que je reprenne la route... argumente-t-il en toussotant... Fort heureusement, il ne me reste qu&rsquo;une douzaine de kilom&egrave;tres d&rsquo;ici Monts&eacute;gur. Ravi d&rsquo;avoir fait votre connaissance... ajoute-t-il en esquissant un sourire g&ecirc;n&eacute;, saluant ses h&ocirc;tes occasionnels d&rsquo;une main tendue, masquant maladroitement sa d&eacute;convenue. Puis, sans plus se faire prier, il s&rsquo;est dirig&eacute; vers la sortie, suivi du couple qui semble&nbsp;&agrave; pr&eacute;sent&nbsp;agir &agrave; la fa&ccedil;on de deux automates, absent et le regard lointain, vide de toute expression.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Tremp&eacute; de la t&ecirc;te aux pieds, le professeur Winter a repris place au volant de sa Jaguar. La mine dubitative, son regard erre d&rsquo;abord au hasard, &eacute;piant les alentours de la propri&eacute;t&eacute;. Puis, il d&eacute;taille les environs avec une attention soutenue, guettant l&rsquo;hypoth&eacute;tique apparition de la myst&eacute;rieuse et audacieuse jeune fille. Mais l&rsquo;endroit reste d&eacute;sert.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Plus qu&rsquo;&agrave; son tour partie prenante pour les intrigues et d&eacute;vor&eacute; par une curiosit&eacute; quasi pathologique, une &eacute;trange intuition vient de lui traverser l&rsquo;esprit&nbsp;...</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Les &eacute;poux Devaux lui ont bien pr&eacute;cis&eacute; que leur fille &eacute;tait enterr&eacute;e dans le petit cimeti&egrave;re contigu &agrave; leur habitation&nbsp;! Celui-ci doit donc se trouver dans le voisinage.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Il se gratte pensivement la nuque, la mine r&eacute;fl&eacute;chie, &eacute;touffant trois ou quatre b&acirc;illements. Puis, avec des gestes lents trahissant sa perplexit&eacute;, il a allum&eacute; sa courte pipe et contemple durant un instant les volutes de fum&eacute;e bleue qui s&rsquo;&eacute;tirent paresseusement vers le plafonnier, en tapotant machinalement le cuir de son volant. Notre homme est visiblement intrigu&eacute;, h&eacute;sitant encore sur la d&eacute;cision &agrave; prendre, mais qui maintenant s&rsquo;impose malgr&eacute; l&rsquo;heure avanc&eacute;e ... Dehors, la pluie a cess&eacute; de tomber ... Apr&egrave;s une derni&egrave;re h&eacute;sitation et bien qu&rsquo;il ne soit pas loin de vingt trois heures, son sens inn&eacute; de la curiosit&eacute; finit par prendre le dessus.&nbsp;Aussi se d&eacute;cide-t-il brusquement &agrave; en avoir le c&oelig;ur net. Apr&egrave;s avoir emprunt&eacute; une lampe &eacute;lectrique dans le vide-poches, il abandonne une nouvelle fois son v&eacute;hicule pour longer les murs du parc des Devaux.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Il n&rsquo;a parcouru qu&rsquo;une cinquantaine de m&egrave;tres, qu&rsquo;il est d&eacute;j&agrave; rendu devant l&rsquo;entr&eacute;e du cimeti&egrave;re. Les grilles sont ouvertes, mais les lieux ne sont pas &eacute;clair&eacute;s. La nuit est noire, &eacute;paisse et inqui&eacute;tante, aussi se glisse-t-il comme une ombre dans l&rsquo;all&eacute;e menant aux tombes.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;La silhouette sombre des arbres et la brise un peu forte qui agite les branches qui bruissent dans les t&eacute;n&egrave;bres&nbsp;cr&eacute;ent une atmosph&egrave;re angoissante. On ne per&ccedil;oit plus que le l&eacute;ger bruit de son pas qui crisse sur le gravier. C&rsquo;est le c&oelig;ur battant la chamade, qu&rsquo;il est arriv&eacute; en vue des premiers tombeaux.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;"><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Les pinceaux de sa lampe fouillent f&eacute;brilement l&rsquo;obscurit&eacute;. Impressionn&eacute; par le silence et la solitude qui r&egrave;gnent dans l&rsquo;endroit, il inspecte minutieusement chaque s&eacute;pulture, &agrave; la recherche de celle portant le nom de Sarah Devaux &hellip; Mais il vient de tressaillir &agrave; l&rsquo;approche d&rsquo;un tombeau ... Il en reste m&ecirc;me&nbsp;fig&eacute; de saisissement ... Une boule d&rsquo;angoisse lui bloque la gorge ... Ce n&rsquo;est pas le patronyme grav&eacute; sur la pierre qui en est responsable. C&rsquo;est le v&ecirc;tement de pluie qu&rsquo;il vient de reconna&icirc;tre pour &ecirc;tre le sien et qui recouvre le caveau sur lequel il lit avec stup&eacute;faction ... &laquo;&nbsp;Ici repose Sarah Devaux.&nbsp;</span><span>&raquo;</span></span></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;"><span>&nbsp;&nbsp; Mes autres histoires fantastiques sur :</span></span></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;"><span>&nbsp;&nbsp; <a href="http://stephanlewis.kazeo.com/?page=rubrique&amp;idr=0&amp;pa=1"><span style="font-size: 12pt;">http://stephanlewis.kazeo.com/?page=rubrique&amp;idr=0&amp;pa=1</span></a></span></span></span></span></p>
</div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 12 Jan 2009 21:46:56 +0100</pubDate>        <guid >http://telepoubelle.over-blog.com/article-2868739-6.html#comment36079484</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de laulau du 62]]></title>
        <link>http://telepoubelle.over-blog.com/article-1682510-6.html#comment35666368</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: right;"><img src="http://fdata.over-blog.com/pics/smiles/icon_biggrin.gif" border="0"> tu c est que<span style="background-color: #00ccff;"> JE SUIE tros fan rien que pour toi je te sauver </span></div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 04 Jan 2009 00:12:38 +0100</pubDate>        <guid >http://telepoubelle.over-blog.com/article-1682510-6.html#comment35666368</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de guichou]]></title>
        <link>http://telepoubelle.over-blog.com/article-5310458-6.html#comment35221453</link>        <description><![CDATA[<strong><span style="color: #ff0000;">Bonjour &agrave; toutes et &agrave; tous, <br><br>Je suis Isabelle Guichou du reportage " c'est quoi l'amour " qui est cit&eacute; sur ce blog.<br><br>J' ai lu les propos de la personne qui a cr&eacute;er ce blog, et bien &eacute;videmment, cela m'a beaucoup pein&eacute;.<br><br>Mais cela n'est pas bien grave, le plus important, c'est que Monqsieur, Mademoiselle ou Madame qui a cr&eacute;er ce blog, vous avez tout a fait le droit de dire ce que vous pensez, la libert&eacute; d'expression est heureusement existante de nos jours, mais ce n'est pas gentil d'insultez des personnes sans les connaitre, moi je vis ma passion, et je l'assume, et je suis tr&egrave;s ouverte d'esprit, je ne critique jamais un personne sans la connaitre, je n'en ai pas le droit, je n'ai &eacute;galement pas de pr&eacute;jug&eacute;s sur qui que se soit, chacun fait ce qu'il veut de sa vie.<br><br>Vous savez nous avons toutes et tous a apprendre les uns des autres, alors il n'est vraiment pas n&eacute;cessaire d'abaisser des gens, de les humilier par des phrases tr&egrave;s m&eacute;chantes, il suffit juste de dire que vous n'addh&eacute;rez pas a cela.<br><br>J'esp&egrave;re de tout coeur que vous ne censurerez pas ce message, car lorque l'on attaque publiquement des gens sur un blog, on doit l'assumer.<br><br>Je vous souhaite de bonnes f&ecirc;tes de No&ecirc;l, une bonne sant&eacute;, et surtout, mettez un peu de r&ecirc;ve et de respect d'autruit dans votre coeur.<br><br>Isabelle et ses chihuahuas <img border="0" src="http://fdata.over-blog.com/pics/smiles/icon_smile.gif"><br></span></strong>]]></description>
        <pubDate>Sun, 21 Dec 2008 17:33:55 +0100</pubDate>        <guid >http://telepoubelle.over-blog.com/article-5310458-6.html#comment35221453</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de remi-sama]]></title>
        <link>http://telepoubelle.over-blog.com/article-3475547-6.html#comment28990832</link>        <description><![CDATA[L'&eacute;crivain de l'article manque comment dire... de bon sens lorsqu'il parle des yamakasi. C'est un batard de premier qui sait pas ce qu'il raconte puisque les policiers ne s'en vont pas lorsque YAHNN HNAUTRA execute sa cascade. Alors vulgaire critiqueur, la seule poubelle c'est ton article de merde!!!!!!!!!]]></description>
        <pubDate>Tue, 01 Jul 2008 16:48:37 +0200</pubDate>        <guid >http://telepoubelle.over-blog.com/article-3475547-6.html#comment28990832</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Naim]]></title>
        <link>http://telepoubelle.over-blog.com/article-3305384-6.html#comment28185306</link>        <description><![CDATA[Encore un(e) cretin(e) qui raconte nimp, reflechi 2 seconde sans cervelle, tu crois que "lens" a des supporters tu crois qu'M6 ou TF1 vons gacher 2h d'antenne pour eux (k&eacute; utopiste debile)<br />La vie c'est le march&eacute; zidane est une icone ainsi qu'henry le football francais en souffrirai enormement si y'avais pas de tel acteurs tout ca c'est marketing zidane est un bon joueur mais l'engouement des francais a son sujet la propuls&eacute; au sommet mondialement donc reflechi espece d'ecervell&eacute; tu irai descendre ta vache a lait ? franchement y'en a avec leurs 10 paragraphes pensent qu'ils ont un cerveau, mais c'est de la merde qui y tourne a l'interieur]]></description>
        <pubDate>Sat, 07 Jun 2008 02:35:55 +0200</pubDate>        <guid >http://telepoubelle.over-blog.com/article-3305384-6.html#comment28185306</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de G]]></title>
        <link>http://telepoubelle.over-blog.com/article-4540831-6.html#comment28082851</link>        <description><![CDATA[une chose est s&ucirc;r nous avons tous les bras et le t&ecirc;te dans la poubelle &agrave; la recherche de quelques restes du macdo faisand&eacute; et pr&eacute;dig&eacute;r&eacute; par des mouches &agrave; merdes qui n'aurons pas manqu&eacute; de laisser dans ses restes le fruit de leur amour immorales m&eacute;lange de mark&eacute;ting pur et dur et hautement sophistiqu&eacute; pour plus facilement perser voir d&eacute;truir les filtres de nos esprit et nos d&eacute;sir toujours plus grandissant pour des plaisirs facilement accessibles. De cette poubelle nous sortons comme des troph&eacute;s les mets qui sont les repr&eacute;santant de l'&egrave;re post-industrielle et avec lesquels nous avons &eacute;t&eacute; nourris depuis notre plus tendre enfance. Mais pour &ecirc;tre plus positif et eviter &agrave; mon esprit les affres de la folie je dirais que Ariane est la plus sexy des employ&eacute;s municipaux et que des ordures qu'elle sort de disons le nos poubelle elle en fait le plus fertil des fumiers avec lequel la divine fleur d'or de son sourire a &eacute;clos et c'est offert &agrave; nos regard qui malheureusement de par l'heure tardive, la fatigue et nos esprit embrum&eacute; bien souvent par la morosit&eacute; du quotien&nbsp;ne prend m&ecirc;me pas la peine de savourer le doux parfum de son &eacute;bluissante beaut&eacute;.&nbsp;]]></description>
        <pubDate>Wed, 04 Jun 2008 07:20:21 +0200</pubDate>        <guid >http://telepoubelle.over-blog.com/article-4540831-6.html#comment28082851</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de koikoi]]></title>
        <link>http://telepoubelle.over-blog.com/article-1682510-6.html#comment28018584</link>        <description><![CDATA[POKORA est vraiment nul!!&nbsp; j adorre tes comm en vert lol&nbsp;&nbsp; c est un has been et il ne s en rend mem pas compte!!! j aimerai pas avoir sa reputation pour ce qui est de son talent???&nbsp; IL N EN A AUCUN&nbsp; talent&nbsp;CA SE SAURAIT!! il est telement politiquement corect avec cette phrase qu il prononce&nbsp; tout le temps CET ALBUM EST CELUI DE MA MATURIT&eacute;!!!!&nbsp; quel naz!!]]></description>
        <pubDate>Mon, 02 Jun 2008 10:38:25 +0200</pubDate>        <guid >http://telepoubelle.over-blog.com/article-1682510-6.html#comment28018584</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de olivier]]></title>
        <link>http://telepoubelle.over-blog.com/article-6397030-6.html#comment27303639</link>        <description><![CDATA[G&eacute;nial !!!]]></description>
        <pubDate>Sun, 11 May 2008 23:50:27 +0200</pubDate>        <guid >http://telepoubelle.over-blog.com/article-6397030-6.html#comment27303639</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Alicia]]></title>
        <link>http://telepoubelle.over-blog.com/article-1699631-6.html#comment26732485</link>        <description><![CDATA[t'as voulu dire quoi par "<span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&agrave; part peut-&ecirc;tre le twirling b&acirc;ton, et encore" explique moi car j'aimerais bien savoir&nbsp; ce qui se dit sur mon sport...<br /></span>]]></description>
        <pubDate>Tue, 22 Apr 2008 15:47:11 +0200</pubDate>        <guid >http://telepoubelle.over-blog.com/article-1699631-6.html#comment26732485</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de sdfg]]></title>
        <link>http://telepoubelle.over-blog.com/article-2737054-6.html#comment25902847</link>        <description><![CDATA[PU..TAI...N TU M'AS CASSE LES BUR...N...]]></description>
        <pubDate>Fri, 28 Mar 2008 03:04:36 +0100</pubDate>        <guid >http://telepoubelle.over-blog.com/article-2737054-6.html#comment25902847</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Danielle]]></title>
        <link>http://telepoubelle.over-blog.com/article-6843144-6.html#comment25460253</link>        <description><![CDATA[<center><strong><u>Bonsoir ! un ptit coucou !&#160;<br /><br /><br />bon week end et bonne soir&#233;e ! bisous ! <br /></u></strong><img alt="" src="http://i27.tinypic.com/2ilbm9x.gif" /><br /></center>]]></description>
        <pubDate>Fri, 14 Mar 2008 23:43:49 +0100</pubDate>        <guid >http://telepoubelle.over-blog.com/article-6843144-6.html#comment25460253</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de seve]]></title>
        <link>http://telepoubelle.over-blog.com/article-6374838-6.html#comment24879954</link>        <description><![CDATA[Vous faites une emission sur les pauvres qui ont tout juste de quoi se nourrir et&#160; ne peuvent se loger.Quelle indemnit&#233; donnez vous &#224; ces gens pour pouvoir les filmer;vous qui gagnez des fortunes en passant vos sujets &#224; la t&#233;l&#233; .???]]></description>
        <pubDate>Tue, 26 Feb 2008 23:52:50 +0100</pubDate>        <guid >http://telepoubelle.over-blog.com/article-6374838-6.html#comment24879954</guid>
                                            </item>
  
 </channel>
</rss>